Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Boris
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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lilou14 a écrit :"de SOIGNER les personnes homosexuelles"????????
je connaissais le cancer,le sida,le rhume,la grippe,la peste,le choléra,mais l'homosexualité comme maladie je connaissais pas encore tiens!
Les lobbies homosexuels ont obtenu il y a 2 ans que l'homosexualité soit retirée de la liste des maladies auprès de l'OMS.
Donc jusqu'il y a 2 ans, le monde entier reconnaissait que c'est une maladie.

Au USA, les lobbies homosexuels ont interdit ce type de traitement dans certains états.
De quoi ont-ils peur ?

lilou14 a écrit :tu dis que c'est a l'adolescence qu'on devient ou non homo, alors comment explique tu les gens qui,dés leur plus jeune age,préfèrent joué au docteur avec leurs camarades du même sexe...c'est bien qu'ils sont nés ainsi,non?
Vous en connaissez beaucoup ?
Il y a effectivement certaines personnes (très rare tout de même) qui ont une homosexualité qui se révèle très tôt.
Néanmoins, je ferai remarquer qu'il y un premier amour du parent de sexe opposé chez les tout-petits.
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Popeye
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Boris a écrit :Les lobbies homosexuels ont obtenu il y a 2 ans que l'homosexualité soit retirée de la liste des maladies auprès de l'OMS.
Donc jusqu'il y a 2 ans, le monde entier reconnaissait que c'est une maladie. Aux USA, les lobbies homosexuels ont interdit ce type de traitement dans certains états. De quoi ont-ils peur ?
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Charles
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Message non lu par Charles »

Boris a écrit :il y a un premier amour du parent de sexe opposé chez les tout-petits.
N'importe quoi. Les enfants aiment leurs parents mais pas sexuellement. C'est Freud qui a inventé cela pour justifier la pédophilie : que ce sont les enfants qui désirent et séduisent les adultes. Sous l'influence de Wilhelm Fliess, Freud a renoncé à admettre le traumatisme infantile (enfant victime sexuelle des adultes) et lui a substitué le pervers polymorphe (enfant séducteur de l'adulte). Freud sacrifie l'enfant, de la victime innocente, il fait un coupable... Il viole une deuxième fois l'enfant par le mensonge et la mythologie dont il recouvre sa souffrance...
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par Métazét »

Bonsoir,

Je reviens sur l'enfilade avec Tyty. Je ne suis d'accord ni avec lui, ni avec ses détracteurs. Ou plutôt, je suis un peu d'accord avec les deux (dit comme ça, ça fera moins polémique :)).

J'aurais tendance à dire que l'homosexualité est à la fois inférieure et différente de l'hétérosexualité, mais que l'idéal est encore la bisexualité vraie.

Je m'explique :
- Comme d'autres l'ont évoqué, l'homosexualité n'est pas féconde en terme de procréation, et c'est en cela que réside son infériorité.
- Toutefois, être homosexuel, ce n'est pas simplement être non-hétérosexuel. L'homosexuel a une sexualité mais différente. On peut supposer qu'il est à même de goûter un type de plaisir différent qui est interdit à l'hétérosexuel. Seulement la réciproque est vraie également : l'hétérosexuel peut jouir d'un type de plaisir dont l'homosexuel est privé. Peut-être ce plaisir est-il supérieur, mais il est également différent.
- D'où le caractère idéal de la bisexualité : le bisexuel vrai peut jouir du plaisir d'une relation hétérosexuelle, et avoir des enfants, et il peut également jouir du plaisir inférieur mais différent de l'homosexuel.

Mais demandera-t-on : si le plaisir de l'homosexuel est inférieur à celui de l'hétérosexuel, pourquoi les bisexuels ne choisissent-ils pas uniquement l'hétérosexualité ? Tout simplement parce que c'est également un plaisir différent, et que tout inférieur qu'il soit, on peut comprendre que le bisexuel souhaite y goûter.

A ce stade, une comparaison culinaire s'impose : on peut aimer la grande cuisine et aimer les crèpes. Le fait de manger de la grande cuisine n'interdit pas de manger des crèpes, et on peut supposer qu'une personne qui aime les deux mais qui n'arrête pas de manger de la grande cuisine depuis plusieurs mois aura peut-être envie de se manger un jour un truc simple comme des crèpes.

