Evolutionnisme et péché originel
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
Re: Evolutionnisme et péché originel
Cher Peccator,
J’ai bien conscience que ma vision du péché originel va à l’encontre de la vision traditionnelle, cela ne doit pas empêcher d’y réfléchir.
Si vous placez l’apparition de l’âme avant les premières sépultures vous remontez à au moins 350.000 ans et vous incluez avec ce simple critère plusieurs races humaines dont Neandertal.
Remettre en cause éventuellement l’infaillibilité ne remet pas en cause le lien de l’Église avec Dieu. Il remet en cause notre capacité à comprendre Dieu.
J’ai bien conscience que ma vision du péché originel va à l’encontre de la vision traditionnelle, cela ne doit pas empêcher d’y réfléchir.
Si vous placez l’apparition de l’âme avant les premières sépultures vous remontez à au moins 350.000 ans et vous incluez avec ce simple critère plusieurs races humaines dont Neandertal.
Remettre en cause éventuellement l’infaillibilité ne remet pas en cause le lien de l’Église avec Dieu. Il remet en cause notre capacité à comprendre Dieu.
-
Peccator
- Pater civitatis

- Messages : 2230
- Inscription : mar. 10 sept. 2013, 21:38
- Localisation : Près de Paris
Re: Evolutionnisme et péché originel
Darwin est à l'origine du darwinisme. Le premier à s'être interrogé sur l'évolution, c'est Lamarck (qui en a proposé une explication erronée).Raistlin a écrit :Je ne réduis pas la théorie de l'évolution à Darwin, mais il est difficile de nier qu'il en est à l'origine (même si ce n'est pas lui qui a lancé ce terme "d'évolution").
Les théories plus récentes ne sont pas que des adaptations du darwinisme. Coppens, par exemple, remet sérieusement en question le hasard. Il y a de manière générale de plus en plus de partisans d'une évolution orientée. Ce ne sont pas là des adaptations mineurs du darwinisme, mais bien des remises en question fondamentales. Raison pour laquelle ils subissent les foudres des partisans du dogme darwiniste.
Non : votre vision consiste à faire évoluer la foi pour la rendre compatible avec votre conception de l'évolution. Hors, c'est l'inverse qu'il faut faire.Agnus a écrit :Ma vision cherche à prendre en compte l’évolution
Par ailleurs, je n'ai aucun problème à considérer Néanderthal comme étant humanisé, ce n'est pas une lignée indépendante de la ce qu'on considérait encore récemment comme étant la lignée humaine. On a de plus en plus d'éléments montrant qu'il y a eu des croisements.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: Evolutionnisme et péché originel
Je veux bien comparer ma vision à la votre, si vous m'expliquez comment faire coïncider science et dogme sans faire évoluer ce dernier.
Les croisements ont eu lieu entre des pré-homo et des pré-sapiens visiblement, certainement en cours de migration au niveau peut être du Proche Orient. Ce qui expliquerait l'absence de gènes néandertaliens chez les population africaines et l'absence de vestiges d'hybridations quand Sapiens et Neandertal se retrouvent en Europe à un moment où ils forment semble-t-il deux espèces bien distinctes.
Que Neandertal soit un cousin c'est une chose, mais quant vous parlez de l'humanisez vous sous entendez qu'il ait une âme spirituelle et donc qu'il y ait deux races humaines avec une âme ? Ce qui peut aussi interroger.
Les croisements ont eu lieu entre des pré-homo et des pré-sapiens visiblement, certainement en cours de migration au niveau peut être du Proche Orient. Ce qui expliquerait l'absence de gènes néandertaliens chez les population africaines et l'absence de vestiges d'hybridations quand Sapiens et Neandertal se retrouvent en Europe à un moment où ils forment semble-t-il deux espèces bien distinctes.
Que Neandertal soit un cousin c'est une chose, mais quant vous parlez de l'humanisez vous sous entendez qu'il ait une âme spirituelle et donc qu'il y ait deux races humaines avec une âme ? Ce qui peut aussi interroger.
Re: Evolutionnisme et péché originel
Le dialogue est très riche et fort intéressant. Je manque de temps pour m’y intégrer, mais pourquoi donc tant de discussions sur ce qui ne concerne que des réalités terrestres ? Pourquoi chercher le moment de la création des premiers êtres à l’image de Dieu, des premières âmes immortelles, par référence à des critères uniquement terrestres.
Est-ce que le fait que le cerveau d’un être lui permet d’imaginer Dieu ou une survie des morts lui attribue naturellement une vie immortelle ? Est-ce qu’un critère terrestre quelconque, les sépultures ou un autre, peut nous éclairer de manière certaine sur la réalité spirituelle d’une âme immortelle ?
Que le corps de nos premiers parents provienne d’une évolution d’un type ou d’une autre, ou d’une ou de plusieurs autres actions de Dieu dans la nature, comment pourrions-nous y retrouver la trace spirituelle de la création des premières âmes immortelles ?
Les théories de l’évolution sont évidemment à nuancer et les incertitudes sont nombreuses.
Ce qui paraît aujourd’hui convaincant, c’est que le corps de l’homme, y compris son cerveau, avec son intelligence et sa sensibilité naturelles, paraît provenir de la nature créée par Dieu et en cohérence avec l’histoire de cette nature, sans que rien ne permette plus guère de retenir l’idée d’une création corporelle instantanée en une seule « seconde » au moment de la création des premières âmes immortelles, sans aucun lien biologique avec la nature préexistante.
