Communiquer avec les animaux
Publié : mer. 26 mai 2010, 21:25
Ma copine Florence, alias Jade Allègre, qui est une originale (son site perso : http://lhomme.et.largile.free.fr/), m'envoie ceci:
vous savez peut être que je reviens d Indonésie ou j' étais occupée à ... ré éduquer des orang outans !!! et ce uniquement en discutant avec eux, aussi ahurissant que cela paraisse.
Et en plus je ne suis même pas la seule cinglée à faire çà
et même que c'est devenu une profession aux Etats Unis et en Angleterre. Ils sont fous ces englishes, je sais...
si vous êtes comme moi un inconditionnel des ptites bêtes, lisez vite ce qui suit
dans le cas contraire, supprimez vite ce qui suit
SI VOUS AIMEZ LES ANIMAUX
NE MANQUEZ A AUCUN PRIX
JEUDI 27 MAI A 23H10 SUR M6
Aux Etats Unis Pénélope Smith a mis au point une méthode qui permet de réellement communiquer avec les animaux. Si vous avez un problème avec votre animal de compagnie, si votre chien aboie toute la journée et dérange le voisinage, si votre chat a pris la mauvaise habitude de confondre votre lit avec son bac, vous pouvez faire appel à une personne qui va discuter avec lui ou elle, afin de comprendre ses motivations, puis négocier un accord qui puisse arranger les deux parties. Si la négociation avec votre animal a réussi, vous le saurez immédiatement , car celui ci va changer de comportement IMMEDIATEMENT.
Nous pouvons parler avec nos animaux aussi clairement qu’avec des interlocuteurs humains, à ceci près qu’ils tiennent énormément compte …de notre point de vue ! Plus surprenant encore, nous pouvons entendre réellement leurs réponses. Et là je peux vous assurer que cela devient tout à fait passionnant et bien souvent aussi surprenant qu’instructif.
Voici le récit d’une communication récente avec une jeune teenager orang outan, en bordure de jungle à Bukit Lawang, sur l’île de Sumatra en Indonésie. Dans ce pays, les braconniers avaient autrefois coutume de tuer les mamans orang outans pour leur voler leurs bébés afin de les vendre aux particuliers, qui en faisaient des bêtes de cirque ou plus communément les laissaient mourir tristement dans les cages. Heureusement cette pratique a été interdite depuis plusieurs années, et la police a récupéré ces pauvres animaux pour les confier à des rangers spécialisés qui les ré acclimataient à la vie sauvage
A Bukit Lawang, 129 jeunes orang outans ont pu être rendus à la vie sauvage avec succès. Une seule a résisté. Pendant 10 ans les rangers ont tout fait pour la ré adapter, pendant 10 ans elle a mis en échec toutes les tentatives, pendant 10 ans elle a persisté à marcher sur le sol et refusé de grimper aux arbres. Et pas moyen de lui faire construire un nid. Or malgré leurs 60 kilos, ces animaux doivent impérativement dormir dans de frêles assemblages de branches à 20 ou 30 mètres du sol, pour éviter de servir de dîner aux tigres en chasse.
Cette jeune femelle, baptisée Sasa s est montrée totalement réfractaire à toute initiative, et les spécialistes en ont conclu quelle était idiote, … Lorsque je la rencontrais en novembre dernier, Sasa se prélassait dans sa cage en bordure de jungle. Alors que je l’observais, une jeune femelle orang outan est sortie de la forêt et s est approchée, Sasa s’est levée d un bond et s’est mise à trembler de la tête aux pieds, totalement terrifiée, la mâchoire béante, les yeux exorbités … Elle était si pathétique que j ai décidé de tout mettre en œuvre pour l aider. En effet, je pratique la communication animale depuis deux ans, et j ai pu rendre de grands services à beaucoup d’animaux.
