Saints dominicains

« Que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore. » (Ap 22.11)
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8 novembre Bx Colomb, +1259 (ou 1229) à Fréjus. Admirable sainteté, pauvreté, simplicité. Prieur à Toulouse et Montpellier. Il mourut pendant qu’il évangélisait la Provence. Il y eut des guérisons sur sa tombe. On le représente tenant une couronne de laurier, surmontée d’une colombe aux ailes déployées.
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9 novembre Bse Hélène (ou Ilona) de Hongrie, née au début du XIIIe siècle, +15 novembre 1270 à Veszprem.
Elle fut la maîtresse des novices de sainte Marguerite de Hongrie et son éducatrice pendant 7 ans. Elle avait des visions. Elle avait une grande dévotion pour les souffrances du Christ, c’est pourquoi Dieu lui accorda les stigmates, ce qui ne l’empêchait pas de montrer du sens pratique dans la vie quotidienne.
Beaucoup de miracles pendant sa vie et après sa mort. 17 ans après sa mort, on trouva son corps entier et sans corruption, portant encore les stigmates, qui exhalaient un parfum suave.
On la représente avec un crucifix dans une main, un lis dans l’autre.
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13 novembre Bx Jean de Piguentos de Valence, XIIIe siècle, dominicain.
Comme il savait bien l’arabe, il fut chargé de l’enseigner dans les écoles créées par st Raymond de Penyafort dans divers couvents d’Espagne, pour former les missionnaires. Après quelques années de cet enseignement, le roi d’Aragon l’envoya prêcher lui-même chez les musulmans. Il eut tant de succès, qu’un an après sa mort, on alluma une lampe devant son tombeau et on l’honora comme un saint canonisé. On le représente avec un crucifix dans une main, un livre dans l’autre.

14 novembre Bx Giovanni Liccio (Caccamo près de Palerme 1426- +14 novembre 1511).
À 6 mois il perd sa mère. Son père, trop pauvre pour payer une nourrice, le nourrit au jus de fruit, une voisine charitable l’allaite et est récompensée par la guérison de son mari. Adolescent, il jeûnait les mercredis et vendredis. Plus tard, à l’instigation de Pierre Geremia, il entre dans l’Ordre dominicain. Ses prédications touchent les pécheurs, qui se convertissent. Sa charité lui gagne l’affection du peuple. Il pleurait souvent en célébrant la messe, et aimait tendrement la Sainte Vierge. Il fonde un couvent dominicain à Caccamo et le dirigea avec zèle et intelligence. Il fut célèbre par la chaleur de sa prédication, sa charité infatigable, son zèle pour la discipline régulière et sa dévotion au Rosaire. Il mourut en embrassant le crucifix. Beaucoup de miracles ont été obtenus par son intercession.
Son culte fut reconnu en 1753.

14 novembre Bse Lucia Broccadelli, Narni 13 novembre 1476- Ferrare 15 novembre 1544.
Originaire de l'Ombrie, aînée de onze enfants. À 4 ans, sa joie était de s’entretenir avec une image de l’Enfant Jésus qu’elle appelait son “Cristarello”. À 12 ans elle fit voeu de virginité. Ses parents l’obligèrent à épouser un jeune noble qui, par amour pour elle, accepta un mariage blanc mais ensuite mit sa vertu à rude épreuve. Cinq (ou trois) ans de larmes, de prière et de pénitence, jusqu’à ce qu’il accepte la séparation. Il se fit franciscain et elle prit l’habit du Tiers Ordre dominicain en 1494 à Narni. Ses supérieurs l’envoyèrent au monastère de Viterbe où, la nuit du 25 février 1496, elle reçut les stigmates – vérifiés par le pape, par des médecins et des théologiens. Par volonté du duc de Ferrare Hercule 1er, qui la vénérait comme sainte et la prit pour conseillère, et par ordre du pape, elle alla à Ferrare fonder un monastère du Tiers Ordre, Sainte Catherine de Sienne, pour l’éducation des jeunes filles : elle fut la première prieure en 1499, mais elle était incapable de diriger sa communauté. Le duc mort, des sœurs jalouses obtinrent qu’à Lucie soit ôté tout privilège et qu’elle soit mise à la dernière place, où ainsi humiliée elle passa les 39 ans qui lui restaient à vivre, sans jamais se plaindre, contrainte à l’isolement total.
Son culte fut confirmé en 1710.
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15 novembre St Albert le Grand (Albert de Bollstädt), Lauingen (Bavière) v1193 ou vers 1206– Cologne 15 novembre 1280.
De famille riche, il fut étudiant à Padoue. À l'âge de 30 ans, comme il hésitait, la Sainte Vierge lui dit : "Quitte le monde et entre dans l'Ordre de saint Dominique", et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains en 1223.
1243-1244 il enseigne à Paris au collège des Dominicains. St Thomas d’Aquin fut un de ses premiers élèves.
1245 maître en théologie.
1248 recteur de théologie à Cologne. St Thomas d'Aquin est toujours son élève (ce jeune religieux, déjà tout plongé dans les plus hautes études théologiques, était silencieux parmi les autres au point d'être appelé par ses condisciples "le bœuf muet". Mais Albert les fit taire en disant : "Les mugissements de ce bœuf retentiront dans le monde entier.") De Cologne, Albert fut appelé à l'Université de Paris. C'est là que son génie parut dans tout son éclat et qu'il composa un grand nombre de ses ouvrages.
1254 il est nommé provincial d’Allemagne ; il dit adieu, sans murmurer, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire, pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction.
1260 il doit obéir au pape et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne; là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu. À son arrivée dans son diocèse, il portait, par humilité, des chaussures de paysan, si usées qu’on le surnomma “évêque Godasse”. Il résilie cette charge au bout de deux ou trois ans.
1263-1264 il prêche la septième croisade en Bohême et en Allemagne.
1264-1266 il enseigne à Würzburg, puis à Strasbourg.
1269 le pape l’autorise à rentrer dans la paix de son couvent de Cologne.
1280 il meurt à Cologne, âgé de 87 ans, il est enterré dans l'église des Dominicains.
Déjà de son vivant, on l’appelait Albert le Grand.
Béatifié en 1622, canonisé en 1931.