La création de nos premiers parents à l’image de Dieu n’est pas plus en discontinuité dans l’histoire de la nature que l’incarnation de Dieu lui-même dans cette même nature.
Dieu s’est fait homme avec un corps banal que rien ne distinguait de celui des autres, issu d’une lignée biologique par Marie. N’est-il pas vain de chercher dans la provenance biologique du corps des premiers hommes à l’image de Dieu une nouveauté spirituelle qui n’est pas repérable dans le corps de Dieu fait homme ?
Est-ce que le fait que le cerveau d’un être lui permet d’imaginer Dieu ou une survie des morts lui attribue naturellement une vie immortelle ? Est-ce qu’un critère terrestre quelconque, les sépultures ou un autre, peut nous éclairer de manière certaine sur la réalité spirituelle d’une âme immortelle ?
Que le corps de nos premiers parents provienne d’une évolution d’un type ou d’une autre, ou d’une ou de plusieurs autres actions de Dieu dans la nature, comment pourrions-nous y retrouver la trace spirituelle de la création des premières âmes immortelles ?
Les théories de l’évolution sont évidemment à nuancer et les incertitudes sont nombreuses.
Ce qui paraît aujourd’hui convaincant, c’est que le corps de l’homme, y compris son cerveau, avec son intelligence et sa sensibilité naturelles, paraît provenir de la nature créée par Dieu et en cohérence avec l’histoire de cette nature, sans que rien ne permette plus guère de retenir l’idée d’une création corporelle instantanée en une seule « seconde » au moment de la création des premières âmes immortelles, sans aucun lien biologique avec la nature préexistante.
La création de nos premiers parents à l’image de Dieu n’est pas plus en discontinuité dans l’histoire de la nature que l’incarnation de Dieu lui-même dans cette même nature.
Dieu s’est fait homme avec un corps banal que rien ne distinguait de celui des autres, issu d’une lignée biologique par Marie. N’est-il pas vain de chercher dans la provenance biologique du corps des premiers hommes à l’image de Dieu une nouveauté spirituelle qui n’est pas repérable dans le corps de Dieu fait homme ?
Re: Evolutionnisme et péché originel
Ce que vous devriez retenir, c'est surtout qu'en tant que pape, jamais le Bx Jean-Paul II n'a remis en question la doctrine traditionnelle sur le péché originel.Agnus a écrit :Le Bienheureux Jean-Paul II n’a certes pas remis en cause en cause directement la vision traditionnelle du péché originel, mais le fait est que sa position induit une nouvelle réflexion à ce sujet. Quand à sa méconnaissance du dossier, elle n’engage que vous.
Agnus a écrit :Teilhard de Chardin fut certes interdit d’enseignement au début du siècle dernier, ce qui ne veut pas dire que sa vision n’ait rien à nous apporter aujourd’hui.
L'interdit dura jusqu'à sa mort. Et la mise en garde de l'Église n'a jamais été levée. Que des jésuites s’amusent à discuter de ses thèses au Vatican ne signifie rien : seule la voix du Magistère compte en la matière.
Et vous avez doublement tort :Agnus a écrit :Ma vision cherche à prendre en compte l’évolution, car comme Jean-Paul II et Teilhard je la considère comme un fait scientifique.
1- La théorie de l’évolution n’est pas un fait scientifique. L’opinion personnelle n’a rien à voir là-dedans : soit une théorie est prouvée, soit elle ne l’est pas. Or la théorie de l’évolution n’est pas prouvée.
2- Si le Bx Jean-Paul II la considérait comme « plus qu’une hypothèse », jamais il n’exprima comme vous des doutes sur la doctrine traditionnelle du péché originel.
Vous vous moquez de qui à la fin ? Dans les sciences positives, la recevabilité d’une théorie est liée au fait de pouvoir la vérifier expérimentalement. La théorie de l’évolution est une mauvaise théorie scientifique car elle ne donne aucune preuve de sa validité.Agnus a écrit :Vous êtes dans une position opposée car vous ne cherchez pas la recevabilité de la théorie scientifique, mais des preuves absolues et révélées que vous n’auraient jamais avec la science, et même rarement avec la Foi.
En outre, il est faux de dire qu’il n’y a pas de certitude en science. La Terre est ronde, c’est dûment prouvé et vérifié. La Terre tourne autour du Soleil, c’est dûment prouvé et vérifié. Lorsque je mélange de l’hydrogène et de l’oxygène et que j’y joins une étincelle, de l’eau se forme, c’est aussi dûment prouvé et vérifié.
Bref, navré d’avoir à insister, mais la théorie de l’évolution n’a pas les critères requis de la vérité scientifique. Il n’est donc pas rationnel d’y apporter son assentiment sans réserve. Et quand on est catholique, il me semble grave de préférer cette théorie non prouvée aux vérités de la foi.
En fait, vous ne vous rendez pas compte que vous avez foi en la théorie de l’évolution. Posez-vous donc cette simple question : avez-vous raison de placer votre foi dans cette théorie ?
