Page 1 sur 1
29/12/2008 - Présentation de Jésus au Temple
Publié : lun. 29 déc. 2008, 13:25
par etienne lorant
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-35)
2 22 Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
24 Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
26 L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur.
27 Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
28 Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
29 « Maintenant, ô Maître,
tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix,
selon ta parole.
30 Car mes yeux ont vu ton salut,
31 que tu as préparé à la face de tous les peuples :
32 lumière pour éclairer les nations païennes,
et gloire d'Israël ton peuple. »
33 Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
35 - Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Le vieillard Syméon reconnaît en l'enfant Jésus l'accomplissement de la promesse de Dieu que les prophètes avaient transmis. Et un peu plus loin dans le récit, c'est Anne, demeurée veuve après sept ans de mariage, et qui a passé sa vie dans le Temple, à jeûner et à prier, qui bénéficiera de la même grâce.
Est-ce le froid qui me réjouit tant (ce qui était inimaginable pour moi il y a une semaine), mais les textes m'apparaissent plus beaux et plus doux que jamais. Ainsi, ce matin, j'ai eu le sentiment qu'une promesse m'était donnée, à moi aussi, le chétif insecte, à propos ma solitude et des difficultés que je crains en prenant de l'âge. C'est ainsi que le Seigneur prend soin de ceux qui Le cherchent et désire vivre de Son amour. Non, semble me rassurer ce texte: ce que tu dois vivre ne sera pas aussi effrayant que ce que les ombres de projetées par ton imagination déprimée. Une fois encore, une fois de plus, je constate que je suis solide, que je peux m'accrocher et c'est une simple question de foi, pour ne pas dire, avec la nuance: une question de foi simple. Ainsi, aujourd'hui, il fait encore plus froid qu'hier, mais mon ordinateur continue de fonctionner; il fait plus froid, mais j'écris avec facilité. J'ai eu l'idée de me rendre dans une grande surface de bricolage pour trouver ces tubes dont on se sert pour l'isolation des tuyaux et j'ai protégé toutes arrivées d'eau - c'était une inspiration aussi, car je ne crois guère à mes capacités de bricoleurs. Somme toute, je ressens de nouveau cette douce pression qui me pousse en avant, et à présent c'est d'écrire mon partage avant de passer à autre chose - ce qui m'a toujours rendu heureux.
Syméon et Anne attendaient. Il ne s'agissait pas d'une attente comme il en est dans le monde, une attende dont on dit: "L'espoir fait vivre, et l'attente fait mourir !". Pas du tout: ce dont il s'agit, du moins à mes yeux, c'est une lente et subtile mutation intérieure, une maturation opérée par l'Esprit Saint, c'est-à-dire par l'Amour qui devient dans la personne une tendresse du Très-Haut...
Fête de la Présentation de Jésus
Publié : lun. 02 févr. 2009, 11:43
par etienne lorant
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-40)
22 Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Dans ma famille, le premier-né de sexe masculin, c'était moi. Mes parents m'ont présenté au baptême - très loin de leur pays d'origine, dans la ville d'Astrida, devenue Butare ensuite. Quand j'y pense, je suis heureux d'avoir reçu le baptême loin de ma patrie, car ce qui s'est passé ensuite dans ma vie n'a fait que confirmer mon attrait pour les voyages (c'est-à-dire aussi : pour tout ce qui est différent). Aujourd'hui, je me joins aux louanges par ce fait de n'avoir pas senti un ancrage particulier dans un milieu particulier. Avant l'âge de quatorze ans, parce que tout ce qui était aviation et astronautique était publié en anglais, j'ai appris cette langue en huit mois, ce qui m'a permis, par un important gain de temps dans mes études au collège, d'ajouter deux autres langues à la pratique courante. Dire qu'à seize ans, j'ai écrit à New-York pour postuler à "des emplois futurs": comme ma lettre a dû faire sourire ! Mais finalement, j'ai trouvé encore plus ouvert au monde que l'ONU, j'ai trouvé et retrouvé l'Eglise qui est véritablement universelle.
