Métazét a écrit :Je dirais même qu'il est dans la nature de l'homme de donner (dans une certaine mesure) une autre finalité à ce qui existe.
Pourquoi ? Quelle est la finalité première ?
Métazét a écrit :Par exemple la finalité naturelle d'un arbre n'est pas de servir à fabriquer du papier ou des meubles, mais cela n'empêchera pas l'homme de détourner cette finalité à son profit vers la fabrication de papier ou de meubles.
Quelle est donc la finalité première d'un arbre ?
Métazét a écrit :Oui si on surexploite la forêt et que cette finalité artificielle vient contredire la finalité naturelle. Mais si cela est fait dans le respect de la finalité naturelle, alors je ne crois pas que cela soit immoral.
Encore une fois quelle est la finalité naturelle d'un arbre ? (du moins selon vous, car je connais la réponse du Christ et de son Eglise)
Maintenant, je retourne votre raisonnement à la question de l'homosexualité :
- la finalité première de l'humanité est de louer Dieu
- pour ce faire, Dieu l'a créée à sa ressemblance et avec un corps incarné.
La ressemblance Dieu nous rend capable d'aimer. Aimer sous-entend une forme de justice et de vérité. Je ne parle pas de justice au sens légal, mais de faire ce qui est juste, ce qui est dans l'ordre de la création donc de la nature.
Dieu a fait l'humanité homme et femme, en vue de l'union de l'homme avec la femme.
Cette union a 2 finalités naturelles : la procréation (qui est évidente) et le renforcement de l'Amour du couple par le don intégrale de l'un à l'autre.
En fait, ces 2 finalités doivent être considérées comme une seule : c'est bien le même acte qui réalise permet d'atteindre les 2 buts.
Dieu a aussi fait la femme parfois féconde, parfois inféconde, car une femme ne peut pas passer son temps à être enceinte, sinon comme élèvera-t-elle ses enfants ?
La finalité naturelle du couple est de fonder une famille et de vivre d'un amour terrestre à l'image de l'amour de Dieu : gratuit, fécond, rendant libre, indissoluble, tourner vers les autres.
Or parmi tout cela, l'homosexualité empêche par sa dénaturation certains de ces buts :
- la fécondité. Il s'agit d'une relation égoïste, même à 2. Il n'y a aucune volonté de s'ouvrir à la vie par l'homosexualité.
- l'indissolubilité : l'homosexualité n'est que la recherche d'un plaisir sexuel déviant. Si on ne le trouve plus avec un partenaire, alors on en change ! Les PACs rompus entre personnes homosexuelles sont largement supérieur à ceux rompus entre personnes hétérosexuelles. Pire, le nombre de personnes homosexuelles "pacsées" est ridicule, pour ne pas dire ultra-minoritaire, au regard du nombre total de pacs.
Avant de continuer, je tiens à prévenir une remarque : le refus de la vie. Auquel j'entends déjà certains dire que les personnes homosexuelles veulent des enfants par adoption.
Certes, mais une personnes homosexuelle est avant tout ... une personne humaine. Et la volonté de transmettre est inhérent à la nature humaine.
Ce n'est donc pas le coté homosexuel qui parle dans ces moments là, mais le coté humain.
Néanmoins, de la même manière que leur sexualité est biaisée, leur rapport à l'enfant l'est tout autant : il s'agit à les écouter d'un droit à "posséder" un enfant (je grossis le trait, mais c'est bien l'idée sous-jacente).
Cette volonté d'avoir un enfant n'est donc pas propre aux personnes homosexuelles parce que l'homosexualité ne définit pas intégralement ces personnes mais seulement leur sexualité pervertie.
En pratiquant l'homosexualité, ces personnes vont à l'encontre de leur finalité naturelle :
- elles refusent la louange de Dieu (voir elle refusent Dieu tel qu'Il est et non tel qu'elles voudraient qu'Il soit, ce qui est encore une fois une forme d'égoïsme)
- elles refusent d'être à l'image de Dieu : fécondes
Ne maitrisant pas le discours de Mgr Anatrella, je n'entrerai pas dans le fait qu'en plus ces personnes sont plus narcissiques que les personnes hétérosexuelles. Ce qui plaide encore une fois vers une forme d'égoïsme.