Les disciples de l'eau et ceux du feu
Publié : dim. 13 déc. 2009, 15:27
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,10-18.
Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! »
Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
Voici donc la foule de ces « violents » qui vont s’emparer du Royaume des cieux avant même l’apparition de Jésus au milieu d’eux, lors de son baptême. Que demandent-ils à Jean ? Quelles sont leurs préoccupations ? Certainement pas des points de la Loi qui leur semblent obscures, ni quels rites ils doivent suivre ! Ils ont bien compris le message de Jean, ils ressentent désormais la nécessité d’un repentir, d’une « réparation ». Et Jean leur donne des directives simples adaptées à leur situation.
C’est le début avant le début, le commencement avant l’ouverture. Comme on voit, dans une salle de concert, les violonistes accorder leurs instruments avant l’arrivée du chef d’orchestre. C’est une joyeuse cacophonie qui précède une interprétation de haut niveau, dirigée par un maître. N’est-ce pas l’image qui transparaît dans cet Evangile ? De fait, le chef d’orchestre va venir, sa baguette est comme une pelle à vanner… Pourquoi cette dureté dans la bouche du baptiste ? C’est qu’il annonce le point de rupture entre ceux qui croient se sauver par le respect extérieur d’une foule de prescriptions, alors que le salut vient pour ceux et celles dont le cœur change et qui sont disposés à aimer.
Je trouve très belle cette comparaison : je vous baptise dans l’eau (je vous « lave la tête »), tandis que Lui, le Messie, vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Car le Christ vient pour jeter l’Amour sur la terre – non comme l’eau d’une fontaine, mais comme un incendie qui se propagera partout… et plus rien, désormais, ne sera comme avant, car l’époque des religions idolâtres est achevée. Aujourd’hui, on entend dire que l’ère chrétienne s’achève – cependant, même les pires ennemis de l’Eglise sont incapables de se doter d’une échelle de valeurs à laquelle le peuple puisse adhérer. Leurs paroles n’atteignent pas le cœur des hommes, mais uniquement leur intelligence, en sorte qu’elles sont toutes vouées au silence – car en dehors de l’Amour, toute compréhension et toute explication de l’univers et de l’homme… finissent dans les tiroirs. Mais celui qui aime, celui-là est déjà établi dans la Vie.
Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! »
Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
Voici donc la foule de ces « violents » qui vont s’emparer du Royaume des cieux avant même l’apparition de Jésus au milieu d’eux, lors de son baptême. Que demandent-ils à Jean ? Quelles sont leurs préoccupations ? Certainement pas des points de la Loi qui leur semblent obscures, ni quels rites ils doivent suivre ! Ils ont bien compris le message de Jean, ils ressentent désormais la nécessité d’un repentir, d’une « réparation ». Et Jean leur donne des directives simples adaptées à leur situation.
C’est le début avant le début, le commencement avant l’ouverture. Comme on voit, dans une salle de concert, les violonistes accorder leurs instruments avant l’arrivée du chef d’orchestre. C’est une joyeuse cacophonie qui précède une interprétation de haut niveau, dirigée par un maître. N’est-ce pas l’image qui transparaît dans cet Evangile ? De fait, le chef d’orchestre va venir, sa baguette est comme une pelle à vanner… Pourquoi cette dureté dans la bouche du baptiste ? C’est qu’il annonce le point de rupture entre ceux qui croient se sauver par le respect extérieur d’une foule de prescriptions, alors que le salut vient pour ceux et celles dont le cœur change et qui sont disposés à aimer.
Je trouve très belle cette comparaison : je vous baptise dans l’eau (je vous « lave la tête »), tandis que Lui, le Messie, vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Car le Christ vient pour jeter l’Amour sur la terre – non comme l’eau d’une fontaine, mais comme un incendie qui se propagera partout… et plus rien, désormais, ne sera comme avant, car l’époque des religions idolâtres est achevée. Aujourd’hui, on entend dire que l’ère chrétienne s’achève – cependant, même les pires ennemis de l’Eglise sont incapables de se doter d’une échelle de valeurs à laquelle le peuple puisse adhérer. Leurs paroles n’atteignent pas le cœur des hommes, mais uniquement leur intelligence, en sorte qu’elles sont toutes vouées au silence – car en dehors de l’Amour, toute compréhension et toute explication de l’univers et de l’homme… finissent dans les tiroirs. Mais celui qui aime, celui-là est déjà établi dans la Vie.