On s'étonne que, parmi tant de travaux, de voyages et d'œuvres de zèle, Albert ait pu trouver le temps d'écrire sur les sciences, la philosophie et la théologie des ouvrages qui ne forment pas moins de 21 volumes in-folio, et on peut se demander ce qui a le plus excellé en lui du savant, du saint ou de l'apôtre.
Frère Albert de Cologne passait pour l’homme le plus savant de son temps ; on disait qu’il n’ignorait rien de ce qui pouvait alors être connu : philosophie, théologie, physique, biologie… Loin de l’égarer ou de le couper de ses contemporains, ce savoir encyclopédique fut pour lui un chemin de sainteté, car il le consacra tout entier au service de la vérité de la foi au Christ.
Par ses livres, par son enseignement dans les universités de Paris ou de Cologne, il a voulu réaliser la synthèse de toutes les découvertes scientifiques de la renaissance médiévale du XIIIe siècle avec la tradition de l’Église.
Découvrant les ouvrages grecs (Aristote) et arabes (Avicenne), il les étudie avec passion.
Dans ses commentaires de l’œuvre d’Aristote, il consigne déjà ses désaccords avec les vues de celui-ci dans le domaine scientifique.
Mais il fait plus : il entreprend une encyclopédie d'ambition comparable, De animalibus. Ce vaste traité, achevé vers 1270, comprend 26 livres. Les 19 premiers sont des commentaires de l'œuvre d'Aristote, les suivants sont consacrés aux animaux qui marchent, volent, nagent et rampent dans une classification inspirée de Pline l'Ancien. Dans ces derniers livres, il puise largement dans les matériaux du Liber de natura rerum de Thomas de Cantimpré. Cette œuvre qui restera isolée dans son temps tranche sur celles de ses prédécesseurs comme Isidore de Séville et comprend beaucoup plus de descriptions fondées sur des observations réelles. Il n'empêche que pour encore longtemps la zoologie restera une branche de la théologie dans laquelle les animaux seront étudiés pour les symboles divins qu'ils véhiculent.

Albert le Grand écrit également des encyclopédies semblables pour les minéraux et pour les végétaux. Ce dernier ouvrage comprend par exemple une étude sur les effets respectifs de la lumière et de la température sur la croissance des végétaux, ainsi que la question des greffes.
Ces œuvres sont riches en enseignements historiques.
Étant l'un des premiers à recevoir, commenter et enseigner les textes d'Aristote, il permet ainsi une première diffusion en Occident des philosophies grecques et arabes, et les confronte avec la doctrine chrétienne. Il sera vite relayé par son disciple Thomas d’Aquin.

En le déclarant Docteur de l’Église en 1931, Pie XI en a fait le modèle des scientifiques chrétiens. Il eut, en effet, le souci de découvrir, dans les lois de la création, l’intervention du Créateur. Il eut le génie, le courage et l’honnêteté intellectuelle de baptiser “un savoir nouveau” qui, s’il était précieux, demeurait cependant étranger à la tradition chrétienne : l’aristotélisme ; un esprit de moindre envergure l’aurait soit rejeté, soit adopté sans discernement.
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Fée Violine a écrit :15 novembre St Albert le Grand (Albert de Bollstädt), Lauingen (Bavière) v1193 ou vers 1206– Cologne 15 novembre 1280.
Bonjour,

