Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Lundi 13 Mai 2013

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Lundi 13 Mai 2013
"L'Esprit Saint, c'est Dieu qui réveille la mémoire"
C’est l’Esprit Saint qui permet au chrétien de comprendre les dons reçus de Dieu.
Voilà le fil conducteur de l’homélie du Pape François lundi matin lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Invités, des employés de la Direction technique, administrative et générale de Radio Vatican, ainsi que du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants, accompagnés par la direction du dicastère, le cardinal président Antonio Maria Vegliò, le secrétaire Mgr Joseph Kalathiparambil et le sous-secrétaire le Père Gabriele Bentoglio, qui ont concélébré avec le Pape.
C'est des paroles d’un groupe de disciples d’Ephèse à Saint Paul, rapportées dans les Actes des Apôtres, que le Pape est parti pour son homélie : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’existe un Esprit Saint ». Le Pape François commentait alors « que l’ignorance des chrétiens d’il y a 2 000 ans est aussi souvent rencontrée de nos jours,
l’Esprit Saint étant souvent l’inconnu de notre foi ».
« Tant de chrétiens ne savent pas qui est l’Esprit Saint, comment est l’Esprit Saint. Et l’on entend souvent : « Mais moi je m’arrange bien avec le Père et avec le Fils, parce que je prie le Notre-Père au Père et je fais la communion avec le Fils, alors qu’avec l’Esprit Saint je ne sais quoi faire ». Ou ils te disent : « L’Esprit Saint c’est la colombe ». Pour le Pape François, cela ne peut être car
« le pauvre Esprit Saint est toujours le dernier et ne trouve pas la place qu’il mérite dans notre vie ».
L'Esprit Saint, c'est Dieu qui réveille la mémoire
« Par contre, devait alors ajouté le Pape, l’Esprit Saint est un « Dieu actif en nous », un « Dieu qui réveille la mémoire ». Jésus lui-même l’explique aux Apôtres avant la Pentecôte : l’Esprit que Dieu vous enverra en mon nom, vous rappellera tout ce que j’ai dit ». « Car un chrétien sans mémoire n’est pas un vrai chrétien : c’est un homme ou une femme prisonnier du moment présent ; il ne sait comment appréhender l’histoire. Car
c’est l’Esprit Saint qui nous enseigne comment avoir la mémoire de l’histoire…
Quand dans l’Epître aux Hébreux, il nous est dit :
« Rappelez-vous de vos pères dans la foi, -mémoire ; rappelez-vous des premiers jours de votre foi, comme vous avez été courageux, - mémoire ». « Mémoire de notre vie, de notre histoire, mémoire du moment où nous avons reçu la grâce de rencontrer Jésus ; mémoire de tout ce que Jésus nous a dit ».
Un chrétien sans mémoire est un idolâtre
« Cette mémoire qui vient du cœur, c’est une grâce de l’Esprit Saint », a répété avec force le Pape François. Et « avoir cette mémoire, précisait-il, signifie aussi se rappeler ses propres misères, qui rendent esclaves, mais aussi la grâce de Dieu qui nous en sauve. » « Lorsque la vanité nous assaille, et que l’on croit être le Prix Nobel de la Sainteté, cette mémoire nous fait du bien : « Rappelle-toi où je t’ai pris : à la fin du troupeau. Tu étais derrière dans le troupeau ».
« La mémoire est une grande grâce, et quand un chrétien n’a pas cette mémoire, c’est dur à dire mais c’est la vérité : il n’est pas chrétien, mais idolâtre. Parce qu’il est devant un Dieu qui n’a pas de route, ne fait pas la route, alors que notre Dieu fait route avec nous, marche avec nous. Il nous sauve. Il fait l’histoire avec nous. Mémoire donc de tout cela, et la vie devient plus fructueuse, avec cette grâce de la mémoire. »
Le Pape François a conclu son homélie par une invitation aux chrétiens à
demander cette grâce de la mémoire, pour être des personnes « qui n’oublient pas le chemin parcouru, n’oublient pas les grâces de leur vie, n’oublient pas le pardon des péchés, n’oublient pas qu’ils étaient des esclaves et que le Seigneur les a sauvés ».
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Mardi matin, 14 Mai 2014

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Mardi matin, 14 Mai 2014
"Que l'Esprit Saint nous donne un cœur capable d'aimer"
Il nous faut un “grand cœur” qui soit capable d’aimer.
C’est en l’occurrence la ligne maîtresse de l’homélie du Pape François mardi matin, lors de la messe qu’il a célébrée comme chaque jour dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Une messe concélébrée par l’archevêque de Medellin, Ricardo Antonio Tobon Restrepo, à laquelle participait un groupe d’employés des Musées du Vatican et des élèves du Collège Pontifical Portugais.
Si nous voulons vraiment suivre Jésus, nous devons « vivre la vie comme un don » à offrir aux autres, « et non pas comme un trésor à conserver ».
Et le Pape s’arrêtait alors, dans cette homélie, sur le chemin de l’amour en opposition à celui de l’égoïsme. « Jésus, affirmait-il, nous dit qu’il n’y a pas d’amour plus grand que de donner sa vie. Mais la liturgie de ce jour nous montre aussi cette autre personne, Judas, qui faisait preuve d’une attitude totalement différente. Voilà pourquoi Judas n’a jamais compris ce qu’était un don ».
Judas avait choisi le chemin de l'égoïsme
“Judas, poursuivait le Pape François, se trouvait dans la solitude, et cette attitude égoïste a grandi jusqu’à la trahison envers Jésus ».
« Celui qui aime donne sa vie comme un don, l’égoïste par contre prend soin de sa vie, grandit dans l’égoïsme et devient un traître, mais toujours seul ».
« Celui qui à l’inverse donne sa vie par amour n’est jamais seul, il est toujours en communauté, en famille ». « Du reste, ajoutait, le Pape, celui qui isole sa conscience dans l’égoïsme, à la fin la perd ». « C’est ainsi qu’a fini Judas, un idolâtre, passionné par l’argent ».
« C’est cette idolâtrie qui l’a amené à s’isoler de la communauté : et voilà bien le drame de la conscience isolée. Lorsqu’un chrétien commence à s’isoler, il isole aussi sa conscience du sens communautaire, du sens de l’Eglise, de cet amour que Jésus nous donne. Par contre, le chrétien qui offre sa vie, qui la perd, comme nous dit Jésus, trouve la vie, la retrouve en plénitude. Judas lui, à vouloir la conserver pour lui-même, la perd finalement. » « Saint Jean nous dit qu’à ce moment-là Satan entra dans le cœur de Judas. Et nous devons nous rendre à l’évidence : Satan est un mauvais payeur. Il nous escroque toujours ! "
"Jésus, lui, aime toujours et s’offre toujours. Et ce don d’amour qui est le sien, a ajouté le Pape, nous pousse à aimer pour donner du fruit. Car le fruit reste ».
Le Pape implore l'Esprit Saint, pour la grâce "d'un coeur grand"
Le Pape François concluait son homélie en invoquant l’Esprit Saint : « En ces jours où l’on attend la solennité de l’Esprit Saint, nous demandons :
Viens, Esprit Saint, viens et donne-moi ce « grand cœur, ce cœur capable d’aimer humblement, avec douceur mais ce grand cœur capable d’aimer.
Demandons cette grâce à l’Esprit Saint. Qu’il nous libère toujours du chemin de l’égoïsme, qui finit toujours mal. Implorons cette grâce ! »
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Matin du Mercredi 15 Mai 2013, chapelle Sainte Marthe