Bien sûr, si des théologiens parviennent à harmoniser la doctrine traditionnelle du péché originel avec la théorie de l’évolution, pourquoi pas. Mais vouloir réviser un point essentiel de la foi pour une théorie non prouvée me semble être d’une légèreté coupable. Bon sang Agnus, ne croyez-vous donc pas que Dieu puisse vraiment conduire son peuple et le préserver de l’erreur ? Ne croyez-vous pas à la Révélation ?
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Evolutionnisme et péché originel
Encore un mot pour vous Agnus. Voici ce que dit le pape XII dans l'encyclique Humani Generis :
Donc Agnus, si vous êtes catholique, sachez-le, vous n’avez pas le droit d’admettre le polygénisme, hypothèse non prouvée je le répète (il n’y a donc aucun conflit avec la raison, et vous n’avez aucun motif valable de ne pas vous soumettre).
C'est pourquoi un chrétien, qu'il soit philosophe ou théologien, ne peut pas se jeter à la légère, pour les adopter, sur toutes les nouveautés qui s'inventent chaque jour; qu'il en fasse au contraire un examen très appliqué, qu'il les pèse en une juste balance ; et ainsi, se gardant de perdre ou de contaminer la vérité déjà acquise, il évitera de causer un dommage certain à la foi elle-même et de la mettre gravement en péril.
L’Église, par la voix du Magistère authentique, non seulement met en garde les fidèles de céder aux premières idées venues, mais aussi INTERDIT aux fidèles de remettre en question des vérités de foi sur la base de spéculations fussent-elles d’allure scientifique.Mais quand il s'agit d'une autre vue conjecturale qu'on appelle le polygénisme, les fils de l'Eglise ne jouissent plus du tout de la même liberté. Les fidèles en effet ne peuvent pas adopter une théorie dont les tenants affirment ou bien qu'après Adam il y a eu sur la terre de véritables hommes qui ne descendaient pas de lui comme du premier père commun par génération naturelle, ou bien qu'Adam désigne tout l'ensemble des innombrables premiers pères. En effet on ne voit absolument pas comment pareille affirmation peut s'accorder avec ce que les sources de la vérité révélée et les Actes du magistère de l'Eglise enseignent sur le péché originel, lequel procède d'un péché réellement commis par une seule personne Adam et, transmis à tous par génération, se trouve en chacun comme sien.
Donc Agnus, si vous êtes catholique, sachez-le, vous n’avez pas le droit d’admettre le polygénisme, hypothèse non prouvée je le répète (il n’y a donc aucun conflit avec la raison, et vous n’avez aucun motif valable de ne pas vous soumettre).
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Evolutionnisme et péché originel
Cher Xavi,
Vous avez parfaitement raison de souligner la faiblesse du lien établit entre l'apparition de l'âme et ses répercussions matérielles observables archéologiquement. C'est de ma part un parti pris, celle de faire coïncider l''apparition de l'âme spirituelle avec le seuil teilhardien de la pensée réfléchie qui, selon Teilhard lui-même, a des implications matérielles directes.
Quand à savoir si cette recherche à un intérêt, c'est une question à laquelle chacun a sa propre réponse. Je pense qu'il est toujours bon de chercher à savoir, et que Dieu nous a donné la réflexion entre autre pour cela.
Vous avez parfaitement raison de souligner la faiblesse du lien établit entre l'apparition de l'âme et ses répercussions matérielles observables archéologiquement. C'est de ma part un parti pris, celle de faire coïncider l''apparition de l'âme spirituelle avec le seuil teilhardien de la pensée réfléchie qui, selon Teilhard lui-même, a des implications matérielles directes.
Quand à savoir si cette recherche à un intérêt, c'est une question à laquelle chacun a sa propre réponse. Je pense qu'il est toujours bon de chercher à savoir, et que Dieu nous a donné la réflexion entre autre pour cela.
Re: Evolutionnisme et péché originel
Cher Raistlin,
Vous ne retenez que ce qui va dans votre sens, sans prendre en compte la notion de temps et d’évolution. Il y a le temps ancien de Pie XII et de l’interdiction d’enseignement de Teilhard, il y a un nouveau mouvement enclenché par la reconnaissance de l’évolution par le Bx Jean-Paul II et l’étude de Teilhard par les Jésuites… Le fait est que les réflexions au sein de l’Eglise convergent de plus en plus vers l’étude de l’évolution et de ses conséquences théologiques.
Nous vous avons donné plus haut plusieurs preuves allant dans le sens de l’évolution, dont les lézards de pod Mrcaru, sur lesquels vous n’avez jamais répondu.
Nous vous avons demandé d’expliquer autrement la lignée équine, et vous n’avez jamais répondu.
Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Que Dieu veuille préserver son Peuple de l’erreur est un fait. Que nous soyons toujours plus ou moins dans l’erreur en est un aussi. Croire en la Révélation ne donne pas toutes les clefs. Comme disait le Bx Jean-Paul II : « Jésus révèle le visage du Père, puisqu'il est venu pour faire connaître les profondeurs de Dieu; et pourtant, la connaissance que nous avons de ce visage est toujours marquée par un caractère fragmentaire et par les limites de notre intelligence. »
En 1996 le Pape disait « pour bien marquer le champ de leur objet propre, l'exégète et le théologien doivent se tenir informés des résultats auxquels conduisent les sciences de la nature » et il ajoutait « aujourd'hui, […] de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l'esprit des chercheurs, à la suite d'une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie ».