Je joins à ma prière d'aujourd'hui toutes les personnes que j'ai rencontrées par internet depuis qu'il est possible de communiquer ainsi. En cette fête de la Présentation, je voudrais partager avec vous le songe que j'ai fait souvent: j'entrai dans une église de ma ville pour une messe, et après avoir communié, lorsque je sortais, je me retrouvai tout ahuri dans une autre ville à l'autre bout du monde. Après trois rêves de ce type, je me suis dit qu'il y avait là une merveilleuse idée pour un roman, les églises du monde entier, qui devenaient ainsi, durant les messes (à cause de l'Eucharistie, bien sûr) des espèces de "transports spatio-temporels" dont le pilote n'était autre que Jésus.
Oh, je sais, c'est une fable d'adolescent rêveur - mais quand vous creusez l'idée, comment la trouvez-vous ?
Re: Fête de la Présentation de Jésus
Publié : mar. 03 févr. 2009, 0:38
par Anne
J'ADORE!

Re: Fête de la Présentation de Jésus
Publié : mar. 03 févr. 2009, 9:55
par Raistlin
Je pense que c'est une idée pas si sotte que ça...
Après tout, lorsque nous ressusciterons avec nos corps glorieux, nous pourrons peut-être accomplir ce genre de prodiges. C'est vrai que ce serait merveilleux que les limites du temps et de l'espace soient abolies par la puissance de Dieu.
Re: Fête de la Présentation de Jésus
Publié : mer. 04 févr. 2009, 11:58
par etienne lorant
D'autres idées me sont venues. J'avais parlé des églises devenues "transports spatio-temporels" du fait des multitudes de messes célébrées sur une journée, parfois au même moment, parfois avec des décalages inconnus. Heures ou des minutes ? A-t-on déjà essayé de calculer la fréquence des messes célébrées dans le monde sur 24 heures ? Mais le concept des églises "portes-de-transfert" fait trop science-fiction. Plus simple et plus classique: un fidèle quelconque à qui le Seigneur accorderait des grâces de bilocation, ainsi que le don des langues. En sortant de sa messe, l'homme se retrouverait donc sur le parvis d'une église différente, très loin de chez lui, mais aussi soudainement ; capable de parler la langue du pays où il se retrouve et ayant la révélation de ce qu'il doit accomplir à cet endroit.
Incidemment, cela paraît un peu farfelu à première vue. Cependant, sous cet "emballage fantastique", ce qui compte véritablement, c'est l'histoire du personnage, ainsi que ce qu'il dira et fera, comme dans une œuvre classique. J'aimerais pouvoir montrer qu'au travers de chacun de nous - lorsque nous voulons bien Le laisser faire, le Christ est à l'œuvre et intervient parfois de manière que nous ne soupçonnons pas. N'ai-je pas moi-même suivi la formation théologique de la Miséricorde divine, organisée par l'Ordre de sainte Faustine (Cracovie, Pologne) - mais en passant par des intermédiaires qui suivaient la même formation à Montréal ? Quel curieux chemin ! Il y avait beaucoup plus direct, cependant les choses se sont passées ainsi.
Je crois qu'entre-temps - sur l'espace de trois années qu'a duré la formation (échanges par courrier et via internet) du bien a été fait de part et d'autre. La personne de Montréal qui m'avait incité à m'inscrire a dû se faire opérer l'arrière du cerveau et il s'est créé une chaîne de prière à son intention. En dépit du pronostic réservé des médecins, la délicate opération a réussi et J. a repris une vie tout à fait normale. Elle est aujourd'hui entrée dans un ordre de Franciscaines laïques. Voyez ainsi comme de "prodigieux hasards" conduisent mystérieusement au Royaume !
De toute manière, pour écrire un tel roman, il faut savoir créer un personnage, le doter d'un caractère particulier, disposer d'une documentation importante... je ne suis pas à la hauteur. Mais peut-être qu'en évoquant ces idées, quelqu'un de plus compétent que moi y trouvera son bonheur ?
