Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?
Publié : lun. 04 févr. 2008, 3:01
Pour l'intelligence de la foi
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Il me semble que c'est bien le prêtre, de par les pouvoirs qui lui ont été conférés des mains de l'évêque, qui baptise et les phrases sont bien explicites: Ego te baptizo, moi je te baptise au nom du Père..... L'Église par les prêtres ne fait qu'obéirent à la demande du Christ «Allez de par le monde porter la Bonne Nouvelle et baptisez-les au nom du Père....»Mt. 28, 16-20DavidB a écrit : Est-ce le Christ qui baptise, baptême rendu sensible par le sacrement, ou est-ce l'homme ou l'Église qui baptise? L'Action du Christ est-elle absolument conditionnée à celle de l'homme et de l'Église?
La partie rédemptrice du sacrment du baptême demeure toujours actuelle, il y aurait ici danger de l'évacuer au détriment de l'unique amour de Dieu comme nous l'entendons trop souvent aujourd'hui et qui fait justement des sacrements et du prêtre des «machines distributrices» de sacrement. Sans nécessairement parler de peur nous pourrions au moins parler d'une nécessité du salut des âmes et je crois que c'est toujours actuelle, du moins dans la théologie catholique. Je crois que Popeye intérroge la déclaration de la CTI sur les limbes dans le but justement d'approfondir le mystère. J'avoue que la manière de le dire et de questionner la position du pape Benoît dans un style «bulldozer» n'est pas très adéquat. Mais une critique est nécessaire pour approfondir les données de la foi catholique.DavidB a écrit : Baptiser les enfants non pas par reconnaissance du don de Dieu, mais par peur de l'enfer, car l'enfer, c'est tout ce qui compte et c'est ce que nous devons éviter à tout prix?
Mon cher David, je me joins à toi dans tes paroles !DavidB a écrit :Saint Paul se trompe-t-il de dire que les non baptisés répondrons de la loi naturelle, et en définitive est-ce que le sacrifice du Christ vaudrait absolument moins, en quantité, que la faute d'Adam?
[...]
Les limbes ont-ils déjà été définit comme étant un concept à croire, révélé par Dieu? Est-il absolument impossible de laisser tomber certains points de doctrine? la doctrine est-elle définitivement verrouillée? En tel cas ne nous reste-t-il plus qu'à nous mettre en mode "robot" et suivre le programme? Baptiser les enfants non pas par reconnaissance du don de Dieu, mais par peur de l'enfer, car l'enfer, c'est tout ce qui compte et c'est ce que nous devons éviter à tout prix?
David
D'accord, simplement, je voudrais rappeler que qu'avant de baptiser, il y a à annoncer la Bonne Nouvelle. Le "non baptême" qui condamne n'est pas le "non baptême" des enfants, car il n'ont pas reçu la Bonne Nouvelle et n'ont de par ce fait, pas pu la rejeter. C'est le rejet de la Bonne Nouvelle qui condamne, pas le "non-baptême". Le baptême est accompagné de l'acceptation et du voeux de participation à la "Bonne Nouvelle".Sapin a écrit :Bonsoir David,
Il me semble que c'est bien le prêtre, de par les pouvoirs qui lui ont été conférés des mains de l'évêque, qui baptise et les phrases sont bien explicites: Ego te baptizo, moi je te baptise au nom du Père..... L'Église par les prêtres ne fait qu'obéirent à la demande du Christ «Allez de par le monde porter la Bonne Nouvelle et baptisez-les au nom du Père....»Mt. 28, 16-20DavidB a écrit : Est-ce le Christ qui baptise, baptême rendu sensible par le sacrement, ou est-ce l'homme ou l'Église qui baptise? L'Action du Christ est-elle absolument conditionnée à celle de l'homme et de l'Église?