Avec la permission des rangers, je reviens donc vers sa cage, je me concentre, puis je lui demande pourquoi elle est si effrayée par les autres orang outans. Et là – comme c’est souvent le cas lorsque l on écoute les animaux - la réponse me stupéfia… J appris que Sasa pensait qu’elle avait le corps d un enfant orang outan de 4 ans… Or elle en avait 14. Sasa est une adolescente en pleine santé, et son corps est déjà celui d un adulte. Or Sasa était convaincue qu’elle était toute petite et que les autres orang outans allaient lui faire du mal…
Forte de cette information, je vais à la ville voisine, et je fais confectionner un miroir de deux mètres sur un. Puis je reviens à sa cage et je lui montre son image, tout en lui disant que non seulement elle a maintenant un corps d adulte, mais qu’en outre elle est plutôt grande par rapport aux autres orang-outan : « Maintenant ce sont les autres qui vont avoir peur de toi, lui dis je ! » Les orang outans partagent plus de 98% de génome avec l espèce humaine, et figurent parmi les rares espèces animales qui se reconnaissent dans un miroir (ils partagent ce talent avec les éléphants, les dauphins et … les choucas). Et en effet Sasa n eut pas le moindre doute en voyant l orang outan reflété dans la glace, elle ne montra pas le moindre signe de peur, bien au contraire. Elle se regarda avec beaucoup d intérêt, s’observant dans ses mindres gestes, touchant doucement la surface du miroir du dos de ses doigts,
Une heure par jour, trois séances espacées d une semaine, afin qu elle ait le temps d’intégrer cette information. Puis nous l avons emmenée dans la jungle, et elle nous a montré qu elle avait tout compris. Dès que nous entendions les autres orang outans elle se dirigeait vers eux… Même lorsque cela impliquait de s enfoncer plus avant dans la forêt, cette forêt si terrifiante pour elle auparavant.
Ordinairement, lorsque les rangers voulaient qu’elle grimpe aux arbres, ils étaient contraints de la menacer avec des bâtons. Mais j’avais compris que le refus de Sasa était motivé par la crainte qu’un autre orang outan ne survienne et ne monte derrière elle. Aussi je demandais aux rangers de devenir les « pom pom girls » de Sasa, son « cheer group ». Au lieu de la contraindre et réprimander, il fallait l encourager et la féliciter. « Bravo Sasa, tu as déjà grimpé deux mètres, bravo ma chérie, continue » !!! Et elle se décidait à grimper deux autres mètres… « Vas y Sasa, tu es la meilleure, on est avec toi, on reste là avec toi »…. deux mètres encore.. Elle s’arrêtait et se penchait pour nous regarder, notre voix ne lui suffisait pas, il fallait qu’elle s’assure de visu que nous étions bien là. Et elle montait, montait encore. Les rangers étaient stupéfaits, Sasa n’était jamais allée si haut dans un arbre auparavant. Puis elle disparut dans la frondaison de la cime. Et soudain nous entendîmes des branches craquer… Pour la première fois dans sa vie, Sasa avait entrepris de bâtir un nid… (30 novembre 2009)
Maintenant il fallait que je la convainque de se détacher des humains. C ‘était quasiment impossible d’y parvenir, Sasa adorait les gens. Contrairement aux autres orang outans capturés dans leur jeune âge, elle avait été très bien traitée par les indonésiens qui l avaient achetée. Elle avait été élevée comme un membre à part entière de leur famille. Bénéficiant de sa propre baby sitter, elle avait appris à aller chez le coiffeur, à porter du vernis à ongles, à aller aux toilettes, etc… Les humains étaient ses frères et sœurs, ses amis, Elle voulait bien jouer dans la jungle une heure ou deux, mais passé ce temps elle retournait toujours vers la maison des rangers dont elle avait toujours apprécié la compagnie. La convaincre de s éloigner d’eux fut certainement pour moi la tache la plus difficile, mais j‘y parvins, grâce à une argumentation d’une subtilité telle que je n’ose même pas vous en parler…
Nous eûmes encore deux ou trois conversations ponctuelles pour régler d‘autres difficultés. Et maintenant Sasa vit seule libre et heureuse dans la jungle. Elle vient de vivre une grande histoire d amour avec un mâle aussi puissant que doux et charmant. Et le petit bébé que nous attendons tous portera mon nom….
