Re: Oecuménisme et concile Vatican II
Publié : jeu. 03 janv. 2019, 21:26
Très juste. Que signifie au juste l'ouverture, rien car l'extérieur est tout et son contraire; très dangereux.
Absolument. J'ajoute une complication de plus: que signifie catholicisme? Faut distinguer le magistère suprême des postconciliaires locaux (dans leur moyenne, et selon les pays, les francophones ont fait plus d'erreurs). Quand le catéchisme est-il prêché assidument? Quand il a été publié en 92, Gaillot a tout de suite dit qu'il avait déjà des rides, Julien Harvey, ex-provincial des défunts jésuites du Canada francais, qu'il ne serait pas très utile....prodigal a écrit : ↑jeu. 03 janv. 2019, 19:08
Mais mon hypothèse, que je soumets à votre critique, est qu'on a confondu œcuménisme et recherche de compromis, comme si maintenir et même affirmer la différence entre le catholicisme et les autres confessions chrétiennes était réactiver la discorde. Si mon hypothèse est la bonne, il est alors compréhensible que le catholicisme, dans l'affaire, ait perdu en lisibilité, et qu'il y ait désormais du mal à répondre simplement à la question : être catholique, qu'est-ce que cela signifie concrètement?
Excellente question. Ma réponse courte (opinion seulement, je suis l'hypothèse de Louis Rade) est plutot non. On a suivi inconsciemment d'abord et avant tout le consumérisme 1960-1980, l'oecuménisme fut juste un prétexte, comme le biblisme (qui peut être contre la bible? et hop la censure du dogme passe avec). La messe à gogo (vraiment à gogo) zoie et partaze n'est d'ailleurs pas particulièrement "oecuménique", c'est autre chose.Carhaix a écrit : ↑jeu. 03 janv. 2019, 18:25 Le vrai sujet de l'œcuménisme, ce serait peut-être l'incidence de ce principe dans la vaste réforme entreprise à l'intérieur de l'Église, dans sa pastorale, mais aussi dans sa catéchèse, pour la rendre, sur le long terme, suffisamment affaiblie dans ses repères traditionnels, et maléable, dans une perspective de rapprochement avec le protestantisme. Voilà la question à élucider. La réforme liturgique, l'affaiblissement des Sacrements (je pense à la confession qui a quasiment disparu dans les années 70, et qui reste aujourd'hui difficile d'accès sur de larges territoires), et le renoncement au catéchisme (enseignement remplacé par des ateliers ludiques), est-ce que ces trois réformes ont été entreprises dans le but de favoriser l'œcuménisme ? Sans compter la destruction des repères culturels catholiques. C'est la question que l'on peut se poser.