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Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mar. 21 avr. 2015, 8:35
par SergeA
sil20 a écrit :Je lisais la déclaration suivante aujourd'hui :
... notre nature fondamentale est sans cause et éternelle.
Jean Klein, Qui suis-je ?, p. 159
Vu d'ici, c'est bien le message que nous a livré Jésus.
Pourriez vous dire quelles sont les paroles de Jésus Christ qui vous ont amené à conclure qu'Il a délivré ce message ?
Ensuite, cette affirmation est très séduisante et veut vibrer juste car il y a une part de vérité en elle. De la même manière qu'on peut dire "nous sommes de la poussière d'étoile" ou bien "la même goutte d'eau a été bue des millions de fois par des millions d'individus" ... Mais c'est une affirmation dont l'objectif est de nous transformer en "égaux de Dieu" (Il n'y a pas de causalité, nous sommes un tout, Dieu Le Créateur de toute chose n'existe pas ...). Ce type d'affirmation est à mes yeux, un exemple très concret des origines lucifériennes du new age (flatterie, double sens, vérités qui trompent, ...). La philosophie orientale n'est pas à rejeter, car elle a permis à des sociétés de se structurer par la prise de conscience de l'univers dans lequel elles ont évolué, mais Jésus Christ est allé bien au delà et Son Message est universel et nous concerne tous. Par là, les philosophies orientales sont totalement dépassées. Trouvez donc un message plus évident que "Aimez vous les uns les autres, ayez de la compassion, cultivez le pardon, aimez vos ennemis, ...", et je le répète, message tourné vers les autres et plus soi-même.
Aujourd'hui plus personne ne conteste l'histoire du new age et de sa construction dont l'objectif est de nous séparer de Dieu en nous faisant croire que nous sommes ses égaux. Pour moi et par principe (dans le genre 1 + 1 = 2), tout ce que le NOM veut détruire est bon, et si le NOM veut nous vendre sa spiritualité new age pour qu'elle remplace la spiritualité chrétienne, c'est donc que cette dernière est la Vérité, par voie de conséquence. Évident ? Non ?
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mar. 21 avr. 2015, 16:39
par sil20
sil20 a écrit : sil20 a écrit:
Je lisais la déclaration suivante aujourd'hui :
... notre nature fondamentale est sans cause et éternelle.
Jean Klein, Qui suis-je ?, p. 159
Vu d'ici, c'est bien le message que nous a livré Jésus.
SergeA a écrit :
Pourriez vous dire quelles sont les paroles de Jésus Christ qui vous ont amené à conclure qu'Il a délivré ce message ?
Avant qu'Abraham fut, Je suis
« Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mar. 21 avr. 2015, 18:33
par SergeA
sil20 a écrit :
Je lisais la déclaration suivante aujourd'hui :
... notre nature fondamentale est sans cause et éternelle.
Jean Klein, Qui suis-je ?, p. 159
Vu d'ici, c'est bien le message que nous a livré Jésus.
SergeA a écrit :
Pourriez vous dire quelles sont les paroles de Jésus Christ qui vous ont amené à conclure qu'Il a délivré ce message
Avant qu'Abraham fut, Je suis
Ici, Jésus Christ parle de lui même, cela fait une différence, sauf, bien sur, si vous affirmez que Jésus Christ est un homme comme les autres ...
« Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
... Et là ce n'est pas Jésus Christ qui parle. De plus Catherine de Gênes ne dit pas que "notre nature fondamentale est sans cause et éternelle". Elle dit même carrément le contraire.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mer. 22 avr. 2015, 18:28
par sil20
sil20 a cité :
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
SergeA a écrit :
Catherine de Gênes ne dit pas que "notre nature fondamentale est sans cause et éternelle". Elle dit même carrément le contraire.
Exactement le contraire ? Catherine de Gênes dit que notre centre propre est Dieu Lui-Même.
Or, Dieu Lui-Même n'est-Il pas sans cause et éternel, SergeA ???

Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mer. 22 avr. 2015, 19:53
par SergeA
sil20 a écrit :sil20 a cité :
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
SergeA a écrit :
Catherine de Gênes ne dit pas que "notre nature fondamentale est sans cause et éternelle". Elle dit même carrément le contraire.