Trois mois auront suffi là ou 10 ans avaient échoué. Les animaux sont comme nous, ils pensent, ils réfléchissent, ils comprennent. Encore faut-il prendre le temps de leur expliquer…
vous savez peut être que je reviens d Indonésie ou j' étais occupée à ... ré éduquer des orang outans !!! et ce uniquement en discutant avec eux, aussi ahurissant que cela paraisse.
Et en plus je ne suis même pas la seule cinglée à faire çà
et même que c'est devenu une profession aux Etats Unis et en Angleterre. Ils sont fous ces englishes, je sais...
si vous êtes comme moi un inconditionnel des ptites bêtes, lisez vite ce qui suit
dans le cas contraire, supprimez vite ce qui suit
SI VOUS AIMEZ LES ANIMAUX
NE MANQUEZ A AUCUN PRIX
JEUDI 27 MAI A 23H10 SUR M6
Aux Etats Unis Pénélope Smith a mis au point une méthode qui permet de réellement communiquer avec les animaux. Si vous avez un problème avec votre animal de compagnie, si votre chien aboie toute la journée et dérange le voisinage, si votre chat a pris la mauvaise habitude de confondre votre lit avec son bac, vous pouvez faire appel à une personne qui va discuter avec lui ou elle, afin de comprendre ses motivations, puis négocier un accord qui puisse arranger les deux parties. Si la négociation avec votre animal a réussi, vous le saurez immédiatement , car celui ci va changer de comportement IMMEDIATEMENT.
Nous pouvons parler avec nos animaux aussi clairement qu’avec des interlocuteurs humains, à ceci près qu’ils tiennent énormément compte …de notre point de vue ! Plus surprenant encore, nous pouvons entendre réellement leurs réponses. Et là je peux vous assurer que cela devient tout à fait passionnant et bien souvent aussi surprenant qu’instructif.
Voici le récit d’une communication récente avec une jeune teenager orang outan, en bordure de jungle à Bukit Lawang, sur l’île de Sumatra en Indonésie. Dans ce pays, les braconniers avaient autrefois coutume de tuer les mamans orang outans pour leur voler leurs bébés afin de les vendre aux particuliers, qui en faisaient des bêtes de cirque ou plus communément les laissaient mourir tristement dans les cages. Heureusement cette pratique a été interdite depuis plusieurs années, et la police a récupéré ces pauvres animaux pour les confier à des rangers spécialisés qui les ré acclimataient à la vie sauvage
A Bukit Lawang, 129 jeunes orang outans ont pu être rendus à la vie sauvage avec succès. Une seule a résisté. Pendant 10 ans les rangers ont tout fait pour la ré adapter, pendant 10 ans elle a mis en échec toutes les tentatives, pendant 10 ans elle a persisté à marcher sur le sol et refusé de grimper aux arbres. Et pas moyen de lui faire construire un nid. Or malgré leurs 60 kilos, ces animaux doivent impérativement dormir dans de frêles assemblages de branches à 20 ou 30 mètres du sol, pour éviter de servir de dîner aux tigres en chasse.
Cette jeune femelle, baptisée Sasa s est montrée totalement réfractaire à toute initiative, et les spécialistes en ont conclu quelle était idiote, … Lorsque je la rencontrais en novembre dernier, Sasa se prélassait dans sa cage en bordure de jungle. Alors que je l’observais, une jeune femelle orang outan est sortie de la forêt et s est approchée, Sasa s’est levée d un bond et s’est mise à trembler de la tête aux pieds, totalement terrifiée, la mâchoire béante, les yeux exorbités … Elle était si pathétique que j ai décidé de tout mettre en œuvre pour l aider. En effet, je pratique la communication animale depuis deux ans, et j ai pu rendre de grands services à beaucoup d’animaux.