Cordialement,
Mikaël
« La majorité des philosophes n'a pas de courage ; ils commencent par avaler les principes essentiels du code actuel : monogamie, structure familiale, continence, tabous corporels, restrictions concernant l'acte sexuel et la suite, puis ils chipotent sur les détails… jusqu'à des sottises telles que de savoir si la vue de la poitrine féminine est obscène ou non. » (Robert Heinlein, En terre étrangère)
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par Charles »

Métazét a écrit :A ce stade, une comparaison culinaire s'impose : on peut aimer la grande cuisine et aimer les crèpes. Le fait de manger de la grande cuisine n'interdit pas de manger des crèpes, et on peut supposer qu'une personne qui aime les deux mais qui n'arrête pas de manger de la grande cuisine depuis plusieurs mois aura peut-être envie de se manger un jour un truc simple comme des crèpes.
:wow: Et si c'était vrai ???
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Christophe
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Vous pratiquez la bisexualité, Mikaël ? :roule:
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par Métazét »

Christophe a écrit :Vous pratiquez la bisexualité, Mikaël ? :roule:
A mon grand regret, je ne suis qu'un hétérosexuel strict... :( En revanche, j'aime la grande cuisine et j'aime aussi les crèpes. :)

Mais tu vas arrêter de me vouvoyer, oui ?
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par Boris »

Métazét a écrit :A ce stade, une comparaison culinaire s'impose : on peut aimer la grande cuisine et aimer les crêpes. Le fait de manger de la grande cuisine n'interdit pas de manger des crêpes, et on peut supposer qu'une personne qui aime les deux mais qui n'arrête pas de manger de la grande cuisine depuis plusieurs mois aura peut-être envie de se manger un jour un truc simple comme des crêpes.
Sauf que dans la grande cuisine et dans les crêpes, on utilise nos uniquement à ce à quoi ils sont destinés, sans les pervertir à une autre fonction contre nature :
- la bouche sert bien à manger, que ce soit de la grande cuisine ou des crêpes (avec du cidre dans la pâte)
- l'appareil digestif sert à digérer aussi bien la grande cuisine que les crêpes et son sphincter à évacuer ce qui doit l'être

La différence entre grande cuisine et les crêpes est une différence de qualité d'un aliment.
La différence entre hétérosexualité et homosexualité ne pose pas la question de qualité, mais de détournement de la nature à l'encontre de ce pour quoi elle est prévue : le sphincter de l'appareil digestif n'est pas une organe sexuel mais un organe digestif !
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Bonjour Boris,

Mon analogie n'est bien sûr... qu'une analogie, et votre distinction est pertinente, sauf que je n'arrive pas à prêter une valeur morale à ce concept de Nature. Du moins lorsqu'il s'agit de considérer chacun de nos actes et non pas l'ensemble d'une vie. Je dirais même qu'il est dans la nature de l'homme de donner (dans une certaine mesure) une autre finalité à ce qui existe. Par exemple la finalité naturelle d'un arbre n'est pas de servir à fabriquer du papier ou des meubles, mais cela n'empêchera pas l'homme de détourner cette finalité à son profit vers la fabrication de papier ou de meubles. Est-ce immoral ? Oui si on surexploite la forêt et que cette finalité artificielle vient contredire la finalité naturelle. Mais si cela est fait dans le respect de la finalité naturelle, alors je ne crois pas que cela soit immoral.

Cordialement,
Mikaël
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par Boris »

Métazét a écrit :Je dirais même qu'il est dans la nature de l'homme de donner (dans une certaine mesure) une autre finalité à ce qui existe.
Pourquoi ? Quelle est la finalité première ?
Métazét a écrit :Par exemple la finalité naturelle d'un arbre n'est pas de servir à fabriquer du papier ou des meubles, mais cela n'empêchera pas l'homme de détourner cette finalité à son profit vers la fabrication de papier ou de meubles.
Quelle est donc la finalité première d'un arbre ?

