Viens Esprit Saint !!
Je suis profondément touché par ce que l'Esprit Saint m'a soufflé, à savoir ceci :
Plus on aime, plus on prend le risque de souffrir.
Excusez-moi, ça paraît totalement simpliste mais dans la religion catholique c'est d'une profondeur incroyable :
Les blessures d'Amour, nous en recevons et nous en donnons, tous.
Dieu, le Christ est l'être qui nous aime le plus et qui a le plus souffert sur cette terre lors de la Passion, entre autres.
Dieu est le seul être que nous pouvons aimer sans risquer qu'il nous fasse souffrir, ainsi que tous les Esprits bienheureux.
Quand on blesse quelqu'un, on prend le risque qu'il nous rende ce mal que nous lui avons fait, consciemment ou non ; quand on blesse Dieu par nos péchés, il nous rend le mal qu'on lui fait en nous faisant...du bien!! Ca s'appelle la Miséricorde.
Les blessures reçues des personnes que nous ne connaissons pas nous affectent moins.
Ceux qui nous ont le plus blessé sont des êtres proches que nous aimons le plus (je fais appel à votre expérience personnelle ici).
A mesure que notre coeur s'ouvre à la dimension du monde, notre compassion augmente.
Ces blessures d'Amour sont celles qui ouvrent notre coeur à la dimension de Dieu : Jésus et Marie ont eu leur coeur transpercé.
La prise de conscience de cette réalité devrait nous inciter à ne pas aimer, or au contraire, c'est le Christ qui nous fait entrer dans le mystère de sa Passion et qui nous pousse à aimer toujours plus.
Les blessures mystiques de Dieu nous portent à l'Amour.
Finalement c'est ça le Paradis : aimer sans plus souffrir, c'est ça l'Enfer : souffrir sans plus aimer, c'est ça le Purgatoire : aimer et souffrir.
Ces blessures nous mettent en position de faiblesse, nous humilient et donnent l'occasion à Dieu de manifester sa force en nous.
Le paradoxe des Béatitudes, c'est celui-là : aimer nous expose, nous rend vulnérable : "Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés".
L'aspect inévitable de ces blessures nous pousse à l'abandon envers Dieu seul.
Le fait que nous provoquions des blessures chez les autres nous invite à l’amour pour eux quand nous constatons la souffrance qu'elle génère sur nous ; autrement dit : le fait de connaître nos blessures nous invite à un profond amour de l'autre (Dieu et nos frères).
Nier nos blessures génère une carapace qui ne laisse pas la place à Dieu et aux autres.
Cela ne veut pas dire qu'il faille vouloir être blessé mais il faut guérir dans la foi que seul Dieu peut nous aimer vraiment et nous guérir.
Oui nous voulons tous aimer et être aimés et nous sommes tous pécheurs : seul Dieu peut aimer en nous parfaitement.
Dieu s'est rendu vulnérable et susceptible de souffrance et de blessures en se faisant un coeur d'Homme blessé.
Personnellement, il n'y a que ce Dieu-là que je puisse aimer.
Les blessures nous rendent humbles. Elles révèlent la fragilité de notre être et la dignité de toute souffrance et de tout être.
Is 53, 5 : "le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et dans ses blessures, nous trouvons la guérison"
Comment se peut-il que Dieu ait voulu souffrir et nous rejoindre dans nos blessures, lui le Tout-Puissant ?
N'est-ce pas qu'Il est Tout-Aimant ? Oh Mystère insondable de l'Amour de Dieu pour son peuple !
Comme Marie recueillant dans ses bras de mère le corps de Jésus, nous recevons le corps de ceux que nous avons transpercés et que d'autres ont transpercé.
"Comment ne pas te louer
Fraternellement