Avec la permission des rangers, je reviens donc vers sa cage, je me concentre, puis je lui demande pourquoi elle est si effrayée par les autres orang outans. Et là – comme c’est souvent le cas lorsque l on écoute les animaux - la réponse me stupéfia… J appris que Sasa pensait qu’elle avait le corps d un enfant orang outan de 4 ans… Or elle en avait 14. Sasa est une adolescente en pleine santé, et son corps est déjà celui d un adulte. Or Sasa était convaincue qu’elle était toute petite et que les autres orang outans allaient lui faire du mal…
Forte de cette information, je vais à la ville voisine, et je fais confectionner un miroir de deux mètres sur un. Puis je reviens à sa cage et je lui montre son image, tout en lui disant que non seulement elle a maintenant un corps d adulte, mais qu’en outre elle est plutôt grande par rapport aux autres orang-outan : « Maintenant ce sont les autres qui vont avoir peur de toi, lui dis je ! » Les orang outans partagent plus de 98% de génome avec l espèce humaine, et figurent parmi les rares espèces animales qui se reconnaissent dans un miroir (ils partagent ce talent avec les éléphants, les dauphins et … les choucas). Et en effet Sasa n eut pas le moindre doute en voyant l orang outan reflété dans la glace, elle ne montra pas le moindre signe de peur, bien au contraire. Elle se regarda avec beaucoup d intérêt, s’observant dans ses mindres gestes, touchant doucement la surface du miroir du dos de ses doigts,
Une heure par jour, trois séances espacées d une semaine, afin qu elle ait le temps d’intégrer cette information. Puis nous l avons emmenée dans la jungle, et elle nous a montré qu elle avait tout compris. Dès que nous entendions les autres orang outans elle se dirigeait vers eux… Même lorsque cela impliquait de s enfoncer plus avant dans la forêt, cette forêt si terrifiante pour elle auparavant.
Ordinairement, lorsque les rangers voulaient qu’elle grimpe aux arbres, ils étaient contraints de la menacer avec des bâtons. Mais j’avais compris que le refus de Sasa était motivé par la crainte qu’un autre orang outan ne survienne et ne monte derrière elle. Aussi je demandais aux rangers de devenir les « pom pom girls » de Sasa, son « cheer group ». Au lieu de la contraindre et réprimander, il fallait l encourager et la féliciter. « Bravo Sasa, tu as déjà grimpé deux mètres, bravo ma chérie, continue » !!! Et elle se décidait à grimper deux autres mètres… « Vas y Sasa, tu es la meilleure, on est avec toi, on reste là avec toi »…. deux mètres encore.. Elle s’arrêtait et se penchait pour nous regarder, notre voix ne lui suffisait pas, il fallait qu’elle s’assure de visu que nous étions bien là. Et elle montait, montait encore. Les rangers étaient stupéfaits, Sasa n’était jamais allée si haut dans un arbre auparavant. Puis elle disparut dans la frondaison de la cime. Et soudain nous entendîmes des branches craquer… Pour la première fois dans sa vie, Sasa avait entrepris de bâtir un nid… (30 novembre 2009)
Maintenant il fallait que je la convainque de se détacher des humains. C ‘était quasiment impossible d’y parvenir, Sasa adorait les gens. Contrairement aux autres orang outans capturés dans leur jeune âge, elle avait été très bien traitée par les indonésiens qui l avaient achetée. Elle avait été élevée comme un membre à part entière de leur famille. Bénéficiant de sa propre baby sitter, elle avait appris à aller chez le coiffeur, à porter du vernis à ongles, à aller aux toilettes, etc… Les humains étaient ses frères et sœurs, ses amis, Elle voulait bien jouer dans la jungle une heure ou deux, mais passé ce temps elle retournait toujours vers la maison des rangers dont elle avait toujours apprécié la compagnie. La convaincre de s éloigner d’eux fut certainement pour moi la tache la plus difficile, mais j‘y parvins, grâce à une argumentation d’une subtilité telle que je n’ose même pas vous en parler…
Nous eûmes encore deux ou trois conversations ponctuelles pour régler d‘autres difficultés. Et maintenant Sasa vit seule libre et heureuse dans la jungle. Elle vient de vivre une grande histoire d amour avec un mâle aussi puissant que doux et charmant. Et le petit bébé que nous attendons tous portera mon nom….
Trois mois auront suffi là ou 10 ans avaient échoué. Les animaux sont comme nous, ils pensent, ils réfléchissent, ils comprennent. Encore faut-il prendre le temps de leur expliquer…