Exactement le contraire ? Catherine de Gênes dit que notre centre propre est Dieu Lui-Même.
Or, Dieu Lui-Même n'est-Il pas sans cause et éternel, SergeA ???

En fait je sais plus trop.
Je passe ...
Cordialement. Serge.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : mer. 22 avr. 2015, 20:02
par Belin
sil20 a écrit :sil20 a cité :
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
SergeA a écrit :
Catherine de Gênes ne dit pas que "notre nature fondamentale est sans cause et éternelle". Elle dit même carrément le contraire.
Exactement le contraire ? Catherine de Gênes dit que notre centre propre est Dieu Lui-Même.
Or, Dieu Lui-Même n'est-Il pas sans cause et éternel, SergeA ???

Etant catholique, il faut comprendre par ces propos que Dieu habite notre centre ( nous sommes le temple du Saint Esprit), mais cela ne signifie que nous sommes identifiés à ce centre. Si vous voulez, on peut dire que lorsque Dieu nous a créés ( ce qui suppose qu'on n'existait pas avant, car on crée ce qui n'existait pas) il c'est placé lui même dans notre centre, donc déduire de cela que nous somme éternel comme Dieu lui-même ne serait pas correct à mon avis, car nous ne sommes pas identiques à ce centre.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : lun. 27 avr. 2015, 9:48
par PaxetBonum
sil20 a écrit :sil20 a cité :
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même. »
Catherine de Gênes, sainte reconnue par l'Église catholique romaine
Comme toute créature a pour origine (centre) son créateur.
Je ne sais pas ce que vous voulez tirer de cette phrase de Ste Catherine ?
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : jeu. 30 avr. 2015, 14:19
par sil20
PaxetBonum a écrit :
Je ne sais pas ce que vous voulez tirer de cette phrase de Ste Catherine ?
Pour la tire Sainte-Catherine, voyez ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tire_de_la ... -Catherine
et là
http://www.ricardocuisine.com/recettes/ ... -catherine 
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : jeu. 30 avr. 2015, 15:32
par Christophe67
Même si je saisis l'humour de ces liens, pouvant néanmoins chercher à masquer un manque d'argumentation, je comprends mieux pourquoi vos interprétations des versets bibliques sont si éloignées de la nôtre (au singulier, c'est volontaire).
Sauter ainsi de références en références sans approfondir, en voulant en extraire que ce que vous voulez y voir ( comme le "
tirer" de Paxetbonum) ne va pas vous aider.
Finalement, vous exploitez la Tradition catholique en extrayant de ci, de là, des versets hors de leurs contextes, des références, afin de vous conforter, ou vous donner une certaine légitimité dans votre croyance/doctrine/hétérodoxie (rayez les mentions inutiles).
En fait vous cherchez un appui, qui permettra d'avaler - ou faire avaler - un ésotérisme à base christique ? Désolé de vous décevoir, il n'y a rien de bien innovant, le new-âge vous a devancé.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : jeu. 30 avr. 2015, 15:38
par Libremax
(pour ma part, j'ai bien apprécié la blague. Un peu d'humour ne fait pas de mal

)
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : ven. 01 mai 2015, 10:37
par PaxetBonum
Oui j'apprécie la blague et cela m'a appris quelque chose.
Mais après, cela n'empêche pas de répondre à la question.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : ven. 01 mai 2015, 21:55
par sil20
PaxetBonum a écrit :
Je ne sais pas ce que vous voulez tirer de cette phrase de Ste Catherine ?
Vu d'ici, cette déclaration de Catherine de Gênes ...
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même.
... signifie qu'elle conçoit Dieu comme notre identité propre qu'il faut retrouver pour mettre fin à l'exil de l'ego qui se prend pour un individu séparé, différent de chacun par essence.
Cette déclaration d'Arnaud Desjardins est significative sur ce point :
« En maintenant irréductiblement la distinction de la créature et du Créateur, nous limitons le Créateur. Si la créature n’est pas le Créateur, c’est qu’il y a quelque chose d’autre que Dieu. Par conséquent Dieu trouve là Sa limite. On ne peut plus dire que Dieu est infini, illimité, puisqu’il existe la créature qui n’est pas Dieu. »
Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse : 1, p. 27-28.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : sam. 02 mai 2015, 7:23
par SergeA
Bonjour Sil20,
après avoir lâché prise avec votre question, je reviens une fois de plus afin de peut-être vous amener à orienter votre regard.