Métazét a écrit :Oui si on surexploite la forêt et que cette finalité artificielle vient contredire la finalité naturelle. Mais si cela est fait dans le respect de la finalité naturelle, alors je ne crois pas que cela soit immoral.
Encore une fois quelle est la finalité naturelle d'un arbre ? (du moins selon vous, car je connais la réponse du Christ et de son Eglise)

Maintenant, je retourne votre raisonnement à la question de l'homosexualité :
- la finalité première de l'humanité est de louer Dieu
- pour ce faire, Dieu l'a créée à sa ressemblance et avec un corps incarné.

La ressemblance Dieu nous rend capable d'aimer. Aimer sous-entend une forme de justice et de vérité. Je ne parle pas de justice au sens légal, mais de faire ce qui est juste, ce qui est dans l'ordre de la création donc de la nature.

Dieu a fait l'humanité homme et femme, en vue de l'union de l'homme avec la femme.
Cette union a 2 finalités naturelles : la procréation (qui est évidente) et le renforcement de l'Amour du couple par le don intégrale de l'un à l'autre.
En fait, ces 2 finalités doivent être considérées comme une seule : c'est bien le même acte qui réalise permet d'atteindre les 2 buts.

Dieu a aussi fait la femme parfois féconde, parfois inféconde, car une femme ne peut pas passer son temps à être enceinte, sinon comme élèvera-t-elle ses enfants ?

La finalité naturelle du couple est de fonder une famille et de vivre d'un amour terrestre à l'image de l'amour de Dieu : gratuit, fécond, rendant libre, indissoluble, tourner vers les autres.

Or parmi tout cela, l'homosexualité empêche par sa dénaturation certains de ces buts :
- la fécondité. Il s'agit d'une relation égoïste, même à 2. Il n'y a aucune volonté de s'ouvrir à la vie par l'homosexualité.
- l'indissolubilité : l'homosexualité n'est que la recherche d'un plaisir sexuel déviant. Si on ne le trouve plus avec un partenaire, alors on en change ! Les PACs rompus entre personnes homosexuelles sont largement supérieur à ceux rompus entre personnes hétérosexuelles. Pire, le nombre de personnes homosexuelles "pacsées" est ridicule, pour ne pas dire ultra-minoritaire, au regard du nombre total de pacs.

Avant de continuer, je tiens à prévenir une remarque : le refus de la vie. Auquel j'entends déjà certains dire que les personnes homosexuelles veulent des enfants par adoption.
Certes, mais une personnes homosexuelle est avant tout ... une personne humaine. Et la volonté de transmettre est inhérent à la nature humaine.
Ce n'est donc pas le coté homosexuel qui parle dans ces moments là, mais le coté humain.
Néanmoins, de la même manière que leur sexualité est biaisée, leur rapport à l'enfant l'est tout autant : il s'agit à les écouter d'un droit à "posséder" un enfant (je grossis le trait, mais c'est bien l'idée sous-jacente).
Cette volonté d'avoir un enfant n'est donc pas propre aux personnes homosexuelles parce que l'homosexualité ne définit pas intégralement ces personnes mais seulement leur sexualité pervertie.

En pratiquant l'homosexualité, ces personnes vont à l'encontre de leur finalité naturelle :
- elles refusent la louange de Dieu (voir elle refusent Dieu tel qu'Il est et non tel qu'elles voudraient qu'Il soit, ce qui est encore une fois une forme d'égoïsme)
- elles refusent d'être à l'image de Dieu : fécondes

Ne maitrisant pas le discours de Mgr Anatrella, je n'entrerai pas dans le fait qu'en plus ces personnes sont plus narcissiques que les personnes hétérosexuelles. Ce qui plaide encore une fois vers une forme d'égoïsme.
UdP,
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

Message non lu par DavidB »

Bonjour à tous,

Je ne suis pas un pro de la psychanalise, mais est-ce que dans les stades de maturation du psyché concernant les stimulations bucales, anales et phalliques, il n'y a pas des stades de maturation tels que en fin, le stade phallique devrait être le seul explicitement sexuel?

Je veux dire, pour d'aucuns, chez les hétéros comme les homos, puisque que nous savons merveilleusement bien, en humanité, détourner tout ce que nous voyons de sa finalité, n'y aurait-il pas dans la fellation et la sodomie une violence réelle contre le corps qui affecte le psyché plus ou moins directement, malgré le plaisir ressentit et qui fasse en sorte que la fellation ou la sodomie finisse par freiner un certain épanouissement de la personne? Quand même, avouons que plaisir ou non, certains plaisirs peuvent avoir tendance à nous "blesser", sans trop que nous le sachions. Mais c'est une question, à la limite de l'hypothèse, quelqu'un de professionel en la matière saurait-il dire?

