Le fruit des entrailles - une récompense
Publié : lun. 21 déc. 2009, 11:48
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
C'est curieux: j'ai bien cherché sur plusieurs sites et l'Evangile d'aujourd'hui, c'est l'Evangile d'hier ! Est-ce que le Seigneur a quelque chose de plus à me dire, quelque chose qui m'a échappé ? Il y a cette expression employée par Elizabeth que l'on retrouve dans nos Ave Maria: "Le fruit de tes entrailles est béni".
D’après mes recherches, l’expression vient de l’hébreu : peri batèn : fruit des entrailles
Les entrailles ne désignent pas seulement le sein maternel, mais plus généralement le ventre, et au sens figuré l’intérieur de l’homme, son « cœur », ses « tripes ». L’expression “ fruit des entrailles ” désigne la fécondité de l’homme, fécondité spirituelle dont le signe est la fécondité physique. Cette fécondité est donc ici présentée, à travers la référence implicite au Deutéronome, comme le résultat (la récompense, le salaire) de celui qui écoute la voix de Yhwh et observe sa Parole.
Ainsi, Elisabeth, à propos de laquelle l’Evangile déclare qu’elle fût « remplie de l’Esprit-Saint, exprime, une fois encore, par cette expression, « fruit de tes entrailles », que Marie est bien le modèle de ceux et celles qui écoutent la parole de Dieu et la gardent.
Voici aussi, pour nous un argument sérieux à opposer à la « nouvelle mouture » de l’Ave Maria dans lequel on dit à présent « Jésus, ton enfant, est béni » - il y a beaucoup plus que « l’enfant béni » dans ce qu’a dit Elisabeth à Marie !
(Et merci, Seigneur, pour ton soutien !)
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
C'est curieux: j'ai bien cherché sur plusieurs sites et l'Evangile d'aujourd'hui, c'est l'Evangile d'hier ! Est-ce que le Seigneur a quelque chose de plus à me dire, quelque chose qui m'a échappé ? Il y a cette expression employée par Elizabeth que l'on retrouve dans nos Ave Maria: "Le fruit de tes entrailles est béni".
D’après mes recherches, l’expression vient de l’hébreu : peri batèn : fruit des entrailles
Les entrailles ne désignent pas seulement le sein maternel, mais plus généralement le ventre, et au sens figuré l’intérieur de l’homme, son « cœur », ses « tripes ». L’expression “ fruit des entrailles ” désigne la fécondité de l’homme, fécondité spirituelle dont le signe est la fécondité physique. Cette fécondité est donc ici présentée, à travers la référence implicite au Deutéronome, comme le résultat (la récompense, le salaire) de celui qui écoute la voix de Yhwh et observe sa Parole.
Ainsi, Elisabeth, à propos de laquelle l’Evangile déclare qu’elle fût « remplie de l’Esprit-Saint, exprime, une fois encore, par cette expression, « fruit de tes entrailles », que Marie est bien le modèle de ceux et celles qui écoutent la parole de Dieu et la gardent.
Voici aussi, pour nous un argument sérieux à opposer à la « nouvelle mouture » de l’Ave Maria dans lequel on dit à présent « Jésus, ton enfant, est béni » - il y a beaucoup plus que « l’enfant béni » dans ce qu’a dit Elisabeth à Marie !
(Et merci, Seigneur, pour ton soutien !)