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Matin du Mercredi 15 Mai 2013, chapelle Sainte Marthe
"Priez pour vos prêtres et vos évêques, afin qu'ils soient au service du peuple de Dieu"
Priez pour les prêtres et les évêques afin qu’ils ne cèdent pas à la tentation de l’argent et de la vanité, mais qu’ils soient au service du peuple de Dieu
: telle est l’exhortation du Pape François, mercredi matin, lors de la messe qu’il présidait en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican, en présence d’un groupe de journalistes et d’employés de Radio Vatican.
L’homélie du Pape se basait sur le passage des Actes des Apôtres dans lequel Saint Paul exhorte les « anciens » de l’Eglise d’Ephèse à veiller sur eux-mêmes et tout le troupeau, à être des pasteurs attentifs aux « loups voraces ». C’est l’une des « plus belles pages du Nouveau Testament », a souligné le Pape, « pleine de tendresse, d’amour pastoral » où « émerge le beau rapport de l’évêque avec son peuple ».
Les évêques et les prêtres, expliquait le Pape, sont au service des autres, pour accompagner, édifier et protéger le peuple. « C’est un rapport de protection, d’amour entre Dieu et le pasteur, entre le pasteur et le peuple ».
Nous ne sommes pas prêtres ni évêques pour nous-mêmes :
« En fin de compte, un évêque n’est pas évêque pour soi-même, mais pour le peuple ;
et un prêtre n’est pas prêtre pour soi-même, mais pour le peuple : au service, pour faire grandir, pour faire paître le troupeau, non ? Pour le défendre des loups. Comme il est beau de penser à cela ! Quand l’évêque réalise cela, il établit un beau rapport avec le peuple, comme Saint Paul l’a fait en son temps, non? Et quand le prêtre réalise ce beau contact avec le peuple, il nous offre un amour : un amour se crée entre eux, un véritable amour, et l’Eglise devient unie ».
Le rapport de l’évêque et du prêtre avec le peuple, a poursuivi le Pape, est un rapport « existentiel, sacramentel ». « Nous, a-t-il ajouté, nous avons besoin de vos prières afin que l’évêque et le prêtre ne soient pas tentés ». Les évêques et les prêtres doivent prier beaucoup, annoncer Jésus-Christ Ressuscité et « prêcher avec courage ce message de salut ». « Mais nous aussi nous sommes des hommes et nous sommes pêcheurs » et « nous sommes tentés ».
Et quelles sont ces tentations pour l’évêque et le prêtre ?
“Saint Augustin nous parle de deux tentations: la richesse, qui peut devenir avarice, et la vanité. Et il dit :
‘Quand l’évêque, le prêtre profite des brebis pour soi-même, cela change tout : ce n’est plus le prêtre ni l’évêque pour le peuple, mais le prêtre et l’évêque qui prennent du peuple.’
Saint Augustin dit : ‘Il prend la chair à la brebis pour la manger, il profite ; il crée des magasins et est attaché à l’argent ; il devient avare et se sert de la laine pour la vanité, pour se vanter ».
« Ainsi, observait le Pape, quand un prêtre, un évêque court derrière l’argent, le peuple ne l’aime pas et c’est un signe. Et lui-même finit mal ».
Saint Paul nous rappelle qu’il travaillait avec ses mains, “n’avait pas de compte en banque, il travaillait. Et quand un évêque, un prêtre prend le chemin de la vanité, entre dans l’esprit du carriérisme – et fait tant de mal à l’Eglise- finalement il devient ridicule, se vante, se pavane tout puissant…Et le peuple n’aime pas cela ! » « Priez pour nous, répétait le Pape, pour que nous soyons pauvres, humbles, doux, au service du peuple ». « Nous en avons tellement besoin pour rester fidèles, pour être des hommes qui veillons sur le troupeau et aussi sur nous-mêmes, avec le cœur toujours dirigé vers le troupeau.
Pour que le Seigneur nous défende des tentation, parce que si nous allons vers les richesses et la vanité, alors nous devenons des loups et non des pasteurs. Priez pour cela. »
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Mercredi 15 Mai 2013, Audience Générale

