- Bientôt les allocations familiales versées directement au mineur et non plus à ses parents. Comme ça, il pourra directement acheter sa drogue, son scooter, flamber son forfait de portable, se ruiner en jeux vidéos, et peut-être même prendre un crédit à la consommation !
Evidemment, pendant ce temps, ce seront toujours les parents qui paieront le caddie de supermarché, les factures, le loyer, les frais de santé et tout le reste. Et eux, pour le coup, ne toucheront plus d'indemnité !
- Autre projet : payer une indemnité au jeune qui vient en cours. Ben voui, la scolarité est obligatoire, mais venir en cours ne va pas de soi. On a le droit de ne pas venir, mais si on vient on a un bon point... heu, non, un salaire. Il faut bien l'indemniser, ce jeune, pour l 'effort monumentale qu'il a fourni à lever les fesses de son lit puis de son scooter, et enfin à ôter ses écouteurs de ses oreilles et à lever les yeux de son portable, avant de reprendre son somme au fond de la classe.
Ah bon ? C'est n'est qu'à l'essai dans un seul département ? Ah oui, bien sûr, si ça ne marche pas, on reviendra en arrière, n'est-ce pas ? Après avoir soulevé la colère des élèves privés de leur hochet, et donc mis le bazar dans les établissements... Non, franchement, je ne crois pas que l'on reviendra en arrière, du moins avec les dégonglés médiatiques et démagogues du gouvernement...
C'est ce que l'on appelle de l'éducation, je crois... Euh, personnellement, je trouve que c'est quand même mieux quand ce sont les parents qui s'en chargent, plutôt que les débiles que l'on a à la tête de l'Etat...
L'Etat voudrait-il se substituer aux parents ?
- Souricette
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L'Etat voudrait-il se substituer aux parents ?
En croyant à des fleurs, parfois on les fait naître.
(Edmond Rostand)
(Edmond Rostand)
Re: L'Etat voudrait-il se substituer aux parents ?
Bonjour,
Ce constat est alarmant. On est en pleine crise d'éducation de la jeunesse, et malgré cela, on persiste dans la permissivité. La lutte contre l'absentéisme en est une preuve manifeste ! Pourquoi garder des élèves qui ne viennent pas en cours, qui ne se scolarisent que pour garder un statut et surtout pas pour apprendre ? La notion d'obligation scolaire est en soi une bonne idée, mais très mal appliquée en pratique.
Songez par exemple qu'un élève exclu d'un établissement a un droit automatique à retrouver une place dans un autre établissement s'il le demande ! C'est quand même incroyable qu'un tel élève puisse conserver ce droit, alors qu'il n'a pas respecté les règles élémentaires de l'établissement dans lequel il a eu la chance d'étudier. De même, un élève absentéiste est rarement radié, ou alors après 60 demi-journées d'absences ! (et encore, lorsque l'inspection veut faire quelque chose, en pratique, elle ne fait rien). J'ai connu des situations d'absentéisme graves, l'élève ne venant jamais en cours, et il n'était pas radié de l'établissement, malgré 2 ou 3 signalements à l'inspection académique. Pire, ces élèves sont autorisés à se réinscrire l'année suivante !
Les règles sont donc beaucoup trop permissives, et si l'élève était sanctionné de façon juste, on n'assisterait pas à ces dérives (et aux propositions délirantes que vous avez citées, par exemple la cagnotte). Par exemple, on peut imaginer qu'un élève absentéiste ou exclu soit radié de son établissement beaucoup plus vite, et qu'il soit scolarisé dans un autre département. Comme cela, les parents et lui assumeraient une scolarité rendue plus difficile de leur seul fait.
Bref, tant que cela ne viendra pas d'en haut (i.e. du ministère), on aura toujours une jeunesse à la dérive, et une inégalité entre les familles.
Bien à vous,
Ce constat est alarmant. On est en pleine crise d'éducation de la jeunesse, et malgré cela, on persiste dans la permissivité. La lutte contre l'absentéisme en est une preuve manifeste ! Pourquoi garder des élèves qui ne viennent pas en cours, qui ne se scolarisent que pour garder un statut et surtout pas pour apprendre ? La notion d'obligation scolaire est en soi une bonne idée, mais très mal appliquée en pratique.
Songez par exemple qu'un élève exclu d'un établissement a un droit automatique à retrouver une place dans un autre établissement s'il le demande ! C'est quand même incroyable qu'un tel élève puisse conserver ce droit, alors qu'il n'a pas respecté les règles élémentaires de l'établissement dans lequel il a eu la chance d'étudier. De même, un élève absentéiste est rarement radié, ou alors après 60 demi-journées d'absences ! (et encore, lorsque l'inspection veut faire quelque chose, en pratique, elle ne fait rien). J'ai connu des situations d'absentéisme graves, l'élève ne venant jamais en cours, et il n'était pas radié de l'établissement, malgré 2 ou 3 signalements à l'inspection académique. Pire, ces élèves sont autorisés à se réinscrire l'année suivante !
