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Communion par intinction

Publié : sam. 25 déc. 2010, 17:21
par serviam123
Bonjour, pouvez-vous me conseiller sur la façon dont je dois me comporter au moment de la communion, quand celle-ci, quelle que soit le nombre de communiant, est proposée systématiquement sous les deux espèces par intinction. Sachant que cela n'est pas autorisé et que le célébrant le propose en toute connaissance de cause, puis-je quand même communier de la façon proposée ou bien dois-je m'abstenir de communier au sang du Christ?

Re: Communion par intinction

Publié : sam. 25 déc. 2010, 19:45
par Et.H
Il me semble que la communion par intinction est autorisé à condition que ce soit le prêtre ou le ministre qui la donne, non? Je vais chercher dans la PGMR.
Si ce n'est pas le ministre chargé de la donner qui la donne, c'est que c'est vous qui trempez l'hostie vous même. A ce moment là, il me semble bon de ne pas le faire. De toute façon, vous recevez le Christ entièrement sous la forme du pain.

Re: Communion par intinction

Publié : sam. 25 déc. 2010, 19:59
par Et.H
Voici ce que j'ai trouvé dans la PGMR (présentation générale du missel romain disponible sur
http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... le_fr.html) :
[+] Texte masqué
281. La sainte communion réalise plus pleinement sa forme de signe lorsqu´elle se fait sous les deux espèces. Car, sous cette forme, le signe du banquet eucharistique est mis plus pleinement en lumière, et on exprime plus clairement la volonté divine d´accomplir la nouvelle et éternelle Alliance dans le Sang du Seigneur; on montre aussi plus clairement la relation entre le banquet eucharistique et le banquet eschatologique dans le royaume du Père[105].

282. Les pasteurs veilleront, de la façon la plus appropriée possible, à rappeler aux fidèles qui participent à ce rite ou à ceux qui y assistent la doctrine catholique sur la forme de la sainte communion, selon le concile de Trente. Avant tout, on redira aux fidèles l’enseignement de la foi catholique: même sous une seule des deux espèces, on reçoit le Christ tout entier, sans aucun manque, et le Sacrement dans toute sa vérité; par suite, en ce qui regarde les fruits de la communion, ceux qui la reçoivent sous une seule espèce ne sont privés d´aucune grâce nécessaire au salut[106].

Ils enseigneront en outre que l´Église a autorité sur la manière de donner les sacrements : du moment que l´essentiel est sauvegardé, elle peut décider ou modifier ce qu´elle juge plus avantageux pour la vénération qu´on leur doit ou pour l’utilité de ceux qui les reçoivent, en raison de la diversité des circonstances, des époques et des lieux[107]. Mais en même temps, on invitera les fidèles à vouloir participer plus intensément au rite sacré, de sorte que le signe du banquet eucharistique soit mis davantage en lumière.

283. En plus des cas prévus dans les livres liturgiques, la communion sous les deux espèces est permise :

a) aux prêtres qui ne peuvent célébrer ou concélébrer ;
b) au diacre et à tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ;
c) aux membres des communautés à la messe conventuelle ou à la messe dite de communauté, aux séminaristes, à tous ceux qui font les exercices spirituels ou participent à une réunion spirituelle ou pastorale.

Au sujet de la communion sous les deux espèces, l’évêque diocésain peut déterminer pour son diocèse des normes qui doivent être observées même dans les églises des religieux et dans les petits groupes. Il a aussi la faculté de permettre de donner la communion sous les deux espèces, chaque fois que le prêtre à qui la communauté est confiée en tant que son pasteur propre l’estime opportun, pourvu que les fidèles soient bien instruits et que soit évité tout danger de profaner le Sacrement, ou que le nombre des participants ou une autre raison n’en rende l’exécution trop difficile.

Sur la manière de donner aux fidèles la communion sous les deux espèces, et l’extension de la faculté de la donner, les Conférences des évêques peuvent publier des normes, après approbation des actes par le Siège Apostolique.

284. Quand on communie sous les deux espèces :

d’ordinaire, le diacre présente le calice, ou, en son absence, un prêtre ; ou encore un acolyte institué ou un autre ministre extraordinaire de la communion ; ou un fidèle à qui, en cas de nécessité, on confie cette fonction pour une fois ;
s’il reste du Sang du Christ, le prêtre le consomme à l’autel, ou le diacre, ou l’acolyte institué qui a présenté le calice : il purifie les vases liturgiques, les essuie et les remet à leur place comme d’habitude.
Aux fidèles qui voudraient éventuellement communier sous la seule espèce du pain, la communion sera donnée sous cette forme.
285. Pour distribuer la communion sous les deux espèces, on prépare :

a) si la communion se fait en buvant directement au calice, soit un calice suffisamment grand, soit plusieurs calices, en prenant toujours soin de prévoir qu’il ne reste pas trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration ;
b) si la communion se fait par intinction, on doit veiller à ce que les hosties ne soient ni trop minces ni trop petites, mais un peu plus épaisses que d´habitude, pour qu´on puisse commodément les distribuer après les avoir trempées en partie dans le Sang du Christ.