Vous ne retenez que ce qui va dans votre sens, sans prendre en compte la notion de temps et d’évolution. Il y a le temps ancien de Pie XII et de l’interdiction d’enseignement de Teilhard, il y a un nouveau mouvement enclenché par la reconnaissance de l’évolution par le Bx Jean-Paul II et l’étude de Teilhard par les Jésuites… Le fait est que les réflexions au sein de l’Eglise convergent de plus en plus vers l’étude de l’évolution et de ses conséquences théologiques.
Nous vous avons donné plus haut plusieurs preuves allant dans le sens de l’évolution, dont les lézards de pod Mrcaru, sur lesquels vous n’avez jamais répondu.
Nous vous avons demandé d’expliquer autrement la lignée équine, et vous n’avez jamais répondu.
Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Que Dieu veuille préserver son Peuple de l’erreur est un fait. Que nous soyons toujours plus ou moins dans l’erreur en est un aussi. Croire en la Révélation ne donne pas toutes les clefs. Comme disait le Bx Jean-Paul II : « Jésus révèle le visage du Père, puisqu'il est venu pour faire connaître les profondeurs de Dieu; et pourtant, la connaissance que nous avons de ce visage est toujours marquée par un caractère fragmentaire et par les limites de notre intelligence. »
En 1996 le Pape disait « pour bien marquer le champ de leur objet propre, l'exégète et le théologien doivent se tenir informés des résultats auxquels conduisent les sciences de la nature » et il ajoutait « aujourd'hui, […] de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l'esprit des chercheurs, à la suite d'une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie ».
Re: Evolutionnisme et péché originel
Merci à Raistlin de nous partager ses observations d’ingénieur chimiste sur les incertitudes et les trous des théories de l’évolution.
Ne devons-nous pas être particulièrement prudents ? Le mot évolution est assez vague pour permettre des dialogues de sourd ou pour simplifier les idées, surtout celle des autres.
Il me semble que dans ce fil, nous sommes tous d’accord pour constater que notre corps est composé de milliards (voire davantage) d’éléments combinés de manière extrêmement complexe, déjà dans chacune de nos cellules, mais aussi dans les multiples combinaisons qui forment les organes de notre corps et notre corps entier.
Et chacune de ces combinaisons complexes nous viennent d’une combinaison des combinaisons complexes de nos deux parents qui eux-mêmes proviennent de combinaisons complexes dans une longue lignée de générations successives qui remonte dans la nuit des temps.
Les éléments chimiques et leurs combinaisons de base sont communes à toute la nature.
Au delà des aspects plus particuliers que la science essaie d’approfondir, il me semble qu’il y a déjà un accord dans ce fil pour admettre que notre univers, notre galaxie, notre soleil, notre terre, ….etc, ont chacun une histoire, pour admettre que les vivants, plantes ou animaux, ont aussi une histoire. Ils n’ont pas surgi d’un coup, en un seul instant, tels qu’ils sont aujourd’hui dans toute leur complexité, mais Dieu les a créés en les façonnant dans le temps comme l’indiquent les « jours » successifs de la Genèse.
Durant cette histoire, des modifications et des formes nouvelles ont pu se produire et se transmettre.
C’est d’ailleurs ce que nous affirmons pour l’humain créé à l’image de Dieu. Le premier couple originel a été créé immortel et, depuis cette création, malgré le péché originel, cette immortalité nouvelle a été transmise de génération en génération à tous les descendants de ce couple originel.
Sur le plan physique, au delà des aspects particuliers qui peuvent être discutés, peut-on penser raisonnablement que chacune des combinaisons complexes de chacune des formes inertes, végétales ou animales de notre monde a été créée instantanément comme telle ou est-on d’accord pour considérer que la création des espèces actuelles s’est faite, avec la poussière infiniment petite des éléments chimiques, par une longue histoire au cours de laquelle les éléments se sont combinés progressivement avec des formes nouvelles successives jusqu’à devenir ce qu’elles sont aujourd’hui ? Avec certes des actions créatrices et des interventions de Dieu dans la nature créée, semblables au miracle de Cana, lorsque l’eau a été instantanément transformée en vin.
L’évolution signifie seulement que notre corps a pu subir des changements multiples au fil des générations biologiques depuis la formation de la terre, voire auparavant, avant d’être ce qu’il est aujourd’hui depuis des milliers d’années, voire davantage, depuis la création des premiers humains à l’image de Dieu.
Il me semble clair que notre Pape Jean-Paul II n’a rien voulu dire d’autre lorsqu’il a affirmé que l’évolution est plus qu’une hypothèse. Il n’y a dans ses propos aucune contradiction des observations critiques de Raistlin.
Ne devons-nous pas être particulièrement prudents ? Le mot évolution est assez vague pour permettre des dialogues de sourd ou pour simplifier les idées, surtout celle des autres.
Il me semble que dans ce fil, nous sommes tous d’accord pour constater que notre corps est composé de milliards (voire davantage) d’éléments combinés de manière extrêmement complexe, déjà dans chacune de nos cellules, mais aussi dans les multiples combinaisons qui forment les organes de notre corps et notre corps entier.
Et chacune de ces combinaisons complexes nous viennent d’une combinaison des combinaisons complexes de nos deux parents qui eux-mêmes proviennent de combinaisons complexes dans une longue lignée de générations successives qui remonte dans la nuit des temps.
