Les entraillles maternelles de Dieu
Publié : jeu. 11 févr. 2010, 18:51
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,24-30.
Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher.
En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille.
Il lui dit : « Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua : « C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants. » Alors il lui dit :
« A cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d'elle.
Je trouve remarquable de lire que Jésus ne réussit pas à se cacher ! Mais l'Amour pourrait-il se cacher de l'amour d'une mère pour son enfant ? Par la bouche d'Isaïe, Dieu avait déjà dévoilé la grandeur de Son amour en prenant exemple sur l'amour maternel : "Même si par impossible, une mère abandonne son enfant, moi, Ton Dieu, Je ne t'abandonnerai jamais ! " Et donc Jésus se laisse toujours trouver par ceux qui implorent sa miséricorde. Cela n'y ressemble guère dans ce passage, mais à la fin, la païenne atteint le seuil de foi qui, en quelque sorte, "force" le coeur du Seigneur.
Pour s'en convaincre encore, il suffit de remonter à l'origine hébraïque du mot miséricorde: le mot hébreu « Rah'amim » désigne d'abord le sein maternel, puis la tendresse qui en est issue, tendresse miséricordieuse. Il s'agit d'un « pluriel de plénitude » du mot Rehem, ventre maternel. Ce mot désigne les entrailles de Yaweh, les entrailles du Seigneur, issue du sein maternel ( rehem, matrice, uterus )et donc la tendresse maternelle de Dieu pour son peuple et ses enfants, pour les petits et les pauvres.
Mais pourquoi donc le Christ ne donne-t-il pas tout de suite satisfaction à la femme qui le supplie ? Car Son amour est tel qu'Il ne se contentera pas de lui donner ce qu'elle demande, mais en plus Il lui donnera la foi. Il ne faut pas oublier que cette mère est païenne. Elle ne connaît Jésus que de réputation, pour en avoir entendu parler, mais à présent elle lui parle et tout devient possible. En réalité, au travers des "rebuffades" qu'elle subit, elle est entraînée dans la connaissance surnaturelle, dans l'intelligence de l'Amour. Ses yeux vont s'ouvrir et c'est elle-même, par sa réponse, qui annonce que le salut "vient des Juifs" mais s'ouvre à "tous les petits chiens" - c'est ainsi, en effet, que les Juifs désignaient les païens.
Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher.
En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille.
Il lui dit : « Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua : « C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants. » Alors il lui dit :
« A cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d'elle.
Je trouve remarquable de lire que Jésus ne réussit pas à se cacher ! Mais l'Amour pourrait-il se cacher de l'amour d'une mère pour son enfant ? Par la bouche d'Isaïe, Dieu avait déjà dévoilé la grandeur de Son amour en prenant exemple sur l'amour maternel : "Même si par impossible, une mère abandonne son enfant, moi, Ton Dieu, Je ne t'abandonnerai jamais ! " Et donc Jésus se laisse toujours trouver par ceux qui implorent sa miséricorde. Cela n'y ressemble guère dans ce passage, mais à la fin, la païenne atteint le seuil de foi qui, en quelque sorte, "force" le coeur du Seigneur.
Pour s'en convaincre encore, il suffit de remonter à l'origine hébraïque du mot miséricorde: le mot hébreu « Rah'amim » désigne d'abord le sein maternel, puis la tendresse qui en est issue, tendresse miséricordieuse. Il s'agit d'un « pluriel de plénitude » du mot Rehem, ventre maternel. Ce mot désigne les entrailles de Yaweh, les entrailles du Seigneur, issue du sein maternel ( rehem, matrice, uterus )et donc la tendresse maternelle de Dieu pour son peuple et ses enfants, pour les petits et les pauvres.
Mais pourquoi donc le Christ ne donne-t-il pas tout de suite satisfaction à la femme qui le supplie ? Car Son amour est tel qu'Il ne se contentera pas de lui donner ce qu'elle demande, mais en plus Il lui donnera la foi. Il ne faut pas oublier que cette mère est païenne. Elle ne connaît Jésus que de réputation, pour en avoir entendu parler, mais à présent elle lui parle et tout devient possible. En réalité, au travers des "rebuffades" qu'elle subit, elle est entraînée dans la connaissance surnaturelle, dans l'intelligence de l'Amour. Ses yeux vont s'ouvrir et c'est elle-même, par sa réponse, qui annonce que le salut "vient des Juifs" mais s'ouvre à "tous les petits chiens" - c'est ainsi, en effet, que les Juifs désignaient les païens.