Stigmates/Corps incorruptibles
Publié : dim. 07 mars 2010, 21:31
Après avoir vu le film Stigmata, est-ce que cela est de la pure fiction ou au contraire tiré de réelle expérience ?
Pour l'intelligence de la foi
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C'est-à-dire qu'on n'en sache pas plus ? Connaissez-vous Marthe Robin ? 50 ans sans boire ni manger, immobilisée dans son lit, et elle fut stigmatisée. C'était connu et un nombre impressionnant de personnalités se sont pressées à son chevet. Pourtant, ça a peu intéressé nos media...renos a écrit :Je trouve quand même cela étrange qu'il est de tel de manifestation de la part de dieu sur des hommes et qu'on en sache pas plus ... et je pense que pas mal de gens doive ce le faire eux même ..
Oui. Dans sa catéchèse du 27 janvier dernier sur Saint François d'Assise (http://www.vatican.va/holy_father/bened ... 27_fr.html), Benoît XVI nous dit : "En 1224, dans l'ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d'un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur. "Renos a écrit :Et l'église dans tous cela , les reconnaissent comme des privilégiés ou pas ?
Voici la leçon des Matines de la liturgie antérieure à 1960, pour la fête de l'impression des Sts stigmates de St François :
Il a été dit que François représente un alter Christus, qu'il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l'Evangile, l'aimer intensément, en imiter les vertus. Il a en particulier voulu accorder une valeur fondamentale à la pauvreté intérieure et extérieure, en l'enseignant également à ses fils spirituels. La première béatitude du Discours de la Montagne – Bienheureux les pauvres d'esprit car le royaume des cieux leur appartient (Mt 5, 3) a trouvé une réalisation lumineuse dans la vie et dans les paroles de saint François. Chers amis, les saints sont vraiment les meilleurs interprètes de la Bible; ils incarnent dans leur vie la Parole de Dieu, ils la rendent plus que jamais attirante, si bien qu'elle nous parle concrètement. Le témoignage de François, qui a aimé la pauvreté pour suivre le Christ avec un dévouement et une liberté totale, continue à être également pour nous une invitation à cultiver la pauvreté intérieure afin de croître dans la confiance en Dieu, en unissant également un style de vie sobre et un détachement des biens matériels.
Les textes bibliques qui étaient lus à la messe pour cette fête et qui font écho à ce miracle sont les suivants :Quatrième leçon. François, ce serviteur et ministre vraiment fidèle du Christ, deux ans avant de rendre son âme au ciel, se retira en un lieu élevé appelé mont Alverne, où il commença un jeûne de quarante jours, en l’honneur de saint Michel Archange. Il advint alors, qu’inondé plus abondamment des douceurs spirituelles de la contemplation surnaturelle dont il était habituellement favorisé, et embrasé plus ardemment par la flamme des célestes désirs, il commença à sentir une affluence extraordinaire de tous les dons surnaturels. Alors donc que la séraphique ardeur de ses élans le transportait jusqu’en Dieu, et qu’un vif sentiment de tendre compassion le transformait en Celui qui voulut, par excès d’amour, être crucifié, se trouvant un matin en oraison sur le flanc de la montagne (c’était vers la fête de l’Exaltation de la sainte Croix), l’homme de Dieu vit comme l’apparence d’un Séraphin, ayant six ailes aussi resplendissantes qu’enflammées, descendre du haut du ciel et arriver d’un vol extrêmement rapide à une place de l’air, à sa proximité, où il lui parut non seulement muni d’ailes, mais aussi crucifié, ayant les mains et les pieds étendus et cloués à une croix, et les ailes disposées de chaque côté d’une manière admirable, en sorte qu’il en élevait deux au-dessus de sa tête, en déployait deux autres pour voler, et voilait tout son corps en l’enveloppant des deux dernières. Cette vision étonna grandement François, et répandit en son âme une joie mêlée de douleur ; car, tandis qu’il concevait une extrême allégresse de la vue bienfaisante de l’Ange qui lui apparaissait d’une façon si prodigieuse et si familière, le cruel spectacle du crucifiement lui transperça l’âme d’un glaive de compassion douloureuse.
