L'Immaculée Conception définie en 1439 !
Publié : mer. 21 sept. 2005, 13:44
Bonjour à tous,
Le dogme de l'Immaculée Conception a été défini officiellement, vous le savez, en 1854, par le Bienheureux Pie IX. Ce qui est bien moins connu, c'est que le concile schismatique de Bâle avait déjà dogmatisé le privilège marial lors de sa trente-sixième session, le 17 septembre 1439. Voici le coeur du décret, la définition solennelle de la conception immaculée de la Très Sainte Vierge Marie Mère de Dieu :
Nous donc, ayant attentivement examiné les autorités et les raisons, qui depuis plusieurs années ont été produites dans un sens comme dans l’autre, au cours de débats publics tenus devant ce saint Concile, et ayant considéré et pesé, en une réflexion approfondie, plusieurs autres éléments à ce sujet, nous définissons et nous déclarons que la doctrine selon laquelle la glorieuse Vierge Marie Mère de Dieu, par une grâce singulière, prévenante et opérante, de la puissance divine, n’a jamais été réellement assujettie au péché originel, mais qu’elle a toujours été préservée de toute faute originelle et actuelle, et qu’elle est sainte et immaculée, [que cette doctrine] est pieuse, conforme au culte de l’Église, à la foi catholique, à la droite raison et à l’Écriture sainte ; qu’elle doit être approuvée, conservée et embrassée par tous les catholiques, et qu’il n’est désormais plus permis à personne de prêcher ou d’enseigner autrement.
Source : Dominique Cerbelaud, Marie, un parcours dogmatique, Les Éditions du Cerf, 2003, p.156. (1)
Il m'a semblé intéressant de mettre en ligne ce texte, qui permet de mieux éclairer la genèse étonnante du dogme de 1854 et de répondre (en partie) aux détracteurs qui repprochent à l'Eglise ses dogmes tardifs du XIXème siècle.
Le dogme de l'Immaculée Conception a été défini officiellement, vous le savez, en 1854, par le Bienheureux Pie IX. Ce qui est bien moins connu, c'est que le concile schismatique de Bâle avait déjà dogmatisé le privilège marial lors de sa trente-sixième session, le 17 septembre 1439. Voici le coeur du décret, la définition solennelle de la conception immaculée de la Très Sainte Vierge Marie Mère de Dieu :
Nous donc, ayant attentivement examiné les autorités et les raisons, qui depuis plusieurs années ont été produites dans un sens comme dans l’autre, au cours de débats publics tenus devant ce saint Concile, et ayant considéré et pesé, en une réflexion approfondie, plusieurs autres éléments à ce sujet, nous définissons et nous déclarons que la doctrine selon laquelle la glorieuse Vierge Marie Mère de Dieu, par une grâce singulière, prévenante et opérante, de la puissance divine, n’a jamais été réellement assujettie au péché originel, mais qu’elle a toujours été préservée de toute faute originelle et actuelle, et qu’elle est sainte et immaculée, [que cette doctrine] est pieuse, conforme au culte de l’Église, à la foi catholique, à la droite raison et à l’Écriture sainte ; qu’elle doit être approuvée, conservée et embrassée par tous les catholiques, et qu’il n’est désormais plus permis à personne de prêcher ou d’enseigner autrement.
Source : Dominique Cerbelaud, Marie, un parcours dogmatique, Les Éditions du Cerf, 2003, p.156. (1)
Il m'a semblé intéressant de mettre en ligne ce texte, qui permet de mieux éclairer la genèse étonnante du dogme de 1854 et de répondre (en partie) aux détracteurs qui repprochent à l'Eglise ses dogmes tardifs du XIXème siècle.
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(1) Je signale que cet ouvrage du père Dominique Cerbelaud, qui contient par ailleurs de nombreux documents de première main, est, par sa méthode et ses postulats, dangereux pour la foi et à déconseiller (il a d'ailleurs fait l'objet d'une note critique de la Conférence des évêques de France : ici).
In Christo,
- VR -
In Christo,
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