Jésus qui délivre et qui relève
Publié : lun. 07 déc. 2009, 12:44
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : « Quel est cet homme qui dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit : « Pourquoi tenir ces raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés te sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. »
A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »
Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cet épisode, beaucoup de choses à voir aussi. L’an dernier, j’ai lu ce passage de l’Evangile peu après avoir suivi un reportage dans lequel on montrait le cercueil d’un soldat déposé en terre à l’aide de cordes coulissantes. Cette cérémonie avait un caractère officiel : c’étaient ses camarades de combat qui le descendaient ainsi en terre pour lui témoigner leur affection. Peu après, donc, en ouvrant l’Evangile, j’ai cru « voir » la même scène. Cet homme qu’on a ligoté sur sa civière, pour le faire descendre au pied de Jésus, ce pouvait être l’autre, cet inconnu sur l’écran télé, ou moi, ou n’importe lequel de nos proches. Car, en ce qui me concerne, les morts ne dorment pas dans leurs tombeaux, le Seigneur relève les siens – ils ont pris part à Sa mort, ils ont part à Sa résurrection.
Mais aujourd’hui, c’est surtout le côté souffrance que je vois, le fait d’être complètement ligoté par la souffrance. Oh, j’ai fait l’expérience que certaines souffrances morales emprisonnent le corps autant qu’une grosse fièvre ! Et j’ai le sentiment que le Seigneur nous laisse à nouveau un message à propos du mal (la chair et le péché) et du mal (de la souffrance morale et/ou physique). La manière dont Jésus va délivrer cet homme nous indique bien un rapport entre les deux : Il lui remet ses péchés d’abord, et ensuite Il le guérit. Je crois bien que toutes les souffrances en ce monde sont issues du péché. Si leur origine ne tient pas forcément de nos péchés personnels, quand bien même nous n’aurions pas même l’âge de raison, de toute manière, nous porterions quand même la trace du péché d’Adam. Ce n’est pas pour rien que la naissance de Jésus a été accompagnée du massacre des innocents par Hérode – le monde du mal est horriblement froid et cruel (selon Bernanos).
Ce lundi, comme j’ai eu difficile de reprendre le travail ! Toujours cette digestion difficile et cette crainte de la vieillesse ! Je me suis lamenté sur mon sort, puis j’ai prié, puis j’ai voulu me rendormir, puis j’ai prié de nouveau et enfin, je me suis levé. En arrivant à la boutique, comme je trouvais ma prière « nulle », j’ai demandé au Seigneur de l’accepter tout de même pour ceux et celles qui me l’ont demandée. Et en ouvrant mon PC, j’ai découvert qu’une amie m’avait laissé un message me demandant exactement cela… Eh bien, c’est mon partage d’aujourd’hui, ma souffrance s’est trouvée « justifiée » par l’offrande que j’en ai faite et j’ai repris courage.
http://www.youtube.com/watch?v=A1cVe2Yc0Y4
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : « Quel est cet homme qui dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit : « Pourquoi tenir ces raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés te sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. »
A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »
Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cet épisode, beaucoup de choses à voir aussi. L’an dernier, j’ai lu ce passage de l’Evangile peu après avoir suivi un reportage dans lequel on montrait le cercueil d’un soldat déposé en terre à l’aide de cordes coulissantes. Cette cérémonie avait un caractère officiel : c’étaient ses camarades de combat qui le descendaient ainsi en terre pour lui témoigner leur affection. Peu après, donc, en ouvrant l’Evangile, j’ai cru « voir » la même scène. Cet homme qu’on a ligoté sur sa civière, pour le faire descendre au pied de Jésus, ce pouvait être l’autre, cet inconnu sur l’écran télé, ou moi, ou n’importe lequel de nos proches. Car, en ce qui me concerne, les morts ne dorment pas dans leurs tombeaux, le Seigneur relève les siens – ils ont pris part à Sa mort, ils ont part à Sa résurrection.
Mais aujourd’hui, c’est surtout le côté souffrance que je vois, le fait d’être complètement ligoté par la souffrance. Oh, j’ai fait l’expérience que certaines souffrances morales emprisonnent le corps autant qu’une grosse fièvre ! Et j’ai le sentiment que le Seigneur nous laisse à nouveau un message à propos du mal (la chair et le péché) et du mal (de la souffrance morale et/ou physique). La manière dont Jésus va délivrer cet homme nous indique bien un rapport entre les deux : Il lui remet ses péchés d’abord, et ensuite Il le guérit. Je crois bien que toutes les souffrances en ce monde sont issues du péché. Si leur origine ne tient pas forcément de nos péchés personnels, quand bien même nous n’aurions pas même l’âge de raison, de toute manière, nous porterions quand même la trace du péché d’Adam. Ce n’est pas pour rien que la naissance de Jésus a été accompagnée du massacre des innocents par Hérode – le monde du mal est horriblement froid et cruel (selon Bernanos).
Ce lundi, comme j’ai eu difficile de reprendre le travail ! Toujours cette digestion difficile et cette crainte de la vieillesse ! Je me suis lamenté sur mon sort, puis j’ai prié, puis j’ai voulu me rendormir, puis j’ai prié de nouveau et enfin, je me suis levé. En arrivant à la boutique, comme je trouvais ma prière « nulle », j’ai demandé au Seigneur de l’accepter tout de même pour ceux et celles qui me l’ont demandée. Et en ouvrant mon PC, j’ai découvert qu’une amie m’avait laissé un message me demandant exactement cela… Eh bien, c’est mon partage d’aujourd’hui, ma souffrance s’est trouvée « justifiée » par l’offrande que j’en ai faite et j’ai repris courage.
http://www.youtube.com/watch?v=A1cVe2Yc0Y4