J'ai appris (y'a quelques années) que pour les croyants, manger des crevettes est un péché.
Pourquoi donc ? (si, toutefois, c'est vrai)






Vous êtes marcioniste ?Mais par ailleurs il me semble me souvenir que les catholiques eux-aussi disent qu'il faut garder la Loi ; mais ils mangent des crevettes (quand ils les aiment). Cherchez l'erreur![]()
L'erreur, je l'ai mise en rouge. Elle vient du fait que vous méconnaissez profondément l'enseignement de l'Église, comme bon nombre de protestants. (Mais ça ne les empêche pas de juger quand même...gerardh a écrit :Mais par ailleurs il me semble me souvenir que les catholiques eux-aussi disent qu'il faut garder la Loi ; mais ils mangent des crevettes (quand ils les aiment). Cherchez l'erreur![]()

De ce fait vous en concluez que je "méconnais profondément l'enseignement de l'Église". Eclairez-moi, éclairez-nous et dites-nous en quoi les catholiques n'enseignent pas de garder la Loi.il me semble me souvenir que les catholiques eux-aussi disent qu'il faut garder la Loi

et surtout :I. Jésus et la Loi
577 Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où Il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la Première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance :
N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, sera tenu pour moindre dans le Royaume des cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume de cieux " (Mt 5, 17-19).
578 Jésus, le Messie d’Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d’accomplir la Loi en l’exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement (cf. Jn 8, 46). Les Juifs, de leur propre aveu, n’ont jamais pu accomplir la Loi dans son intégralité sans en violer le moindre précepte (cf. Jn 7, 19 ; Ac 13, 38-41 ; 15, 10). C’est pourquoi à chaque fête annuelle de l’Expiation, les enfants d’Israël demandent à Dieu pardon pour leurs transgressions de la Loi. En effet, la Loi constitue un tout et, comme le rappelle S. Jacques, " aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout que l’on devient justiciable " (Jc 2, 10 ; cf. Ga 3, 10 ; 5, 3).
579 Ce principe de l’intégralité de l’observance de la Loi, non seulement dans sa lettre mais dans son esprit, était cher aux Pharisiens. En le dégageant pour Israël, ils ont conduit beaucoup de Juifs du temps de Jésus à un zèle religieux extrême (cf. Rm 10, 2). Celui-ci, s’il ne voulait pas se résoudre en une casuistique " hypocrite " (cf. Mt 15, 3-7 ; Lc 11, 39-54), ne pouvait que préparer le Peuple à cette intervention de Dieu inouïe que sera l’exécution parfaite de la Loi par le seul Juste à la place de tous les pécheurs (cf. Is 53, 11 ; He 9, 15).
580 L’accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l’œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi en la personne du Fils (cf. Ga 4, 4). En Jésus, la Loi n’apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais " au fond du cœur " (Jr 31, 33) du Serviteur qui, parce qu’il " apporte fidèlement le droit " (Is 42, 3) est devenu " l’alliance du peuple " (Is 42, 6). Jésus accomplit la Loi jusqu’à prendre sur Lui " la malédiction de la Loi " (Ga 3, 13) encourue par ceux qui ne " pratiquent pas tous les préceptes de la Loi " (Ga 3, 10) car " la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la Première alliance " (He 9, 15).
581 Jésus est apparu aux yeux des Juifs et de leurs chefs spirituels comme un " rabbi " (cf. Jn 11, 38 ; 3, 2 ; Mt 22, 23-24. 34-36). Il a souvent argumenté dans le cadre de l’interprétation rabbinique de la Loi (cf. Mt 12, 5 ; 9, 12 ; Mc 2, 23– 27 ; Lc 6, 6-9 ; Jn 7, 22-23). Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, " il enseignait comme quelqu’un qui a autorité et non pas comme les scribes " (Mt 7, 28-29). En lui, c’est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moïse la Loi écrite qui se fait entendre de nouveau sur la Montagne des Béatitudes (cf. Mt 5, 1). Elle n’abolit pas la Loi mais l’accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : " Vous avez appris qu’il a été dit aux ancêtres (...) moi je vous dis " (Mt 5, 33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines " traditions humaines " (Mc 7, 8) des Pharisiens qui " annulent la Parole de Dieu " (Mc 7, 13).
582 Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens " pédagogique " (cf. Ga 3, 24) par une interprétation divine : " Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller (...) – ainsi il déclarait purs tous les aliments. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers " (Mc 7, 18-21). En délivrant avec autorité divine l’interprétation définitive de la Loi, Jésus s’est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l’accompagnaient (cf. Jn 5, 36 ; 10, 25. 37-38 ; 12, 37). Ceci vaut particulièrement pour la question du sabbat : Jésus rappelle, souvent avec des arguments rabbiniques (cf. Mc 2, 25-27 ; Jn 7, 22-24), que le repos du sabbat n’est pas troublé par le service de Dieu (cf. Mt 12, 5 ; Nb 28, 9) ou du prochain (cf. Lc 13, 15-16 ; 14, 3-4) qu’accomplissent ses guérisons.

