Coup de colère de l’aumônerie catholique des hôpitaux
Publié : mer. 09 févr. 2011, 22:27
Bonsoir,
L’aumônerie catholique ne participera pas demain à la rencontre des aumôniers de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris. En cause, les menaces sur les locaux de l’aumônerie catholique, et les postes prévus pour elle.
« «Plusieurs points doivent être éclaircis, explique Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, qui a rencontré lundi soir 7 février des responsables de l’AP-HP. Depuis quelques années, nous constatons des signes de fragilisation, avec une diminution des lignes budgétaires, des suppressions de postes, ou une réelle difficulté à négocier une réévaluation. Dans le même temps, les autres confessions religieuses bénéficient d’une ouverture de ligne budgétaire, sans activité correspondante. Or à Paris par exemple, pour 33 aumôniers, prêtres ou laïcs rémunérés, près de 13 équivalents plein temps sont pris en charge par l’AP-HP, un peu plus de 10 par le diocèse. Nous estimons donc pouvoir demander un suivi des lignes budgétaires.»
Outre cet aspect financier, les évêques d’Île-de-France dans les diocèses desquels se trouvent des hôpitaux de l’AP-HP s’inquiètent de la tendance à vouloir transformer les oratoires en lieux multireligieux, comme à Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) ou Antoine-Béclère (Clamart). »
(…)
«L’aumônerie participe à la prise en charge des patients dans leur globalité, explique Fabienne Salembien, à la direction de Saint-Louis, et responsable de la communication et du partenariat associatif. L’aumônerie catholique est appréciée pour l’accompagnement qu’elle propose, mais aussi pour sa discrétion, son intervention à bon escient qui tient compte des contraintes des services. Le directeur du groupe l’a redit au moment des vœux. Mais à l’heure où les hôpitaux font des efforts très importants pour être à l’équilibre financier, où sont mis en œuvre des regroupements, où on cherche désespérément des mètres carrés, l’aumônerie n’est pas une priorité.»
http://www.la-croix.com/Coup-de-colere- ... 54663/4078
A la lecture de cet article, j'ai le sentiment que l'aumônerie est devenue au sein des hôpitaux une simple ligne budgétaire parmi d'autres, qui subit des coupes sombres sans état d'âme en temps de crise. Egalement, le désarroi exprimé par l'aumônerie catholique semble d'autant plus profond que leur investissement sans égal est à la hauteur du désintérêt, voire du mépris dont elle semble être l'objet par la direction de certains hôpitaux. Pas tous bien évidemment.
L’aumônerie catholique ne participera pas demain à la rencontre des aumôniers de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris. En cause, les menaces sur les locaux de l’aumônerie catholique, et les postes prévus pour elle.
« «Plusieurs points doivent être éclaircis, explique Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, qui a rencontré lundi soir 7 février des responsables de l’AP-HP. Depuis quelques années, nous constatons des signes de fragilisation, avec une diminution des lignes budgétaires, des suppressions de postes, ou une réelle difficulté à négocier une réévaluation. Dans le même temps, les autres confessions religieuses bénéficient d’une ouverture de ligne budgétaire, sans activité correspondante. Or à Paris par exemple, pour 33 aumôniers, prêtres ou laïcs rémunérés, près de 13 équivalents plein temps sont pris en charge par l’AP-HP, un peu plus de 10 par le diocèse. Nous estimons donc pouvoir demander un suivi des lignes budgétaires.»
Outre cet aspect financier, les évêques d’Île-de-France dans les diocèses desquels se trouvent des hôpitaux de l’AP-HP s’inquiètent de la tendance à vouloir transformer les oratoires en lieux multireligieux, comme à Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) ou Antoine-Béclère (Clamart). »
(…)
«L’aumônerie participe à la prise en charge des patients dans leur globalité, explique Fabienne Salembien, à la direction de Saint-Louis, et responsable de la communication et du partenariat associatif. L’aumônerie catholique est appréciée pour l’accompagnement qu’elle propose, mais aussi pour sa discrétion, son intervention à bon escient qui tient compte des contraintes des services. Le directeur du groupe l’a redit au moment des vœux. Mais à l’heure où les hôpitaux font des efforts très importants pour être à l’équilibre financier, où sont mis en œuvre des regroupements, où on cherche désespérément des mètres carrés, l’aumônerie n’est pas une priorité.»
http://www.la-croix.com/Coup-de-colere- ... 54663/4078
A la lecture de cet article, j'ai le sentiment que l'aumônerie est devenue au sein des hôpitaux une simple ligne budgétaire parmi d'autres, qui subit des coupes sombres sans état d'âme en temps de crise. Egalement, le désarroi exprimé par l'aumônerie catholique semble d'autant plus profond que leur investissement sans égal est à la hauteur du désintérêt, voire du mépris dont elle semble être l'objet par la direction de certains hôpitaux. Pas tous bien évidemment.