Je suis peu sensible aux changements de temps, s'il fait beau, je prolonge ma sortie au-dehors, s'il fait gris j'essaie d'avoir les yeux d'un peintre pour admirer le ciel tourmenté. J'ai appris à aimer autant le gris que la lumière.
Je sais m'en remplir et cela m'aidera pour demain s'il pleut sur ma vie et que la lumière deviendra rare. Je sais mettre en réserve le bonheur de vivre, quel que soit le temps qu'il fait.
Saint François d'Assise nous a enseigné ce qu'est la joie parfaite. Elle se résume à ceci : voir autrement, recevoir et accueillir autrement.
Portez-vous bien !
Christiane
Le soleil ou la pluie
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christiane
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Re: Le soleil ou la pluie
Bonjour,
Si j'ai de gros soucis ou inquiétudes, un temps gris, le froid, la pluie me semblent "en rajouter"...et je suis loin en ce domaine d'avoir acquis votre sérénité Christiane. Oui la joie parfaite trouve aussi sa louange dans la pluie qui féconde la terre, le vent d'automne, les nuances de gris du beau ciel mouvant... Lorsque je vivais à la campagne, la météo m'affectait peu : j'appréciais énormément toutes les nuances de la vie (et de la mort) des végétaux par exemple ; j'aime beaucoup les ballades d'automne dans les sous-bois odorants et pourtant ce sont les cadavres des feuilles printanières que nous foulons...futur humus qui sera fécond pour la forêt. En ville j'ai beaucoup plus de mal certains jours : un temps maussade n'arrange pas mon moral mais le contraste d'un rayon de soleil qui perce et redonne de belles couleurs au paysage me rappelle que le Soleil spirituel est toujours présent, discret, en nos âmes derrière le voile gris du péché...
Bonne journée à vous !
Si j'ai de gros soucis ou inquiétudes, un temps gris, le froid, la pluie me semblent "en rajouter"...et je suis loin en ce domaine d'avoir acquis votre sérénité Christiane. Oui la joie parfaite trouve aussi sa louange dans la pluie qui féconde la terre, le vent d'automne, les nuances de gris du beau ciel mouvant... Lorsque je vivais à la campagne, la météo m'affectait peu : j'appréciais énormément toutes les nuances de la vie (et de la mort) des végétaux par exemple ; j'aime beaucoup les ballades d'automne dans les sous-bois odorants et pourtant ce sont les cadavres des feuilles printanières que nous foulons...futur humus qui sera fécond pour la forêt. En ville j'ai beaucoup plus de mal certains jours : un temps maussade n'arrange pas mon moral mais le contraste d'un rayon de soleil qui perce et redonne de belles couleurs au paysage me rappelle que le Soleil spirituel est toujours présent, discret, en nos âmes derrière le voile gris du péché...
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Saint Bernard de Clairvaux
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etienne lorant
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Re: Le soleil ou la pluie
Eh bien, je dois dire qu'à propos de la joie parfaite selon saint François d'Assise, je ne connais qu'un dialogue (avec frère Léon) et ce que dit saint François, c'est qu'il faut aller jusqu'à l'acceptation des souffrances injustes... mais il y a peut-être d'autres textes que je ne connais pas ?christiane a écrit :Saint François d'Assise nous a enseigné ce qu'est la joie parfaite. Elle se résume à ceci : voir autrement, recevoir et accueillir autrement.
Christiane
Voici celui que je connais:
La joie parfaite selon Saint François d'Assise
Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.
Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »
Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »
Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.
Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »
À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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