Les éléments chimiques et leurs combinaisons de base sont communes à toute la nature.
Au delà des aspects plus particuliers que la science essaie d’approfondir, il me semble qu’il y a déjà un accord dans ce fil pour admettre que notre univers, notre galaxie, notre soleil, notre terre, ….etc, ont chacun une histoire, pour admettre que les vivants, plantes ou animaux, ont aussi une histoire. Ils n’ont pas surgi d’un coup, en un seul instant, tels qu’ils sont aujourd’hui dans toute leur complexité, mais Dieu les a créés en les façonnant dans le temps comme l’indiquent les « jours » successifs de la Genèse.
Durant cette histoire, des modifications et des formes nouvelles ont pu se produire et se transmettre.
C’est d’ailleurs ce que nous affirmons pour l’humain créé à l’image de Dieu. Le premier couple originel a été créé immortel et, depuis cette création, malgré le péché originel, cette immortalité nouvelle a été transmise de génération en génération à tous les descendants de ce couple originel.
Sur le plan physique, au delà des aspects particuliers qui peuvent être discutés, peut-on penser raisonnablement que chacune des combinaisons complexes de chacune des formes inertes, végétales ou animales de notre monde a été créée instantanément comme telle ou est-on d’accord pour considérer que la création des espèces actuelles s’est faite, avec la poussière infiniment petite des éléments chimiques, par une longue histoire au cours de laquelle les éléments se sont combinés progressivement avec des formes nouvelles successives jusqu’à devenir ce qu’elles sont aujourd’hui ? Avec certes des actions créatrices et des interventions de Dieu dans la nature créée, semblables au miracle de Cana, lorsque l’eau a été instantanément transformée en vin.
L’évolution signifie seulement que notre corps a pu subir des changements multiples au fil des générations biologiques depuis la formation de la terre, voire auparavant, avant d’être ce qu’il est aujourd’hui depuis des milliers d’années, voire davantage, depuis la création des premiers humains à l’image de Dieu.
Il me semble clair que notre Pape Jean-Paul II n’a rien voulu dire d’autre lorsqu’il a affirmé que l’évolution est plus qu’une hypothèse. Il n’y a dans ses propos aucune contradiction des observations critiques de Raistlin.
Re: Evolutionnisme et péché originel
Cher xavi,
J'entends votre discours.
Toutefois je ne suis pas certains que ce soit le même que nous ait tenu Raistlin en remettant systématiquement en cause la théorie de l'évolution. Or, s'il ne se prononce pas sur ses mécanismes (sélection naturelle...), le Bx Jean-Paul II comme vous et moi ne remettait pas en cause cette théorie de l'évolution.
J'entends votre discours disais-je, mais il n'insère pas l'Eden, ni le moment fondateur de la Chute, ni son corolaire qui est le péché originel qui frappe tout homme. Pouvez me rappeler votre vision sur ce point ?
Merci.
J'entends votre discours.
Toutefois je ne suis pas certains que ce soit le même que nous ait tenu Raistlin en remettant systématiquement en cause la théorie de l'évolution. Or, s'il ne se prononce pas sur ses mécanismes (sélection naturelle...), le Bx Jean-Paul II comme vous et moi ne remettait pas en cause cette théorie de l'évolution.
J'entends votre discours disais-je, mais il n'insère pas l'Eden, ni le moment fondateur de la Chute, ni son corolaire qui est le péché originel qui frappe tout homme. Pouvez me rappeler votre vision sur ce point ?
Merci.
Re: Evolutionnisme et péché originel
Cher Agnus,
Merci à vous aussi (comme aux autres intervenants) pour vos efforts dans ce sujet difficile.
Pour ne pas répéter ici ce que j'ai écrit ailleurs concernant l'Eden, je vous renvoie au sujet voisin de ce sous-forum de théologie concernant "L'alternative historique de la création de Mgr Léonard" et plus particulièrement à mon message du 3 octobre qui médite cette question de l'Eden :
viewtopic.php?f=92&t=10366&p=269844#p269844
Merci à vous aussi (comme aux autres intervenants) pour vos efforts dans ce sujet difficile.
Pour ne pas répéter ici ce que j'ai écrit ailleurs concernant l'Eden, je vous renvoie au sujet voisin de ce sous-forum de théologie concernant "L'alternative historique de la création de Mgr Léonard" et plus particulièrement à mon message du 3 octobre qui médite cette question de l'Eden :
viewtopic.php?f=92&t=10366&p=269844#p269844
Re: Evolutionnisme et péché originel
Si je résume dans les grandes lignes, vous pensez qu’un hominidé de notre monde terrestre fut placé dans un Eden divin aux allures terrestres mais en dehors de l’espace (et du temps ?) où il est doté d’une âme universelle, et qu’après la Chute il est renvoyé sur le plan terrestre en ne gardant que son âme immortelle ?
Donc vous rejetez la lecture littérale du couple et des animaux créé dans l’Eden (puisque l’Eden n’est plus la Terre), mais vous gardez le fruit défendu et le monogénisme ?
Donc vous rejetez la lecture littérale du couple et des animaux créé dans l’Eden (puisque l’Eden n’est plus la Terre), mais vous gardez le fruit défendu et le monogénisme ?