La fête de la Lumière
Publié : mar. 02 févr. 2010, 12:37
par etienne lorant
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Aujourd'hui, fête de la Chandeleur, quarante jours après Noël, j'ai eu la joie de recevoir l'Eucharistie en état de grâce. Je me suis levé tôt, je suis parti dans le noir malgré l'avertissement de verglas, et après avoir communié, j'ai eu le geste de donner mon cierge à une fidèle arrivée un peu tardiviement pour la bénédiction. Je sais qu'elle a trois enfants et qu'elle est sans travail - je la confie au Seigneur: qu'Il entende sa prière, car il est évident qu'elle prie pour sa famille.
La première lecture rapporte l'apparition soudaine, dans Son temple, de Celui que le peuple attendait... Cette venue soudaine est beaucoup moins spectaculaire que la pensée humaine pouvait la concevoir, mais sur le fond, elle est précise et annonce qu'Il procèdera à une purification, à un "affinage" des fils de Lévi, dont l'offrande sera de nouveau agréable aux yeux de Dieu. Malachie mentionne également le précurseur, Jean le Baptiste, qui confirme bien l'authenticité de la prophétie.
Quelle joie pour le vieillard syméon et pour Anne ! Leurs regards se sont ouverts: ils L'ont reconnu - ne seront-ils pas les tout premiers dans le Royaume ? Or, n'y a-t-il pas dans ce couple de prophètes comme une image d'Adam et Eve ? La présence de ces deux personnages et leur discours ne sont pas mentionnés au hasard. Ils sont pour moi un premier signe de consolation. Ils me disent tous deux comme dans le Psaume :
J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore, attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. Or, c'est le De Profundis - et franchement, ne rejoint-il pas tout à fait la prophétie de Malachie et le texte de ce jour !
Que nos coeurs se réjouissent en ce jour, mes amis ! Remercions le Seigneur, car Il nous a retirés des ténèbres où nous errions sans trouver de secours, et nous voici qui travaillons dans la Vigne du Seigneur... bonne fête de la Lumière !
Présentation de Jésus au temple
Publié : mer. 29 déc. 2010, 11:03
par etienne lorant
5e jour dans l'Octave de Noël
Première lettre de saint Jean 2,3-11.
Mes bien-aimés, voici comment nous pouvons savoir que nous connaissons Jésus Christ : c'est en gardant ses commandements.
Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui.
Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous reconnaissons que nous sommes en lui.
Celui qui déclare demeurer en lui doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché.
Mes bien aimés, ce que je vous écris n'est pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous aviez dès le début. Ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue.
Et pourtant, ce commandement que je vous écris est nouveau, il l'est vraiment en Jésus et en vous, puisque les ténèbres sont en train de disparaître, et que déjà brille la vraie lumière.
Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est encore maintenant dans les ténèbres.
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a pour lui aucune occasion de chute.
Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres l'ont rendu aveugle.
(Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris)
C'est cette première lecture qui m'a suscité ce matin, car elle répondait à quelques événements des derniers jours, mais aussi de ma dernière nuit - chahutée par la tentation mais une tentation vaincue par la prière. J'ai beaucoup songé également aux événements d'hier, à la violence de cet homme dont je ne connais toujours que le surnom de "pergola". Il m'est apparu que ce dernier n'a sans doute plus aucun autre moyen de communiquer que cette violence - et qu'il est probablement sans domicile. J'ai prié pour lui car ces difficultés de communication et de rencontre se multiplient partout. Aussi bien dans les familles que dans la société et les gouvernements. Ce sont même ces incapacités de communiquer qui poussent les individus vers toutes sortes de fautes, que ce soit dans les plaisirs du monde, l'esprit de possession ou encore la violence et le suicide.
Le lien qui s'établit tout naturellement avec les mots de l'apôtre Jean dans cette Épitre, je le trouve dans cette déclaration: 'En celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous reconnaissons que nous sommes en lui.'
Ces mots de Jean, je les ressens comme la promesse véritable de l'aboutissement de nos efforts. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous détourner de nos péchés, mais il faut franchir le pas de nous détacher de nous-mêmes. Mourir à soi-même afin de naître à l'Amour. Et tout ce que nous aurons cru perdre, dans la douleur, en agissant ainsi, nous le retrouvons multiplié, à la fin, au-delà de nos espérances.
