Re: Un opposant catholique écrasé par un car de police à Par
Publié : mer. 02 nov. 2011, 19:37
lmx, je suis un peu "heurtée" par l'usage de l'expression "esprit femelle" dans le sens d'organisateur étriqué
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Alors là, je vous mets un grand LOL pour la considération sur l'homme instruit et cultivé !Amfortas a écrit :Henry de Lesquen, qui est un homme remarquablement instruit et cultivé, faisait remarquer que de telles explications vaseuses sont à mettre sur le compte de la jeunesse et de l’inexpérience, nous aurions préféré avoir bien évidemment les explications de la CEF elle-même.
ça serait la meilleure !Pneumatis a écrit : En l'occurrence, il n'y a pas que le porte-parole de la C.E.F. qui se soit exprimé, mais aussi l'évêque du lieu, Mgr André Vingt-Trois. N'allez pas me dire qu'au regard du droit canon, l'autorité de gouvernement de l'évêque du lieu est discutable, hein
Je suis bien d'accord !Guy a écrit :Le problème que je constate ici sur ce fil et ailleurs parfois, c'est que les notions d'obéissance et d'autorité dans l'Église sont comprises de manière très militaire, alors qu'il n'en est rien. Si l'obéissance pour certain est une notion à respecter seulement lorsque les circonstances et les positions d'un ou de plusieurs évêques font leur affaire, alors nous ne sommes plus dans le monde catholique, nous sommes ailleurs dans une réalité religieuse quelconque sur laquelle nous apposons le mot catholique, mais dans les faits, cela ne signifie rien.
Je suis également d'accord c'est pourquoi j'ai qualifiée d'institution la CEF. Je ne crois pas avoir lu quelque part que quelqu'un ait chercher à la qualifier de club social. Elle est un outils précieux que l'on nomme avec déférence "Concile plénier" mais elle n'est pas un organe de gouvernement de l'Église. Il est évident que le caractère collégial de la conférence donne plus de poids aux déclarations qui émanent de l'assemblée. Je veux bien qu'un Évêque soit ordonné pour l'Église universelle, il n'empêche qu'il est souverain de l'Église particulière à la tête de laquelle il est (d'où l'évident bien-fondé de la réaction de Mgr Vingt-Trois).Guy a écrit : Encore plus réducteur, lorsque certain veulent définir une conférence épiscopale à un simple club sociale sans aucune importance, alors que dans les faits, elle signifie ce qu'il y a de plus précieux dans l'Église: la communion manifestée par la collégialité. Et cette collégialité, lorsqu'elle est exercée, n'enlève rien au caractère d'autorité qu'a reçu un évêque lors de sa consécration, au contraire. Je disais plus haut en seconde phrases, que la collégialité renforce et manifeste cette autorité, qu'on soit d'accord ou non avec la position d'un évêque, car ce ne sont pas nos sentiments qui donnent du poids à l'autorité de l'évêque ou de plusieurs évêques. En plus est-il nécessaire de rappeler qu'un évêque n'est jamais ordonné pour un diocèse en particulier mais il est ordonné pour l'Église Universelle.
Amfortas a écrit :
Enfin après avoir voulu faire croire que la CEF avait condamné les manifestants, on a voulu faire croire que les déclarations de Myriam Piccard et de l’abbé Grosjean avaient valeur explicative, un peu comme si de telles déclarations s’inscrivaient dans le prolongement du communiqué de la CEF. Alors que non seulement on sait maintenant que la représentation à laquelle ils ont assisté différait des précédentes, mais en plus on ne voit pas en quoi ces deux personnes (un clerc et une laïque) auraient une plus grande légitimité que la multitude des laïques et des clercs (de l’aumônier jusqu'à l’évêque) ayant clairement dénoncé ce spectacle.
Amfortas a écrit : Henry de Lesquen, qui est un homme remarquablement instruit et cultivé, faisait remarquer que de telles explications vaseuses sont à mettre sur le compte de la jeunesse et de l’inexpérience, nous aurions préféré avoir bien évidemment les explications de la CEF elle-même.
J'hallucine, M. l'abbé est capable de faire avaler toute insulte comme une bénédiction. Je me demande si il connait ce que le mot "sacré" signifie.Pneumatis a écrit :A lire absolument, le commentaire de l'abbé Pierre-Hervé Grosjean, qu'on pourra difficilement accuser d'être un "tiède", et qui vient de voir la pièce de Castellucci. C'est sur le forum catholique (je cite) :
Je sors de la pièce de Castelluci sur le visage du Christ. Celle qui fait scandale. Je me suis interdit d'en parler sans l'avoir vue. Je ne me sentais pas le droit d'exercer une influence sur des jeunes en particulier, voir de les envoyer manifester, sans avoir posé un discernement réel, et personnel. On ne joue pas avec la jeunesse.
On peut aimer ou pas. On peut critiquer la mise en scène.
