Euqigol a écrit :Bonjour a tous, je ne prendrais pas la peine de vous citez des exemples chacun ici doit bien avoir une idée du mal qui existe sur terre, je me pose certaines question à propos et je vous demande vos avis et vos conseils.
L'église a créé la guerre sainte, peut on m'expliquer pourquoi l'église n'est pas toujours en guerre sainte contre le mal?
L'Eglise est bel et bien en guerre sainte contre le mal, mais pas sous la forme que vous imaginez. Un chrétien qui lutte contre la tentation mène une guerre sainte. Un prêtre qui donne les sacrements, ou qui prêche, mène une guerre sainte. Un moine qui prie dans sa cellule mène également. Un chrétien qui corrige se mauvais penchants, fait un sourire à un malheureux, rend service au nécessiteux, mène aussi une guerre sainte contre le mal. La guerre sainte, ce n'est pas prendre une arme, et s'en servir pour tuer un ennemi.
Maintenant, je ne sais pas sur quoi vous vous appuyez exactement pour dire que l'Eglise aurait inventé la guerre sainte, telle que vous vous la représentez.
Faire du mal au mal est ce mal?
ça revient à faire le mal...
Tout le monde mérite t-il le pardon?
Tout le monde est-il capable de pardonner, c'est surtout ça la question. Et la réponse est non. Il est parfaitement humain de ne pas être capable de pardonner. Si donc un chrétien n'arrive pas à pardonner, il lui reste la prière, comme Jésus sur la Croix : "Père, pardonnez-leur". Jésus ne pardonne pas directement, mais il confie cela au Père. Tout le monde mérite-t-il le pardon ? Oui, à condition de le demander. Et dans tous les cas, ce n'est pas vous qui avez le pouvoir de pardonner, mais Dieu seul, par le ministère de l'Eglise.
se battre au nom de dieu est-il réellement faisable?
ça dépend de quelle façon, dans quel contexte, etc.
cela fait plusieurs question en une en fait, peut on pardonner et donc tolérer n'importe quel acte, et sinon peut on réellement l'affrontez par le mal?
La question est vraiment très vague. Cela dépend du type de situation. A quoi pensez-vous exactement ? Par exemple, des parents qui éduquent leurs enfants seront peut-être amenés à les punir. C'est donc un mal nécessaire pour arriver à un bien. Même chose lorsqu'il s'agit de prendre la défense d'un faible menacé par un fort. Mais s'il s'agit de se faire justice soi-même, pour réparer un préjudice subi, par exemple, c'est une tout autre question. Parce qu'il existe une autorité publique dont c'est le rôle. Rendez à César ce qui est à César, cela veut bien dire qu'il faut savoir s'en remettre aux puissances terrestres pour ce qui relève de la vie terrestre. De plus, vouloir se venger d'un affront que l'on a reçu de la part de "méchants", une injustice pour laquelle on exigerait réparation, c'est directement se mettre en conflit avec le sort qui nous est fait sur terre, et entrer en guerre contre Dieu, d'une certaine façon. C'est le contraire même de la sainteté !
Pardonnez moi de croire qu'un criminel mérite plus le fouet que la prière.
Il mérite peut-être les deux. Mais la vraie question est : de quoi suis-je chargé, moi, ici-bas ? Est-ce à moi d'administrer le fouet au criminel ? Ceux qui se sont réjouis de voir fouetter Jésus devaient se faire le même raisonnement...
Maintenant, pour vous répondre plus généralement, Jésus aborde la thématique que vous soulevez. Il y a par exemple la parabole de l'homme endetté que son créancier voulait réduire en esclavage, tellement sa dette était gigantesque. Finalement, comme l'autre le suppliait, le maître, ému de compassion, le laisse aller libre. Mais une fois libre, il saisit à la gorge un de ses propres débiteurs qui lui devait quelques pécadilles, et le fait mettre en prison. Ayant su cela, scandalisé, le maître le fait de nouveau arrêter pour l'abandonner aux tortionnaires jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. Autant dire qu'il ne pourra jamais rembourser et que la peine est éternelle.
Cette histoire saisissante est vraiment à méditer, car quel que soit le mal que nous fait notre voisin, nous sommes, tous, bien plus endettés auprès de Dieu, que nous le sommes les uns envers les autres. Si donc Dieu nous remet notre dette, qui est infinie, n'est-ce pas scandaleux et indigne de réclamer nous-mêmes les pécadilles que nous doit notre voisin ?
Et puis il y a cette autre parole sans appel de Jésus : la mesure dont vous vous servez pour juger servira aussi pour vous.
A méditer...