Pourquoi les hommes et les femmes connaissent-ils de nos jours tant de difficultés pour se rencontrer et demeurer capables de vivre ensemble ? C'est l'esprit du monde, c'est Mammon, qui a fait cela. La femme devait être libre à l'égard de l'homme, l'homme devait être libre à l'égard de sa femme. Les enfants ont été élevés au rang de princes sans devoir connaître l'apprentissage de la mesure. Les vieillards ont été écartés des familles - ne sont-ils pas insensés de ne plus savoir suivre les temps nouveaux de la glorieuse société moderne ? Tous doivent gagner de l'argent - d'une façon ou d'une autre, en travaillant durement, et devenir eux-mêmes objets de consommation. Au point que les humains ne ressemblent plus à des humains, mais à des "singes savants" qui ne comprennent plus ni ce qu'ils font ni où cela les conduit, mais qui vivent à l'imitation d'autrui.
Mais le Seigneur est toujours avec nous. Détachons-nous, larguons les amarres, détachons-nous du 'siècle" et aussitôt nous redeviendrons des hommes capables de communiquer, d'aimer dans la vérité, de servir et de redevenir de vrais hommes créés à l'image et selon la ressemblance de Dieu. Plus encore, la gloire de Dieu sera présente en nous par son Esprit et nous permettra d'en sauver beaucoup. La clé, c'est le détachement de tout ce qui n'est pas de Dieu en nous.
Présentation de Jésus au temple
Publié : mer. 02 févr. 2011, 11:38
par etienne lorant
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
- Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
(c) AELF 2011
Ce jour de la fête de la Présentation, j'ai songé à mon propre baptême, qui n'eût pas lieu en Europe, mais bien en Afrique, dans la cathédrale de Butare dont j'ai récemment retrouvé la photo que voici. J'ai été baptisé par un "Père Blanc" - un prêtre membre de la "Société des missionnaires d'Afrique". J'ai appris qu'un des témoins de mon baptême était Mr. Brion, collèque de mon père à l'Inéac (Institut National des Etudes Agronomiques du Congo), devenu l'Isar après l'indépendance. Lorsque j'ai montré la photo du bâtiment, ma mère, 82 ans, en fut toute émue et s'est exclamée: "Oui, je la reconnais ! Il y a une statue de la Vierge à l'entrée (peu visible sur la photo) et ce jour-là, comme pour tous les autres événements, personne n'a fait sonner les cloches, parce qu'il n'y en a jamais eu - mais les hauts tambours de cérémonie remplacent très avantageusement les cloches dans le pays des "mille collines".
En tant que chrétien, ce fut un grand moment pour moi de découvrir ces images et aussi les quelques documents qui attestent mon baptême. J'ai voyagé beaucoup, mais jusqu'à ce jour, les multiples "conflits ethniques" (derrières lesquelles se voilent des grandes puissances toujours à l'œuvre pour extraire les richesses du sous-sol du pays), ne m'ont pas permis de songer à une visite au pays natal. Et pourtant: c'est de ce pays que viennent désormais de jeunes prêtres à la fois motivés et obéissants, qui ne remettent en cause ni le célibat ni la chasteté des prêtres, et ont souvent réussi, en quelques mois à faire revivre des paroisses sur le point de disparaître... faute de fidèles. Le "pays de mission" ont changé de continents - en soi quelle parabole !
Pour en revenir au texte de l'Évangile, les personnages d'Anne et de Syméon sont eux-mêmes très intéressants, non seulement à cause de leurs paroles prophétiques, mais par leur présence régulière dans le temple. combien de fois n'ai-je pas soupiré moi-même, au cours de l'office de Laudes: "J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je demande : habiter toute ma vie dans la maison du Seigneur, pour contempler la beauté de l'Éternel et admirer son temple." Or, ce faisant, je songeais à un établissement religieux quelconque, de brique et de ciment, mais avec une chapelle à proximité pour tout associer de ma vie à la vie de l'Autel. Mais je me trompais, en quelque sorte. Car à partir de l'incarnation du Verbe, le lieu premier où adorer Dieu n'est plus un temple mais c'est en "esprit et vérité". Notre corps n'est-il pas devenu lui-même la demeure du Très-Haut ? C'est aujourd'hui, ici et maintenant, qu'il m'est donné de contempler mon Dieu et le servir de tout mon cœur.