-
Peccator
- Pater civitatis

- Messages : 2230
- Inscription : mar. 10 sept. 2013, 21:38
- Localisation : Près de Paris
Re: Evolutionnisme et péché originel
Les animaux et le premier humain n'ont pas été créés dans l'Eden. Selon la Genèse, Adam y a été placé après sa création (lecture littérale).
Gn 2, 7 : Dieu crée l'homme
Gn 2, 8 : Dieu crée l'Eden pour y placer l'homme
Gn 2, 15: Dieu prend l'homme et le place dans le jardin pour le cultiver et le garder
La création des animaux n'est pas décrite au chapitre 2, il faut pour cela se référer au chapitre 1, qui semble contradictoire sur un certain nombre de points.
L'emplacement du jardin d'Eden est une réelle difficulté : le situer hors de notre monde terrestre apporte beaucoup plus de problèmes que de réponses. Mais s'il est créé dans notre monde, alors nous avons un soucis géographique. Je n'ai pas encore de réponse à ce mystère.
Le fait que Tigre et Euphrate sont supposés être 2 des bras du fleuve qui prend sa source en Eden, alors qu'aujourd'hui ce sont 2 fleuves bien distincts, avec chacun sa source, pourrait être une indication qu'il est aujourd'hui vain de chercher l'Eden sur notre Terre.
Gn 2, 7 : Dieu crée l'homme
Gn 2, 8 : Dieu crée l'Eden pour y placer l'homme
Gn 2, 15: Dieu prend l'homme et le place dans le jardin pour le cultiver et le garder
La création des animaux n'est pas décrite au chapitre 2, il faut pour cela se référer au chapitre 1, qui semble contradictoire sur un certain nombre de points.
L'emplacement du jardin d'Eden est une réelle difficulté : le situer hors de notre monde terrestre apporte beaucoup plus de problèmes que de réponses. Mais s'il est créé dans notre monde, alors nous avons un soucis géographique. Je n'ai pas encore de réponse à ce mystère.
Le fait que Tigre et Euphrate sont supposés être 2 des bras du fleuve qui prend sa source en Eden, alors qu'aujourd'hui ce sont 2 fleuves bien distincts, avec chacun sa source, pourrait être une indication qu'il est aujourd'hui vain de chercher l'Eden sur notre Terre.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: Evolutionnisme et péché originel
Je pense, comme Bottéro, que la descritpion géographiquede l'Eden est le fruit de deux projections d'espaces vécu qui ont été synthétisés en un texte.
Dans la version Yahviste le Jardin d’Eden apparait comme une oasis orientale, bien irriguée, dans monde originel qui est avant tout continental et désertique, à l’image de la Palestine orientale. Cette retranscription d’un espace vécu (que l’on retrouve aussi avec des fleuves tantôt réels tantôt imaginaires) dans l’espace mythologique laisse penser que les auteurs de ce mythe aient pu être d’anciens nomades, ou semi-nomades.
On une vision de la Terre originelle très "palestinienne" et une description de l'Eden très "babylonienne".
Voici le récit Yahviste selon Bottéro:
« Lorsque Yahvé eut fait le ciel et la terre, nulle broussaille de la lande n’existait encore sur la terre et nulle verdure de la lande n’avait encore poussé, parce que Yahvé n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre et qu’il n’y avait pas d’hommes pour travailler l’humus.
Yahvé fit donc monter un flot sur la terre, pour arroser la surface entière de l’humus. Puis, Yahvé modela l’Homme avec de la glaise tirée de l’humus et lui insuffla aux narines le Souffle-de-vie, si bien que l’Homme devint un être vivant.
Yahvé planta alors un Jardin à Eden, (là-bas) vers l’Orient, et il y plaça l’Homme qu’Il avait modelé. Yahvé fit donc pousser de l’humus toute sorte d’arbres agréables à voir et bons à manger, y compris l’Arbre-de-vie, au milieu du Jardin, et aussi l’Arbre-du-discernement-du-Bien-et-du-Mal.
Or, un cours d’eau sortait d’Eden, pour arroser le Jardin ; après quoi, il se divisait et formait quatre bras. Le premier s’appelait le Pishôn : c’est celui qui contourne tout le pays de Khawila, où (l’on trouve) de l’or – l’or de ce pays est d’excellente qualité ! -, et également de la gomme de bdellium et de la cornaline. Le second fleuve s’appelait le Gibôn : c’est celui qui contourne tout le pays de Kush. Le troisième s’appelait le Tigre : c’est celui qui coule juste devant (la ville d’) Assur. Quant au quatrième fleuve, c’était l’Euphrate.
Yahvé prit donc l’Homme et l’établit au Jardin d’Eden, pour qu’il le travaillât et le gardât. Et Yahvé donna cet ordre à l’Homme : « Tu peux manger à ton gré de tous les arbres du Jardin, mais tu ne mangeras point de l’Arbre-du-discernement-du-Bien-et-du-Mal : si tu en mangeais, tu mourrais, tu mourrais ! ».
