Bonjour à tous,
Ouh... ça fait un petit moment que je ne suis pas venu poster quelque chose sur cette chère Cité Catholique... désolé, absence un peu contrainte par d'autres obligations. Je veux juste vous faire partager une petite actu que j'ai commenté ici : Piqûre de rappel sur la responsabilité des catholiques dans la défense de la vie :
« La défense de la vie dans toutes ses manifestations, de son début à sa fin naturelle, doit donc se trouver au premier plan pour les catholiques, conscients de la grande responsabilité qu'ils portent dans la défense de ces principes »
C'est ce que rappelle Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la vie, dans une interview accordée à « ilsussidiario.net » et reprise par L'Osservatore Romano dans son édition du 10 février. Les catholiques ont une grande responsabilité, une responsabilité de premier plan.
Nous sommes touchés et émus, que l'on soit catholique ou pas, par bien des misères et des détresses : les personnes victimes de la faim, les personnes sans logement, l'épuisement des ressources naturelles et la destruction de la planète, le trafic d'enfants, les maltraitances ou les victimes de catastrophes naturelles. Toutes ces tragédies nous bombardent le coeur chaque jour d'un flot d'émotions ou de révoltes. Pourtant, il est des détresses bien installées contre lesquelles ont n'ose plus tellement lutter, ni même vraiment s'indigner.
La défense de la vie, pour les catholiques, doit bien être la première des priorités dans leur engagement social pour quelques raisons très simples. D'abord l'atteinte à la vie humaine, celle que l'on oublie, celle que l'on délaisse et à laquelle on s'habitue, c'est précisément celle qui touche les personnes les plus vulnérables : avortement, euthanasie, manipulations sur les embryons. C'est la vulnérabilité que l'on veut éradiquer, et cette tentation ne touche pas que ceux qui sont favorables à ces pratiques. Car si bon nombre de catholiques y sont opposés, la tentation bien accrochée au corps de se détourner de la personne vulnérable les fait pourtant reléguer trop souvent cette cause au second plan. Je ne me permets pas de porter un jugement, au contraire même. La tentation est là, elle est grande. La foi nous fait reconnaitre l'abomination qu'est l'avortement, par exemple, et nous souscrivons intellectuellement au fait qu'il porte atteinte à une vie humaine (enfin je prends comme catholique de base celui qui est cohérent avec sa foi). Et pourtant nous avons appris à taire notre indignation, ce qui vient de nos tripes et nous retourne le coeur, laissant ce témoignage viscéral pour d'autres causes plus adaptées à notre temps. Pour la défense de la vie, on acquiescera simplement, et l'on condamnera d'un regard de tristesse et de résignation cette machine infernale à côté de laquelle on s'est habitué à vivre.
Certains catholiques engagés pour un monde meilleur diront que l'atteinte à la vie n'est que la conséquence d'un malaise plus profond dans la société, malaise auquel il faut s'attaquer pour espérer que par effet d'enchainement la vie reprenne ses droits naturels. Il me semble que c'est prendre le problème à l'envers. Voyons ce que nous enseigne l'Eglise. Il n'y a pas de mal plus grand que l'atteinte à la vie des personnes innocentes et vulnérables. Tel est l'enseignement de l'Eglise par exemple sur l'avortement provoqué : on ne peut le considérer comme un moindre mal, même au regard de toutes les excellentes raisons qu'on aurait de le vouloir. Car il n'y a pas de mal plus grand.
C'est sur la même logique qu'on peut dire : il ne faut pas rechercher la cause des lois sur l'avortement, ou sur l'euthanasie dans d'autres pays, dans un malaise plus global de notre société, mais plutôt regarder la réalité en face... c'est bien d'un modèle social fondé sur ces lois iniques que nait le malaise en question.
On voudrait probablement le malaise plus global que les seules lois bioéthiques, pour pouvoir plus facilement reléguer au second plan cette cause un peu dérangeante, ou simplement pour ne plus avoir à souffrir chaque jour les nausées. On aimerait bien... j'aimerais bien... que l'atteinte légale et assumée à la vie des personnes les plus vulnérables ne soit qu'une conséquence de plus du matérialisme mercantile ou du libéralisme ou de l'individualisme... Ca me permettrait de m'indigner simplement avec tous mes congénères autour de la machine à café sur ce monde qui se barre en c***, et de dormir tranquille sur le prélévement automatique de mes dons par quelques associations caritatives, faisant à mon petit niveau les efforts d'un mode de vie plus sobre et plus écologique. Tout cela est important et donne une certaine cohérence à ma vie de chrétien, faite de témoignage. Mais cela ne me permet pas de dormir tranquille. Car je n'arrive pas à m'ôter de la tête, même au coeur de la nuit, avec son lot de cauchemars, que tant qu'on persiste à s'octroyer un droit de vie et de mort sur les plus vulnérables, on a tout faux et on ne sortira certainement pas de cette spirale du matérialisme mercantile, libéralisme, individualisme, ...isme...isme...isme... une spirale qui, en tout premier lieu, continue de prendre impunément la vie à nos plus petits.
La responsabilité des catholiques dans la défense de la vie
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La responsabilité des catholiques dans la défense de la vie
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: La responsabilité des catholiques dans la défense de la vie
C'est certainement l'aiguillon dans la chair dont parlait Saint Paul.
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Re: La responsabilité des catholiques dans la défense de la vie
Heureuse de vous lire, Pneumatis. Merci de votre message qui sonne si juste.
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