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Mercredi 15 Mai 2013, Audience Générale
L'ACTION DE L'ESPRIT SAINT
Cité du Vatican : Ce matin Place St.Pierre, le Pape François a tenu l'audience générale devant plus de 70.000 personnes, consacrant catéchèse à l'action de l'Esprit Saint au sein de l'Eglise:
"Nous vivons une époque de scepticisme envers la vérité. Benoît a souvent évoqué le relativisme, cette tendance à penser qu'il n'y a rien de définitif et que la vérité découle d'un consensus voire de la volonté individuelle...
Souvenons nous de Pilate auquel Jésus venait de révéler le sens de sa mission et qui demanda ce qu'est la vérité. Il ne réussissait pas à comprendre que la vérité se trouvait devant lui. Il ne réussissait pas à voir la vérité en Jésus, et Dieu en lui...
La vérité n'est pas une chose que l'on trouve mais une personne que l'on rencontre...
Qui nous fait reconnaître que Jésus est la parole de vérité, le Fils du Père? Paul dit que personne ne peut dire que Jésus est seigneur sinon sous l'action de l'Esprit Saint...que Jésus appelle Paraclet, c'est à dire celui qui vient en aide. C'est l'Esprit qui accompagne notre parcours de connaissance".
L'Esprit agit dans nos vies comme dans celle de l'Eglise "en imprimant dans le coeur des croyants les paroles de Jésus
qui, à l'instar de l'annonce des prophètes de l'Ancien Testament, s'inscrivent en nous comme critères de nos actions et principe de vie". L'esprit nous guide vers la vérité, "à la rencontre de Jésus, qui est la plénitude de la vérité, au coeur de la vérité. Il nous ouvre à une communion toujours plus profonde avec Jésus en nous offrant l'intelligence des choses divines. Demandons chaque jour à l'Esprit qu'il fasse que nos coeurs s'ouvrent à la Parole, au bien et au beau de Dieu. Alors je vous le demande: Combien d'entre vous prient le Saint Esprit? Nous sommes probablement peu nombreux.
Obéissons à Jésus et prions quotidiennement l'Esprit pour qu'il nous éclaire".
La tradition de l'Eglise dit que l'Esprit de vérité suscite en nous le sens de la foi grâce auquel, ainsi que le rappelle Vatican II, le peuple de Dieu adhère pleinement sous la conduite du magistère à la foi transmise, approfondit son jugement et l'applique mieux... Pour être source de vie, l'accueil de la parole et de la vérité de foi doit advenir et grandir sous l'action de l'Esprit. Ainsi devons nous apprendre de Marie en revivant son oui, sa disponibilité totale à accueillir le Fils de Dieu en elle... Au travers de l'Esprit, le Père et le Fils nous habitent, et nous vivons de Dieu en Dieu...
Nous avons besoin de nous laisser inonder de la lumière de l'Esprit afin qu'il nous introduise dans la vérité de Dieu, l'unique seigneur de notre vie.
En cette Année de la foi, demandons-nous si nous faisons quelque chose de concret pour mieux connaître le Christ et la vérité de la foi... Interrogeons nous aussi pour savoir si nous progressons de manière à ce que la foi oriente notre existence. On ne peut être chrétien à temps partiel, suivant le moment, la circonstance ou le choix. On est chrétien à temps complet. La vérité du Christ qu'est
l'Esprit Saint nous guide et nous alimente, de manière à imprégner totalement notre quotidien. Il faut donc l'invoquer plus souvent, afin qu'il nous guide dans la voie des disciples du Christ.
Prions le chaque jour. Engageons nous à le prier!".

Le Saint-Père a ensuite salué tout particulier les pèlerins polonais venus de Szcecin, membres de l'association Civitas Christiana qui organise localement une marche pour la vie: "Votre initiative insiste sur la nécessité de défendre la vie de sa conception à sa conclusion naturelle". Puis il s'est adressé à des écoliers catholiques italiens en réaffirmant "l'école catholique est une réalité précieuse pour la société, grâce au service qu'elle lui apporte en collaboration avec les familles. Elle mérite d'être reconnue".
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Jeudi 16 mai 2013

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Jeudi 16 mai 2013
Les croyants ne doivent pas se réfugier « dans une vie tranquille »
Par son témoignage de vérité, le chrétien doit « gêner nos structures confortables », même au prix de finir « dans les problèmes », parce qu’animé par une « saine folie spirituelle » pour toutes « les périphéries existentielles ». A l’exemple de saint Paul, qui passait « d’une bataille rangée à une autre », les croyants ne doivent pas se réfugier « dans une vie tranquille » ou dans les compromis : aujourd’hui dans l’Eglise
il y a trop de « chrétiens de salon, ceux qui sont éduqués », « tièdes », pour lesquels toujours « tout va bien », mais qui n’ont pas en eux l’ardeur apostolique.
C’est un appel fort à la mission – non seulement dans les terres lointaines mais aussi dans les villes – que le Pape François a lancé ce matin, jeudi 16 mai, lors de la Messe célébrée dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Le point de départ de sa réflexion a été le passage des Actes des apôtres (22, 30; 23, 6-11) qui voit intervenir saint Paul, justement, au plus fort d’une de ses « batailles rangées ». Mais cette fois-ci, a dit le Pape, c’est une bataille « qu’il a un peu provoquée lui-même, avec sa ruse. Quand il s’est rendu compte de la division entre ceux qui l’accusaient », entre sadducéens et pharisiens, il a fait en sorte qu’ils aillent « l’un contre l’autre. Mais toute la vie de Paul allait de bataille rangée en bataille rangée, de persécution en persécution. Une vie avec beaucoup d’épreuves, parce que le Seigneur aussi avait dit que cela aurait été son destin » ; un destin « avec beaucoup de croix, mais lui va de l’avant ; il regarde le Seigneur et il va de l’avant ».

«Le zèle apostolique – a-t-il ensuite précisé – n’est pas un enthousiasme en vue d’avoir le pouvoir, en vue d’ avoir quelque chose. C’est quelque chose qui vient de l’intérieur et que le Seigneur lui-même veut de nous : chrétien avec le zèle apostolique. Et d’où vient ce zèle apostolique ? Il vient de la connaissance de Jésus Christ. Paul a trouvé Jésus Christ, il a rencontré Jésus Christ, mais pas avec une connaissance intellectuelle, scientifique – c’est important parce qu’elle nous aide – mais avec cette connaissance première, celle du cœur, de la rencontre personnelle. La connaissance de Jésus qui m’a sauvé et qui est mort pour moi : cela est précisément le point de la connaissance la plus profonde de Paul. Et cela le pousse à aller de l’avant, à annoncer Jésus ».

« Celui qui veille sur le zèle apostolique – a poursuivi le Pape – c’est l’Esprit Saint ; qui fait croître le zèle apostolique, c’est l’Esprit Saint : il nous donne ce feu intérieur pour aller de l’avant dans l’annonce de Jésus Christ. Nous devons lui demander la grâce du zèle apostolique ». Et cela vaut « non seulement pour les missionnaires, qui font très bien leur travail. Ces derniers jours j’en ai rencontré quelques-uns : “Ah mon père, cela fait soixante ans que je suis missionnaire en Amazonie”. Soixante ans et il continue, il continue dans l’Eglise à présent il y en a beaucoup et qui ont beaucoup de zèle : des hommes et des femmes qui vont de l’avant, qui ont cette ferveur. Mais dans l’Eglise il y a aussi les chrétiens tièdes, qui ne ressentent pas le besoin d’aller de l’avant, ils sont bons. Il y a aussi des chrétiens de salon. Ceux qui sont polis, tout va bien, mais qui ne savent pas donner de fils à l’Eglise pour annoncer avec de la ferveur apostolique ».
Le Pape a ensuite invoqué l’Esprit Saint pour qu’il « nous donne cette ferveur apostolique à nous tous : qu’il nous donne aussi la grâce de bousculer les choses qui sont trop tranquilles dans l’Eglise ;
la grâce d’aller de l’avant vers les périphéries existentielles. L’Eglise a un grand besoin de cela ! Non seulement dans les terres lointaines, dans les Eglises jeunes, chez les peuples qui ne connaissent pas encore Jésus Christ, mais aussi ici en ville, en ville précisément, ils ont besoin de cette annonce de Jésus Christ. Demandons donc au Saint-Esprit cette grâce du zèle apostolique : des chrétiens avec le zèle apostolique . Et si nous gênons, béni soit le Seigneur. Allez, comme dit le Seigneur à Paul :“Courage!”».
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Jeudi 16 mai 2013