Puis Yahvé (Se) dit : « Ce n’est pas bon que l’Homme demeure tout seul ! Je vais luis faire un compagnon qui lui convienne ! ». Et Yahvé modela d’humus tous les animaux de la lande et tous les oiseaux du ciel ; puis Il les conduisit devant l’Homme, pour voir comment ils les appelleraient : quelques appellations que leur donnerait l’Homme à chacun, elle serait son nom. L’Homme épela ainsi les noms de tous les animaux domestiques, de tous les oiseaux du ciel et de toutes les bêtes sauvages. Quant à l’Homme, pourtant, il ne trouva point (parmi eux) de compagnon qui lui convînt.
Alors Yahvé fit choir une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit. Il lui prit une côte et reboucha (le vide en mettant) de la chair à la place ; et, de cette côte qu’Il avait prise à l’Homme, Yahvé façonna une Femme, qu’Il conduisit à l’Homme. Et l’Homme s’exclama : « Celle-ci, pour le coup, c’est un os de mes os, de la chair de ma chair ! Celle-ci, on l’appellera Ishsha, parce qu’elle est tirée d’Ish, celle-ci ! ».
Voilà pourquoi (chaque) homme abandonne père et mère pour s’attacher à sa femme, à ne former ensemble qu’un seul corps.
Or, tous les deux étaient nus, l’Homme et sa femme, mais ils n’(en) avaient mutuellement pas la moindre honte… »
Le récit de la Genèse est vraiment un texte issue d'autres cultures, polythéistes qui plus est, qui fut récupéré et réutilisé par les Juifs, certainement avec la même valeur didactique qu'une fable. L'idée qui doit en ressortir c'est l’existence d’un Dieu unique, individualisé, parfait, créateur de toute chose. Et parallèlement la liberté de l'Homme, qui en abuse et déplait à Dieu.
A partir de là, je doute qu'il faille chercher une quelconque une réalité historique à l’Éden et à la Chute, sur cette Terre ou ailleurs.
Dans la version Yahviste le Jardin d’Eden apparait comme une oasis orientale, bien irriguée, dans monde originel qui est avant tout continental et désertique, à l’image de la Palestine orientale. Cette retranscription d’un espace vécu (que l’on retrouve aussi avec des fleuves tantôt réels tantôt imaginaires) dans l’espace mythologique laisse penser que les auteurs de ce mythe aient pu être d’anciens nomades, ou semi-nomades.
On une vision de la Terre originelle très "palestinienne" et une description de l'Eden très "babylonienne".
Voici le récit Yahviste selon Bottéro:
« Lorsque Yahvé eut fait le ciel et la terre, nulle broussaille de la lande n’existait encore sur la terre et nulle verdure de la lande n’avait encore poussé, parce que Yahvé n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre et qu’il n’y avait pas d’hommes pour travailler l’humus.
Yahvé fit donc monter un flot sur la terre, pour arroser la surface entière de l’humus. Puis, Yahvé modela l’Homme avec de la glaise tirée de l’humus et lui insuffla aux narines le Souffle-de-vie, si bien que l’Homme devint un être vivant.
Yahvé planta alors un Jardin à Eden, (là-bas) vers l’Orient, et il y plaça l’Homme qu’Il avait modelé. Yahvé fit donc pousser de l’humus toute sorte d’arbres agréables à voir et bons à manger, y compris l’Arbre-de-vie, au milieu du Jardin, et aussi l’Arbre-du-discernement-du-Bien-et-du-Mal.
Or, un cours d’eau sortait d’Eden, pour arroser le Jardin ; après quoi, il se divisait et formait quatre bras. Le premier s’appelait le Pishôn : c’est celui qui contourne tout le pays de Khawila, où (l’on trouve) de l’or – l’or de ce pays est d’excellente qualité ! -, et également de la gomme de bdellium et de la cornaline. Le second fleuve s’appelait le Gibôn : c’est celui qui contourne tout le pays de Kush. Le troisième s’appelait le Tigre : c’est celui qui coule juste devant (la ville d’) Assur. Quant au quatrième fleuve, c’était l’Euphrate.
Yahvé prit donc l’Homme et l’établit au Jardin d’Eden, pour qu’il le travaillât et le gardât. Et Yahvé donna cet ordre à l’Homme : « Tu peux manger à ton gré de tous les arbres du Jardin, mais tu ne mangeras point de l’Arbre-du-discernement-du-Bien-et-du-Mal : si tu en mangeais, tu mourrais, tu mourrais ! ».
Puis Yahvé (Se) dit : « Ce n’est pas bon que l’Homme demeure tout seul ! Je vais luis faire un compagnon qui lui convienne ! ». Et Yahvé modela d’humus tous les animaux de la lande et tous les oiseaux du ciel ; puis Il les conduisit devant l’Homme, pour voir comment ils les appelleraient : quelques appellations que leur donnerait l’Homme à chacun, elle serait son nom. L’Homme épela ainsi les noms de tous les animaux domestiques, de tous les oiseaux du ciel et de toutes les bêtes sauvages. Quant à l’Homme, pourtant, il ne trouva point (parmi eux) de compagnon qui lui convînt.
Alors Yahvé fit choir une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit. Il lui prit une côte et reboucha (le vide en mettant) de la chair à la place ; et, de cette côte qu’Il avait prise à l’Homme, Yahvé façonna une Femme, qu’Il conduisit à l’Homme. Et l’Homme s’exclama : « Celle-ci, pour le coup, c’est un os de mes os, de la chair de ma chair ! Celle-ci, on l’appellera Ishsha, parce qu’elle est tirée d’Ish, celle-ci ! ».
