Publié : mar. 06 sept. 2005, 0:47
A la demande de Christophe, je repositionne ici mon argument en faveur du libre exercice de la prostitution.
Cet argument ne s’oppose pas à celui de Charles exprimé ci-dessus. Comme lui, je suis d’accord qu’on ne combat pas le péché par le péché. Ce type de raisonnement que la prostitution est nécessaire pour éviter des débordements plus grands est tout simplement odieux. Car alors la prostitution forcée deviendrait justifiable, comme la vaccination forcée, les contrôles de vitesse ou l’internement arbitraire des fous.
Si la prostitution donne lieu souvent à des pratiques esclavagistes, c’est cette contrainte qui est répréhensible (comme est forcément illégitime n’importe quel travail forcé, service militaire ou civil obligatoire, etc.), mais pas la relation consentie entre prostitué(e)s et client(e)s. Une activité entre adultes consentants peut être moralement blâmable, elle ne doit jamais être interdite. (En fait, c’est la morale même qui nous fait devoir de blâmer et interdiction d’interdire – tant qu’il n’y a pas violation du Droit. Il n’y a de morale que dans la liberté.)
Les prostitué(e)s, comme les amateurs de tabac et de drogues diverses, de pornographie, de plongée en apnée, d’alpinisme, de nourritures grasses, vivent dangereusement, parfois immoralement, mais ils ne mettent en danger qu’eux-mêmes, et il n’y a donc aucune raison qu’une autorité quelconque intervienne pour interdire leur pratique.
En revanche, dans une société saine, morale, chrétienne, il appartient à chacun de nous de d’expliquer la nature des dangers auxquels s’exposent ceux qui pratiquent certaines activités (les médecins mettront en garde contre la consommation de graisses ; certains chrétiens seront plus concernés par la prostitution). Il ne s’agit jamais d’interdire, mais de faire prendre conscience.
Christian
Cet argument ne s’oppose pas à celui de Charles exprimé ci-dessus. Comme lui, je suis d’accord qu’on ne combat pas le péché par le péché. Ce type de raisonnement que la prostitution est nécessaire pour éviter des débordements plus grands est tout simplement odieux. Car alors la prostitution forcée deviendrait justifiable, comme la vaccination forcée, les contrôles de vitesse ou l’internement arbitraire des fous.
Si la prostitution donne lieu souvent à des pratiques esclavagistes, c’est cette contrainte qui est répréhensible (comme est forcément illégitime n’importe quel travail forcé, service militaire ou civil obligatoire, etc.), mais pas la relation consentie entre prostitué(e)s et client(e)s. Une activité entre adultes consentants peut être moralement blâmable, elle ne doit jamais être interdite. (En fait, c’est la morale même qui nous fait devoir de blâmer et interdiction d’interdire – tant qu’il n’y a pas violation du Droit. Il n’y a de morale que dans la liberté.)
Les prostitué(e)s, comme les amateurs de tabac et de drogues diverses, de pornographie, de plongée en apnée, d’alpinisme, de nourritures grasses, vivent dangereusement, parfois immoralement, mais ils ne mettent en danger qu’eux-mêmes, et il n’y a donc aucune raison qu’une autorité quelconque intervienne pour interdire leur pratique.
En revanche, dans une société saine, morale, chrétienne, il appartient à chacun de nous de d’expliquer la nature des dangers auxquels s’exposent ceux qui pratiquent certaines activités (les médecins mettront en garde contre la consommation de graisses ; certains chrétiens seront plus concernés par la prostitution). Il ne s’agit jamais d’interdire, mais de faire prendre conscience.
Christian