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Jeudi 16 mai 2013
"Une Église sans la charité n'existe pas"
"Une Eglise sans la charité n'existe pas". Des paroles que le Pape François a tenues en recevant jeudi matin en audience le Comité exécutif de Caritas Internationalis, réuni ces jours-ci à Rome pour son Assemblée annuelle sous la présidence du Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga. Le Pape a tenu à mettre en évidence le travail mené par l'organisme caritatif de l'Eglise, en particulier à un moment où, affirmait-il, la crise met en péril l'homme, " chair du Christ ".
Le Pape a souligné que l'action de la Caritas revêt "une double dimension": une dimension d'action sociale et une dimension mystique, c'est à dire placée dans le coeur de l'Eglise".
"La Caritas est la caresse de l'Eglise à son peuple; la caresse de Mère l'Eglise à ses enfants; la tendresse, la proximité. La recherche de la vérité et l'étude de la vérité catholique sont d'autres dimensions importantes de l'Eglise, à charge des théologiens. Mais ensuite tout cela se transforme en catéchèses, en exégèse. La Caritas c'est l'amour au sein de Mère l'Eglise, qui se fait proche, caresse, aime".
Non à cette culture qui "jette tout ce qui ne sert pas"
Après cette introduction, le Pape a procédé à un échange sous forme de questions-réponses avec les représentants de Caritas Internationalis. Il a été question notamment de la crise actuelle: "Il ne s'agit pas seulement d'une crise économique, ni d'une crise culturelle, ni d'une crise de la foi. C'est une crise dans laquelle l'homme est celui qui souffre des conséquences de cette instabilité. Aujourd'hui l'homme est en danger, la personne humaine. La chair du Christ. Et le travail de la Caritas, c'est de rendre compte de cela".
Le Pape s'est alors ému "d'un déséquilibre au niveaux des investissements financiers, et qu'en parallèle "aux grandes réunions internationales, on meurt de faim". Il dénonçait aussi une culture consumériste, qui gaspille, mais aussi qui ne respecte pas les enfants, les personnes âgées, les personnes marginalisées.
Il faut absolument et tout simplement neutraliser le mal :
A une seconde question concernant la sollicitude de l'Eglise, le Pape a déclaré en prenant l'exemple des situations de guerre ou de caristie, qu'il fallait parfois "tout simplement neutraliser le mal". "Si quelqu'un a faim, ajoutait-il, il faut lui donner à manger", "s'il y a des blessés, il faut les soigner". "Voilà la caresse de l'Eglise".
En troisième lieu, la promotion de l'Evangile. Et le Pape de citer don Bosco, ce grand saint de la charité, avec son génie de la formation des jeunes.
"Un homme qui dans sa paroisse avait rencontré en un moment de crise et de grande pauvreté de très nombreux jeunes qui vivaient dans la rue, affamés, et poussés à la délinquance. Et voilà que refusant cette situation, il eut l'idée de l'école des arts et métiers, et nous connaissons la suite. "
Enfin, le Pape abordait l'angle de la spiritualité de la Caritas, "spiritualité de la tendresse alors que l'Eglise l'a met souvent de côté". " "Parfois, notre sérieux, entre guillemets, dans notre pastorale, nous amène à éliminer cet aspect de la maternité de l'Eglise. L'Eglise est mère, fondamentalement une mère. Et cette caractéristique de la tendresse est selon moi le noyau de la spiritualité de la Caritas: il faut que l'Eglise récupère la tendresse. L'Eglise a toujours connu des dérives, est devenue sectaire, a connu l'hérésie, lorsqu'elle est devenue trop sérieuse, c'est à dire lorsqu'elle a oublié la caresse et la tendresse".
Préoccupation du Pape pour les personnes réfugiées et exploitées
Pour conclure, le Pape a exprimé sa grande préoccupation pour les réfugiés, parlant de véritable drame. "Il faut les accompagner" a exhorté le Pape, rappelant les centaines de milliers de personnes déplacées et réfugiées à cause de la guerre en Syrie. Il a évoqué le drame des personnes exploitées à qui "on enlève le passeport et que l'on fait travailler comme des esclaves". Pour tous ces drames, "il nous faut une grande présence de tendresse dans l'Eglise".
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Jeudi 16 mai 2013
L’argent doit servir et non pas gouverner!
L’argent doit servir et non pas gouverner! Le Pape a tenu un discours très ferme devant les ambassadeurs du Kirghizstan, d’Antigua et Bardua, du Grand-duché de Luxembourg et du Bostwana. François a reçu vers 11h00 dans la salle Clémentine les nouveaux accrédités près le Saint-Siège venus lui présentés leurs lettres de créances. Le Pape leur a demandé d’être les promoteurs d’une société plus éthique tout en condamnant la spéculation financière et la soif d’argent sans limites.
L'argent et ses conséquences tragiques
L’acceptation de l’empire de l’argent sur les êtres et sur les sociétés est intolérable.
C’est en substance ce qu’a voulu expliqué le Pape dans son discours. Les mots du souverain pontife n’ont jamais été aussi durs envers l’adoration de l’argent et ses conséquences tragiques. Précarité quotidienne, peur et désespérance même dans les pays riches, joie de vivre qui s’amenuise, indécence et violence qui prennent de l’ampleur et pauvreté toujours plus criante. Pire encore, l’être humain est considéré aujourd’hui comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser et jeter.
« Le fétichisme de l’argent et la dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain nous fait oublier le primat de l’homme »
rappelle le Pape.
L’écart entre riches et pauvres ne fait que s’accroître
Dans un tel contexte la solidarité qui est le trésor du pauvre est souvent considéré comme contre-productive contraire à la rationalité financière et économique. L’écart entre riches et pauvres ne fait que s’accroître. S’installe alors une nouvelle tyrannie invisible qui impose ses lois et ses règles. La corruption tentaculaire et l’évasion fiscale égoïste prennent des dimensions mondiales. « La volonté de puissance et de possession est sans limite » dénonce le Pape. Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu. L’éthique dérange selon François, car l’éthique conduit vers Dieu et relativise l’argent et le pouvoir.
Un appel à la solidarité désintéressée :
En effet,
« Dieu est considéré par les financiers, économistes et politiques comme dangereux puisqu’il appelle l’homme à sa réalisation plénière et à l’indépendance des esclavages en tous genres ».
Une situation qu’il faut transformer. L’argent doit servir et non pas gouverner ! Le Pape appelle ainsi les ambassadeurs à réaliser une réforme financière qui soit éthique et qui entraine une réforme économique salutaire pour tous. Le pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. Mais le Pape a le devoir au nom du Christ de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir. C’est un appel à la solidarité désintéressée.
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Vendredi 17 Mai 2013