Je n'ai aucune raison de douter sur le fait que vos questions sont sincères et que vous recherchez des réponses comme je l'ai fait, et le fait encore, et comme tout homme sur cette terre aussi. En fait peut-être est-ce la raison principale de notre présence ici bas.
Je veux dire par là que je rejette l'idée que vous soyez engagé dans une sorte de prosélytisme tendant à vouloir dénigrer la foi chrétienne et aussi la religion catholique.
Mais pour revenir au sujet :
Cette déclaration d'Arnaud Desjardins est significative sur ce point :
« En maintenant irréductiblement la distinction de la créature et du Créateur, nous limitons le Créateur. Si la créature n’est pas le Créateur, c’est qu’il y a quelque chose d’autre que Dieu. Par conséquent Dieu trouve là Sa limite. On ne peut plus dire que Dieu est infini, illimité, puisqu’il existe la créature qui n’est pas Dieu. »
Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse : 1, p. 27-28.
veut démontrer que tout est Dieu et que Dieu est tout, et que rien n'existe qui ne soit pas Dieu. Soit ...
Mais alors :
Vu d'ici, cette déclaration de Catherine de Gênes ...
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même.
... signifie qu'elle conçoit Dieu comme notre identité propre qu'il faut retrouver pour mettre fin à l'exil de l'ego qui se prend pour un individu séparé, différent de chacun par essence.
est du coup contradictoire ne serait-ce que dans son énoncé, car dire que "Le centre propre de chacun est Dieu lui-même." signifie qu'en dehors de ce centre Dieu ne serait pas présent ou, en tout cas, pas "lui-même" ?
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : sam. 02 mai 2015, 10:08
par PaxetBonum
sil20 a écrit :
Vu d'ici, cette déclaration de Catherine de Gênes ...
Le centre propre de chacun est Dieu lui-même.
... signifie qu'elle conçoit Dieu comme notre identité propre qu'il faut retrouver pour mettre fin à l'exil de l'ego qui se prend pour un individu séparé, différent de chacun par essence.
Vu de là cette déclaration affirme que nous tirons notre vie de la Vie Elle-même qui est Dieu.
Bref le centre, la source de notre existence c'est Dieu, mais cela ne nous transforme pas en Dieu.
sil20 a écrit :
Cette déclaration d'Arnaud Desjardins est significative sur ce point :
« En maintenant irréductiblement la distinction de la créature et du Créateur, nous limitons le Créateur. Si la créature n’est pas le Créateur, c’est qu’il y a quelque chose d’autre que Dieu. Par conséquent Dieu trouve là Sa limite. On ne peut plus dire que Dieu est infini, illimité, puisqu’il existe la créature qui n’est pas Dieu. »
Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse : 1, p. 27-28.
Et bien c'est un raisonnement que je ne suis pas.
Le tableau est distinct du peintre créateur. Mais cela n'implique pas qu'il y est autre chose que le peintre…
Dieu a créé des créatures qui ne sont pas Dieu, qui sont créatures qui tirent leur vie de La Vie.
Nous sommes comme des appareils qui tirent leur énergie de la prise de courant.
Sans courant ils ne sont rien.
Re: Ce que Je suis, tu l'es ?
Publié : sam. 02 mai 2015, 23:08
par sil20
SergeA a écrit : est du coup contradictoire ne serait ce que dans son énoncé, car dire que "Le centre propre de chacun est Dieu lui-même." signifie qu'en dehors de ce centre Dieu ne serait pas présent, ou en tout cas pas "lui-même" ?
Ave SergeA
Admettre que Dieu seul est n'est pas contradictoire. Vu d'ici, le Jeu de la Vie est un jeu où l'
oubli est nécessaire.
Selon plusieurs, Dieu, la Conscience, interprète tous les rôles. Mais il faut qu'un acteur s'oublie pour pouvoir interpréter magistralement le rôle du personnage qu'il incarne.
