Bonjour Vaillefendre,
Vaillefendre a écrit :Pourquoi servir Dieu qui empêche l'être humain d'être ce qu'il est vraiment ?
Parce que Dieu étant notre Créateur, ce n'est qu'en Lui que nous trouverons notre plein accomplissement. Ou comme on dit en philosophie, Dieu est le Bien suprême, le seul capable de nous combler totalement.
Bref, Dieu n'est pas un Sadam Hussein cosmique, c'est un Père. Un Père se doit d'être ferme avec Ses enfants lorsque c'est nécessaire, mais dans un seul but : leur épanouissement.
Vaillefendre a écrit :Pourquoi ne pas servir Satan, qui encourage l'humain à être ce qu'il est ?
Oh non, Satan n'encourage pas l'être humain à être ce qu'il est. Voyez-vous, nous croyons que l'être humain est fait pour aimer et se donner (et être aimé également, bien entendu). Satan, c'est l'orgueil, c'est l'amour de soi (et de sa liberté) plutôt que l'amour de Dieu est des autres. Bref, c'est un repli sur soi.
La liberté de l'Homme n'existe pas pour elle-même, mais pour que l'Homme puisse aimer et se donner librement. Si vous utilisez cette liberté pour vous servir vous-même plutôt que Dieu et vos frères, alors en effet, vous ressemblez à Satan. Mais c'est une voie stérile, qui ne conduit qu'au mal, à la violence, à l’esclavage, à la solitude et à la mort.
Vaillefendre a écrit :Pourquoi se priver de plaisirs sous prétexte que Dieu l'interdit et que c'est "mal" ?
Pour avoir ce qui est supérieur aux plaisirs : le bonheur et la joie.
Comprenez moi bien : dans le catholicisme, les plaisirs ne sont pas un mal, mais ils ne sont pas un but. Chercher le plaisir pour lui même, voilà le mal. Un exemple : il est bon d'avoir du plaisir en mangeant, mais manger simplement pour le plaisir, voilà qui est désordonné.
A cela s'ajoute la notion de sacrifice. Nous croyons en la valeur du sacrifice (petit ou grand) fait par amour : jeûner pour les pécheurs, se priver d'un moment de détente pour aller visiter des SDF dans la rue, ne pas acheter le gâteau vu dans la pâtisserie pour donner l'argent à un pauvre, etc.
Vaillefendre a écrit :Pourquoi ne pas se faire du bien ?
Allons, soyons un peu sérieux. Bien sûr que les catholiques se font du bien, comme vous dites, et qu’ils profitent aussi des plaisirs de ce monde.
Seulement, un chrétien – lorsqu’il vit son baptême – ne fait pas de ces plaisirs le but de sa vie. Bref, le chrétien n’est pas esclave de ses plaisirs, car il peut s’en priver par amour.
Je suis catho depuis un peu plus de 3 ans et je peux vous témoigner que c'est quelque chose de profondément joyeux (à 1000 lieux de cette vision doloriste qu'en ont certains de nos contemporrains un peu trop rapides à juger ce qu'ils ne connaissent pas). Alors, oui, j'ai du faire des sacrifices mais, croyez moi ou non, le Seigneur me donne en retour la joie et le bonheur d'être avec lui. Et rien n'est plus beau, rien n'est plus grisant, rien n'est plus exaltant. Vous pouvez me croire, j'ai fait un benchmark : amour humain, plaisirs divers et variés (dont sexuels, bien entendu), même la drogue (un bref moment)... rien ne m'a jamais rendu aussi heureux que de sentir la présence de mon Dieu, que de me savoir aimé d'un amour éternel, inconditionnel et infini.
Cordialement,