Lettre-encyclique « Deus Caritas Est »

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Lettre-encyclique « Deus Caritas Est »

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Première encyclique de sa sainteté le pape Benoît XVI sur l'amour chrétien.

Deus caritas est

Wanderer

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VexillumRegis
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[align=justify]Voici l'encyclique du pape Benoît XVI !

Intitulée Deus caritas est (« Dieu est Amour »), elle est publiée aujourd’hui. Premières impressions du lecteur...

On n’est pas étonné de constater la clarté, la précision, la densité et la simplicité de ce texte.

Dynamisme et richesse intellectuelle, profondeur spirituelle, éclairages concrets pour la vie quotidienne, expérience très fine de la société d’aujourd’hui, sensibilité envers les problèmes de l’individu : toutes les caractéristiques d’esprit de Josef Ratzinger sont présentes dans Deus caritas est. Cette encyclique est enthousiasmante pour le coeur et l'intelligence. Elle frappe par la hardiesse et l'originalité de son langage, de ses raisonnements ; par sa façon de poser les problèmes, et de faire découvrir ce qui rend la foi chrétienne incomparable.

Avec son talent pédagogique, Benoît XVI a l’art de situer les données les unes par rapport aux autres. Parlant au catholique, il a l’art de se faire comprendre aussi du non-chrétien. L’agnostique qui lira cette encyclique découvrira - facilement et de plain-pied - comment raisonnent les fidèles du Christ, et ce qui les meut.

C’est ainsi que le pape Ratzinger veut combler le fossé qui sépare, aujourd’hui, l’opinion publique et la foi chrétienne.


Comme Benoît XVI l’expliquait dans son allocution d’avant-hier, l’encyclique comporte deux parties. En voici le plan général :[/align]

[align=center]_______________[/align]

1ère partie
L’unité de l’amour dans la création et dans l’histoire du salut
- Un problème de langage [2]
- « Eros » et « Agapè » - différence et unité [3-8]
- La nouveauté de la foi biblique [9-11]
- Jésus-Christ : l’amour incarné de Dieu [12-15]
- Amour de Dieu et amour du prochain [16-18]

2ème partie
Caritas : l’exercice de l’amour de la part de l’Eglise en tant que communauté d’amour
- La charité de l’Eglise comme manifestation de l’amour trinitaire [19]
- La charité comme tâche de l’Eglise [20-25]
- Justice et charité [26-29]
- Les nombreuses structures de service caritatif dans le contexte social actuel [30]
- Le profil spécifique de l’activité caritative de l’Eglise [31]
- Les responsables de l’action caritative de l’Eglise [32-39]

Conclusion [40-42].


[align=center]_______________[/align]

[align=justify]L’importance de cette encyclique est si grande que nous y reviendrons souvent. Ce blog est ouvert aux débats, sur tous les points cruciaux abordés ici par Benoît XVI.

Pour le moment, je me permets de vous faire part de premières impressions :

- L’encyclique traite des deux questions vitales, « fondamentales pour la vie » :

a) le cœur de tout un chacun (l’amour dans la vie des gens),

b) le cœur de la foi chrétienne (l’Amour divin, qui englobe tout).

- Le génie de ce document est de nous faire découvrir que « toutes les formes d’amour s’unifient finalement » : tout amour vise à l’éternité. « Oui, l’amour est extase, mais extase non pas dans le sens d’un moment d’ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant, du ''je'' enfermé sur lui-même, vers sa libération dans le don de soi : et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu. » (§ 6).

- « Le message sur l’amour qui nous est annoncé par la Bible et par la Tradition de l’Eglise » ne s’oppose pas à l’expérience humaine commune de l’amour. Au contraire: « l’amour est une réalité unique, mais avec des dimensions différentes… La foi biblique ne construit pas un monde parallèle, ou un monde opposé au phénomène humain originaire qui est l’amour - mais elle accepte tout l’homme, intervenant dans sa recherche d’amour pour la purifier, lui ouvrant en même temps de nouvelles dimensions » (§ 8).

- Mettant en lumière le cœur de la foi, l’encyclique (sans aborder les questions de mœurs) fait découvrir les raisons de l’art de vivre chrétien et de ses implications : par exemple dans l’amour entre l’homme et la femme. Elle montre que « l’amour n’est pas seulement un sentiment » et que sa maturation implique notre volonté et notre intelligence, spécialement pour notre rencontre avec « le Dieu vivant » (§ 17). Elle explique comment l’amour du prochain indissolublement lié à l’amour de Dieu, « consiste dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté jusqu’à toucher le sentiment. J’apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ… » (§ 18).

