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Populisme contraceptif
Publié : mar. 26 avr. 2011, 19:55
par Un gentil athée
Pass contraception : Luc Châtel retourne sa veste
... avec l'argent des contribuables s'il vous plaît !
(on sent que 2012 approche)
Cordialement,
Mikaël
Re: Populisme contraceptif
Publié : mar. 26 avr. 2011, 20:23
par breizhjoker
Je préfère 1 000 fois que les jeunes aient accès à la contraception que de les voir avorter !
C'est quand même un beau retournage de veste mais nous avons l'habitude.
Re: Populisme contraceptif
Publié : mar. 26 avr. 2011, 20:37
par Anaisunivers
Je viens de voir cela aux informations ; alors je vais sur mon forum préféré =)
A les entendre, c'est le Planning Familiale & l'Éducation Nationale qui nous éduque sexuellement. Ah ah !
Envoyons nos prêtres éduquer les gosses à l'amour véritable ; mais c'est les films, les pubs, les romans qui véhiculent un mauvais chemin =/
Re: Populisme contraceptif
Publié : mar. 26 avr. 2011, 20:38
par Un gentil athée
breizhjoker a écrit :Je préfère 1 000 fois que les jeunes aient accès à la contraception que de les voir avorter !
Certes. D'ailleurs, je n'ai rien contre certaines formes de contraception en tant que telles, mais j'estime qu'être enceinte n'étant pas une maladie, il n'y a donc pas de raison de faire rembourser les moyens de contraception ou de les fournir "gratuitement" (c'est l'État, donc nous, qui payons).
Toutes les femmes (sauf à être violées) peuvent éviter d'être enceintes, en évitant le coït péno-vaginal... C'est pas plus compliqué que ça, et ce n'est même pas nécessairement frustrant (la sexualité ne se limitant pas au dit coït, mais je ne m'avancerai pas davantage sur ce terrain sur ce sous-forum... pour pas me faire taper sur les doigts

).
Et puis le retournement de veste est joli...
Re: Populisme contraceptif
Publié : mar. 26 avr. 2011, 22:53
par marie du hellfest
Un gentil athée a écrit :j'estime qu'être enceinte n'étant pas une maladie, il n'y a donc pas de raison de faire rembourser les moyens de contraception ou de les fournir "gratuitement" (c'est l'État, donc nous, qui payons).
Pourtant, si ça peut éviter :
1. des maladies, puisque certains moyens de contraception peuvent avoir cette fonction, et
2. des avortements plus tard, avec des interventions plus lourdes physiquement et psychologiquement, et plus couteuses,
ce n'est pas forcément un mauvais calcul. Ce plan vise surtout les mineurs, devenir parent à cet âge c'est tout sauf anodin, même si c'est pas une maladie.
Un gentil athée a écrit :Toutes les femmes (sauf à être violées) peuvent éviter d'être enceintes, en évitant le coït péno-vaginal... C'est pas plus compliqué que ça
Pour quelqu'un de compétent qui a une relation stable, peut-être ...
Mais allez convaincre un jeune de 16 ans de l'éviter ... certaines ont déjà suffisamment de mal à faire accepter le préservatif à leur partenaire, alors j'ai bien peur que votre méthode fasse un bide. Et j'ai peur que les mineures (ni même les femmes plus mûres) ne soient pas nombreuses à avoir le caractère nécessaire à refuser une relation si leur copain refuse de jouer le jeu. Et d'ailleurs que pourraient-elles faire s'il décidait sur le moment de rester jusqu'au bout ?
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 6:42
par JM, le Chouan
À savoir que celle qui a créé le Planning familial était au parti nazi, on devrait peut-être commencer à se poser des questions sur le génocide par renouvellement des populations occidentales organisé par les francs-maçons qui nous gouvernent...
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 9:28
par Raistlin
JM, le Chouan a écrit :À savoir que celle qui a créé le Planning familial était au parti nazi
Pouvez-vous développer et justifier votre propos ? Merci.
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 10:16
par ti'hamo
@Marie du Hellfest
. Vous devez avoir mal compris, on ne parlait pas de "retrait", mais d'apprendre à s'aimer autrement qu'en focalisant tout sur la pénétration à tout prix (ce qui, d'ailleurs, est un des traits caractéristiques aussi des méthodes naturelles de régulation des naissances).
. D'autre part, on ne peut pas honnêtement partir du principe que, s'agissant d'adolescents, il ne faudrait proposer aucune exigence, aucun effort, et se contenter de vaguement bricoler une digue de bric et de broc (enfin, de capotes et de pilules, en fait).
Cela n'est pas sans rappeler les réactions aux propos du pape lors de son voyage en Afrique : il semblerait que, dans les mentalités occidentales actuelles, il y ait deux catégories de personnes qu'il vaut mieux laisser se défouler sexuellement sans qu'il soit imaginable de leur proposer une éducation humaine, respectueuse et responsable :
les adolescents, et les noirs. Tous connus pour une vigueur sexuelle telle que personne, pas même eux, ne peut y résister.
(non mais, sans rire, si on prend le temps, sérieusement, c'est réellement le présupposé qui sous-tend toute la réflexion sur la question).