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Vendredi 17 Mai 2013
Pécher est une chose, ne pas regretter en est une autre
“Le problème n’est pas d’être des pécheurs, mais bien de ne pas regretter ses péchés, et de ne pas avoir honte de ce que l’on a fait ».
Phrase clé de l’homélie du Pape François vendredi matin, lors de la messe de 7 heures en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, comme chaque matin. Le Pape, dans son homélie, a parcouru l’histoire des rencontres de Pierre avec Jésus, en soulignant que « celui-ci confie son troupeau à un pécheur ». « Mais Pierre était un pécheur, mais pas un corrompu, n’est-ce pas ? » ajoutait le Pape. « Pécheurs, oui, tous : corrompus, non », soulignait-il encore.

Jésus nous fait mûrir au fil des rencontres avec Lui :
Au centre de l’homélie, l’Evangile dans lequel Jésus Ressuscité demande trois fois à Pierre s’il l’aime. « C’est un dialogue d’amour, entre le Seigneur et son disciple », a expliqué le Pape François, « Jésus lors de ces rencontres, fait mûrir l’âme de Pierre, le cœur de Pierre . Il le fait mûrir dans l’amour. Ainsi quand il entend que Jésus lui demande bien par trois fois : « Simon, fils de Jean, tu m’aimes ? », il a honte, parce qu’il se souvient que par trois fois il a déclaré ne pas le connaître. » “Pierre fut rempli de douleur lorsque pour la troisième fois il entendit le Christ lui demander: “Tu m’aimes ? ». Cette douleur, cette honte…pour un homme comme Pierre…pécheur, pécheur ! Le Seigneur lui fait comprendre, à lui et aussi à nous, que tous nous sommes pécheurs. Mais le problème n’est pas d’être pécheurs, mais bien de ne pas regretter ses péchés, de ne pas avoir honte de ce que l’on a fait ».
« Et Pierre ressent cette honte, il a cette humilité, non ? » a poursuivi le Pape, « Le péché, le péché de Pierre, est un fait qui amène Pierre, avec son grand cœur, à une nouvelle rencontre avec Jésus, à la joie du pardon ». « Le Seigneur n’abandonne pas sa promesse, quand il lui avait dit : « Tu es pierre », et maintenant il lui dit : « Fais paître mon troupeau » et « il confie son troupeau à un pécheur ». « Mais Pierre était certes un pécheur mais pas un corrompu. Pécheur, oui, nous tous ; mais corrompus, non » ajoutait le Pape.

L'exemple de Saint Pierre doit nous servir de leçon :
Le Pape François racontait alors l’histoire d’un prêtre, bon curé, qui travaillait bien, et que l’on nomme évêque. Il avait honte et ne se sentait pas digne de cette nomination et de cette charge et s’en était confié à son confesseur. Ce-dernier le rassurait alors, en lui expliquant que si Pierre avec la bourde énorme qu’il avait faite était devenu Pape, il pouvait se rassurer. « Car le Seigneur est ainsi, le Seigneur est ainsi », concluait le Pape François. « Il nous fait mûrir au fil des rencontres avec Lui, malgré nos faiblesses, mais quand nous reconnaissons nos péchés ». Selon le Pape François,
Pierre « s’est laissé modelé par les rencontres avec le Christ », et « cela doit nous servir d’exemple à tous, parce que nous sommes sur la même route ».
« Pierre est un grand homme, a ajouté le Pape, non parce qu’il a un cœur noble, et que cette noblesse l’amène à pleurer, le porte à cette douleur, à cette honte et ensuite à ce travail de pasteur du troupeau ».
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par zelie »

Merci Katolik!
J'imprime chacune des pages et je me régale chaque soir de ma vie de pouvoir lire tranquillement (au lit!) une parole de notre Pape. Cela m'apaise dans les tourmentes du quotidien (un peu hard en ce moment!), cela me prédispose à la prière et l'oriente paisiblement, et cela m'accompagne chaque jour.
Ce bonheur tout simple n'est possible seulement parce que vous, et des personnes comme vous, prennent le temps de copier chaque jour ces messages pour que d'autres comme moi, qui arrivent éreintés en bout de semaine, puissent aller trouver facilement les pages à lire et puissent, une fois imprimées, les savourer paisiblement.
Alors merci, mais alors un grand grand merci!

Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse et vous garde,

Zélie
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par katolik »

zelie,

merci pour ce message si sympathique !
Ce sont ces messages, comme le votre, qui me nourrissent et me permettent de continuer à faire cela chaque jour ....
Que le Seigneur vous bénisse !
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Samedi 18 mai 2013

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Samedi 18 mai 2013
Bonnes manières et mauvaises habitudes
Après les « chrétiens de salon », ce sont les « chrétiens qui commèrent » !
: Voici le nouvel appel du Pape François à l’égard de ceux qui ont perdu le sens de leur appartenance à l’Eglise, au peuple de Dieu.

Ainsi ce matin, samedi 18 mai, lors de la célébration matinale dans la chapelle de la Domus sanctae Marthae,
le Pape Bergoglio a souligné les « mauvaises habitudes » qui s’ajoutent aux « bonnes manières » dont témoignent de si nombreux chrétiens.
Et parmi les mauvaises habitudes précisément celle de s’écorcher l’un l’autre avec des mots, à travers la désinformation et la calomnie. « Les commérages, a-t-il conclu, sont destructifs dans l’Eglise ». Jésus parlait beaucoup avec Pierre et avec tous les autres, tout comme les apôtres parlaient entre eux et avec les autres, mais il s’agissait « d’un dialogue d’amour ».

