Voici un texte déjà présenté, mais toujours bon à relire (et à méditer), pour les pécheurs que nous sommes tous..
Ne désespérez pas, gardez-vous du désespoir.
Je le répéterai mille fois: si vous péchez tous les jours, faites pénitence tous les jours...
Oui, tu seras sauvé. Parce que le Seigneur a pour les hommes une grande bonté.
Mon espoir n'est pas fondé sur ta pénitence. Ta pénitence ne peut effacer tes crimes, mais bien la clémence de Dieu qui s'y joint aussitôt, qui n'as pas de mesure, qu'aucune parole ne peut expliquer.
Ta malice est celle d'un homme, elle est bornée, la miséricorde qui pardonne est celle de Dieu, elle n'a pas de bornes, elle est infinie.
La malice de l'homme est à la bonté de Dieu ce qu'une étincelle tombant dans l'Océan est à l'Océan.....non, moins encore. L'Océan a des rives, la Bonté de Dieu n'en a aucune.
Saint Jean Chrysostome
Ne désespérez pas
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- coeurderoy
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Re: Ne désespérez pas
La foi d'un pécheur du XIVème s. Gaston Phoebus, comte de Foix :
"Toi qui m'as formé dans le ventre de ma mère, ne me laisse pas choir...Sire, je te confesse ma pauvreté...ma conscience me mord et m'expose les secrets de mon coeur. Avarice me contraint, luxure me souille, gloutonnerie me déshonore, colère me trouble, inconstance m'abat, paresse m'opprime, hypocrisie me leurre...et voilà, Sire, avec quels compagnons j'ai vécu ma jeunesse, ce sont là les amis que j'ai eus, ce sont là les seigneurs que j'ai servis...
Péchés sur péchés toujours j'ai amassés, et les péchés que, de fait, je ne pouvais commettre, par mauvaise cogitation je les faisais...
Mon Dieu et ma miséricorde, je suis confus de te prier par vergogne de ma mauvaise conscience...donne à mes yeux fontaine de larmes et à mes mains largesse d'aumônes...donne moi foi convéniente, espérance et continuelle charité. Sire tu n'as horreur d'aucun sinon du fou qui te nies...ô mon Dieu ! don de mon salut et mon receveur, j'ai péché et tu l'as souffert !"
Une prière franche et cordiale bien loin des formules emperruquées et serviles des oraisons "XVIIème s."
"Toi qui m'as formé dans le ventre de ma mère, ne me laisse pas choir...Sire, je te confesse ma pauvreté...ma conscience me mord et m'expose les secrets de mon coeur. Avarice me contraint, luxure me souille, gloutonnerie me déshonore, colère me trouble, inconstance m'abat, paresse m'opprime, hypocrisie me leurre...et voilà, Sire, avec quels compagnons j'ai vécu ma jeunesse, ce sont là les amis que j'ai eus, ce sont là les seigneurs que j'ai servis...
Péchés sur péchés toujours j'ai amassés, et les péchés que, de fait, je ne pouvais commettre, par mauvaise cogitation je les faisais...
Mon Dieu et ma miséricorde, je suis confus de te prier par vergogne de ma mauvaise conscience...donne à mes yeux fontaine de larmes et à mes mains largesse d'aumônes...donne moi foi convéniente, espérance et continuelle charité. Sire tu n'as horreur d'aucun sinon du fou qui te nies...ô mon Dieu ! don de mon salut et mon receveur, j'ai péché et tu l'as souffert !"
Une prière franche et cordiale bien loin des formules emperruquées et serviles des oraisons "XVIIème s."
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