L'Art du scandale
Publié : jeu. 04 févr. 2010, 15:15
Mes frères, j'ai besoin de vider ma colère.
74 millions d'euros pour une sculpture "L'homme qui marche".
N'y voyez-vous pas une cruauté terrible, un paradoxe ignoble?
Je ne critique ni l'art, ni cette sculpture. Les œuvres d'art ont l'art justement de nous montrer le monde, dans sa beauté ou dans sa laideur. L'art dessine et sculpte l'âme du monde.
On peut rester contempler une œuvre, parce qu'elle est belle, lumineuse, ou bien parce qu'elle appuie là où ça fait mal. L'art, comme l'écriture, permet une prise de conscience du beau ou du mal.
Quel paradoxe cruel que cet "Homme qui marche" de Giacometti.
Un homme préfère mettre 74 millions d'euros pour contempler ce que doit être l'Homme: un homme debout, qui avance vers son avenir, malgré sa fragilité.
Il a mis 74 millions d'euros pour contempler avec ses quelques amis amateurs de beau discours sur la beauté de l'art. Combien aurait-il mis aux enchères pour que ses frères à terre, voutés, écrasés par le poids de la faim, la soif, la souffrance, puissent demain se mettre en marche, debout, vivants?
L'art permet la prise de conscience de ce qu'est notre monde, de ce que nous en faisons. Je ne connais pas l'œuvre ni la vie, ni même les intentions de Giacometti quand il a créé son œuvre. Mais je m'interroge: n'a-t-il pas fait une allégorie de ce qu'est et doit être l'homme? un être vivant, en marche, debout.
C'est bien beau de faire des discours pompeux sur la beauté picturale, la lumière éclatante qui jaillit d'une œuvre, la symbolique qu'elle représente, ou de dire "C'est un génie! Il sait si bien dénoncer telle ou telle chose de notre monde!". Des discours qui mènent où? Ce tableau, cette sculpture va-t-elle vous parler, a-t-elle une âme? Que faisons-nous de nos discours dans la vie concrète, réelle?
Si les artistes ont effectivement du génie, c'est parce qu'ils mettent leur talent au profit de l'humanité. Notre talent pour nous, non artistes, n'est pas de commenter leur génie, de critiquer, mais de faire de leur œuvre d'art une œuvre vivante. Notre intelligence nous permet de sentir ce qu'a montré l'artiste. Prenons le relais. L'art est un tremplin.
Combien de millions donneront les hommes pour que cette sculpture devienne vivante, réelle?
Mettre autant d'argent dans un objet! "Vous ne l'emporterez pas avec vous"... au Paradis j'entends. Alors va-t-on mettre la vie de l'homme aux enchères bientôt? Combien vaut un homme?
L'homme n'est-t-il pas une œuvre d'art vivante? Cette œuvre que Dieu contemple, façonne chaque jour?
L'amour n'a pas de prix, l'homme n'a pas de valeur marchande. Mais l'homme ne mérite pas ce mépris, cette indifférence, ce manque de considération.
Le monde est le plus grand musée du Monde, une œuvre d'art qu'il faut à tout prix admirer, préserver, redorer quand l'image devient terne.
Bien évidemment, je me doute que cet acquéreur ne vient pas sur ce site. Mon discours est vain. Ma colère ne veut pas être vaine. Elle est justifiée.
Mais cette vente aux enchères montre bien à quel point notre attachement au monde matériel, et non à l'homme, à son cœur profond, à son être, à son âme, nous éloigne de la Vérité, nous éloigne de Dieu, nous éloigne de nos frères.
Mes frères, soyons des hommes en marche, debout sur le Chemin de la Vérité, de la charité, de l'Amour, de la fraternité. Nous sommes des sculptures vivantes dans ce grand et beau musée. Si on dit que Dieu nous a racheté, c'est l'Amour infini qui est le seul prix à payer pour faire vivre l'homme, libre, heureux.
Ceux qui étaient présents à cette vente aux enchères "historique", se sont mis debout et ont applaudi. Pour des billets et une sculpture muette.
Applaudissons chaque homme qui aide son frère à se mettre debout, applaudissons cet homme qui lutte pour se mettre debout, encourageons-nous à mettre le prix pour faire de l'œuvre de Dieu une œuvre vivante.
Le plus beau sourire du monde, le plus mystérieux n'est pas celui de Mona Lisa: c'est le sourire qui se dessine sur le visage de l'homme qui se redresse, libre, heureux, vivant, c'est ce sourire lumineux car il est éclairé par la seule et vraie Lumière que personne ne pourra jamais reproduire, dusse-t-il y passer sa vie pour trouver la teinte parfaite.