Jésus, a rappelé le Pape en commençant son homélie, avait demandé à plusieurs reprises à Pierre « s’il l’aimait, s’il l’aimait plus que les autres. Pierre avait dit oui et le Seigneur lui a donné comme mission: pais mes brebis ». Cela a été précisément « un dialogue d’amour », mais à un certain point a expliqué le Saint-Père, Pierre a eu la tentation de s’immiscer dans la vie d’un autre, Judas, et après avoir su qu’il aurait trahi il demanda à Jésus la raison pour laquelle il lui permettait de le suivre encore. « Jésus une autre fois lui fit un reproche: ‘que t'importe ?’ (cf Jn 21, 20-25). Ne t'immisces pas dans la vie de l’autre. Que t’importe si c’est ce que je veux? ».

Pierre, a expliqué le Pape est un homme et donc il subit lui aussi la tentation d'interférer dans la vie des autres, c’est-à-dire « comme l’on dit de manière courante, de mettre son nez partout ». A nous aussi dans notre vie chrétienne cela arrive « combien de fois – s’est demandé le Pape François – sommes nous tentés de faire cela? Le dialogue, ce dialogue avec Jésus, est dévié sur une autre voie. Et
le fait de s’immiscer dans la vie des autres a de nombreuses modalités ». Il en a souligné deux: se comparer toujours aux autres et les commérages.
La comparaison, a t-il expliqué , est de toujours se demander « pourquoi cela à moi et non à celui-ci? Dieu n’est pas juste! ». Pour clarifier le concept il a cité en exemple la petite Thérèse qui « quand elle était enfant, a eu la curiosité de comprendre pourquoi Jésus ne semblait pas juste: à un il donnait beaucoup, et à l’autre bien peu. Elle était une enfant et elle a posé la question à sa sœur ainée et cette dernière – sage cette sœur! – a pris un dé à coudre et un verre. Elle les a rempli d'eau tous les deux et puis a demandé: dis-moi Thérèse, quel est le plus plein des deux? Mais tous les deux sont pleins! Et Jésus est comme cela avec nous: cela ne l'intéresse pas si tu es grand, petit. Ce qui l'intéresse c’est si tu es plein d’amour de Jésus et de la grâce de Jésus! C’est ainsi que Jésus fait avec nous ».
Lorsque l’on fait des comparaisons « on termine dans l’amertume et l’envie. Ce que le diable veut.
On commence en louant Jésus et puis sur ce chemin de comparaison, on termine dans l’amertume et l’envie ».

La deuxième modalité à laquelle s’est référé le Saint-Père est constituée par les commérages. On commence par beaucoup d'éducation: « Mais moi je ne veux parler mal de personne mais il me semble que... » et puis on termine par « écorcher son prochain. C’est précisément comme cela! ». «Combien de commérages dans l’ Église! Combien nous commérons nous chrétiens » et
le commérage « est justement écorcher, se faire du mal l’un l’autre » comme si l’on voulait rabaisser l’autre pour s'élever soi-même.
« Cela ne se fait pas! Il semble beau de commérer, je ne sais pas pourquoi, mais cela semble beau. Comme les bonbons au miel, n’est-ce pas? Tu en prends un et tu dis: c’est bon, puis tu en prends un autre, puis un autre et à la fin te viens un mal d’estomac ». Le commérage est ainsi: « c’est doux au début et puis cela te détruit, cela te détruit l'âme!
Les commérages sont destructeurs dans l’ Église.
C’est un peu l’esprit de Caïn: tuer son frère, avec la langue ». Et on le fait « avec de bonnes manières. Mais
sur cette voie nous devenons des chrétiens aux bonnes manières et aux mauvaises habitudes! Des chrétiens éduqués mais méchants ».
Le Pape a ensuite énoncé les trois comportements négatifs: la désinformation à savoir « seulement la moitié qui nous convient et pas l’autre moitié »; vient ensuite la diffamation: « quand une personne a vraiment un défaut, a fait une grosse bêtise » il faut la raconter, « faire le journaliste, non? Et la réputation de cette personne est ruinée»! La troisième est la calomnie: « Dire des choses qui ne sont pas vraies. Cela est vraiment tuer son frère! ».
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Samedi 18 Mai 2013, veillée place Saint-Pierre

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Samedi 18 Mai 2013, veillée place Saint-Pierre
"Je préfère une Église qui sort, et a des accidents, à une Église qui pourrit de l'intérieur !"
Temps fort du grand rassemblement des mouvements ecclésiaux pour la fête de la Pentecôte : la veillée place Saint-Pierre avec le pape François a rassemblé plus de 250.000 fidèles, soit le double qu'annoncé. Après s'être offert un bain de foule d'une vingtaine de minutes sur la place Saint-Pierre et, pour la première fois, tout le long de la Via della Conciliazione (l'avenue qui relie le Tibre à la place Saint-Pierre), le pape a répondu à des questions posées par cinq participants au rassemblement.
"Pas d’Église fermée, que le Seigneur nous guide, dehors et en avant !"
Dans un long discours improvisé, le pape est d'abord revenu sur sa vocation, qu'il a reçue le 21 septembre 1953 : il a expliqué avoir voulu devenir prêtre après s'être confessé à un nouveau prêtre de sa paroisse à Buenos Aires. Le pape a ensuite longuement exhorté l’Église à ne pas se refermer sur elle-même car en adoptant cette attitude, elle se fait du mal.
"Imaginez une pièce fermée pendant un an, elle va sentir l'humidité et la pourriture. L’Église ne doit pas être une pièce fermée, elle doit sortir d'elle-même, ouvrir ses portes et aller à la rencontre des autres, parce que la foi est une rencontre avec Jésus."
Aller à la rencontre de l'autre, c'est aussi se confronter à la pauvreté, a-t-il ajouté. Mais il faut devenir des chrétiens courageux. Je préfère une Eglise qui sort et qui a des accidents, plutôt qu'une Eglise fermée qui pourrit de l'intérieur !" a-t-il lancé.
"Il faut devenir des chrétiens courageux !"
Dans un discours très fort, François a plaidé pour un dialogue avec tous, y compris ceux qui ont une autre religion ou qui n'en ont pas du tout.
"Ce que nous avons en commun, c'est que nous sommes tous des images de Dieu, chaque homme et chaque femme doit être libre de vivre sa confession religieuse"
a-t-il déclaré.
"Ce qui est important, c'est la rencontre avec Dieu, a insisté le pape. N'ayez pas peur, il n'y a pas de problème quand on est avec le Seigneur. Comme un enfant se sent protégé avec ses parents, nous sommes en sécurité dans la main du Seigneur."
"Le Seigneur nous devance toujours, il nous attend toujours !"
Au-delà de ses conseils, le pape a aussi fait un reproche bienveillant à la foule : "Vous criez "François, François" mais où est Jésus ? C'est lui dont il faut scander le nom !". Le pape a ensuite repris une image déjà utilisée dans l'un de ses discours : il a répété que l’Église n'est pas une ONG, ni une organisation politique.
"La solidarité est une valeur de l’Église, pas la recherche de l'efficacité. L'évangélisation ne se décide pas autour d'une table : il faut vivre l’Évangile au quotidien et témoigner"
a-t-il ajouté. Le souverain pontife a fustigé la mondanité spirituelle et le manque d'éthique de plus en plus présent dans la vie publique et qui fait tant de mal à l'humanité.
Le pape a conclu en invitant chacun à toujours répondre au mal par le bien, même si c'est difficile. "Il faut entrer dans la patience et le faire savoir au Seigneur".
La veillée s'est terminée avec la profession de foi prononcée par les 250.000 pèlerins présents.
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Dimanche 19 Mai 2013