Mais bon, on se détourne encore amplement du sujet de départ. Personnellement, je trouve ça un peu "spécial" qu'un groupe de catholique prenne le problème de l'homosexualité tant à coeur. Pourtant, ce n'est pas le groupe de personne le plus dangereux sur cette planète!

David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Bonjour à tous,

la paix du christ soit sur vous.
Boris a écrit : La finalité naturelle du couple est de fonder une famille et de vivre d'un amour terrestre à l'image de l'amour de Dieu : gratuit, fécond, rendant libre, indissoluble, tourner vers les autres.
C'Est en partie pourquoi je remet grandement en question la contraception. Il fut un temps où elle me laissait indifférent cette question, mais maintenant, elle me dérange un peu plus. Une relation sexuelle vraiment "relation" et dans un contexte d'amour véritable devrait laisser le coeur suffisemment ouvert pour accepter qu'un "autre", un enfant, viennent peut-être séparer l'homme de la femme pendant une période, accaparrant un peu plus la mère.

Et ici, je ne parle pas de ma tête seulement, mais quand je me sens "groundé", il me semble tout à fait juste que la possibilité d'avoir un enfant soit acceptée dans une relation sexuelle, sinon, ça deviendrait une masturbation mutuelle, ce qui ne me semble pas être l'idéal d'une "relation".
Boris a écrit : Avant de continuer, je tiens à prévenir une remarque : le refus de la vie. Auquel j'entends déjà certains dire que les personnes homosexuelles veulent des enfants par adoption.
Certes, mais une personnes homosexuelle est avant tout ... une personne humaine. Et la volonté de transmettre est inhérent à la nature humaine.
Ce n'est donc pas le coté homosexuel qui parle dans ces moments là, mais le coté humain.
Néanmoins, de la même manière que leur sexualité est biaisée, leur rapport à l'enfant l'est tout autant : il s'agit à les écouter d'un droit à "posséder" un enfant (je grossis le trait, mais c'est bien l'idée sous-jacente).
Cette volonté d'avoir un enfant n'est donc pas propre aux personnes homosexuelles parce que l'homosexualité ne définit pas intégralement ces personnes mais seulement leur sexualité pervertie.
Ce qui peut être aussi, très présent en hétérosexualité, mais presque assuré, si je vous comprends bien, en homosexualité?
Boris a écrit : Ne maitrisant pas le discours de Mgr Anatrella, je n'entrerai pas dans le fait qu'en plus ces personnes sont plus narcissiques que les personnes hétérosexuelles. Ce qui plaide encore une fois vers une forme d'égoïsme.
Néanmoins, ce narcissisme semble dû à des blessures difficilement surmontables pour certains, ce qui appel autant la miséricorde envers les personnes que la condamnation envers les actes. Toutefois, pour qui n'aurait pas accès aux traitements dont vous parlez plus haut, Boris, quelle attitude devrions nous privilégier?

Dieu vous bénisse,


David
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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DavidB,

vos questions sont supers !

DavidB a écrit : un enfant, viennent peut-être séparer l'homme de la femme pendant une période, accaparant un peu plus la mère.
L'Enfant est l'union de l'homme avec sa femme ne formant qu'une seul chair : l'enfant possède bien 50% des gènes de son père et 50% les gènes de sa mère.
Il est bien une seule chair, résultat de l'union de son père et sa mère.

De plus :
in Humanae Vitae, Paul VI, 1968, a écrit :Deux aspects indissociables:
union et procréation


12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En effet, par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental.

(...)

Moyens illicites de régulation des naissances

14. En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu'est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation des naissances, l'interruption directe du processus de génération déjà engagé, et surtout l'avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons thérapeutiques (14).Est pareillement à exclure, comme le Magistère de l'Eglise l'a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu'elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l'homme que chez la femme (15).

Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation (16).

(...)

Licéité des moyens thérapeutiques

15. L'Eglise, en revanche, n'estime nullement illicite l'usage des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires pour soigner des maladies de l'organisme, même si l'on prévoit qu'il en résultera un empêchement à la procréation, pourvu que cet empêchement ne soit pas, pour quelque motif que ce soit, directement voulu (19).

