Qui sont vos parents ?
Publié : lun. 30 août 2010, 18:37
Tandis que les bruits de la rentrée commencent à enfler dans les rues, sur les routes, dans les allées des magasins, avec les cris d'énervement, les regards exaspérés ou, au contraire, envahissants et moqueurs, je prie le Seigneur de m'aider à régler le rythme de ma marche.
Il est inutile de courir avec la foule, au milieu d'une foule, simplement parce que le monde court... mais il faut marcher et rechercher le temps de l'Aujourd'hui.
Ce midi, encore un repas avec ma mère. Mais ces repas quotidiens à la maison de repos, je ne pense pas pouvoir les maintenir indéfiniment... J'ai vu ce que je craignais de voir: le manque chronique de personnel aboutit, ici et là, à des situations qui ne devraient pas être. Des chutes, des sonneries d'alarme déclenchées à répétition par l'une ou l'autre personne désorientée; les rouleaux de papiers qui ne sont pas renouvelés dans les toilettes; pas de sel à table, la viande trop cuite, toujours cette préparation de sauce brune difficile à digérer et qui accompagne tous les repas. Et la serveuse qui claque sur la table le couvert qu'elle avait oublié... tout çà pour 29 euros par jour d'hébergement - à multiplier par deux en comptant tous les frais annexes... J'ai entendu une voix jeune dire: "Mais quoi, c'est ainsi la vie ! Quand les personnes vieillissent fort, il faut bien un endroit où les mettre ?"
Les "mettre" ? S'il faut "mettre" les personnes âgées dans les homes, autant dire qu'on peut les "jeter" aussi ! Je songe à ceci: le manque de respect pour les vieillards aboutit au manque de respect pour les enfants. Car la petite enfance et la grande vieillesse témoigneront contre notre génération qui ne considère que ceux qui produisent et ceux qui achètent...
Même sur ce fourm, rares les membres qui évoquent leurs parents âgés... un peu comme si nous étions venus au monde par nos propres moyens, n'est-ce pas ?
Il est inutile de courir avec la foule, au milieu d'une foule, simplement parce que le monde court... mais il faut marcher et rechercher le temps de l'Aujourd'hui.
Ce midi, encore un repas avec ma mère. Mais ces repas quotidiens à la maison de repos, je ne pense pas pouvoir les maintenir indéfiniment... J'ai vu ce que je craignais de voir: le manque chronique de personnel aboutit, ici et là, à des situations qui ne devraient pas être. Des chutes, des sonneries d'alarme déclenchées à répétition par l'une ou l'autre personne désorientée; les rouleaux de papiers qui ne sont pas renouvelés dans les toilettes; pas de sel à table, la viande trop cuite, toujours cette préparation de sauce brune difficile à digérer et qui accompagne tous les repas. Et la serveuse qui claque sur la table le couvert qu'elle avait oublié... tout çà pour 29 euros par jour d'hébergement - à multiplier par deux en comptant tous les frais annexes... J'ai entendu une voix jeune dire: "Mais quoi, c'est ainsi la vie ! Quand les personnes vieillissent fort, il faut bien un endroit où les mettre ?"
Les "mettre" ? S'il faut "mettre" les personnes âgées dans les homes, autant dire qu'on peut les "jeter" aussi ! Je songe à ceci: le manque de respect pour les vieillards aboutit au manque de respect pour les enfants. Car la petite enfance et la grande vieillesse témoigneront contre notre génération qui ne considère que ceux qui produisent et ceux qui achètent...
Même sur ce fourm, rares les membres qui évoquent leurs parents âgés... un peu comme si nous étions venus au monde par nos propres moyens, n'est-ce pas ?