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Dimanche 19 Mai 2013
Dimanche de Pentecôte
Seul l’Esprit-Saint « peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité » : sans lui, la diversité devient « la division » et l’unité devient « l’uniformité, l’homogénéité », a déclaré le pape François lors de son homélie de Pentecôte.

Le pape a célébré la messe du dimanche de Pentecôte avec plus de 200.000 membres de mouvements ecclésiaux en pèlerinage à Rome, ce 19 mai 2013.

Avec l’Esprit, « la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce qu’il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église », a-t-il souligné, encourageant à être « ouverts aux « surprises de Dieu » … à la nouveauté de l’Esprit Saint fois ».
Homélie du pape François
Chers frères et sœurs,

En ce jour, nous contemplons et revivons dans la liturgie l’effusion de l’Esprit Saint opérée par le Christ ressuscité sur son Église ; un évènement de grâce qui a rempli le cénacle de Jérusalem pour se répandre dans le monde entier.

Mais que se passe-t-il en ce jour si éloigné de nous, et pourtant si proche au point de rejoindre l’intime de notre cœur ? Saint Luc nous offre la réponse dans le passage des Actes des apôtres que nous avons entendu (2, 1-11). L’évangéliste nous ramène à Jérusalem, à l’étage supérieur de la maison dans laquelle sont réunis les Apôtres. Le premier élément qui attire notre attention est le fracas qui vint soudain du ciel, « pareil à celui d’un violent coup de vent » et remplit la maison ; puis « une sorte de feu qui se partageait en langues », et se posait sur chacun des Apôtres. Fracas et langues de feu sont des signes précis et concrets qui frappent les Apôtres, non seulement extérieurement, mais aussi au plus profond d’eux-mêmes : dans l’esprit et dans le cœur. La conséquence est que « tous furent remplis du Saint Esprit » qui libère son dynamisme irrésistible, avec des résultats surprenants : « Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit ». S’ouvre alors devant nos yeux un tableau tout à fait inattendu : une grande foule se rassemble et s’émerveille parce que chacun entend parler les Apôtres dans sa propre langue. Tous font une expérience nouvelle, jamais arrivée auparavant : « Nous les entendons parler dans nos langues ». Et de quoi parlent-ils ? « Des merveilles de Dieu ».
A la lumière de ce passage des Actes, je voudrais réfléchir sur trois paroles liées à l’action de l’Esprit : nouveauté, harmonie, mission.
1. La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous-mêmes qui construisons, programmons, faisons des projets pour notre vie selon nos plans, nos sécurités, nos goûts. Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point ; il nous est difficile de nous abandonner à Lui avec pleine confiance, laissant l’Esprit Saint être l’âme, le guide de notre vie dans tous les choix ;
nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons.
Mais, dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté - Dieu apporte toujours la nouveauté -, il transforme et demande de se confier totalement à Lui : Noé construit une arche, raillé par tous, et il se sauve ; Abraham laisse sa terre avec seulement une promesse en main ; Moïse affronte la puissance du pharaon et guide le peuple vers la liberté ; les Apôtres, craintifs et enfermés dans le cénacle, sortent avec courage pour annoncer l’Évangile. Ce n’est pas la nouveauté pour la nouveauté, la recherche du nouveau pour dépasser l’ennui, comme il arrive souvent de nos jours. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien.
Demandons-nous aujourd’hui: sommes-nous ouverts aux « surprises de Dieu » ? Ou bien nous fermons-nous, avec peur, à la nouveauté de l’Esprit Saint ?
Sommes-nous courageux pour aller par les nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ou bien nous défendons-nous, enfermés dans des structures caduques qui ont perdu la capacité d’accueil ? Cela nous fera du bien de nous poser cette question durant toute la journée.

2. Une seconde idée : l’Esprit Saint, apparemment, semble créer du désordre dans l’Église, parce qu’il apporte la diversité des charismes, des dons ; mais tout cela au contraire, sous son action, est une grande richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité, mais ramène le tout à l’harmonie. Dans l’Église, c’est l’Esprit Saint qui la fait, l’harmonie. Un des Pères de l’Église a une expression qui me plaît beaucoup : l’Esprit Saint « ipse harmonia est ». Il est précisément l’harmonie. Lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité. Ici aussi, quand c’est nous qui voulons faire la diversité et que nous nous fermons sur nos particularismes, sur nos exclusivismes, nous apportons la division ; et quand c’est nous qui voulons faire l’unité selon nos desseins humains, nous finissons par apporter l’uniformité, l’homogénéité.
Si, au contraire, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais conflit, parce qu’il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église. Le fait de marcher ensemble dans l’Église, guidés par les pasteurs qui ont un charisme et un ministère particuliers, est signe de l’action de l’Esprit Saint
; l’ecclésialité est une caractéristique fondamentale pour chaque chrétien, pour chaque communauté, pour chaque mouvement. C’est l’Église qui me porte le Christ et qui me porte au Christ ; les chemins parallèles sont dangereux ! Quand on s’aventure, en allant au-delà de (proagon) la doctrine et de la Communauté ecclésiale - dit l’Apôtre Jean dans sa deuxième lettre - et qu’on ne demeure pas en elles, on ne s’est pas unis au Dieu de Jésus Christ (cf. 2 Jn 1, 9). Demandons-nous alors : suis-je ouvert à l’harmonie de l’Esprit Saint, en dépassant tout exclusivisme ?
Est-ce que je me laisse guider par lui en vivant dans l’Église et avec l’Église ?
3. Le dernier point. Les théologiens anciens disaient :
l’âme est une espèce de bateau à voile, l’Esprit Saint est le vent qui souffle dans la voile pour le faire avancer, les impulsions et les poussées du vent sont les dons de l’Esprit.
Sans sa poussée, sans sa grâce, nous n’avançons pas. L’Esprit Saint nous fait entrer dans le mystère du Dieu vivant et nous sauve du danger d’une Église gnostique et d’une Église auto-référentielle, fermée sur elle-même ; il nous pousse à ouvrir les portes pour sortir, pour annoncer et témoigner la bonne vie de l’Évangile, pour communiquer la joie de la foi, de la rencontre avec le Christ. L’ Esprit Saint est l’âme de la mission. Ce qui est arrivé à Jérusalem il y a près de deux-mille ans n’est pas un événement éloigné de nous, c’est un événement qui nous rejoint, qui se fait expérience vivante en chacun de nous. La Pentecôte du cénacle de Jérusalem est le commencement, un commencement qui se prolonge. L’ Esprit Saint est le don par excellence du Christ ressuscité à ses Apôtres, mais il veut qu’il parvienne à tous. Jésus, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, dit : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous » (Jn 14, 16). C’est l’Esprit Paraclet, le « Consolateur », qui donne le courage de parcourir les routes du monde en portant l’Évangile ! L’ Esprit Saint nous fait voir l’horizon et nous pousse jusqu’aux périphéries existentielles pour annoncer la vie de Jésus Christ.
Demandons-nous si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, ou si nous laissons l’Esprit nous ouvrir à la mission.
Rappelons-nous aujourd’hui ces trois mots: nouveauté, harmonie, mission.