Licéité du recours aux périodes infécondes

16. A cet enseignement de l'Eglise sur la morale conjugale, on objecte aujourd'hui, comme Nous l'observions plus haut (n. 3), que c'est la prérogative de l'intelligence humaine de maîtriser les énergies offertes par la nature irrationnelle et de les orienter vers un but conforme au bien de l'homme. Or, certains se demandent: dans le cas présent, n'est-il pas raisonnable, en bien des circonstances, de recourir au contrôle artificiel des naissances, si on obtient par là l'harmonie et la tranquillité du foyer et de meilleures conditions pour l'éducation des enfants déjà nés ?

A cette question, il faut répondre avec clarté l'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.

Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que Nous venons de rappeler (20).

L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête.
Voilà pour le Magistère sur la fécondité du couple et l'essence même de l'acte conjugal.
DavidB a écrit :Ce qui peut être aussi, très présent en hétérosexualité, mais presque assuré, si je vous comprends bien, en homosexualité?
La Raison doit amener les personnes à comprendre pourquoi il n'est pas bon pour un enfant d'avoir des parents homosexuels.
Si 2 femmes homosexuelles ont une petite fille adoptive, étant donné leur sexualité pervertie et les discours des années 70/80 encore bien présent derrière les lobies homosexuels, qu'est-ce qui les empêchera un jour d'avoir des relations sexuelles avec fille adoptive (en justifiant que celle-ci est consentante et qu'elles ne font que l'éduquer) ?

Rien. Car leur raison est esclave de leurs sentiments et émotions.
DavidB a écrit :ce qui appel autant la miséricorde envers les personnes que la condamnation envers les actes
Voilà l'attitude authentiquement chrétienne vis à vis des personnes homosexuelles !
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Boris a écrit :Encore une fois quelle est la finalité naturelle d'un arbre ? (du moins selon vous, car je connais la réponse du Christ et de son Eglise)
Selon moi, elle est de grandir, de se développer, de se reproduire en donnant d'autres arbres, puis de mourir...
Boris a écrit :Maintenant, je retourne votre raisonnement à la question de l'homosexualité :
- la finalité première de l'humanité est de louer Dieu
- pour ce faire, Dieu l'a créée à sa ressemblance et avec un corps incarné.

La ressemblance Dieu nous rend capable d'aimer. Aimer sous-entend une forme de justice et de vérité. Je ne parle pas de justice au sens légal, mais de faire ce qui est juste, ce qui est dans l'ordre de la création donc de la nature.

Dieu a fait l'humanité homme et femme, en vue de l'union de l'homme avec la femme.
Cette union a 2 finalités naturelles : la procréation (qui est évidente) et le renforcement de l'Amour du couple par le don intégrale de l'un à l'autre.
En fait, ces 2 finalités doivent être considérées comme une seule : c'est bien le même acte qui réalise permet d'atteindre les 2 buts.

Dieu a aussi fait la femme parfois féconde, parfois inféconde, car une femme ne peut pas passer son temps à être enceinte, sinon comme élèvera-t-elle ses enfants ?