Voilà pourquoi (chaque) homme abandonne père et mère pour s’attacher à sa femme, à ne former ensemble qu’un seul corps.
Or, tous les deux étaient nus, l’Homme et sa femme, mais ils n’(en) avaient mutuellement pas la moindre honte… »
Le récit de la Genèse est vraiment un texte issue d'autres cultures, polythéistes qui plus est, qui fut récupéré et réutilisé par les Juifs, certainement avec la même valeur didactique qu'une fable. L'idée qui doit en ressortir c'est l’existence d’un Dieu unique, individualisé, parfait, créateur de toute chose. Et parallèlement la liberté de l'Homme, qui en abuse et déplait à Dieu.
A partir de là, je doute qu'il faille chercher une quelconque une réalité historique à l’Éden et à la Chute, sur cette Terre ou ailleurs.
Re: Evolutionnisme et péché originel
Ah non ! On ne se comprend pas.Agnus a écrit :Si je résume dans les grandes lignes, vous pensez qu’un hominidé de notre monde terrestre fut placé dans un Eden divin aux allures terrestres mais en dehors de l’espace (et du temps ?) où il est doté d’une âme universelle, et qu’après la Chute il est renvoyé sur le plan terrestre en ne gardant que son âme immortelle ?
Merci de me permettre de préciser.
Lors de la création d'Adam et Eve, comme aujourd'hui, le Royaume des cieux est présent, il est parmi nous, il est en nous. Tout proche. L'Eden, c'est le "royaume" de Dieu, le "royaume" des "cieux". Les cieux, c'est la réalité spirituelle de Dieu.
C'est toujours vrai pour nous. Il y a ici et maintenant une réalité visible, une réalité perceptible par notre cerveau, et une réalité "spirituelle" qui échappe à notre cerveau, mais non à notre coeur, à notre esprit.
Il est délicat de détailler ou de diviser la création du premier couple originel pour en dissocier les éléments de la création des premiers êtres à l'image de Dieu.
C'est "l'adame", l'humain, qui est mis dans la réalité de Dieu.
Il n'est pas placé dans "un" Eden. L'Eden est indivisible. C'est la "réalité spirituelle" de Dieu.
Il est placé dans un "jardin" de l'Eden. C'est une intégration limitée.
Cet eden n'a pas des "allures terrestres". C'est le récit qui, inévitablement, parce qu'il nous parle de réalités spirituelles, utilise des images terrestres. Mais, par contre, c'est bien du "terrestre" (dont le corps d'Adam et Eve) qui y est mis. Ce n'est pas seulement leur esprit qui est mis dans l'Eden.
Dans l'Eden de Dieu, il partage la vie de Dieu et son âme est immortelle. Est-elle créée au moment où il est mis dans l'Eden ou avant ? C'est ici encore terriblement délicat de vouloir diviser la création. C'est à réfléchir.
Mais, dans le jardin d'Eden, Adam et Eve ne sont pas en dehors du temps et de l'espace, ni en dehors de leur réalité terrestre. Les deux réalités coexistent, comme c'est toujours le cas pour nous, même si nous n'avons plus accès à l'Eden de Dieu.
Lorsque nos premiers parents rompent la communion avec Dieu par le péché originel, ils ne sont pas renvoyés dans la réalité terrestre, mais seulement renvoyés du jardin d'Eden.
Supposons que les événements se sont passés dans le pays de Sumer (actuellement au sud-est de l'Irak) : Adam et Eve y naissent et y vivent avant d'être mis dans l'Eden. Dans l’Eden spirituel, la femme est façonnée et l’humain découvre une rencontre, une unité. Dans l’Eden, l’harmonie est brisée par Adam et Ève. Ils restent dans le pays de Sumer, lorsqu'ils sont dans l'Eden. Ils continuent à y vivre lorsqu'ils sont chassés de l'Eden.
La meilleure explication nous est donnée par le Christ ressuscité. Lorsqu'il apparaît au bord du lac, il est au bord du Lac, mais il ne cesse pas d'être pleinement dans l'Eden, dans la réalité spirituelle où il est de toute éternité avec le Père et L'Esprit. Adam et Eve se trouvaient dans une situation comparable, même si, avant la mort physique, il s’agissait de créatures dans la réalité terrestre mises dans l’Eden spirituel, alors que le Christ ressuscité, après avoir traversé la mort physique, est dans l’Eden lorsqu’il vient dans la réalité terrestre.
Que voulez-vous dire ? La lecture littérale n'indique pas comment il faut la comprendre. Les termes sont inévitablement imagés. Il nous est impossible de parler avec les seuls moyens de notre cerveau de ce qui est créé dans l'Eden de Dieu puisqu'il s'agit de réalités qui dépassent ce que notre cerveau peut saisir.Agnus a écrit :Donc vous rejetez la lecture littérale du couple et des animaux créé dans l’Eden (puisque l’Eden n’est plus la Terre), mais vous gardez le fruit défendu et le monogénisme ?
L'Eden ce n'est pas la terre. La merveille de la création c'est une mise ensemble réalisée par Dieu que le péché originel ne nous permet plus de comprendre sans l'Esprit de Dieu.
Dernière modification par Xavi le sam. 02 nov. 2013, 12:31, modifié 1 fois.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 20 invités