La liturgie d’aujourd’hui est une grande prière que l’Église avec Jésus élève vers le Père, pour qu’il renouvelle l’effusion de l’Esprit Saint. Que chacun de nous, chaque groupe, chaque mouvement, dans l’harmonie de l’Église, se tourne vers le Père pour demander ce don. Aujourd’hui encore, comme à sa naissance, avec Marie, l’Église invoque : « Veni Sancte Spiritus ! –
Viens, Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour ! ». Amen.
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Re: les paroles de notre Pape François - ses derniers tweets

Message non lu par levergero78 »

Les trois derniers tweets de notre pape François :

Pape François ‏@Pontifex_fr 19 Mai
L’Esprit Saint transforme et renouvelle, il crée harmonie et unité, donne courage et joie pour la mission.

Pape François ‏@Pontifex_fr 18 Mai
Il faut apprendre de Marie ; revivre sa disponibilité totale pour recevoir le Christ dans sa vie.

Pape François ‏@Pontifex_fr 17 Mai
Notre vie est-elle vraiment animée par Dieu ? Que de choses je mets avant Dieu chaque jour !

Méditez-les.
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Lundi 20 Mai 2013, Matin

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Lundi 20 Mai 2013
Matin : Messe à la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican

La vraie prière, humble et forte, fait des miracles
“La prière pour solliciter un miracle, pour demander une action extraordinaire doit être une prière qui nous implique tout entier ". "Une prière courageuse, humble et forte, fait des miracles"
. Voilà ce qu’a affirmé le Pape François ce lundi lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican, en présence d’un groupe de journalistes et d’employés de Radio Vatican, accompagnés par le directeur général, le Père Federico Lombardi.
L’Évangile de ce lundi parlait de cet épisode où les disciples n'arrivent pas à guérir un enfant; Jésus lui-même doit intervenir, et il regrette l'incrédulité des personnes présentes; et au père de cet enfant qui demande de l'aide il répond que
"tout est possible pour celui qui croit".
Le Pape François a ainsi souligné que
"souvent même ceux qui aiment Jésus ne risquent pas trop dans leur foi et ne font pas totalement confiance à Lui."
Pourquoi sommes-nous incrédules dans nos prières ?
"Mais pourquoi cette incrédulité? " s'est interrogé le Pape pour qui "c'est souvent le coeur qui ne s'ouvre pas, qui reste fermé, le cœur qui veut tout contrôler".
Pour illustrer son propos, le Pape a raconté une histoire dont il a été témoin en Argentine : "une petite fille de sept ans tombe malade et les médecins lui pronostiquent quelques heures de vie seulement. Le père de la petite, un électricien, « un homme de foi », est devenu fou, raconte le Pape, et dans cet état de désespérance il a pris un autobus pour se rendre au Sanctuaire marial de Lujan, à 70 km de là.
« Il est arrivé, et il était 21 heures passées, et le sanctuaire était fermé. Mais il a commencé à prier la Vierge, les mains accrochées à la grille en fer. Il priait, et priait encore, il pleurait, et il priait… et comme cela toute la nuit. Mais cet homme luttait : il luttait avec Dieu, il luttait avec Dieu pour la guérison de sa petite fille. Alors, à 6 heures du matin, il a repris le bus, et arrivé chez lui, puis à 9 heures plus ou moins à l’hôpital. Là il a trouvé sa femme en pleurs, et il a pensé au pire. « Mais que se passe-t-il ? je ne comprends pas, je ne comprends pas ! Qu’est-il arrivé ? ». « Les médecins sont venus, lui répond son épouse, et ils m’ont dit que la fièvre est tombée, qu’elle respire bien, qu’il n’y a plus de danger ! Ils la garderont encore deux jours, mais ils ne comprennent pas ce qui s’est passé » !
Les miracles, il en existe encore aujourd'hui
"Et bien je vous le dis, a ajouté le Pape François, cela arrive encore, les miracles il en existe encore » ! « Mais il faut prier avec le cœur, conclut le Pape, une prière courageuse, qui lutte pour arriver à ce miracle, pas des prières de convenance : un Notre-Père, un Je vous Salue Marie et puis j’oublie». Pour le Pape, il faut « une prière courageuse, comme celle d’Abraham qui luttait avec le Seigneur pour sauver la cité, comme celle de Moïse qui avait les mains levées au ciel et se fatiguait, en priant le Seigneur ; comme celle de tant de personnes, de tant de gens qui ont foi et avec la foi prient, prient.
La prière fait des miracles, mais il faut y croire ! "
"Moi je pense que nous pouvons faire une belle prière et lui dire aujourd’hui, toute la journée :
« Je crois, Seigneur, et aide mon incrédulité ». Et le Pape suggérait alors à son auditoire, de prier mais de prier avec le cœur pour toutes les personnes qui souffrent dans les guerres, pour les réfugiés. Et de demander au Seigneur qu’il nous « aide face à notre incrédulité qui envahit aussi nos prières ». « Oui, faisons cela aujourd’hui », a conclu le Pape.
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