Dans sa seconde partie, l’encyclique expose le lien indissoluble entre l’Eglise et l’amour du prochain, dans les domaines les plus concrets :

- Notamment le problème d’un « ordre juste de la société » et du rôle de l’Eglise dans ce domaine. Ce qui concerne entre autres ses rapports avec le politique et avec l’Etat :

La doctrine sociale catholique, souligne le pape (§ 28), « ne veut pas conférer à l’Eglise un pouvoir sur l’Etat. Elle ne veut même pas imposer à ceux qui ne partagent pas sa foi des perspectives et des manières d’être qui lui appartiennent. Elle veut simplement contribuer à la purification de la raison, et apporter sa contribution, pour faire en sorte que ce qui est juste puisse être ici et maintenant reconnu, et aussi mis en œuvre. La doctrine sociale de l’Eglise argumente à partir de la raison et du droit naturel, c’est-à-dire à partir de ce qui est conforme à la nature de tout être humain. Elle sait qu’il ne revient pas à l’Eglise de faire valoir elle-même politiquement cette doctrine : elle veut servir la formation des consciences dans le domaine politique et contribuer à faire grandir la perception des véritables exigences de la justice et, en même temps, la disponibilité d’agir en fonction d’elles, même si cela est en opposition avec de situations d’intérêt personnel…

L’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle, et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer…
»

- Benoît XVI insiste sur la dimension planétaire de l’amour du prochain : « Les moyens de communication de masse ont rendu désormais notre planète plus petite, rapprochant rapidement hommes et cultures profondément différents. Si ce ‘‘vivre ensemble’’ suscite parfois incompréhensions et tensions, cependant, le fait d’avoir maintenant connaissance de manière beaucoup plus immédiate des besoins des hommes représente surtout un appel à partager leur situation et leurs difficultés… Notre époque demande donc une nouvelle disponibilité pour secourir le prochain qui a besoin d’aide. » (§ 30).

- Le pape souligne aussi que « la force du christianisme s’étend bien au-delà des frontières de la foi chrétienne. De ce fait, il est très important que l’activité caritative de l’Eglise maintienne toute sa splendeur et ne se dissolve pas dans une organisation commune d’assistance, en en devenant une simple variante. » (§ 31).

- L’encyclique souligne (§ 31) que l’activité caritative de l’Eglise n’est pas un « moyen » : ni un moyen pour aider des idéologies séculières à changer le monde, ni même un moyen de diffuser le christianisme : « L’amour est gratuit. Il n’est pas utilisé pour parvenir à d’autres fins. Cela ne signifie pas toutefois que l’action caritative doive laisser de côté, pour ainsi dire, Dieu et le Christ… Celui qui pratique la charité au nom de l’Eglise ne cherchera jamais à imposer aux autres la foi de l’Eglise. Il sait que l’amour, dans sa pureté et sa gratuité, est le meilleur témoignage du Dieu auquel nous croyons et qui nous pousse à aimer. Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de Le taire et de ne laisser parler que l’amour. Il sait que Dieu est amour (cf Jn 4,8) et qu’Il se rend présent précisément dans les moments où rien d’autre n’est fait sinon aimer. Il sait… que le mépris de l’amour est mépris de Dieu et de l’homme, et qu’il est la tentative de se passer de Dieu. Par conséquent, la meilleure défense de Dieu et de l’homme consiste justement dans l’amour. La tâche des organisations caritatives de l’Eglise est de renforcer une telle conscience chez leurs membres, de sorte que, par leurs actions – comme par leurs paroles, leurs silences, leurs exemples –, ils deviennent des témoins crédibles du Christ. »

Ces brefs extraits ne sont que des coups de sonde. Ils ne rendent pas compte, notamment, de la force des développements philosophiques qui constituent le début du document, et que chacun découvrira. La profondeur et l’ampleur de cette encyclique incitent les catholiques du monde entier à la réflexion. Qu’avons-nous à changer, dans notre esprit et nos comportements, pour répondre à un pareil appel ?

A nous, à vous, la parole !