Les règles sont donc beaucoup trop permissives, et si l'élève était sanctionné de façon juste, on n'assisterait pas à ces dérives (et aux propositions délirantes que vous avez citées, par exemple la cagnotte). Par exemple, on peut imaginer qu'un élève absentéiste ou exclu soit radié de son établissement beaucoup plus vite, et qu'il soit scolarisé dans un autre département. Comme cela, les parents et lui assumeraient une scolarité rendue plus difficile de leur seul fait.
Bref, tant que cela ne viendra pas d'en haut (i.e. du ministère), on aura toujours une jeunesse à la dérive, et une inégalité entre les familles.
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Re: L'Etat voudrait-il se substituer aux parents ?
Je suis tout à fait daccord sur le fond, parce qu'avec de telles mesures, où on mendie la présence de l'élève, on renforce la vision négative des familles et des élèves sur l'école, l'éducation et les enseignants, l'enfonçant avec mépris dans leur soi-disante inefficacité.Cgs a écrit : Pourquoi garder des élèves qui ne viennent pas en cours, qui ne se scolarisent que pour garder un statut et surtout pas pour apprendre ?
J'ai connu des situations d'absentéisme graves, l'élève ne venant jamais en cours, et il n'était pas radié de l'établissement, malgré 2 ou 3 signalements à l'inspection académique. Pire, ces élèves sont autorisés à se réinscrire l'année suivante !
Les règles sont donc beaucoup trop permissives, et si l'élève était sanctionné de façon juste, on n'assisterait pas à ces dérives (et aux propositions délirantes que vous avez citées, par exemple la cagnotte).
C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire pour restaurer l'image de l'éducation nationale.
Mais sur la forme, attention quand même à ne pas ajouter de galère aux galères; l'absentéïsme peut aussi être le fait d'un jeune mal dans sa peau, en prise avec des problèmes familiaux ou culturels qui le dépassent et l'enferment dans un comportement contraint. Meirieu dans ses travaux a toujours souligné que la violence était le refuge
des jeunes à qui il manquait les mots, la culture, et c'est pour cette raison qu'il est un fervent défenseur de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. Nos gouvernants ont en charge un pays à limiter dans le comprotement violent dans face aux problème que la société posera à ses futurs citoyens adultes, et là est l'enjeu de la scolarisation aujourd'hui des élèves de LEP, qui sont déjà en échec dans un cursus majoritaire, qui ont déjà un travail d'image de soi à restaurer, et d'image de l'école aussi, car depuis leur seconde année de maternelle, c'est bel et bien parce qu'ils ne pouvaient pas "suivre normalement", qu'ils se sont un jour retrouvés en LEP.
Mais pour en revenir au début, effectivement, lancer une histoire de sous comme récompense pour ensuite revenir en arrière, aïe!
Pourtant les profs ne cessent de sensibiliser leurs élèves au fait que la plus belle des récompense est celle du résultat de son effort, la plus gratifiante psychiquement aussi. C'est tellement vrai que dans notre cerveau, les structures liées à l'effort, à l'activité, sont collées à celles liées au plaisir (c'est pas de moi, c'est de "Science et sport" de septembre).
- Souricette
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Re: L'Etat voudrait-il se substituer aux parents ?
Votre constat est vrai, mais la solution proposée par le gouvernement est l'exact inverse de ce qu'il faut faire.
Le proviseur du lycée-test dans lequel les élèves seront rémunérés pour leur venue en classe a déclaré qu'il trouve cela tout à fait normal, tout travailleur attendant sa paye en fin de mois.
Sauf qu'il oublie une chose : un travailleur produit quelque chose : service, objet manufacturé, ou autre. Les élèves, eux, reçoivent un savoir. Ils reçoivent un don, et loin de leur apprendre à le recevoir comme tel, on veut leur faire croire que cela s'apparente à un type de travail rémunérable. Bref, tout est à l'envers dans la tête de ce proviseur, et il ferait mieux de vendre lui-même des savonnettes plutôt que de se piquer d'enseignement.
D'autre part, qui va financer tout cela ? On ne manque pourtant pas une occasion de nous rappeler que nous sommes en période de crise, que l'Etat n'a pas d'argent et qu'il ne peut même plus vous rembourser vos médicaments.
De mieux en mieux dans la politique du grand n'importe quoi...
Le proviseur du lycée-test dans lequel les élèves seront rémunérés pour leur venue en classe a déclaré qu'il trouve cela tout à fait normal, tout travailleur attendant sa paye en fin de mois.
Sauf qu'il oublie une chose : un travailleur produit quelque chose : service, objet manufacturé, ou autre. Les élèves, eux, reçoivent un savoir. Ils reçoivent un don, et loin de leur apprendre à le recevoir comme tel, on veut leur faire croire que cela s'apparente à un type de travail rémunérable. Bref, tout est à l'envers dans la tête de ce proviseur, et il ferait mieux de vendre lui-même des savonnettes plutôt que de se piquer d'enseignement.
D'autre part, qui va financer tout cela ? On ne manque pourtant pas une occasion de nous rappeler que nous sommes en période de crise, que l'Etat n'a pas d'argent et qu'il ne peut même plus vous rembourser vos médicaments.
De mieux en mieux dans la politique du grand n'importe quoi...
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