286. Si la communion au Sang du Christ se fait en buvant directement au calice, le communiant, après avoir reçu le Corps du Christ, se dirige vers le ministre chargé du calice et se tient devant lui. Le ministre dit : Sanguis Christi (Le Sang du Christ), le communiant répond : Amen. Le ministre lui tend le calice, que le communiant prend lui-même de ses mains pour l’approcher de sa bouche. Le communiant boit un peu au calice, le rend au ministre et se retire ; le ministre essuie le bord du calice avec le purificatoire.

287. Si la communion au calice se fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au dessous de sa bouche, s´approche du prêtre qui tient le vase contenant les saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice. Le prêtre prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui montrant, dit: Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche, puis il se retire.
Il me semble que cela confirme mon opinion.

Re: Communion par intinction

Publié : sam. 25 déc. 2010, 20:11
par Laurent L.
Bonsoir !

La communion par intinction est autorisée si c'est le prêtre qui fait l'intinction. Dans ce cas, vous devez évidemment communier sur la langue.
En revanche, il est interdit de tremper soi-même l'hostie dans le calice (auto-communion).

Si c'est la première façon qui est pratiquée dans votre paroisse, vous pouvez bien sûr communier (mais forcément dans la bouche). Si c'est la deuxième manière, vous devez communier en deux temps (si vous recevez le calice de la part d'un ministre, jamais en prenant le calice sur l'autel, comme je l'ai déjà vu faire) ou communier sous la seule espèce du pain.

(Source : Redemptionis Sacramentum : 100-107)

Re: Communion par intinction

Publié : sam. 25 déc. 2010, 23:13
par Griffon
serviam123 a écrit :Bonjour, pouvez-vous me conseiller sur la façon dont je dois me comporter au moment de la communion, quand celle-ci, quelle que soit le nombre de communiant, est proposée systématiquement sous les deux espèces par intinction. Sachant que cela n'est pas autorisé et que le célébrant le propose en toute connaissance de cause, puis-je quand même communier de la façon proposée ou bien dois-je m'abstenir de communier au sang du Christ?
Joyeux Noël serviam.

La position du fidèle est de recevoir la communion.
Vous n'êtes pas responsable de la "formule" proposée.
Il est inutile, et même dommageable, de poser un jugement sur la façon dont s'y prend le prêtre, lequel est "couvert" par son évêque.

Mais, si cela vous pose un problème de conscience, faites donc comme elle le requiert.
De toute façon, vous aurez communié au corps du Christ, que ce soit sous les 2 espèces ou sous une seule.

Il y a de nombreux et vrai péchés ; c'est ceux-là qu'il faut éviter.

Cordialement,

Griffon.


Re: Communion par intinction

Publié : dim. 26 déc. 2010, 18:27
par serviam123
Merci pour vos réponses. Il ne s'agit certes pas de porter un jugement sur le prêtre célébrant qui en l'occurrence "n'est pas couvert" par son Evêque, étant autorisée par l'ordre religieux auquel il appartient (et que je ne citerai pas pour éviter justement tout jugement sur ce père bien connu et que je respecte énormément compte tenu de son investissement en Eglise)) de célébrer librement hors contexte paroissial, mais cependant dans une abbaye très fréquentée, par des fidèles de passage.
Il s'agit simplement pour le fidèle que je suis, d'adopter l'attitude qui convient, notamment au moment de la communion, et de pouvoir répondre au questionnement sur ce sujet,de mes enfants ou d'autres personnes, comme cela se produit souvent. Une de mes filles,dans une autre paroisse, au moment de la communion proposée sous les deux espèces, et ayant déjà communié ailleurs en trempant elle-même l'hostie dans le calice tenu par un laïc et contenant le sang du Christ, a fait le geste de tremper l'hostie dans le sang, la personne tenant le calice a interrompu son geste et lui a demandé d'avaler d'abord l'hostie pour ensuite boire le sang au calice. J'ai donné à ma fille l'explication de ce geste, elle a parfaitement compris. Le soucis est que peu de temps après, la procédure inverse lui a été proposée par le prêtre cité plus haut, dans l'abbaye, elle a été invitée a tremper elle même l'hostie dans le sang du Christ. La question qui se pose naturellement au communiant et que m'a posé ma fille,est comment m'y retrouver? est-ce que je fais ce que le célébrant me demande en pensant qu'il y va de sa responsabilité et non pas de la mienne, ou bien est-ce-que je me contente dans ce cas précis de communier au corps du Christ en exprimant un geste de respect en passant devant le calice contenant le sang?