P.P
[/align]

_______________

Source : Blog de Patrice de Plunkett

- VR -
MB
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Message non lu par MB »

Sacré Ben ! Je viens de survoler rapidement le texte, et en effet il est impressionnant ; la clarté de l'expression ; l'enchâinement lumineux des idées, et je dirais presque, par instants, cette beauté qui apparaît dans les meilleurs textes de philosophie. Un beau sens de la pédagogie aussi.
Et puis c'est quelqu'un qui n'hésite pas à aller chercher la provoc, l'inspiration et le raisonnement là où ils peuvent se trouver : une encyclique citant Nietzsche, Virgile, Descartes, l'empereur Julien, ça n'est pas fréquent !
FMD
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Message non lu par FMD »

[align=justify]Bonsoir,

Voici une petite synthèse sans prétention écrite après une première lecture et qui ne prétend nullement à l'exhaustivité... :oops:

Quoi qu'en pensent les vaticanistes, la première lettre-encyclique du pontificat de Benoît XVI intitulée sobrement Deus Caritas Est (« Dieu est amour ») est bel et bien un programme à part entière. Cette encyclique est d'une incroyable densité ainsi que d'une audace philosophique et politique peu commune pour un document de ce genre, l'accession au trône de Pierre n'ayant manifestement pas altéré la superbe du Cardinal Ratzinger. Ainsi, sans jamais tomber dans l'érudition pompeuse, le Saint Père nous offre une rétrospective de haute volée sur la conception biblique et occidentale de l'amour avec la simplicité formelle et sémantique qui caractérise les grands esprits. Il n'hésite pas à ce titre à convoquer des références convenues mais terriblement efficaces comme Saint Augustin, Aristote ou Platon pour tordre le cou à d'autres références plus inattendues comme Nietzsche qu'il défie ouvertement. Il ne « réhabilite » cependant pas Eros comme on a pu le lire intempestivement dans la presse pour la simple et bonne raison que le christianisme n'a jamais banni ce dernier en tant que tel, il suffit pour s'en convaincre de relire les propos de Saint Thomas d'Aquin sur le plaisir contenus dans la Somme Théologique (« Dieu fait bien ce qu'il fait. Il attache une grande importance à l'acte conjugal. On doit bien faire ce qu'on fait et on ne fait bien que ce qu'on fait avec plaisir ») ou encore ceux de Jean-Paul II s'en prenant ni plus ni moins à l'égoïsme masculin en matière de jouissance sexuelle dans Amour et Responsabilité (« Il faut exiger que, dans l'acte sexuel, l'homme ne soit pas le seul à atteindre le point culminant de l'excitation sexuelle et que cela se produise avec la participation de la femme, et non à ses dépens »)! Le christianisme rejette cependant un certain Eros devenu vicieux pour paraphraser Nietzsche, l'Eros divinisé et élevé au rang de souverain bien. Rappelant que le christianisme s'oppose à tout dualisme manichéen exacerbant une lutte fantasmée entre le corps et l'esprit alors que l'amour véritable ne peut croître que dans leur union, Benoît XVI ne manque d'ailleurs pas d'envoyer quelques piques à notre société contemporaine, dénonçant notamment la mercantilisation du sexe qui pervertit la justesse et la sincérité des rapports humains.

La puissance de cette encyclique ne se borne toutefois pas à cela. Elle réside en vérité dans le capacité de Benoît XVI à évoquer successivement tous les aspects de la charité sans porter préjudice à la cohérence globale de son édifice. Avant de basculer dans la seconde partie de son exposé, le Pape revient longuement sur l'exemple de Julien l'Apostat, le dernier empereur romain païen. Voilà une figure aussi singulière qu'inattendue, Julien l'Apostat étant épisodiquement cité comme exemple par les ennemis du christianisme les plus farouches, Voltaire en tête. Il est pourtant frappant de constater la clairvoyance de Julien qui, s'il a renié le christianisme suite au massacre de certains membres de sa famille par d'autres membres chrétiens, a cependant parfaitement saisi les implications sociales de la vertu théologale de charité prônée par l'Église. Passant du philosophe au marteau au philosophe à la faucille, le Saint Père n'hésite dès lors pas à confesser la véracité d'une certaine critique marxiste à l'encontre de l'Église pour ensuite mieux rappeler les formidables progrès qu'elle a accompli depuis plus d'un siècle en la matière à travers l'élaboration de sa doctrine sociale, de la publication de la lettre-encyclique Rerum Novarum de Léon XIII en 1891 jusqu'à celle de Centesimus Annus de Jean-Paul II en 1991, après la chute de l'utopie communiste meurtrière. Après avoir rendu hommage à tous les hommes de bonne volonté qui oeuvrent au sein de l'Église pour soutenir son action caritative, Benoît XVI met en garde les tenants de toutes les théologies de la libération qui réduisent l'aspiration de tout homme à la justice à une simple lutte sociale et matérielle, fourvoyant ainsi la révélation évangélique.