Re: Présentation de Jésus au temple
Publié : mer. 02 févr. 2011, 12:05
par Kerniou
Nous avions choisi la date symbolique de la Présentation de Jésus au temple pour le Baptême de notre fille, le 2 février 1980.
Elle était, je me souviens, fascinée par les petites flammes des cierges quelle cherchait à attraper.
De son vivant je pensais moins à la date de son baptême; c'était, alors, une étape de sa vie.
Maintenant qu'elle brille dans la Lumière Eternelle, c'est un anniversaire de plus.
Re: Présentation de Jésus au temple
Publié : ven. 04 févr. 2011, 12:06
par etienne lorant
Comme ce doit être douloureux de perdre un enfant ! A présent, j'ai 54 ans, et je vois autour de moi disparaître un telle et une telle que j'ai bien connus. Je songe souvent à mon vieux père, Gabriel, et je sais que si je n'avais pas pris soin de lui sur ses longues dix dernières années... je me le reprocherais maintenant. Il me reste ma mère, deux sœurs et des nièces. Mais lorsque ma mère sera elle aussi partie, oh, je voudrais ne plus durer longtemps en ce monde qui devient tellement froid !
Union de prière.
Fête de la Présentation du Seigneur
Publié : jeu. 02 févr. 2012, 16:27
par etienne lorant
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
L’Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. » Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C'est une petite scène sans bruit et sans éclat, sans cette fureur que les anciennes prophéties annonçaient. Pas de mouvements dans le ciel (mais il s'entr'ouvrira au baptême de Jésus dans le Jourdain), pas non plus d'orage (mais le ciel se couvrira durant les dernières moments de Jésus sur la Croix).
Aujourd'hui, ce sont moins les paroles prononcées par Syméon et Anne, qui ont retenu mon attention, que ce grand espace de silence dans lequel ils ont vécu. J'ose dire que je m'y reconnais un peu : en Syméon, non parce que c'est un homme, mais parce qu'il vient au temple comme je vais à l'église - il y est attiré et moi aussi. Dans la prophétesse Anne, je vois la profonde et secrète mutation qu'a subi mon cœur. J'ai fait mon deuil de l'amour humain à l'âge de 34 ans. Non pas de manière négative, mais en me remettant plus complètement encore à ce que Dieu voudrait pour moi.
Ensuite, en me retournant sur Joseph et Marie - et sur l'enfant Jésus bien sûr, je me suis rendu compte qu'eux aussi, tout en étant bien constitués de chair et de sang, sont subtilement détachés de tout ce dont les hommes et les femmes de ce monde se réclament. Ne dirait-on pas, d'une certaine façon, dans ce grand silence et cet anonymat, dans le temple de Jérusalem, le Ciel a rencontré la terre ? J'ai donc prié le Seigneur de demeurer en son Amour, en employant le terme demeurer dans le sens tout particulier que l'emploie Jean. Et de la façon toute personnelle que j'ai de l'explorer !
Présentation de Jésus au temple
Publié : sam. 29 déc. 2012, 11:31
par etienne lorant
5e jour dans l'Octave de Noël
Première lettre de saint Jean 2,3-11.
En celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous reconnaissons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché.
Mes bien aimés, ce que je vous écris n'est pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous aviez dès le début. Ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue.
Et pourtant, ce commandement que je vous écris est nouveau, il l'est vraiment en Jésus et en vous, puisque les ténèbres sont en train de disparaître, et que déjà brille la vraie lumière.
Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est encore maintenant dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a pour lui aucune occasion de chute.
Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres l'ont rendu aveugle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-35.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Lors de la présentation de Jésus au temple, Joseph et Marie accomplissent fidèlement les rites qui accompagne la naissance d'un nouveau juif en Israël. Mais les temps ont déjà changé, et la présence du Messie, fut-il nouveau-né, fait ressortir deux choses: Oui, Jésus est bien juif et il n'est pas possible de dissocier, comme certains tentent de le faire de dissocier l'ancien et le nouveau Testament sans tomber rapidement dans l'hérésie; ensuite, la nouveauté qu'apporte la présence du Messie sur la terre est caractérisée dès le commencement par une division entre les hommes. Il y a et il y aura ceux qui adhèrent au Christ et ceux qui Le rejettent.