À ce compte-là, il faudrait n'avoir même pas lancé de campagnes à répétition sur le préservatif puisqu'ils ne penseront jamais tous à l'utiliser ou qu'il y en aura toujours pour le refuser.
Autrement dit, en fait, en partant de ce principe, c'est l'idée même d'éducation qu'il faudrait jeter aux orties : c'est des jeunes, la responsabilité et les efforts ça leur parlera jamais, autant ne pas leur en parler.
Une telle attitude est totalement irresponsable : en tant qu'adultes, nous avons - des degrés différents - la charge de cette éducation. Et le devoir de ne pas prendre les adolescents pour aussi stupides qu'ils veulent eux-même le faire croire quand ça les arrange.
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 10:20
par ti'hamo
@Rasitlin
Dire qu'elle était "au parti nazi" n'est pas très exact ou un peu vague :
plus précisément, la fondatrice de ce qui deviendra le planning familial américain, théoricienne de la régulation des naissances par la contraception et l'avortement, Margaret Sanger,
développait et se fondait sur des idées particulièrement racistes et d'un mépris pour l'humain (et pour la maternité) assez phénoménal.
Quelque chose comme la nécessité d'enrayer la pullulation des classes sociales défavorisées, ignorantes, et immigrées.
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 10:42
par Cgs
breizhjoker a écrit :Je préfère 1 000 fois que les jeunes aient accès à la contraception que de les voir avorter !
On ne combat pas un mal par un autre mal. Le problème est à reprendre entièrement, et le véritable souci est l'éducation affective et sexuelle des jeunes. Mais avant que la société ne veuille l'accepter, il faudra du temps, d'autant que les chantres de la contraception et de l'avortement ont des intérêts mercantiles à défendre.
Cordialement,
Re: Populisme contraceptif
Publié : mer. 27 avr. 2011, 12:19
par marie du hellfest
@ ti'hamo
Effectivement, j'ai peut-être mal compris.
Ceci dit vous extrapolez un peu rapidement sur mes propos, je ne suis absolument pas contre la prise de conscience d'une sexualité différente dans le respect de chacun.
Comme le message de gentil athée était peut-être incomplet, le mien l'était également. Je précise donc le fond de ma pensée : je pense qu'il est dangereux d'appliquer la solution proposée par gentil athée tel que présenté dans son message précédent : aucun moyen de contraception remboursé et une sexualité différente à la portée du premier venu (je suppose qu'il estime qu'ils seront toujours utiles le temps que les mentalités évoluent ?), de même qu'il ne faut pas laisser la sexualité (surtout adolescente) se résumer aux contraceptifs et accepter la situation actuelle comme immuable. Finalement, le problème dont on parle implique des changements de société en profondeur : au-delà de la vision de la sexualité, ce sont les rapports homme/femme, le comportement des ados, la place des mères entre leurs enfants et la société (je sais pas si on demande aux hommes s'ils comptent avoir des enfants lors des entretiens d'embauche ?), la place de l'homme même dans la société qui sont à revoir, et ce n'est pas le genre de changements qu'on opère en quelques années.
Si on impose plus de chasteté (ou qu'on la favorise au détriment d'autres moyens) sans que ce soit accompagné par les changements de société que j'ai évoqué plus haut, j'ai peur que ça se résume à une pudibonderie de façade comme celle qui existe aux USA, avec leurs fêtes étudiantes et un taux de mineures enceintes parmi les plus élevés des pays occidentaux.
Bref, si je suis d'accord pour tirer la sexualité vers le haut en France, je suis aussi pour que la contraception reste un garde-fou le temps que le changement s'opère.
Re: Populisme contraceptif
Publié : jeu. 28 avr. 2011, 13:11
par Cycas
Cgs a écrit :breizhjoker a écrit :Je préfère 1 000 fois que les jeunes aient accès à la contraception que de les voir avorter !
On ne combat pas un mal par un autre mal. Le problème est à reprendre entièrement, et le véritable souci est l'éducation affective et sexuelle des jeunes. Mais avant que la société ne veuille l'accepter, il faudra du temps, d'autant que les chantres de la contraception et de l'avortement ont des intérêts mercantiles à défendre.
Cordialement,
Effectivement.
Nous assistons à une médicalisation de l'existence assez insoutenable. Médicalisation qui ne nous donne aucune liberté, bien au contraire, et un confort tout relatif. A un problème, une molécule ! Pas question de prendre le temps d'éduquer à l'amour.
Je ne suis même pas sûr que le nombre d'avortements baisse beaucoup. L'observance d'un traitement quotidien chez de jeunes patientes n'est pas gagné. Pas de panique, la science a pensé à tout, les plus récalcitrantes auront des implants.
Re: Populisme contraceptif
Publié : jeu. 28 avr. 2011, 15:22
par Estel
pfff! si l'avis d'une fille de 16 ans peut vous interesser, il me semble que les mesures gouvernementales n'ont absolument rien a faire dans la vie privée des jeunes -et des gens en général - !!!!