Mais je l'affirme: je n'y ai pas vu d'intention blasphématoire. J'en suis même sorti bousculé, marqué. Elle appelle à une vraie réflexion sur la souffrance, sur la compassion de ce fils pour ce vieux père. Compassion du Fils pour notre vieille humanité souillée. Encore une fois, on peut la discuter. Ne pas aimer du tout. Mais je demande à ceux qui hurlent au blasphème : l'avez vous vu jouée ?jusqu'au bout ? Jusqu'à ces derniers mots sur lesquels on termine : "tu es mon berger" Mot lumineux, qui prennent le dessus sur le "not"qui s'insère comme le doute peut parfois attaquer notre confiance.
J'en veux à ceux qui nous ont instrumentalisés. J'en veux à ceux qui ont envoyé des jeunes au casse pipe. J'en veux à ceux qui se servent de tout cela pour se faire de la pub...
Dans la salle, ce soir, 3 jeunes tradis étaient là, venus pour foutre le bazar. j'en connaissais un que j'avais donc repéré dans la file d'attente. Par sms, je lui ai dit : "attends, regarde, écoute... puis juge en conscience". Ils ont rien fait finalement. à la sortie, ils m'ont dit : "on se sent trahis, on nous a menti en criant au blasphème, on a été manipulés.L'abbé X... et l'abbé Y..... nous ont poussé à y aller pour interrompre le spectacle, en nous disant que nos frais de justice seraient payés... On a été manipulés"
Il est urgent qu'on prenne le temps de réfléchir à notre façon d'être catholiques dans ce monde. Pour ne pas nous tromper de combat. Pour ne pas se laisser divisés.
C'est mon humble avis. L'honnêteté intellectuelle m'oblige à le dire. Qu'on ne se fasse pas de procès en catholicité les uns les autres.je respecte ceux qui auraient été choqués par la pièce. J'ai un peu de mal à comprendre ceux qui affirment fortement un jugement aussi grave que l'accusation de blasphème, sans l'avoir vue. En tout cas, cette accusation doit être nuancée : le blasphème n'est en rien évident. Une jeune tradie a exprimé cela mieux que moi ici : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/29-10-20 ... ouvantable
Mais qu'on reste unis pour les vrais combats qui nous attendent. Et surtout, qu'on fasse gaffe avant d'embarquer des jeunes sur de tels sujets : on ne peut pas trahir leur idéal, ni leur ardeur , en la mettant au service de causes qui ne sont pas si nettes que ça. Ne galvaudons pas le terme de martyrs, par respect pour nos frères chrétiens du Proche Orient...
Nous reviendrons plus longuement sur tout cela sur http://www.Padreblog.fr. Je crois qu'il est temps que les catholiques de différentes "chapelles" se retrouvent pour refléchir ensemble : qu'est ce qu'un blasphème ? qu'est ce qui est blasphématoire dans l'art, qu'est ce qui ne l'est pas ? Comment réagir chrétiennement face au blasphème ? Il se pourrait qu'un colloque nous permette de travailler ensemble ces questions, qui deviennent urgentes, pour l'unité et la fécondité de notre témoignage dans ce monde.
Abbé Pierre-Hervé Grosjean
Pour l'instant, personne ne sait qui a mis le feu au journal. Si j'étais vous, je serais prudent et attendrais que le ou les coupables soient arrêtés.Cinci a écrit : viscérale des néo-abbassides prêts à mettre le feu littéralement dans des endroits comme Charlie Hebdo justement
Je vais d’abord faire une première remarque sur le « Pourquoi ? : tous les « Pourquoi ? » peuvent-ils être raisonnablement et légitimement posés ?Lylïéflorèncé! a écrit :
Pourquoi ne peut-on absolument pas comparer le vieillard qui tombe au Christ sur le Chemin de Croix ? Le Christ vient bien nous chercher dans nos obscurités les pires pour nous relever pour peu que nous le voulions, me semble-t-il ?
(...)enfin toute indécence sera évitée, en sorte que les images ne soient ni peintes ni ornées d’une beauté provocante. […] Pour que cela soit plus fidèlement observé, le saint concile statue qu’il n’est permis à personne, dans aucun lieu ni église, même exempte, de placer ou faire placer une image inhabituelle, à moins que celle-ci n’ait été approuvée par l’évêque.
Le tribunal de l’Inquisition de Venise convoque Véronèse, le 18 juillet 1573, pour son tableau intitulé La sainte cène, destiné au réfectoire des dominicains, car on lui reproche la présence de personnages qui ne sont pas cités dans les Ecritures et qui déparent la scène où le Christ a institué l’eucharistie : un chien, deux hallebardiers allemands, un noir, un homme qui se cure les dents avec une fourchette, un serviteur qui saigne du nez, un bouffon avec un perroquet :
« Ignorez-vous qu’en Allemagne et autres lieux infectés d’hérésie ils ont coutume, par des peintures pleines d’obscénités et autres inventions, de déshonorer et mépriser la Sainte Eglise catholique pour enseigner leur doctrine mauvaise aux idiots et aux ignorants ? »
INTRODUCTION DE SA SAINTETÉ PAUL VI
Vénérables Frères, L’heure du départ et de la dispersion a sonné. Dans quelques instants, vous allez quitter l’assemblée conciliaire pour aller à la rencontre de l’humanité et lui porter la bonne nouvelle de l’Évangile du Christ et du renouvellement de son Église, auquel nous travaillons ensemble depuis quatre ans.