Qu'on ne s'y trompe pas: un premier jugement divin s'est introduit dans l'histoire humaine dès ce moment-là. Jésus, vivant sous le voile de la chair ou ressuscité d'entre les morts, oblige tous les êtres humains à des choix fondamentaux.
Ainsi, lorsque Syméon prédit la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, il dit clairement que le Christ est relèvement pour ceux qui Le reconnaissent, et chute pour les autres. Israël peut tout aussi bien être compris comme "le peuple juif", mais aussi comme chacun d'entre nous. Car les héritiers de la promesse, c'est nous: "le salut préparé à la face de tous les peuples", c'est bien à nous qu'il est destiné.
Et Marie, la Vierge sainte, aura beaucoup à souffrir de cette division avant de devenir la mère de tous les humains; élevée au Ciel, elle demeure présente parmi nous comme refuge des pécheurs et une toute- puissance qui intercède en notre faveur.
L'épître de Jean nous montre comment ce jugement divise les hommes. Les ténèbres sont en train de disparaître et l'on verra ceux qui sont du Christ et ceux qui ne le sont pas. Car si nous disons appartenir au Christ sans aimer comme Lui a aimé les hommes, jusqu'à la Croix, cela apparaîtra tout naturellement à la façon dont nous aimerons notre prochain. Il est véritablement impossible de croire que l'on pratique la bonne religion et ne pas être tôt ou tard confronté à la nécessité de servir son prochain, quitte à souffrir beaucoup.
Je trouve tout cela comme une bonne potion pour entrer sereinement dans le froid de l'hiver qui va couvrir longtemps notre "civilisation" si régulièrement empoisonnée par les idéologies de tout genre !
Re: Présentation de Jésus au temple
Publié : sam. 29 déc. 2012, 16:43
par etienne lorant
Siméon, comme la figure successive d’Anne, appartient au peuple des anawim, les « pauvres du Seigneur » ; en fait, il est décrit comme « juste et pieux » (2, 25). Sa caractéristique fondamentale est donc sa foi profonde, sa confiance, son abandon à Dieu. Il est semblable à Joseph d’Arimathie qui est décrit comme « un homme droit et juste » (Lc 23, 50) et qui accueillera entre ses bras le corps mort du Christ. Siméon, lui, prend dans ses bras l’enfant Jésus et l’art des icônes le représentera comme le Theodòchos, « celui qui accueille Dieu ». Siméon est aussi l’homme de l’attente, un peu comme tous les personnages de l’évangile de l’enfance : « il attendait la consolation d’Israël » (2, 25) comme tous les fidèles du Seigneur qui « attendaient la délivrance de Jérusalem « (2, 38).
On dit aussi de Joseph d’Arimathie qu’il « attendait le Royaume de Dieu » (Lc 23, 50).
[…] Homme « pauvre », homme de l’attente, homme de l’Esprit : c’est en raison de ces dons que Siméon est aussi prophète au sens biblique de connaisseur du mystère de Dieu et révélateur de sa parole. Sa prophétie s’exprime dans un cantique et dans un double oracle. Le cantique est le Nunc dimittis, un hymne très bref, presque jaculatoire, non pas de résignation mais de confiance, prononcé par un homme qui sent arrivé pour lui un déclin qui préludera à une aube à venir et il n’a donc pas peur. C’est pour cette grâce sereine et apaisée que depuis le Vème siècle le psaume de Siméon est devenu la prière du soir, le cantique des Complies. Et même, certains sont allés jusqu’à faire l’hypothèse que c’était le chant funèbre pour un fidèle juste, proclamé par l’assemblée chrétienne dans l’esprit du patriarche Jacob : « Pour lors, je puis mourir, après que j'ai vu ton visage » (Gn 46, 30). […].
Mais le cantique de Siméon n’est pas un adieu mélancolique parce que la charge confiée est désormais conclue, c’est au contraire une salutation joyeuse à la Parole de Dieu qui s’accomplit maintenant. Ses sentiments sont ceux de la béatitude de Luc, 10, 23-24 : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu ! ». Un chant de foi et d’espérance, certes, non pas un rêve mélancolique et c’est cela le sens de l’existence chrétienne.
