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Le serviteur infidèle

Publié : mar. 01 déc. 2009, 17:23
par La Chartreuse
Le serviteur infidèle
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Imaginons un des plus grands roi de la terre possédant des milliers de serviteurs. Parmi les serviteurs immédiats de son royaume il en est un qu'il a ramassé dans la rue et à qui il a confié l'entretien de ses écuries et de ses étables en lui disant:

- Je te prends à mon service malgré ton indignité et ton incompétence, tu ne devras jamais ménager ni ton temps ni tes fatigues, tu devras prendre un soin jaloux de ce que je te confie, tu seras logé et nourri, mais je ne te paierai aucun gage.

Au bout d'un certain temps si tu m'as été fidèle, si tu sais m'aimer plus que tout, et tu sais me faire confiance, je te donnerai une récompense sans aucun prix que personne autre que moi ne peux te donner. Acceptes-tu ce que je t'offre?

- Oui maître, je suis prêt à tout pour te plaire et j'aie confiance en toi.

Les années passent, les doutes gagnent le coeur du serviteur, il regarde les autres serviteurs du roi, qui eux sont bien payés pour leur travail et réussissent à s'amasser une fortune personnelle très enviable tout en travaillant beaucoup moins et en s'amusant davantage.

Alors il parle à celui-ci, questionne celui-là et en vient à suivre les conseils de l'un de ses semblables qui réussit à le convaincre que puisque son maître lui demande beaucoup, il est en droit d'exiger beaucoup et qu'il doit demander à son maître une preuve que la récompense qu'il lui a promise sera bien celle qu'il a été dit et que cela vaut réellement la peine qu'il fasse ce qu'il a décidé.

Le serviteur se présente devant son maître et lui dit :

-- Maître, je ne puis continuer ainsi, il faut que tu me prouves que ce n'est pas en vain que tu me fais travailler sans rémunération, en me donnant un aperçu de ce que sera la récompense que tu me donneras.

--Tu doutes de ma parole?

dit le maître

--Non, mais je n'y crois pas assez.

-- Tu n'as donc pas confiance en moi?

répond le maître

--Oui, (dit le serviteur) mais pas assez.

--Tu ne m'aimes donc pas plus que tout au monde, plus que la récompense elle-même?

-- Je t'aime, mais pas assez

--Alors (dit le maître) pour te montrer qu'un serviteur ne peut rien exiger de son maître, je vais te payer. Tu as travaillé pour moi cinq ans, je te donnerai le double du salaire que tu as mérité en compensation des inquiétudes que peut t'avoir causées l'incertitude dans laquelle tu as vécu pendant cinq ans, mais en plus je te donne ta notice, tu n'es plus à mon service.

Va chercher ailleurs un maître plus complaisant et moins exigeant, mais avant de partir je veux te montrer ce que tu aurais gagné si tu étais demeuré fidèle, confiant et si tu avais su m'aimer comme je dois être aimé. Il te restait très peu de temps à persévérer et j'aurais fait de toi mon héritier, je t'aurais donné en partage tout ce que je possède.

Voilà la récompense qui t'attendait, mais tu n'as pas su m'aimer comme je le mérite, alors retire-toi de moi, je te connais plus.

Re: Le serviteur infidèle

Publié : mar. 01 déc. 2009, 18:20
par etienne lorant
La Chartreuse a écrit : --Tu doutes de ma parole?

dit le maître

--Non, mais je n'y crois pas assez.

-- Tu n'as donc pas confiance en moi?

répond le maître

--Oui, (dit le serviteur) mais pas assez.

--Tu ne m'aimes donc pas plus que tout au monde, plus que la récompense elle-même?

-- Je t'aime, mais pas assez

--Alors (dit le maître) pour te montrer qu'un serviteur ne peut rien exiger de son maître, je vais te payer. Tu as travaillé pour moi cinq ans, je te donnerai le double du salaire que tu as mérité en compensation des inquiétudes que peut t'avoir causées l'incertitude dans laquelle tu as vécu pendant cinq ans, mais en plus je te donne ta notice, tu n'es plus à mon service.

Va chercher ailleurs un maître plus complaisant et moins exigeant, mais avant de partir je veux te montrer ce que tu aurais gagné si tu étais demeuré fidèle, confiant et si tu avais su m'aimer comme je dois être aimé. Il te restait très peu de temps à persévérer et j'aurais fait de toi mon héritier, je t'aurais donné en partage tout ce que je possède.

Voilà la récompense qui t'attendait, mais tu n'as pas su m'aimer comme je le mérite, alors retire-toi de moi, je te connais plus.
En vérité, ce maître n'est pas Jésus-Christ. Ce serviteur a été humble, c'est-à-dire qu'il a été vrai en disant : "Je t'aime, mais pas assez", "J'ai foi en Toi, mais pas assez"... C'est là que j'en suis moi-même !

Jamais le Dieu que je connais ne traiterait de semblable façon un serviteur qui répond en regrettant son manque de foi...


Dieu est justice, mais avant tout, il est miséricorde !

D'où tenez-vous ce texte ?

Etienne

Re: Le serviteur infidèle

Publié : mar. 01 déc. 2009, 18:50
par La Chartreuse
etienne lorant a écrit :
En vérité, ce maître n'est pas Jésus-Christ. Ce serviteur a été humble, c'est-à-dire qu'il a été vrai en disant : "Je t'aime, mais pas assez", "J'ai foi en Toi, mais pas assez"... C'est là que j'en suis moi-même !

Jamais le Dieu que je connais ne traiterait de semblable façon un serviteur qui répond en regrettant son manque de foi...


