Réflexion sur le repentir
Publié : mer. 18 nov. 2009, 4:02
Je me suis interrogée souvent sur la nature et le sens du repentir.
Je lis parfois sur ce forum, et ailleurs aussi, des commentaires et des prières sur le péché et le repentir qui me semblent bien sombres. Des repentirs où la culpabilité écrase le pécheur, des repentirs qui impliquent le mépris de soi, la honte d'avoir "offensé" Dieu, la peur et l'accablement. Cela me met toujours mal à l'aise et me trouble, car je ne me reconnais pas dans cette façon de voir.
Le repentir m'apparaît plutôt une délivrance, une "reddition" à l'amour, un abandon à Dieu en regrettant mes fautes, en demandant son pardon, mais aussi en n'ayant aucun doute de l'obtenir. Cela peut paraître présomptueux et arrogant, mais il s'agit plutôt de la certitude de sa miséricorde.
J'ai lu un texte relatant une cérémonie pénitentielle tenue à Rome en avril 2006 et présidée par le cardinal James Francis Stafford.
Le cardinal Stafford déclare: "La révélation du coeur transpercé de Jésus est suffisante" et souligne que "c'est l'amour qui doit provoquer le repentir de ses péchés chez le baptisé, lui permettant d'observer les commandements par amour".
Il a ensuite proposé un examen de conscience, qui fut long et précis, au terme duquel il a expliqué: "Réunis autour de la tombe de l'apôtre Pierre, nous rappelons la raison pour laquelle Pierre, repenti et en pleurs, a décidé d'obéir au commandement de Jésus: son amour pour lui. Les pénitents aussi devraient s'efforcer d'observer les commandements seulement par amour. La révélation du coeur transpercé de Jésus est suffisante".
Dans un autre texte, le pape Benoît XVl explique le sens du repentir de Pierre et de son bouleversant échange avec Jésus ("Simon, m'aimes-tu?) :
"L'école de la foi n'est pas une marche triomphale, mais un chemin parsemé de souffrances et d'amour, d'épreuves et de fidélité à renouveler chaque jour. Pierre, qui avait promis une fidélité absolue, connaît l'amertume et l'humiliation de reniement: le téméraire apprend l'humilité à ses dépends. Pierre doit apprendre lui aussi à être faible et à avoir besoin de pardon. Lorsque finalement son masque tombe et qu'il comprend la vérité de son coeur faible de pécheur croyant, il éclate en sanglots de repentirs libérateurs. Après ces pleurs, il est désormais prêt pour sa mission."
suite...
Je lis parfois sur ce forum, et ailleurs aussi, des commentaires et des prières sur le péché et le repentir qui me semblent bien sombres. Des repentirs où la culpabilité écrase le pécheur, des repentirs qui impliquent le mépris de soi, la honte d'avoir "offensé" Dieu, la peur et l'accablement. Cela me met toujours mal à l'aise et me trouble, car je ne me reconnais pas dans cette façon de voir.
Le repentir m'apparaît plutôt une délivrance, une "reddition" à l'amour, un abandon à Dieu en regrettant mes fautes, en demandant son pardon, mais aussi en n'ayant aucun doute de l'obtenir. Cela peut paraître présomptueux et arrogant, mais il s'agit plutôt de la certitude de sa miséricorde.
J'ai lu un texte relatant une cérémonie pénitentielle tenue à Rome en avril 2006 et présidée par le cardinal James Francis Stafford.
Le cardinal Stafford déclare: "La révélation du coeur transpercé de Jésus est suffisante" et souligne que "c'est l'amour qui doit provoquer le repentir de ses péchés chez le baptisé, lui permettant d'observer les commandements par amour".
Il a ensuite proposé un examen de conscience, qui fut long et précis, au terme duquel il a expliqué: "Réunis autour de la tombe de l'apôtre Pierre, nous rappelons la raison pour laquelle Pierre, repenti et en pleurs, a décidé d'obéir au commandement de Jésus: son amour pour lui. Les pénitents aussi devraient s'efforcer d'observer les commandements seulement par amour. La révélation du coeur transpercé de Jésus est suffisante".
Dans un autre texte, le pape Benoît XVl explique le sens du repentir de Pierre et de son bouleversant échange avec Jésus ("Simon, m'aimes-tu?) :
"L'école de la foi n'est pas une marche triomphale, mais un chemin parsemé de souffrances et d'amour, d'épreuves et de fidélité à renouveler chaque jour. Pierre, qui avait promis une fidélité absolue, connaît l'amertume et l'humiliation de reniement: le téméraire apprend l'humilité à ses dépends. Pierre doit apprendre lui aussi à être faible et à avoir besoin de pardon. Lorsque finalement son masque tombe et qu'il comprend la vérité de son coeur faible de pécheur croyant, il éclate en sanglots de repentirs libérateurs. Après ces pleurs, il est désormais prêt pour sa mission."
suite...