Le Pape en appelle finalement à tous les saints qui par leur foi et leurs actes ont lutté pour l'instauration de ce qu'il nomme la « charité sociale ». À ce titre je ne puis pour ma part conclure cette modeste synthèse sans évoquer un autre saint, son prédécesseur. Que les choses soient bien claires, comme il ne cesse de nous le prouver depuis bientôt un an, Benoît XVI n'entend pas rivaliser avec Jean-Paul II mais désire au contraire imposer sa propre marque, ce qu'il fait avec humilité mais non sans résultat. Il n'empêche que cette première lettre-encyclique est une formidable invitation à nous pencher d'urgence sur certains aspects encore méconnus de la pensée de Jean-Paul II, plus particulièrement les aspect ayant trait à sa conception de l'amour et de la théologie du corps. L'Église « experte en humanité » dispose de véritables trésors capables de réconcilier l'homme moderne avec lui-même et donc avec Dieu. Saurons-nous en faire bon usage?

PaX
Franck[/align]
jean_droit
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Message non lu par jean_droit »

Commentaire orthodoxe sue l'encyclique Deus Caritas Est : http://www.pagesorthodoxes.net/

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LUMIÈRE DU THABOR

Bulletin des Pages Orthodoxes La Transfiguration

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BULLETIN NUMÉRO 26 – MARS 2006

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AMOUR DIVIN – AMOUR HUMAIN _______________________________________________________________

Dans un monde où l’amour est trop souvent soit manquant soit déformé au point où l’on ne sait plus reconnaître l’amour véritable, dans un monde où l’amour semble absent même dans les religions, où, pour beaucoup, la religion devient un prétexte pour la violence, nous souhaitons avec ce Bulletin réaffirmer la place centrale, essentielle, incontournable, de l’Amour dans le christianisme. Jésus nous dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc 12, 49). En quoi consiste ce feu ? Le feu, c’est l’Amour, et le feu brûle devant le trône de Dieu (cf. Ap 8,5 ; Lv 16,12 ; Éz 10,2). C’est le fleuve de l’Amour de la Sainte Trinité qui se répand sur la terre. D’abord un fleuve d’Amour, non point un fleuve de châtiment, en lequel tous sont appelés à s’immerger. Car saint Jean l’Évangéliste écrit : Dieu est Amour (1 Jn 4,8) et c’est en cet Amour que consiste le devoir et le devenir de l’humanité.

Nous nous réjouissons de la première encyclique du pape Benoît XVI Deus caritas est – Dieu est Amour – dont le point de départ se trouve justement dans la première épître de saint Jean l’Évangéliste, épître consacrée essentiellement à l’Amour divin. Notre Bulletin sur le thème de l’amour a été conçu bien avant la publication de l’encyclique Deus caritas est, car nous avons voulu avant tout faire connaître les multiples expressions de l’Amour divin et de l’amour humain chez les écrivains orthodoxes du XXe siècle. Notre choix de textes pour ce Bulletin, cependant, dépasse le cadre chrétien pour inclure quelques écrits sur l’amour représentatifs d’autres traditions spirituelles : l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme. Car si l’amour tient la place d’honneur parmi les thèmes principaux du christianisme, chaque grande tradition spirituelle de l’humanité souligne la prééminence de l’amour. Aussi, plusieurs de nos auteurs, par exemple les évêques Georges Khodr et Kallistos Ware ainsi que les pères Lev Gillet, Dumitru Staniloae et Alexandre Men sont connus pour leur ouverture œcuménique. On trouve parmi leurs sources et les citations qu’ils nous présentent des écrivains catholiques, anglicans et protestants.

Nos textes sont représentatifs d’une vaste gamme d’écrits du XXe siècle sur l’Amour : spirituels, théologiques, pastoraux ; parmi les auteurs se trouvent des évêques, des prêtres mariés, des moines et des moniales, des théologiens laïcs. Nous vous invitons à poursuivre ces lectures à l’aide de la page « Nos auteurs / Pour aller plus loin » à la fin du Bulletin.
jean_droit
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Youpi !

Message non lu par jean_droit »

Qui n'a pas son encyclique ?

..................

