Homme et femme il les créa…à son image il les créa…
…si seulement on écoutait ce que le Seigneur nous dit à travers les 2000 ans de théologie développée sous l’inspiration de l’Esprit Saint plutôt que de tout ramener à nos petites mœurs contemporaines où chacun y va à partir de son besoin de reconnaissance (légitime pour la femme dont la dignité a été plus que bafouée au fil des âges et des cultures).
Bref, ceci dit, je crois que la réponse théologique se trouve dans l’ensemble de TOUTE la Révélation que Dieu fait de Lui-même et de l’humain (homme et femme) dans Sa Parole. La Bible, entre autres le Cantique des cantiques ainsi que plusieurs prophètes, Osée, Isaïe, Jérémie nous présente la relation de Dieu avec son peuple en des
termes nuptiaux :
L’Époux (Dieu, le Christ, le Bien-Aimé), pôle masculin et
l’Épouse (l’Humanité rachetée, l’Église), pôle féminin.
Dieu a voulu remettre de l’ordre dans le désordre que nous avons crée à la suite du péché originel. Nous sommes partis de Ish-Isha (dont les différentes lettres, en hébreux – cela n’apparaît pas dans la traduction Française - forment le tétragramme sacré YHWH. Ce qui veut dire que Dieu apparaît dans la communion des différences : Ish-Ish, Dieu n’apparaît pas; Isha-Isha, Dieu n’apparaît pas; Ish-Isha, v’la t-y pas que Dieu apparaît ! Avis aux tenants des « mariages homosexuels »), HOMME et FEMME créés à son Image égal en dignité mais DIFFÉRENTS (l'altérité...seule condition de l'Amour : communion dans les différences et non con-fusion dans l'identique), ayant reçu des charismes propres à chacun et appelés à la communion dans la différence des complémentarités pour en arriver après Genèse 3 au masculin versus le féminin : « c’est pas moi c’est la femme ! Que tu as mis à côté de moi ! » Adam accuse Dieu d’avoir mis cette créature auprès de lui alors que quelques instants avant, il louait cette chair de sa chair et ces os de ses os. La femme : "c’est pas moi c’est le serpent !" Et puis, on se repli sur soi...on s’accuse... Homme et femme, créés pour se compléter mutuellement sont devenus Mâle et Femelle (terme généralement attribué aux animaux…c’est pour dire…jusqu’où nous sommes tombés).
Toute cette intro pour en venir au sacerdoce ministériel. La petite Thérèse se sentait avoir la vocation pour être prêtre. Elle en rêvait de tout son cœur pour dire au Seigneur (en substance) : « à la seule prononciation des paroles de consécration Tu descendrais du ciel, Tu obéirais à ma voix, mon Dieu »… et pourtant, elle a cru bon d’obéir à l’Église parce qu’elle a réalisé que la seule manière d’être utile à l’Église et de sauver des âmes étaient l’obéissance et l’humilité. Elle a pourtant offert sa vie sur la Patène comme une hostie vivante et sainte. Elle a compris que son rôle, en tant que femme de l’Église étaient d’enfanter des prêtres à l’Église et Dieu sait combien cet enfantement a pu être un martyr d’Amour ! Son rôle n’est pas moins important que celui d’un prêtre, puisque c’est elle, par sa prière, qui a fait de ce prêtre (par exemple l’abbé Béllière), un saint prêtre.
Qui a été fait Docteur de l’Église ? Thérèse de Lisieux ou l’abbé Béllière ?
Le prêtre est Sacrement de la présence du Christ. « Sacrement » veut dire : « signe efficace, signe concret ». On ne peut que se soumettre à cette volonté explicite du Seigneur d’avoir choisi des hommes pour ce ministère, sinon, Il a créé un sacré précédent. Si le Christ était un homme (on ne va pas nier cette évidence historique comme certain ont tenté de le faire sur un autre forum : « on ne sait pas s’il était homme ou femme, personne ne l’a jamais vu » ai-je lu ! Alors qu’on parle du Fils de Dieu, du Fils de l’Homme, du Fils de David, etc.) et qu’Il est l’Époux qui, sur la Croix, épouse l’Humanité, l’Église qui est son épouse, son peuple (hommes et femmes), ne peut pas donner des femmes prêtres, puisque ce n’est pas la vocation à laquelle elle a été appelée selon les charismes qu'elle a reçus. L’Église, la Femme, Elle est Mère dans sa substance, elle est essentiellement féminine et est épousée par l’Époux, qui est le Christ et qui est dans le prêtre, homme, dans le Sacrement de l'Ordre. Il faut prendre du recul pour voir tout le portrait à partir de toute la Révélation (et le dévleoppement dans la Tradition et le Magistère) et non à partir de bout de versets glanés ici et là.
Exupère, lorsque vous recevez le Christ dans la Communion vous ne vous sentez pas "épouse", ce mot féminin serait plutôt attribuable à votre
âme qui est épousée à ce moment là et non à la personne masculine de Exupère...vous voyez ? Il est l'Époux de notre âme...qui est la partie sensible, douce, humaine, profonde...féminine peut-être de notre être.
Jésus, à Sainte Faustine lui assure : « sache ma fille que lorsque tu entres dans le confessionnal, c’est moi qui se dissimule derrière le prêtre ».
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)