L'oeuvre de la Providence
Publié : jeu. 10 avr. 2008, 16:17
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
"Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.'
A partir de cette seule parole, combien de pages d'interprétation, d'analyse, de commentaires pourraient être - et ont certainement été déjà écrites ?
Pour ma part, ce qui a retenu mon attention aujourd'hui, c'est le verbe "attirer". Jésus semble nous dévoiler comment Dieu œuvre envers les hommes : le Père attire chaque homme à Jésus, et celui qui se laisse attirer et croit au Christ, le Christ le ressuscite au dernier jour.
Pendant les trois années de joie intense que j'ai connue après ma conversion, j'ai cru que c'était le magasin d'occasions qui attirait chez moi tous ces jeunes en difficulté qui cherchaient à parler. Ils venaient, et pour peu qu'ils se sentaient accueillis, non jugés, ils bavardaient et puis, au détour d'une phrase, ils lâchaient des secrets de misère parfois enfouis depuis très longtemps - et qui les rongeaient. Au même instant, de l'intérieur, je découvrais des possibilités d'ouverture pour les en sortir. Petit à petit, je suis passé de la simple écoute à l'aide alimentaire, à l'écrivain public, je me suis mis en relation avec un assistant social et un service d'aide à la jeunesse. J'ai servi d'entremetteur, j'ai fait tous les travaux, y compris déménageur, jardinier et ferrailleur.
Pour rendre service à l'un, je disais à l'autre: tu tiendras la caisse du magasin, tu verras, c'est facile... ce qui en a sauvé beaucoup, mais ils ne me l'ont dit que beaucoup plus tard.
Bref. Mon propos est celui-ci: Dieu m'attirait vers Jésus, et l'Amour (l'Esprit-Saint), comme un aimant, attirait à travers moi, tous les autres que Dieu attirait aussi vers Jésus... il faut y réfléchir un petit peu, mais toute l'œuvre de la Providence est là, tissée et enfouie dans le quotidien.
A la fin de ces trois années, cette intense activité s'est arrêtée pratiquement en quelques semaines - et c'est là que j'ai réalisé que j'avais servi sans même m'en rendre compte.
Attiré par Dieu vers Jésus, j'avais trouvé sur place que j'étais allé chercher ailleurs...
(Aujourd'hui encore, le Seigneur a exaucé une de mes prières en me faisant rencontrer en ville, cette femme dont l'enfant est très malade; nous avons fait un bout de chemin ensemble sous un beau rayon de soleil - et ce dialogue réconfortant, que les commérages et les sous-avaient rendu "improbable" dans notre quartier - a été rendu possible.)
Tant il est vrai que "L'homme n'est qu'un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu"...
"Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.'
A partir de cette seule parole, combien de pages d'interprétation, d'analyse, de commentaires pourraient être - et ont certainement été déjà écrites ?
Pour ma part, ce qui a retenu mon attention aujourd'hui, c'est le verbe "attirer". Jésus semble nous dévoiler comment Dieu œuvre envers les hommes : le Père attire chaque homme à Jésus, et celui qui se laisse attirer et croit au Christ, le Christ le ressuscite au dernier jour.
Pendant les trois années de joie intense que j'ai connue après ma conversion, j'ai cru que c'était le magasin d'occasions qui attirait chez moi tous ces jeunes en difficulté qui cherchaient à parler. Ils venaient, et pour peu qu'ils se sentaient accueillis, non jugés, ils bavardaient et puis, au détour d'une phrase, ils lâchaient des secrets de misère parfois enfouis depuis très longtemps - et qui les rongeaient. Au même instant, de l'intérieur, je découvrais des possibilités d'ouverture pour les en sortir. Petit à petit, je suis passé de la simple écoute à l'aide alimentaire, à l'écrivain public, je me suis mis en relation avec un assistant social et un service d'aide à la jeunesse. J'ai servi d'entremetteur, j'ai fait tous les travaux, y compris déménageur, jardinier et ferrailleur.
Pour rendre service à l'un, je disais à l'autre: tu tiendras la caisse du magasin, tu verras, c'est facile... ce qui en a sauvé beaucoup, mais ils ne me l'ont dit que beaucoup plus tard.
Bref. Mon propos est celui-ci: Dieu m'attirait vers Jésus, et l'Amour (l'Esprit-Saint), comme un aimant, attirait à travers moi, tous les autres que Dieu attirait aussi vers Jésus... il faut y réfléchir un petit peu, mais toute l'œuvre de la Providence est là, tissée et enfouie dans le quotidien.
A la fin de ces trois années, cette intense activité s'est arrêtée pratiquement en quelques semaines - et c'est là que j'ai réalisé que j'avais servi sans même m'en rendre compte.
Attiré par Dieu vers Jésus, j'avais trouvé sur place que j'étais allé chercher ailleurs...
(Aujourd'hui encore, le Seigneur a exaucé une de mes prières en me faisant rencontrer en ville, cette femme dont l'enfant est très malade; nous avons fait un bout de chemin ensemble sous un beau rayon de soleil - et ce dialogue réconfortant, que les commérages et les sous-avaient rendu "improbable" dans notre quartier - a été rendu possible.)
Tant il est vrai que "L'homme n'est qu'un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu"...