Je ne sais pas ce que vous entendez par "garder", mais ce qui est sûr c'est que vous méconnaissez effectivement l'enseignement de l'Église.Gerardh a écrit :De ce fait vous en concluez que je "méconnais profondément l'enseignement de l'Église". Eclairez-moi, éclairez-nous et dites-nous en quoi les catholiques n'enseignent pas de garder la Loi.
J'ajoute : vous méconnaissez également votre Épître aux romains (et les Évangiles) :Gerardh a écrit :En ce qui me concerne, avec l'épître aux Romains, je pense que je ne suis plus sous la Loi mais que je suis sous la grâce;
«Enlevons-nous par la foi toute valeur à la loi ? Bien au contraire, nous confirmons la loi !» Romains 3:31.
Traduction : TOB«N'allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abroger, mais accomplir. 18 Car, en vérité je vous le déclare, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l'i ne passera de la loi, que tout ne soit arrivé. 19 Dès lors celui qui transgressera un seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux; au contraire, celui qui les mettra en pratique et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.
20 Car je vous le dis: si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, non, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.» Matthieu 5:17-20

La Loi a été utile à l'homme pour qu'il comprenne jusqu'à quel point il est pécheur, donc perdu, et donc dans le besoin impérieux d'un sauveur en la personne de Jésus Christ. Le Seigneur a accompli la Loi, c'est à dire qu'il l'a observée à 100 % et en cela il a été le seul. A la Loi s'ajoutent de nombreuses autres exigences telles que décrites lors du sermon sur la montagne. Mais la notion de péché va encore plus loin : dans Jacques 4, 17 il est écrit : pour celui donc qui sait faire le bien et qui ne le fait pas, pour lui c'est pécher. Et en peut aller encore plus loin dans la notion de péché : dans Romains 14, 23 il est écrit : tout ce qui n'est pas sur le principe de la foi est péché. Je continue dans un autre message.La Loi évangélique accomplit les commandements de la Loi. Le Sermon du Seigneur, loin d’abolir ou de dévaluer les prescriptions morales de la Loi ancienne, en dégage les virtualités cachées et en fait surgir de nouvelles exigences : il en révèle toute la vérité divine et humaine. Il n’ajoute pas de préceptes extérieurs nouveaux, mais il va jusqu’à réformer la racine des actes, le cœur, là où l’homme choisit entre le pur et l’impur

Je ne sais pas ce qu'il vous faut (cf supra.) :qu'en fin de compte vous êtes favorable à l'observation de la Loi (adieu les crevettes !)
Bonjour les crevettesAllant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens " pédagogique " (cf. Ga 3, 24) par une interprétation divine : " Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller (...) – ainsi il déclarait purs tous les aliments. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers " (Mc 7, 18-21). En délivrant avec autorité divine l’interprétation définitive de la Loi, Jésus s’est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l’accompagnaient


Je suis d'accord.La Loi a été utile à l'homme pour qu'il comprenne jusqu'à quel point il est pécheur, donc perdu, et donc dans le besoin impérieux d'un sauveur en la personne de Jésus Christ.
Également, ainsi que l'Église Catholique : 578 Jésus, le Messie d’Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d’accomplir la Loi en l’exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement (cf. Jn 8, 46).Le Seigneur a accompli la Loi, c'est à dire qu'il l'a observée à 100 % et en cela il a été le seul. A la Loi s'ajoutent de nombreuses autres exigences telles que décrites lors du sermon sur la montagne.
D'accord et l'Église Catholique ne dit pas autre chose :Mais la notion de péché va encore plus loin : dans Jacques 4, 17 il est écrit : pour celui donc qui sait faire le bien et qui ne le fait pas, pour lui c'est pécher.
D'accord, et l'Église Catholique ne dit toujours pas autre chose :Et en peut aller encore plus loin dans la notion de péché : dans Romains 14, 23 il est écrit : tout ce qui n'est pas sur le principe de la foi est péché. Je continue dans un autre message.
Oui :Le chrétien doit-il donc observer la Loi ? Le chapitre 8 des Romains répond à cette question en indiquant que le chrétien est placé sous "la loi de l'Esprit de vie".
Oui :Il n'en est pas moins vrai que la Loi, qui fait partie de la Parole de Dieu, conserve toute son utilité, soit de manière directe, soit de manière symbolique.

Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot] et 13 invités