Dieu est justice, mais avant tout, il est miséricorde !

D'où tenez-vous ce texte ?

Etienne
Bonjour, :)

Je l'ai composée

Je pense que vous comprenez mal le sens.

Maintenant, je dois quitter, mais je vais revenir demain si Dieu me prête vie pour l'expliquer si vous le désirez.

Peut être aurai je le temps ce soir.

D’ici ce temps, ne vous en faites pas.


Ps : Cher Étienne connaissez vous le texte la mesure de Dieu?

Bonne journée

Re: Le serviteur infidèle

Publié : mar. 01 déc. 2009, 20:34
par La Chartreuse
etienne lorant a écrit :
La Chartreuse a écrit : --Tu doutes de ma parole?

dit le maître

--Non, mais je n'y crois pas assez.

-- Tu n'as donc pas confiance en moi?

répond le maître

--Oui, (dit le serviteur) mais pas assez.

--Tu ne m'aimes donc pas plus que tout au monde, plus que la récompense elle-même?

-- Je t'aime, mais pas assez

--Alors (dit le maître) pour te montrer qu'un serviteur ne peut rien exiger de son maître, je vais te payer. Tu as travaillé pour moi cinq ans, je te donnerai le double du salaire que tu as mérité en compensation des inquiétudes que peut t'avoir causées l'incertitude dans laquelle tu as vécu pendant cinq ans, mais en plus je te donne ta notice, tu n'es plus à mon service.

Va chercher ailleurs un maître plus complaisant et moins exigeant, mais avant de partir je veux te montrer ce que tu aurais gagné si tu étais demeuré fidèle, confiant et si tu avais su m'aimer comme je dois être aimé. Il te restait très peu de temps à persévérer et j'aurais fait de toi mon héritier, je t'aurais donné en partage tout ce que je possède.

Voilà la récompense qui t'attendait, mais tu n'as pas su m'aimer comme je le mérite, alors retire-toi de moi, je te connais plus.
En vérité, ce maître n'est pas Jésus-Christ. Ce serviteur a été humble, c'est-à-dire qu'il a été vrai en disant : "Je t'aime, mais pas assez", "J'ai foi en Toi, mais pas assez"... C'est là que j'en suis moi-même !

Jamais le Dieu que je connais ne traiterait de semblable façon un serviteur qui répond en regrettant son manque de foi...


Dieu est justice, mais avant tout, il est miséricorde !


Etienne
Il y a une oraison jaculatoire qui dit : Seigneur, je vous aime, mais augmentez ma foi.

L'aveu de notre sentiment de ne pas assez aimer, de ne pas avoir assez confiance ne provoquera jamais la colère de Notre-Seigneur, car comme vous le dites, cela est la manifestation humble de notre incapacité à atteindre cette perfection de l'amour qui semble nous échapper à mesure que grandit notre connaissance de Dieu.

Ce sentiment, Dieu le regarde avec tendresse, il élève vers lui le serviteur qui prend conscience de son inutilité: Quand vous aurez tout fait, dites encore : je suis un serviteur inutile.

Dans cette parabole, c'est un peu comme dans celle des mines... (Lc 19. 11-27)
Alors il parle à celui-ci, questionne celui-là et en vient à suivre les conseils de l'un de ses semblables qui réussit à le convaincre que puisque son maître lui demande beaucoup, il est en droit d'exiger beaucoup et qu'il doit demander à son maître une preuve que la récompense qu'il lui a promise sera bien celle qu'il a été dit et que cela vaut réellement la peine qu'il fasse ce qu'il a décidé.
C'est cela que le Seigneur reproche au serviteur, de penser qu'il est en droit de demander, d'exiger des preuves.

Donc, les paroles du serviteur ne proviennent pas d'un sentiment humble ou d'un désir d'aimer , mais de la méfiance et du doute sur l'amour de son Maitre.

En plus, saint Bernard explique que celui qui aime pour la récompense est un mercenaire et non un aimant. C'est ce que le Seigneur reproche à ce serviteur...
Mon Dieu, je vous aime !

Ce n'est pas pour le ciel que je vous aime, ni parce que ceux qui ne vous aiment pas,

vous les punissez du feu éternel.

A la croix, mon Jésus, vous m'avez pressé sur votre coeur.

Vous avez enduré les clous, le coup de lance,

le comble de la honte, les douleurs sans nombre,

la sueur et l'angoisse, la mort ...

Tout cela pour moi, à ma place, pour mes péchés.

Alors, ô Jésus très aimant, pourquoi donc ne pas vous aimer d'un amour désintéressé,

oubliant le ciel et l'enfer, non pour être récompensé,

mais simplement comme vous m'avez aimé ?

C'est ainsi que je vous aime, ainsi que je vous aimerai :

uniquement parce que vous êtes mon roi, uniquement parce que vous êtes mon Dieu.

Amen. Saint François Xavier

Re: Le serviteur infidèle

Publié : ven. 04 déc. 2009, 17:58
par etienne lorant
La Chartreuse a écrit :
Bonjour, :)

Je l'ai composée
Ah bon, je m'imaginais qu'il s'agissait de GABRIELLE sur le forum Te Deum !

Image

Re: Le serviteur infidèle

Publié : ven. 04 déc. 2009, 19:59
par La Chartreuse
Bonjour, :)

Travaillez-vous pour la police?


Que voulez-vous savoir au juste?

Je vous dis que ce texte est de moi!

Qui y -a-t-il d’étonnant à s’échanger des textes?

Ce discours est inutile pour le bien des âmes.


Bonne soirée