Shinran a écrit :On peut tout à fait comprendre à cette époque patriarcale, qu'il était impossible de donner un poste important à une femme. Durant les siècles qui se sont écoulés,il en fut de même, toujours des sociétés machos ou le rôle de la femme était limité.
Cela suppose donc que le Seigneur fut lié par des convenances sociales. Pourtant, il n'a pas hésité à manger avec les publicains, à adapter le Sabbat, etc. Dire alors que Jésus se serait plié aux conventions sociales de son époque n'est pas cohérent avec sa vie publique.
Comme l'a dit Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis :
En n'appelant que des hommes à être ses Apôtres, le Christ a agi d'une manière totalement libre et souveraine. Il l'a fait dans la liberté même avec laquelle il a mis en valeur la dignité et la vocation de la femme par tout son comportement, sans se conformer aux usages qui prévalaient ni aux traditions que sanctionnait la législation de son époque.
En effet, les Évangiles et les Actes des Apôtres montrent bien que cet appel s'est fait selon le dessein éternel de Dieu: le Christ a choisi ceux qu'il voulait (cf. Mc 3,13-14; Jn 6,70) et il l'a fait en union avec le Père, «par l'Esprit Saint» (Ac 1,2), après avoir passé la nuit en prière (cf. Lc 6,12). C'est pourquoi, pour l'admission au sacerdoce ministériel, l'Église a toujours reconnu comme norme constante la manière d'agir de son Seigneur dans le choix des douze hommes dont il a fait le fondement de son Église (cf. Ap 21,14). Et ceux-ci n'ont pas seulement reçu une fonction qui aurait pu ensuite être exercée par n'importe quel membre de l'Église, mais ils ont été spécialement et intimement associés à la mission du Verbe incarné lui-même (cf. Mt 10,1.7-8; 28,16-20; Mc 3,13-16; 16,14-15). Les Apôtres ont fait de même lorsqu'ils ont choisi leurs collaborateurs, qui devaient leur succéder dans le ministère. Dans ce choix se trouvaient inclus ceux qui, dans le temps de l'Église, continueraient la mission confiée aux Apôtres de représenter le Christ Seigneur et Rédempteur.
Shinran a écrit :Mais aujourd'hui au 21ème siècle, où enfin la femme commence à être respecter, pourquoi lui interdire le sacerdoce?
Parce que le Seigneur n'a pas jugé bon d'ordonner des femmes, et les apôtres non plus. Parce que l'Esprit-Saint qui guide l'Église depuis 2000 ans n'a pas songé à le faire non plus.
Ajoutons que le prêtre, lorsqu'il célèbre la sainte Messe, le fait
in persona christi. Or le Christ était un homme. Lorsque le prêtre dit "mangez, ceci est mon corps" et "buvez, ceci est mon sang", il le fait en place et lieu du Christ. Car le prêtre catholique - au contraire du pasteur protestant - est configuré au Christ.
Bref, pour toutes ces raisons, l'Église ne se considère pas le droit d'ordonner des femmes, sans pour autant que ce soit motivé par une quelconque misogynie. (N'oublions pas que l'Église - parfois soupçonnée sans raison de misogynie - est celle qui proclame sans cesse qu'une femme - la très Sainte Vierge Marie - est au-dessus de
toutes les créatures, même les prêtres.)
Shinran a écrit :Est-elle trop empotée pour élever un calice? Trop bête que pour étudier la théologie? Immature que pour écouter les confessions?
Bon sang, Shinran, vous êtes insupportable ! Pourquoi donc conclure votre propos sur du cynisme envers l'Église ? Ne pouvez-vous donc vous exprimer sans afficher votre mépris de l'Église ? Car c'est bien de ça qu'il s'agit : vous sous-entendez ironiquement que l'Église considère la femme comme inférieure. Et vous voulez qu'on discute calmement avec vous ?
Pfff, allez-y, déversez votre fiel tant que nous le tolérons encore... (Ce qui ne saurait durer très longtemps, soyez-en certain)