La finalité naturelle du couple est de fonder une famille et de vivre d'un amour terrestre à l'image de l'amour de Dieu : gratuit, fécond, rendant libre, indissoluble, tourner vers les autres.
Fort bien, je ne vais pas vous dire que je suis contre. Là où nous divergeons, c'est sur la suite :
Boris a écrit :Or parmi tout cela, l'homosexualité empêche par sa dénaturation certains de ces buts :
- la fécondité. Il s'agit d'une relation égoïste, même à 2. Il n'y a aucune volonté de s'ouvrir à la vie par l'homosexualité.
Mais précisément, dans le cas des bisexuels vrais, il n'y a pas ce problème.
Boris a écrit : - l'indissolubilité : l'homosexualité n'est que la recherche d'un plaisir sexuel déviant. Si on ne le trouve plus avec un partenaire, alors on en change ! Les PACs rompus entre personnes homosexuelles sont largement supérieur à ceux rompus entre personnes hétérosexuelles. Pire, le nombre de personnes homosexuelles "pacsées" est ridicule, pour ne pas dire ultra-minoritaire, au regard du nombre total de pacs.
Bien, mais puisqu'il ne faut pas juger d'une personne en particulier sur la base du comportement statistique des personnes en général, vous devriez admettre que les personnes homosexuelles fidèles et formant un couple indissoluble ne sont pas concernées par cette critique. Or mon propos vise ces personnes en particulier. Je compare hétéros et homos, toutes choses égales par ailleurs, afin de bien évaluer le type de sexualité en tant que tel, et pas d'autres facteurs qui peuvent lui être accidentellement corrélés.
Boris a écrit :Ne maitrisant pas le discours de Mgr Anatrella, je n'entrerai pas dans le fait qu'en plus ces personnes sont plus narcissiques que les personnes hétérosexuelles. Ce qui plaide encore une fois vers une forme d'égoïsme.
Encore une fois, cela est peut-être une véritable tendance statistique, mais il faut juger, je pense, les gens personnellement.
« La majorité des philosophes n'a pas de courage ; ils commencent par avaler les principes essentiels du code actuel : monogamie, structure familiale, continence, tabous corporels, restrictions concernant l'acte sexuel et la suite, puis ils chipotent sur les détails… jusqu'à des sottises telles que de savoir si la vue de la poitrine féminine est obscène ou non. » (Robert Heinlein, En terre étrangère)
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Re: Qu'est-ce que l'homophobie ?

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Métazet,

je ne parle nullement de statistique.
Vous tentez de réduire mon propos en insérant ce terme partout !

Lorsque je par le PACs, je parle des chiffres réels, publiés il y a quelques temps et non d'une vulgaire statistique.
Ce sont donc des faits réels : les personnes homosexuelles refusent de s'engager dans une relation sérieuse, et celles qui le font finissent par rompre rapidement.

Relisez ces chiffres, ils parlent d'eux-même.

Sur la finalité de l'arbre :
Métazét a écrit :Selon moi, elle est de grandir, de se développer, de se reproduire en donnant d'autres arbres, puis de mourir...
Quelle pauvreté, néanmoins, il y a la notion de reproduction qui n'est même pas présente chez les personnes homosexuelles.

Pour les Chrétiens, Dieu a confier la nature à l'humanité pour qu'il la domine en vue de louer Dieu. Utiliser les arbres pour faire des maisons (charpentes des églises par exemple) et du papier (livres liturgiques par exemple).
Métazét a écrit :Est-ce immoral ? Oui si on surexploite la forêt et que cette finalité artificielle vient contredire la finalité naturelle.
Et effectivement cela outre-passe le pouvoir que Dieu a confié à l'humanité que de surexploité les arbres et la nature.
C'est pourquoi le Pape Benoît XVI, reprenant les propos de ses prédécesseurs, encourage une écologie raisonnée.
Mais une écologie également sur l'humanité (pilule, ...) et non à double vitesse ou double discours (façon langue fourchue comme un certains petit nicolas).
Métazét a écrit :
Boris a écrit :Or parmi tout cela, l'homosexualité empêche par sa dénaturation certains de ces buts :
- la fécondité. Il s'agit d'une relation égoïste, même à 2. Il n'y a aucune volonté de s'ouvrir à la vie par l'homosexualité.
Mais précisément, dans le cas des bisexuels vrais, il n'y a pas ce problème.
Les personnes bissexuelles ne recherchent que leur plaisir propre, sans même regarder à la manière de l'obtenir, en relativisant dans la pratique toutes les formes de perversions.

Encore que les personnes homosexuelles, les personnes bissexuelles cherchent à transformer l'humanité en un objet quelconque et vulgaire.
C'est un peu comme dans les entreprises la transformation du "Service du Personnel" en "Service des Ressources Humaines" : l'homme n'est plus qu'une ressource comme une autre, dont il faut baisser le coût et augmenter la productivité.
Le terme et surtout la dignité de la personne ont complètement disparu !

C'est ce que dénonçait Paul VI en 1968 dans Humanae Vitae :
In Humanae Vitae, Paul VI, 1968, a écrit :Graves conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité

17. Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.

Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.

Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? [Pensons aux actions du Planning (anti)Familiale en Chine qui va jusqu'à la torture physique des personnes pour leur imposer de force l'avortement, ndB] Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.

Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII (21).
UdP,
Boris
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