Guy a écrit :archi a écrit :Or aucun texte Conciliaire n'est accompagné d'anathème, ou de caractère explicitement obligatoire sur des points concernant la foi et les moeurs. Je ne vois pas ce qu'on peut faire mieux!
Paul VI, à ma connaissance, a parlé concernant l'autorité du Concile de Magistère ordinaire et universel... Ce sont bien des textes magistériels (comme les encycliques) mais il n'y a nulle obligation d'y adhérer à 100%.
Paul VI dans un discours du 12 janvier 1966, a défini le Magistère du dernier Concile comme «Magistère ordinaire suprême». Si nous ne voulons pas reconnaître une telle autorité au Concile, il faut admettre que nous somme obligé de le faire en rapport du Magistère de tous les évêques en union avec l'évêque de Rome et qui depuis près de 50 ans enseignent les doctrines du Concile, demandant une totale adhésion d'après ce qu'affirme le Concile Vatican I:
« Il faut croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole divine écrite ou transmise, et qui est proposé par l’Église comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit dans son magistère ordinaire universel ».
Qu'est-ce-que le "magistère ordinaire suprême"? On entend tantôt le Magistère ordinaire "universel", tantôt ordinaire tout court, tantôt le Magistère "authentique...".
Telle que je comprends la doctrine sur l'autorité du Magistère, il y a pour faire simple 2 types de Magistère (des évêques et du Pape):
- le Magistère extraordinaire, qui se reconnaît principalement au fait que le texte proposé est obligatoire, donc qu'il
lie les fidèles: lorsqu'il concerne la foi et les moeurs, puisque l'Eglise ne peut obliger les fidèles à tenir des doctrines contraires à la foi, il est donc infaillible, et irréformable parce que l'Eglise ne peut se contredire.
- le Magistère... appelez-le comme vous voulez, "ordinaire" ou "authentique". Il est infaillible, de foi et obligatoire lorsque tous les évêques, réunis ou dispersés, enseignent la même chose, et il va de soi que la Vérité ne changeant pas dans le temps, l'accord avec ce qu'enseignaient les générations précédentes est indispensable. Bref, on en revient au critère de catholicité de St Vincent de Lérins, "ce qui a toujours été cru, partout et par tous". Et le critère qui permet de vérifier si un texte donné est en accord avec ce dépôt infaillible, c'est justement l'accord avec la foi de l'Eglise de toujours, qui n'est pas toujours facile à déterminer. D'où la nécessité, parfois (je pense qu'on ne doit pas en abuser), du Magistère extraordinaire quand il revient à l'autorité légitime de trancher pour mettre fin aux hérésies. Par lui-même, le texte n'est pas nécessairement infaillible, et point important, il ne
lie pas les fidèles. Ce qui ne veut absolument pas dire que ce texte n'a aucune autorité.
Si cette conception est erronée, merci d'indiquer précisément pourquoi.
Les textes de Vatican II ressortent clairement de la 2e catégorie. Les encycliques papales aussi (sauf exception que je ne connais pas, mais je n'y ai jamais vu de mention d'obligation). Je pense bien sûr qu'une constitution dogmatique de Vatican II a au moins autant d'autorité qu'une encyclique. Et il va de soi qu'une encyclique papale n'est pas une simple fantaisie.
Donc, si nous prenons un exemple qui a fait et fait couler beaucoup d'encre encore vis à vis des intégristes, la doctrine de la liberté religieuse dans la déclaration Dignitatis Humanae no. 2, il y a pour tous les fidèles une obligation de croire, d'exercer l’acte de foi et non pas seulement une obligation d’avoir envers elle du respect.
Désolé mon Père, mais avec votre respect, ce que vous dites contredit explicitement la volonté exprimée par les pères Conciliaires. Il n'y a
pas obligation de croire, elle n'est exprimée nulle part, et je ne vois pas comment vous pourriez obliger à croire des textes contre la volonté de leurs auteurs.
Benoît XVI, dit la même chose et la souvent répété plusieurs fois.
J'aimerais bien voir la source. Quand bien même ce serait le cas, seul un jugement solennel peut rendre ces textes définitifs, infaillibles et contraignants pour les fidèles (je doute d'ailleurs fortement que l'intégralité des nombreux textes conciliaires puisse être solennisée).
Encore une fois, je n'ai rien contre ces textes conciliaires, mais il faut être un minimum cohérent, vouloir rendre contraignants des textes qui n'ont pas été voulus comme tels est un contresens total et empêche à mon sens la pleine mise en oeuvre du Concile.
In Xto,
archi.