La première encyclique de Benoît XVI toujours un succès de librairie en Europe
Les révélations de la Librairie éditrice du Vatican

ROME, Mardi 14 mars 2006 (ZENIT.org) – La première encyclique de Benoît XVI Dieu est Amour, continue d’enregistrer un grand succès dans les librairies françaises, avec, à la mi-février, un passage da la 20e à la 4e place dans la classification des livres les plus vendus dans l’hexagone.

On peut consulter le titre « Nouveautés éditoriales » (Novità editoriali) sur le site Internet de l’édition du Vatican (http://www.vatican.va) : une section bientôt accessible en allemand et en anglais.

En italien, l’édition officielle de la Librairie éditrice du Vatican (LEV) enregistre la vente de un million cinq cent mille exemplaires, explique à Zenit l’édition vaticane.

L’édition avec couverture rigide a été vendue à 65 000 exemplaires, en co-édition avec les éditions Cantagalli et les éditions San Paolo.

Les classifications divergent un peu selon les quotidiens italiens et la date, mais, on constate que, selon le « Messaggero » du 9 mars, l’encyclique était le deuxième livre le plus vendu dans la péninsule; selon la classification de la « Repubblica » (du 27 février au 5 mars), l’encyclique est à la première place des ventes en livres de poche; selon le « Corriere » du 12 mars, le livre est à la 20e place dans les livres de réflexion; et selon la « Stampa » (du 25 février au 5 mars), l’encyclique avait la 10e place dans la classification générale.

En Espagne, un demi million de copies ont déjà été vendues. Les rééditions des 5 maisons d’édition se font au rythme de 15 000 copies par semaine, selon l’Europa Press, une agence spécialisée dans l’observation des livres les plus vendus en Espagne. La première édition a été presque épuisée en quelques jours, indique cette agence.

Il faut leur ajouter quelque 340 000 copies diffusées par le quotidien ABC et par la revue hebdomadaire « Ecclesia » qui l’a proposée en supplément à 10 000 copies (en France, par La Croix et en Italie, par Avvenire et l’hebdomadaire Famiglia Cristiana).

La diffusion de l’encyclique dans la librairie internationale Jean-Paul II de la Place Saint-Pierre, à la sortie de la basilique, est de 24 663 exemplaires en quatre semaines.

L’encyclique a été publiée en huit langues par la LEV: 57, 96 % des copies ont été vendues en itlaien, et le reste (42, 04 %) tout d’abord en anglais, puis en allemand, et en quatrième position, en français, puis en espagnol, en portugais, en polonais et en latin.

En conlusion, l’encyclique a été dans les premières places des ventes dès les premiers jours de sa publication.

Et dans le sillage de la vente de l’encyclique, la Librairie éditrice du Vatican confie à Zenit que les ventes des six titres actuels de la collection « Magistère de Benoît XVI » marchent également très bien. Elle arrivera bientôt à neuf titres.
ZF06031402
jean_droit
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Message non lu par jean_droit »

Deus Caritas Est

Il y a deux jours, à Notre Dame de Paris, la messe était dite par trois prêtres qui m’ont semblés être d’Amérique du Sud.

Et, comme avec beaucoup de prêtres originaires d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, le sermon fut beaucoup moins lisse et « politiquement correct » que d’habitude.

Il a commencé par fustiger les personnes qui considèrent que le Carême, il voulait, bien sûr, dire la Foi, s’arrêtait au Dimanche des Rameaux et qui refusaient la Croix. Il voulait dire par là que la religion chrétienne est centrée sur la Passion et la Résurrection, comme finalité de l’Alliance.

Qui ne pourrait applaudir.

Ensuite il a dit : « Dieu n’est pas, seulement, Amour mais Il est, aussi, Charité».

Et, en moi, j’ai applaudi des deux mains.

Quelle idée de prendre pour traduction de « Caritas » le mot amour !

Quelle idée, dans le Magnificat, de traduire « Misericordiae » par amour !

Quelle idée de remplacer, pour certains prêtres, lors de la consécration, le mot « disciples » par « amis » !

A chaque fois ces traductions sont réductrices.

Non , le christianisme n’est pas, seulement, « Peace and Love ».

Et, pour finir, je vais citer la si belle sourate 1 du Coran :

« De par le nom de Dieu, Tout-Miséricordieux, Tout-Compatissant.
Louange à Dieu, maître des mondes,
Tout-miséricordieux et tout compatissant … ».

On y retrouve, bien sûr, les notions de miséricorde et de charité.
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