Quand a la contraception , celles qui l’utilisent se débrouillent très bien sans argent de Luc chatel .
mais une question que je me pose est : pourquoi considère t on (dans les pays "développés) la grossesse et les enfants comme des fléaux à combattre ? et pourquoi est il quasiment impossible d'avoir un enfant en étant étudiant ?
je sais que c'est pas recommandé de tomber enceinte (mais ausi d'avoir des rapports sexuels et de prend des contraceptifs) avant la fin de la croissance . Mais matériellement, le gouvernement ferait mieux d'aider les jeunes filles à garder leurs bébés plutot que de les pousser à s'en débarrasser.
ti'hamo a écrit :ire qu'elle était "au parti nazi" n'est pas très exact ou un peu vague :
plus précisément, la fondatrice de ce qui deviendra le planning familial américain, théoricienne de la régulation des naissances par la contraception et l'avortement, Margaret Sanger,
développait et se fondait sur des idées particulièrement racistes et d'un mépris pour l'humain (et pour la maternité) assez phénoménal.
Quelque chose comme la nécessité d'enrayer la pullulation des classes sociales défavorisées, ignorantes, et immigrées.
si je ne m'abuse, les premiers contraceptifs à grande échelle par des mesures gouvernementales ont été employés en Allemagne et aux USA dans les années 1920/30 sur les handicapés dans le but d'empécher les classes défavorisées ou porteuses de maladies génétiques d'augmenter leur population...
Re: Populisme contraceptif
Publié : jeu. 28 avr. 2011, 19:06
par Anaisunivers
Pour résumer :
Culture de la Mort !
(Jean-Paul II, 1993, encyclique Evangelium Vitæ)
Re: Populisme contraceptif
Publié : ven. 29 avr. 2011, 16:55
par Un gentil athée
Salut Marie,
marie du hellfest a écrit :Un gentil athée a écrit :j'estime qu'être enceinte n'étant pas une maladie, il n'y a donc pas de raison de faire rembourser les moyens de contraception ou de les fournir "gratuitement" (c'est l'État, donc nous, qui payons).
Pourtant, si ça peut éviter :
1. des maladies, puisque certains moyens de contraception peuvent avoir cette fonction, et
2. des avortements plus tard, avec des interventions plus lourdes physiquement et psychologiquement, et plus couteuses,
ce n'est pas forcément un mauvais calcul. Ce plan vise surtout les mineurs, devenir parent à cet âge c'est tout sauf anodin, même si c'est pas une maladie.
Je ne nie pas ces bénéfices de certains moyens de contraception. Encore qu'à trop faire confiance au préservatif, on peut se sentir un peu trop à l'abri du risque, se relâcher, et du coup augmenter la probabilité d'une grossesse non-désirée.
J'explique juste que cela ne devrait pas être financé par nos impôts, de même que le salaire des prêtres, pasteurs et rabbins en Alsace-Moselle ne devrait pas être financés par nos impôts.
"Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée."
Cela n'est pas tiré du
Catéchisme de l'Église Catholique mais de la
Déclaration des Droits de l'Homme de 1789
Il n'est pas normal que le revenu d'un catholique pratiquant soit en partie extorqué pour financer quelque chose qu'il désapprouve : la contraception. Il n'est pas normal que le revenu d'un athée soit en partie extorqué pour financer quelque chose qu'il désapprouve : la religion. Ça s'appelle : respect de la volonté d'autrui concernant lui-même et ses biens.
Il faut préciser que je suis partisan du libéralisme : donc je suis pour diminuer la pression fiscale au maximum (entre autres choses).
Décider d'avoir une relation sexuelle (sauf cas de viol), relève de la liberté de chacun, donc de
sa responsabilité.
Or, financer par l'impôt la contraception, c'est laisser aux uns la liberté, aux autres la responsabilité, ce qui n'est pas normal.
Par ailleurs, l'assistanat peut conduire à une mentalité d'assisté perpétuel ne prenant pas ses responsabilités en mains car se reposant entièrement sur l'État Providence.
marie du hellfest a écrit :Un gentil athée a écrit :Toutes les femmes (sauf à être violées) peuvent éviter d'être enceintes, en évitant le coït péno-vaginal... C'est pas plus compliqué que ça
Pour quelqu'un de compétent qui a une relation stable, peut-être ...
Mais allez convaincre un jeune de 16 ans de l'éviter ... certaines ont déjà suffisamment de mal à faire accepter le préservatif à leur partenaire, alors j'ai bien peur que votre méthode fasse un bide.
Si leur partenaire n'accepte pas de jouer le jeu... et bien, elles doivent en changer

Les couples se séparent bien pour moins que ça... Sinon, je ne crois pas avoir dit être contre le préservatif, bien utilisé. Je dis juste que ça ne devrait pas être financé par les deniers publics.
marie du hellfest a écrit : Et j'ai peur que les mineures (ni même les femmes plus mûres) ne soient pas nombreuses à avoir le caractère nécessaire à refuser une relation si leur copain refuse de jouer le jeu. Et d'ailleurs que pourraient-elles faire s'il décidait sur le moment de rester jusqu'au bout ?
Encore une fois : ma croisade est contre l'extension du domaine des dépenses publiques, rien d'autre
Cordialement,
Mikaël