Communiqué : Toujours plus d'eugénisme
Publié : sam. 01 mai 2010, 17:35
Ce 7 avril 2010, le CHU de Nantes a été condamné par le tribunal administratif de Nantes pour n’avoir pas détecté avant sa naissance, en janvier 1994, le handicap d’un enfant porteur de trisomie 21. Le CHU se voit contraint, entre autres, de verser à la famille une rente de 60 euros par nuit passée par la personne handicapée au domicile familial depuis le jour de sa naissance et tout au long de sa vie.
Un pas de plus vient d’être franchi dans l’eugénisme. Le mot est fort, parfois nié, mais cet eugénisme, en particulier à propos des bébés atteints de trisomie 21, s’affirme de plus en plus au fil du temps : loi autorisant l’avortement jusqu’au 9ème mois ; dépistage prénatal systématisé qui conduit à identifier 92% des cas de trisomie 21 - identification suivie d’un avortement dans 96 % des cas. Plus récemment, à l’occasion de la révision des lois bioéthiques, on s’est avancé vers une systématisation du dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic préimplantatoire. La discrimination au droit à la vie des handicapés déjà opérée par la loi se manifeste donc dans un eugénisme généralisé et radical dans les faits.
Avec le jugement du tribunal administratif de Nantes, l’eugénisme n’est plus seulement autorisé ou encouragé : ne pas le pratiquer, même « par erreur », est maintenant puni par la loi. Pourtant, ce jugement s’oppose clairement à la loi du 4 avril 2002 relative aux droits des malades stipulant que « Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale ». L’enfant a aujourd’hui 16 ans, ce qui rétroactivement constitue une somme avoisinant les 350 000 euros à payer par le CHU de Nantes. En plus de cette rente le CHU devra verser quelques 51 000 euros, au titre des préjudices subis suite à l’erreur de diagnostic.
En clair, l’hôpital est puni pour le handicap de l’enfant, comme s’il était responsable de sa maladie. Le Parti « SOLIDARITE, Liberté, Justice et Paix » veut tout d’abord témoigner sa solidarité à l’égard des personnes handicapées, de leurs familles, et des nombreuses personnes qui s’investissent à leurs côtés. C’est cette solidarité qui nous pousse à exprimer notre indignation de ce que ce procès ait pu avoir lieu, qui plus est pour déboucher sur une telle condamnation. Il est intolérable qu’on puisse considérer la naissance d’un enfant comme un préjudice, et qui plus est en faire porter la responsabilité à un hôpital. La conséquence de cette condamnation sera l’augmentation du nombre d’avortements « de précaution » dans les hôpitaux ; qu’on soit sûr du handicap ou non.
Le parti « SOLIDARITE, Liberté, Justice et Paix » tient aussi à interpeler l’état français : si d’énormes progrès ont déjà été faits depuis 2005, avec l’apparition des Maisons Départementales des Personnes Handicapées et l’augmentation des allocations liées au handicap, la solidarité nationale reste en-deçà du véritable besoin de compensation que connaissent nombre de personnes handicapées et leurs familles. Il est capital d’accentuer encore l’aide aux personnes handicapées. De même nous savons aujourd’hui que le handicap lié à la trisomie 21 n’est pas une fatalité et que la recherche médicale avance dans la mise au point de traitements efficaces. Cette recherche médicale, dans laquelle s'investit énormément la fondation Jérôme Lejeune, a justement besoin d’être financée et soutenue, au bénéfice de toutes les personnes atteintes de trisomie 21, déjà nées ou à naitre.
A l’heure où quelques 150 cas de ce genre sont en cours d'examen par le Conseil d'État et la Cour de cassation, « SOLIDARITE, Liberté, Justice et Paix » tient à rappeler haut et fort que l’eugénisme, même anténatal, est une pratique inhumaine que l’on n’a en aucun cas le droit d’imposer au milieu médical. Bien au contraire, il est urgent de mettre en place une véritable politique de soutien aux personnes handicapées, tant dans la solidarité matérielle à leur égard que dans la recherche de traitements des maladies causes de handicap.
Un pas de plus vient d’être franchi dans l’eugénisme. Le mot est fort, parfois nié, mais cet eugénisme, en particulier à propos des bébés atteints de trisomie 21, s’affirme de plus en plus au fil du temps : loi autorisant l’avortement jusqu’au 9ème mois ; dépistage prénatal systématisé qui conduit à identifier 92% des cas de trisomie 21 - identification suivie d’un avortement dans 96 % des cas. Plus récemment, à l’occasion de la révision des lois bioéthiques, on s’est avancé vers une systématisation du dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic préimplantatoire. La discrimination au droit à la vie des handicapés déjà opérée par la loi se manifeste donc dans un eugénisme généralisé et radical dans les faits.
Avec le jugement du tribunal administratif de Nantes, l’eugénisme n’est plus seulement autorisé ou encouragé : ne pas le pratiquer, même « par erreur », est maintenant puni par la loi. Pourtant, ce jugement s’oppose clairement à la loi du 4 avril 2002 relative aux droits des malades stipulant que « Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale ». L’enfant a aujourd’hui 16 ans, ce qui rétroactivement constitue une somme avoisinant les 350 000 euros à payer par le CHU de Nantes. En plus de cette rente le CHU devra verser quelques 51 000 euros, au titre des préjudices subis suite à l’erreur de diagnostic.
En clair, l’hôpital est puni pour le handicap de l’enfant, comme s’il était responsable de sa maladie. Le Parti « SOLIDARITE, Liberté, Justice et Paix » veut tout d’abord témoigner sa solidarité à l’égard des personnes handicapées, de leurs familles, et des nombreuses personnes qui s’investissent à leurs côtés. C’est cette solidarité qui nous pousse à exprimer notre indignation de ce que ce procès ait pu avoir lieu, qui plus est pour déboucher sur une telle condamnation. Il est intolérable qu’on puisse considérer la naissance d’un enfant comme un préjudice, et qui plus est en faire porter la responsabilité à un hôpital. La conséquence de cette condamnation sera l’augmentation du nombre d’avortements « de précaution » dans les hôpitaux ; qu’on soit sûr du handicap ou non.
Le parti « SOLIDARITE, Liberté, Justice et Paix » tient aussi à interpeler l’état français : si d’énormes progrès ont déjà été faits depuis 2005, avec l’apparition des Maisons Départementales des Personnes Handicapées et l’augmentation des allocations liées au handicap, la solidarité nationale reste en-deçà du véritable besoin de compensation que connaissent nombre de personnes handicapées et leurs familles. Il est capital d’accentuer encore l’aide aux personnes handicapées. De même nous savons aujourd’hui que le handicap lié à la trisomie 21 n’est pas une fatalité et que la recherche médicale avance dans la mise au point de traitements efficaces. Cette recherche médicale, dans laquelle s'investit énormément la fondation Jérôme Lejeune, a justement besoin d’être financée et soutenue, au bénéfice de toutes les personnes atteintes de trisomie 21, déjà nées ou à naitre.
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Site Internet : http://www.solidarite-france.fr Courriel : solidaritefrance@free.fr
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