[…] Le Nunc dimittis est aussi le chant du salut universel. Dans des phrases telles « salut que tu as préparé à la face de tous les peuples » (2, 31-32), se concentre tout le cheminement de l’Ancien Testament qui, à partir de l’élection d’Israël, est parvenu à pressentir l’alliance universelle pour laquelle à Jérusalem tous les peuples pourraient se retrouver comme citoyens (Ps 87 ; Is 2, 2-3). « Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 10). A son serviteur messianique, le Seigneur dit : « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre » (Is 49, 6). « Alors la gloire de Yahvé se révélera et toute chair, d'un coup, la verra » (Is 40, 5). « Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Ps 98, 3). « Des nations nombreuses s'attacheront à Yahvé, en ce jour-là : elles seront pour lui un peuple » (Zc 2, 15).
[…] Siméon prononce ensuite un double oracle (2, 34-35) qui est presque la partie obscure du cantique de salut du Nunc dimittis. Salut et jugement, acceptation et refus, foi et incrédulité sont quasiment un diptyque qui assume les multiples événements de l’histoire. Le Christ est le lien de ce diptyque parce que le choix se porte sur lui. La première prophétie de Siméon est un oracle de « division » : « cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs ». Un jour Jésus dira : « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division. Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère » (Lc 12, 53). L’oracle de Siméon hérite du symbolisme de la pierre d’achoppement et de la pierre angulaire appliquée, dans l’Ancien Testament, à Dieu lui-même : « il sera… un rocher qui fait tomber, une pierre d'achoppement pour les deux maisons d'Israël » (Is 8, 14) ; « La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle » (Ps 118, 22).
- [+] Texte masqué
- http://www.zenit.org/article-32986?l=french
Présentation de Jésus et journée de la vie consacrée
Publié : sam. 02 févr. 2013, 11:14
par etienne lorant
Présentation du Seigneur au Temple, fête
Livre de Malachie 3,1-4.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que j'envoie mon Messager pour qu'il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez, le messager de l'Alliance que vous désirez, le voici qui vient, dit le Seigneur de l'univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu'il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.
Il s'installera pour fondre et purifier. Il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l'or et l'argent : ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l'offrande en toute justice.
Alors, l'offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d'autrefois
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
La fête de la Présentation de Jésus au temple est aussi la journée de la vie consacrée, que le Pape Jean-Paul II a établie en janvier 1997. Cette double circonstance est heureuse pour tous ceux et toutes celles qui, d'une façon ou d'une autre, sont engagés dans la voie du "don total" au service du Seigneur. Anne, fille de Phanuel, s'y est engagée après être devenue veuve, et Syméon, dont il est dit peu de choses; mais tous deux sont prophètes et tous deux viennent à la rencontre, à l'intérieur même du temple, non seulement de Jésus, mais aussi de Marie et Joseph.
Il y aurait là, un cliché, une photo à prendre, une image à saisir: quatre adultes, dont deux femmes et deux hommes, autour de l'enfant-Dieu. Or, parmi tous, le plus grand d'entre eux, c'est bien le plus petit. Cette image me touche: tous les regards sont tournés vers l'enfant nouveau-né et formulent la même question: que sera cet enfant ? Lorsqu'un enfant vient au monde, qui peut le dire ? Mais il y a cette consécration à Dieu, qui est dans la loi juive, et que l'on retrouve dans notre baptême. Aujourd'hui, c'est donc aussi la fête de tous les baptisés et je rends grâce au Seigneur pour le baptême que j'ai reçu à cause de la foi de mes parents, Gabriel et Léa.
Spécialement dans les circonstances que nous traversons, avec ces tentatives de destruction de la famille aux quelles se livrent de nombreux personnages, nous pouvons opposer ce don total à Dieu de toutes les personnes présentes dans cette scène - et spécialement le coeur transpercé de Marie. Je puise du courage dans l'abandon total de Marie - mais aussi de Joseph, d'Anne et de Syméon et je prie de demeurer toujours ferme dans mon engagement personnel.
Bonne fête à tous et à toutes !