Cinquième leçon. François savait bien que l’état d’infirmité et de souffrance est incompatible avec l’immortalité d’un esprit séraphique ; mais intérieurement éclairé par celui qui se montrait au dehors, il comprit qu’une vision de ce genre avait été présentée à ses regards pour lui apprendre que c’était l’embrasement du cœur, et non le martyre du corps, qui devait transformer tout entier l’ami de Jésus Christ, en une parfaite ressemblance à ce Jésus crucifié. Disparaissant donc après un entretien secret et familier, la vision laissa François, l’âme enflammée d’une ardeur séraphique et le corps marqué de blessures semblables à celles d’un crucifiement ; comme si, fondue et amollie d’abord par l’action du feu, sa chair avait ensuite reçu l’impression d’un cachet. Aussitôt en effet, à ses mains et à ses pieds, commencèrent à paraître des marques de clous, ayant leurs têtes dans le creux des mains et sur le dessus des pieds, et leurs pointes à l’opposé. En outre, son côté droit présentait une cicatrice rouge, comme s’il eût été transpercé par une lance ; et bien des fois il en coula un sang sacré, qui trempait sa tunique et ses autres vêtements.
Sixième leçon. Devenu donc un nouvel homme, grâce à la distinction glorieuse de ce prodige nouveau et surprenant (puisque, par un privilège singulier dont personne encore n’avait joui avant ce jour, il se trouva marqué, je dirai mieux, orné des sacrés stigmates). François descendit de la montagne, portant avec lui l’image du Crucifié non point tracée d’une main d’artisan sur des tables de pierre ou de bois, mais gravée sur sa propre chair par le doigt du Dieu vivant. Comme il savait très bien « qu’il est bon de tenir caché le secret d’un roi, » cet homme séraphique, conscient de l’œuvre mystérieuse, opérée en lui par le Roi [divin], s’efforçait de dissimuler ces marques sacrées. Mais parce que c’est à Dieu de révéler pour sa gloire les grandes choses qu’il fait, le Seigneur lui-même qui avait secrètement imprimé ces signes, les fit ouvertement découvrir par des miracles, en sorte que, la vertu cachée et merveilleuse des stigmates, devint manifeste par l’éclat des prodiges. Ce fait digne d’admiration, si bien constaté, et exalté par les bulles pontificales avec de grandes louanges et la publication de faveurs spéciales, le Pape Benoît XI voulut qu’on en célébrât l’anniversaire par une solennité que le souverain Pontife Paul V étendit à l’Église universelle, dans le but d’enflammer les cœurs des fidèles, d’amour pour le Christ crucifié.
Évangile selon St Matthieu 16, 24-27 a écrit :En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, et qu’il porte sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera. Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Ou qu’est-ce que l’homme donnera en échange de son âme ? Car le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.
En plus de Marthe Robin, qui étaient effectivement très connue parmi les catholiques, mon grand-père lui avait rendu visite, on peut aussi noter le cas similaire de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerick. Un film sur elle avait d'ailleurs été diffusé sur Arte, l'année dernière ; en voici la bande annonce :Épître de St Paul aux Galates 6, 14-18 a écrit :Mes Frères : Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est dans la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. Car, dans le Christ Jésus, ce n’est pas la circoncision qui sert à quelque chose, ni l’incirconcision, mais la nouvelle créature. Tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l’Israël de Dieu. Que personne à l’avenir ne me cause de la peine ; car je porte sur mon corps les stigmates du Seigneur Jésus. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit, mes frères. Amen.
Le cas de Marthe Robin est toutefois régulièrement rapporté dans les médias : journaux, émissions de radios ou de télévision parfois "à sensation", comme ce reportage de TF1 : http://video.google.fr/videoplay?docid= ... =firefox-a. Un reportage plus long : .Raistlin a écrit : Bref, ne tombez pas dans le piège médiatique : ce n'est pas parce que les media n'ont pas rapporté un fait qu'il n'existe pas ou qu'il est mensonger.
De toute façon, si le Christ permettait à un homme (ou une femme, car il n'y a pas que les hommes à les avoir connus) de recevoir les mêmes coups de clous que Lui, tant aux membres supérieurs qu'inférieurs, aucun n'aurait survécu plus d'une heure. Ce sont des grâces qu'ils obtiennent par leur désir d'absolu, pour participer à l'œuvre salvatrice du Fils de l'homme jusque dans ses douleurs. Que pensez-vous de Marthe Robin - c'est encore plus extraordinaire !bnauchocolat a écrit :Bonjour,
d'apres ce qu'on peut lire les stigmates étaient présents sur les mains,
or selon le suaire de turin (et apparemment la tradition de l'époque) cela se faisait aux poignets.
?