L'espéranto est une bone idée à la base, mais l'anglais rempli déjà très bien ce rôle (partout où j'ai pu voyager en Europe, j'ai pus discuter en anglais sans probléme).
Donc, il n'y a qu'en France que les gens sont mauvais en anglais. Si je résume, la solution est le status quo partout (vu que tout le monde maîtrise déjà l'anglais), et un renforcement de l'anglais en France pour arriver à une nation bilingue. Ou mieux encore, tous les jeunes Français devront passer un semestre ou deux dans leur scolarité en Grande-Bretagne.
D'autant qu'avec les partenariats entre les écoles européennes, ceci n'est plus vraiment difficile.
Même dans une école d'ingénieurs (ce que tout le monde ne fait pas loin s'en faut), ils sont loin d'envoyer tout le monde à l'étranger. La plupart du temps, il faut qu'il y ait des résultats dans la moyenne supérieure, et un projet professionnel cohérent derrière.
Donc comment démocratiser le bilinguisme pour toute une classe d'âge qui arrive
au niveau du bac ?
L'espéranto est une bone idée à la base, mais l'anglais rempli déjà très bien ce rôle (partout où j'ai pu voyager en Europe, j'ai pus discuter en anglais sans probléme).
Oui, l'anglais serait presque la langue idéale au plan international, avec juste 2-3 petites modifications :
-une seule norme internationale fixée, avec un nombre de mots limité que tout le monde est censé connaitre (500 000 mots, c'est beaucoup trop)
-virer les pluriels irréguliers et généraliser le s
-laisser tomber les 280 verbes irréguliers et prendre pour tous les verbes la terminaison -ed
-laisser tomber les 9 temps du passé aussi difficiles à manier avec finesse au profit d'un système un peu plus carré.
-instaurer un accent tonique régulier sur tous les mots (par exemple, sur la première syllabe)
-réforme de l'orthographe pour écrire l'anglais comme il se prononce (mission très difficile sans perdre la littérature existante)
-laisser tomber les doublets innombrables et en choisir un seul sur les deux (freedom-liberty)
-virer les phrasal verbs et autres tournures idiomatiques bizarres innombrables au profit des verbes standards existants ( let's hear him out-> let him say everything he wants)
-une formation plus cohérente des mots dérivés : des trucs comme weapon->disarmament, unable->inability, ça n'existe que dans les langues européennes et c'est franchement bof pour le travail de mémoire (l'apprentissage bête et méchant de listes remplace la logique du cerveau)...
-généraliser d'autres structures, comme la possibilité de faire des verbes ou des adjectifs, à partir de noms, si possible de façon un peu plus claire que dans le système actuel.
-donc trouver une solution à l'ambiguité syntaxique de l'anglais, qui est un grave problème dans les documents diplomatiques, commerciaux, scientifiques ou officiels
-etc et j'en passe.
Certaines de ces réformes seraient fortement souhaitables mais changeraient complètement la langue : d'autre part, que faire des polysémies innombrables du vocabulaire de base (20 000 sens pour 800 mots) ? Que faire des nombreux mots monosyllabiques mal différenciés et difficiles à entendre (très dangereux pour l'usage des aviateurs) ? Que faire des nombreuses voyelles et diphtongues difficiles à différencier, et des nombreux sons qui n'existent pas dans la plupart des langues ?
Un autre problème intrinsèque à l'anglais, et dont on ne se rend pas vraiment compte en tant qu'étrangers, en plus de la grande difficulté à le prononcer correctement, c'est son
caractère hautement idiomatique. L'anglais parlé par des étrangers fait à peu près le même effet à un anglophone que la phrase suivante le fait pour nous :
On était de l'opinion que c'était nécessaire à faire baisser les nouvelles taux hypothécaires. 
Et le pire, c'est que les phrases anglaises en question sont souvent correctes grammaticalement, même si eux ne parleront jamais comme ça. Alors, bien sûr, vous allez me dire qu'on se comprend toujours (même si le sentiment d'égalité en prend un coup à cause du
ridicule !).
A part ça, l'anglais est parfait bien sûr (du moins, pour les anglophones natifs, c'est déjà ça).