C'est le sourire invisible, protecteur, confiant, bienveillant et joyeux du Seigneur qui vient œuvrer en nous et pour nous.
74 millions d'euros pour une sculpture "L'homme qui marche".
N'y voyez-vous pas une cruauté terrible, un paradoxe ignoble?
Je ne critique ni l'art, ni cette sculpture. Les œuvres d'art ont l'art justement de nous montrer le monde, dans sa beauté ou dans sa laideur. L'art dessine et sculpte l'âme du monde.
On peut rester contempler une œuvre, parce qu'elle est belle, lumineuse, ou bien parce qu'elle appuie là où ça fait mal. L'art, comme l'écriture, permet une prise de conscience du beau ou du mal.
Quel paradoxe cruel que cet "Homme qui marche" de Giacometti.
Un homme préfère mettre 74 millions d'euros pour contempler ce que doit être l'Homme: un homme debout, qui avance vers son avenir, malgré sa fragilité.
Il a mis 74 millions d'euros pour contempler avec ses quelques amis amateurs de beau discours sur la beauté de l'art. Combien aurait-il mis aux enchères pour que ses frères à terre, voutés, écrasés par le poids de la faim, la soif, la souffrance, puissent demain se mettre en marche, debout, vivants?
L'art permet la prise de conscience de ce qu'est notre monde, de ce que nous en faisons. Je ne connais pas l'œuvre ni la vie, ni même les intentions de Giacometti quand il a créé son œuvre. Mais je m'interroge: n'a-t-il pas fait une allégorie de ce qu'est et doit être l'homme? un être vivant, en marche, debout.
C'est bien beau de faire des discours pompeux sur la beauté picturale, la lumière éclatante qui jaillit d'une œuvre, la symbolique qu'elle représente, ou de dire "C'est un génie! Il sait si bien dénoncer telle ou telle chose de notre monde!". Des discours qui mènent où? Ce tableau, cette sculpture va-t-elle vous parler, a-t-elle une âme? Que faisons-nous de nos discours dans la vie concrète, réelle?
Si les artistes ont effectivement du génie, c'est parce qu'ils mettent leur talent au profit de l'humanité. Notre talent pour nous, non artistes, n'est pas de commenter leur génie, de critiquer, mais de faire de leur œuvre d'art une œuvre vivante. Notre intelligence nous permet de sentir ce qu'a montré l'artiste. Prenons le relais. L'art est un tremplin.
Combien de millions donneront les hommes pour que cette sculpture devienne vivante, réelle?
Mettre autant d'argent dans un objet! "Vous ne l'emporterez pas avec vous"... au Paradis j'entends. Alors va-t-on mettre la vie de l'homme aux enchères bientôt? Combien vaut un homme?
L'homme n'est-t-il pas une œuvre d'art vivante? Cette œuvre que Dieu contemple, façonne chaque jour?
L'amour n'a pas de prix, l'homme n'a pas de valeur marchande. Mais l'homme ne mérite pas ce mépris, cette indifférence, ce manque de considération.
Le monde est le plus grand musée du Monde, une œuvre d'art qu'il faut à tout prix admirer, préserver, redorer quand l'image devient terne.
Bien évidemment, je me doute que cet acquéreur ne vient pas sur ce site. Mon discours est vain. Ma colère ne veut pas être vaine. Elle est justifiée.
Mais cette vente aux enchères montre bien à quel point notre attachement au monde matériel, et non à l'homme, à son cœur profond, à son être, à son âme, nous éloigne de la Vérité, nous éloigne de Dieu, nous éloigne de nos frères.
Mes frères, soyons des hommes en marche, debout sur le Chemin de la Vérité, de la charité, de l'Amour, de la fraternité. Nous sommes des sculptures vivantes dans ce grand et beau musée. Si on dit que Dieu nous a racheté, c'est l'Amour infini qui est le seul prix à payer pour faire vivre l'homme, libre, heureux.
Ceux qui étaient présents à cette vente aux enchères "historique", se sont mis debout et ont applaudi. Pour des billets et une sculpture muette.
Applaudissons chaque homme qui aide son frère à se mettre debout, applaudissons cet homme qui lutte pour se mettre debout, encourageons-nous à mettre le prix pour faire de l'œuvre de Dieu une œuvre vivante.
Le plus beau sourire du monde, le plus mystérieux n'est pas celui de Mona Lisa: c'est le sourire qui se dessine sur le visage de l'homme qui se redresse, libre, heureux, vivant, c'est ce sourire lumineux car il est éclairé par la seule et vraie Lumière que personne ne pourra jamais reproduire, dusse-t-il y passer sa vie pour trouver la teinte parfaite.
C'est le sourire invisible, protecteur, confiant, bienveillant et joyeux du Seigneur qui vient œuvrer en nous et pour nous.