(...)
AUX ARTISTES
À vous tous, maintenant, artistes, qui êtes épris de la beauté et qui travaillez pour elle : poètes et gens de lettres, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, hommes du théâtre et cinéastes... À vous tous, l'Église du Concile dit par notre voix : si vous êtes les amis de l’art véritable, vous êtes nos amis ! L’Église a, dès longtemps, fait alliance avec vous. Vous avez édifié et décoré ses temples, célébré ses dogmes, enrichi sa liturgie. Vous l’avez aidée à traduire son divin message dans le langage des formes et des figures, à rendre saisissable le monde invisible.
Aujourd’hui comme hier, l'Église a besoin de vous et se tourne vers vous. Elle vous dit par notre voix : ne laissez pas se rompre une alliance féconde entre toutes ! Ne refusez pas de mettre votre talent au service de la vérité divine ! Ne fermez pas votre esprit au souffle du Saint-Esprit !
Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. La beauté, comme la vérité, c’est ce qui met la joie au coeur des hommes, c’est ce fruit précieux qui résiste à l’usure du temps, qui unit les générations et les fait communier dans l’admiration. Et cela par vos mains... Que ces mains soient pures et désintéressées ! Souvenez-vous que vous êtes les gardiens de la beauté dans le monde : que cela suffise à vous affranchir de goûts éphémères et sans valeur véritable, à vous libérer de la recherche d’expressions étranges ou malséantes. Soyez toujours et partout dignes de votre idéal, et vous serez dignes de l’Église qui, par notre voix, vous adresse en ce jour son message d’amitié, de salut, de grâce et de bénédiction »
Excellent rappel. Le problème est que l'Eglise, je parle pour la France dont je connais bien la situation, ne connaît pas un seul de ces artistes-là. Il y a encore quelques artistes chez qui le mot art a encore un contenu. Car dans la totalité de "l'art contemporain" le mot "art" a le même contenu que le mot "démocratie" dans l'expression "démocratie populaire", un contenu vide ou en contradiction avec la définition du mot. Eh bien aucun évêque français ne pourrait citer un des derniers artistes que nous avons. C'est comme si on pouvait vous donner les noms de tous les candidats de la Star Ac' sans pouvoir nommer Rubinstein, Piazzolla, Callas, Karajan, Casals, Gould et les autres. L'Eglise ignore systématiquement les artistes dont parle ce texte du Concile, elle ne se tourne pas vers eux mais ouvre ses portes aux employés de la finance, aux artisans de mensonge que sont les "artistes contemporains". La programmation du Collège des Bernardins en témoigne : pas un seul artiste, que des escrocs.Amfortas a écrit : Messages du Concile (8 décembre 1965) :
INTRODUCTION DE SA SAINTETÉ PAUL VI
Vénérables Frères, L’heure du départ et de la dispersion a sonné. Dans quelques instants, vous allez quitter l’assemblée conciliaire pour aller à la rencontre de l’humanité et lui porter la bonne nouvelle de l’Évangile du Christ et du renouvellement de son Église, auquel nous travaillons ensemble depuis quatre ans.
(...)
AUX ARTISTES
À vous tous, maintenant, artistes, qui êtes épris de la beauté et qui travaillez pour elle : poètes et gens de lettres, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, hommes du théâtre et cinéastes... À vous tous, l'Église du Concile dit par notre voix : si vous êtes les amis de l’art véritable, vous êtes nos amis ! L’Église a, dès longtemps, fait alliance avec vous. Vous avez édifié et décoré ses temples, célébré ses dogmes, enrichi sa liturgie. Vous l’avez aidée à traduire son divin message dans le langage des formes et des figures, à rendre saisissable le monde invisible.
Aujourd’hui comme hier, l'Église a besoin de vous et se tourne vers vous. Elle vous dit par notre voix : ne laissez pas se rompre une alliance féconde entre toutes ! Ne refusez pas de mettre votre talent au service de la vérité divine ! Ne fermez pas votre esprit au souffle du Saint-Esprit !
Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. La beauté, comme la vérité, c’est ce qui met la joie au coeur des hommes, c’est ce fruit précieux qui résiste à l’usure du temps, qui unit les générations et les fait communier dans l’admiration. Et cela par vos mains... Que ces mains soient pures et désintéressées ! Souvenez-vous que vous êtes les gardiens de la beauté dans le monde : que cela suffise à vous affranchir de goûts éphémères et sans valeur véritable, à vous libérer de la recherche d’expressions étranges ou malséantes. Soyez toujours et partout dignes de votre idéal, et vous serez dignes de l’Église qui, par notre voix, vous adresse en ce jour son message d’amitié, de salut, de grâce et de bénédiction »
Pour le reste, j'imagine mal l'instauration d'un droit d'auteur sur la Bible...Amfortas a écrit : nous n’avons pas à justifier notre aversion de voir le visage du Christ recouvert d’excréments, et pas davantage notre réaction outrée