Je suis sans doute trop exigeante, ou trop orgueilleuse, vaniteuse etc... mais je me sens triste et découragée. Ma fille est dans une école catholique marianniste, qui a aussi été la mienne, il y a humm quelques années maintenant. Lorsque j'y étais, il y avait, tant dans l'administration que dans l'enseignement, nombre de soeurs qui avaient une présence réelle pour les élèves : attentives, bonnes conseillères, concernées par notre avenir, encourageantes, positives etc...
Aujourd'hui, crise des vocations oblige, il n'y en a plus aucune, ni dans la gestion, ni dans le corps enseignant. Aucune.
La chapelle dans laquelle nous assistions à la messe le mercredi matin et où j'ai fait ma première communion, a, depuis bien des années été transformée en amphithéatre, il n'y a plus aucun cours d'éducation religieuse (de quelque religion que ce soit) mais un "coin prière" où on peut (je cite : venir chercher un moment de silence

) une pastorale où on débat de tout et de rien et surtout, les élèves peuvent venir y boire un café ou un chocolat, chose qu'ils apprécient car c'est le seul endroit où ces boissons sont disponibles et que nos hivers sont assez froids !
Lorsque j'ai inscrit ma fille il y a plusieurs années, j'ai posé la question du caté bien sûr, mais il m'a été répondu qu'il ne fallait pas couper les enfants de leurs paroisses et que c'était auprès de celles-ci exclusivement que le caté était assuré.
Il y a effectivement pas mal d'enfants d'origines diverses et traités de la même manière, en ce sens, cette école ressemble à s'y méprendre à une école publique dépourvue d'aumonerie, mais qui serait payante...
Ceci s'ajoute à une désertification rurale particulièrement visible dans l'Eglise, avec des prêtres vieillissants qui, à plus de 60 ans pour la plupart, s'épuisent à animer chacun les églises d'un grand nombre de villages et enchainent les kilomètres sur des routes parfois difficiles.
Alors c'est vrai que notre génération, comme sans doute celle qui nous a précédé, sont coupables d'être bien peu catholiques, même si les personnes restées dans le giron de l'Eglise sont aussi plus sincères qu'avant, mais ce que nous montrons de notre religion n'est pas de nature à attirer les foules, spécialement les plus jeunes.
Je ne sais pas ce qu'il faut faire pour inverser le mouvement, j'ai peur que nos églises ne soient bientôt plus que des monuments historiques que l'on visite comme ailleurs les temples des divinités grecques et romaines.
J'espère n'avoir pas commis trop de fautes dans ces quelques lignes

vous avez la dent dure avec les élèves de l'éducation nationale

il n'y a peut-être pas que les écoles catholiques qui partent en vrille