Sapin, soyez assuré que je suis très loin de vouloir "libéraliser" quoique ce soit. Mais, à l'image de celui que j'aime, je veux que TOUS vivent. Aussi, je limite autant que possible tout ce qui condamne. La réception de la Bonne Nouvelle exige le baptême, car la Bonne Nouvelle nous invite à entrer dans la vie divine. Dès lors, il est hors de question de rendre le baptême "optionel" pour le chrétien. Toutefois, je crois qu'une relecture de l'exigence du baptême peut faire du bien. Ce qui condamne dans le "non baptême" c'est le rejet de la Bonne Nouvelle qu'il signifie. Notre Seigneur disait : "n'allez pas croire que les victimes de l'écroulement de la tour de siloé étaient plus pécheurs que d'autres". Aussi, je ne vois pas en quoi un enfant serait jugé responsable du "non baptême", donc du refus de la Bonne Nouvelle par ses parents. Aussi, il me semble que Saint Paul a répondu à ce problème des païens. Si nous sommes trop lents pour annoncer à tous la Bonne Nouvelle, alors le Seigneur juge selon un autre registre. Comment ceux qui n'ont pas reçu la révélation seraient-ils coupables de ne pas avoir accepté la rédemption? Comment autrement pouvaient-ils l'accepter de toute façon, si personne ne le lui a annoncée? Cela n'enlève en rien notre responsabilité d'annoncer la Bonne Nouvelle à toutes les nations et de faire des disciples et de la baptiser.Sapin a écrit :La partie rédemptrice du sacrment du baptême demeure toujours actuelle, il y aurait ici danger de l'évacuer au détriment de l'unique amour de Dieu comme nous l'entendons trop souvent aujourd'hui et qui fait justement des sacrements et du prêtre des «machines distributrices» de sacrement. Sans nécessairement parler de peur nous pourrions au moins parler d'une nécessité du salut des âmes et je crois que c'est toujours actuelle, du moins dans la théologie catholique. Je crois que Popeye intérroge la déclaration de la CTI sur les limbes dans le but justement d'approfondir le mystère. J'avoue que la manière de le dire et de questionner la position du pape Benoît dans un style «bulldozer» n'est pas très adéquat. Mais une critique est nécessaire pour approfondir les données de la foi catholique.DavidB a écrit : Baptiser les enfants non pas par reconnaissance du don de Dieu, mais par peur de l'enfer, car l'enfer, c'est tout ce qui compte et c'est ce que nous devons éviter à tout prix?
Personnellement, je comprends qu'il de l'ESPOIR à avoir sur le fait que ces enfants soient sauvés car Dieu est Amour et qu'ils n'ont pas pu être baptisé pour diverses raisons.Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Commission théologique internationale, in THE HOPE OF SALVATION FOR INFANTS WHO DIE WITHOUT BEING BAPTISED a écrit :102. Within the hope that the Church bears for the whole of humanity and wants to proclaim afresh to the world of today, is there a hope for the salvation of infants who die without Baptism? We have carefully re-considered this complex question, with gratitude and respect for the responses that have been given through the history of the Church, but also with an awareness that it falls to us to give a coherent response for today. Reflecting within the one tradition of faith that unites the Church through the ages, and relying utterly on the guidance of the Holy Spirit whom Jesus promised would lead his followers “into all the truth” (Jn 16:13), we have sought to read the signs of the times and to interpret them in the light of the Gospel. Our conclusion is that the many factors that we have considered above give serious theological and liturgical grounds for hope that unbaptised infants who die will be saved and enjoy the Beatific Vision. We emphasise that these are reasons for prayerful hope, rather than grounds for sure knowledge. There is much that simply has not been revealed to us (cf. Jn 16:12). We live by faith and hope in the God of mercy and love who has been revealed to us in Christ, and the Spirit moves us to pray in constant thankfulness and joy (cf. 1 Thess 5:18).
103. What has been revealed to us is that the ordinary way of salvation is by the sacrament of Baptism. None of the above considerations should be taken as qualifying the necessity of Baptism or justifying delay in administering the sacrament.[135] Rather, as we want to reaffirm in conclusion, they provide strong grounds for hope that God will save infants when we have not been able to do for them what we would have wished to do, namely, to baptize them into the faith and life of the Church.
Très bonne questionAzalais a écrit :Voici une autre question que je pose en lien avec ce débat :
Si Dieu nous a désirés bien avant notre conception, comment concevoir que ces êtres désirés n'atteindraient pas le Royaume de Cieux, avec leur (notre) Créateur, même s'ils n'ont pas été baptisés ?
Avec impatience de continer à débattre
Boris a écrit :La réponse est toujours la même : qu'est-ce qui les sauve du péché originel ?
Nous ne pouvons, comme le dit Rome, qu'espérer dans le secours de Dieu pour ces enfants mais nous n'avons aucune preuve.