Vous feriez mieux de mettre des liens sur les articles que vous avez postés l'année dernière, ça pourra faire gagner de la place :)
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Oui, c'est vrai, mais entre temps je les modifie tous plus ou moins. Ce que je peux faire, c'est supprimer les anciens à mesure que je mets les nouveaux.
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16 novembre Servante de Dieu Hedwige Portalet, née 3 décembre 1826 à Lyon, + 16 novembre 1894 à Mazères, Ariège, fondatrice des soeurs dominicaines de l’Immaculée Conception.
Hedwige, fille de Gaston Portalet, avocat à Lyon, et de Zélie Couturier, Parisienne aux exceptionnelles qualités humaines (claire intelligence, persévérance et vertu), va à l’école chez les Ursulines de Villefranche, puis à 15 ans à la Visitation de St Marcellin.
En novembre 1862 elle entre chez les Sœurs de Marie Immaculée, fondées récemment à Marseille. Elle fait avec bonheur son noviciat et sa profession temporaire. Elle reste encore trois ans à la maison du noviciat, étant un modèle d’observance, de vertu et de sacrifice.
Mais le Seigneur avait d’autres projets pour elle : il la voulait mère d’une nouvelle famille religieuse pour étendre le règne de son amour sur la terre. C’est ainsi que le 25 juin 1866, elle fut désignée pour fonder à Toulouse un institut pour enfants aveugles, dont elle serait la supérieure.
À cette époque, le confesseur extraordinaire de la communauté était le Bx Hyacinthe-Marie Cormier. Mère Hedwige avait toujours admiré les dominicains, fils de prédilection de Marie Immaculée. Le 19 mars 1894, elle fonde une école dans le célèbre couvent de Fanjeaux.
Elle mourut entourée de toutes ses filles qui la pleuraient. http://www.icdominicas.org
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17 novembre Bx Jean-Augustin de Lérida ou de Cordoue, né en Catalogne? début XVe, + à Cordoue 17 novembre 1476.
Il entre au couvent dominicain de Lérida, où il professe et étudie. Célèbre par sa régularité, l’austérité de sa vie, sa patience et sa dévotion à la Sainte Vierge. Reconnu pour sa sagesse, il fut maître en théologie et grand prédicateur. Il fut nommé vicaire général des couvents réformés de la Province, les gouvernant avec succès. Il ouvre les premiers couvents dominicains observants au royaume de Valence, réforme le couvent du Corpus Christi de Llutxent (fondé en 1423), où il fut prieur, et fonde celui de Saint Onofre en 1473. Il fait des prédications populaires dans la région et la ville de Valence qui furent très suivies, et fit merveilleusement refleurir en Espagne la dévotion du rosaire, qui de son temps était tombée dans l’oubli. Il prêche aussi en Andalousie (à Cordoue en 1476), en Castille. Lors de son passage à Orihuela, on lui donne l’ermitage de Saint Ginés, qu’il change en couvent dominicain. Visions, miracles, prophéties. Pour avoir dénoncé les péchés et la mauvaise vie d’un personnage important de Valence, il fut persécuté et dut partir ; peu après, la ville subit de grandes inondations, que la population interpréta comme une punition pour l’avoir chassé. À Cordoue, il fut accueilli par le prieur de Saint Paul le Royal, García de Vargas, qui voulut par admiration le retenir pour qu’il continue à prêcher. Augustin accepte en disant que ce sera le lieu où il mourra; peu après, il meurt en odeur de sainteté. Marie lui faisait de fréquentes visites. À l’heure de sa mort, elle lui apparut, accompagnée de ste Ursule et plusieurs autres vierges. À peine mort, son corps exhala des parfums délicieux. Il fut enseveli dans la salle capitulaire du couvent St Paul de Cordoue, où on avait commencé à lui attribuer des miracles. Il fut vénéré à Cordoue, sans qu’un procès de béatification soit entrepris, seulement un culte populaire qui disparut à la fermeture du couvent en 1810, durant l’invasion française.

17 novembre Bx Nicolas d’Arménie, martyr dominicain en 1601. Il avait soustrait une jeune chrétienne aux séductions du pacha qui gouvernait le pays au nom des Turcs. Furieux, le gouverneur le fit mettre en prison et condamner à recevoir chaque jour cent coups de bâtons sur la plante des pieds jusqu'à ce qu'il en mourût.
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Les saints du jour:

18 novembre Bx Laurent Mendes, +1280.
Après une jeunesse tumultueuse à Guimaraes (province de Minho), au Portugal, il se convertit, reçut, comme st Gonzalo de Amarante, l’habit dominicain des mains de st Pierre Gonzalez, et devint un ardent prédicateur de la Parole de Vérité. Il vivait dans la pénitence et la prière, il aimait la solitude mais en sortait pour prêcher et faisait beaucoup de bien aux âmes. Grâce à sa pureté de cœur, il vivait familièrement avec les anges. Un jour en mission, un ange lui apparut et lui donna une châsse pleine de reliques : « Prenez, j’ai apporté ces objets précieux d’une ville qui va bientôt être saccagée par les infidèles ». Le compagnon du saint fut témoin du prodige. Il y eut tant de miracles sur sa tombe qu’on lui éleva un autel.

18 novembre Servante de Dieu Barbara Jurado Antunez (Barbara de Saint Dominique), née le 7 février 1842 à Séville , + 18 novembre 1872 à Séville.
Fille de Josefa Antúnez et de Casimiro Jurado, ferblantier et sonneur à la Giralda. La famille habitait en haut de la tour, près des cloches, Barbara y est née, c’est pourquoi on l’appelle à Séville “la fille de la Giralda”. Il y a une plaque sur la porte de l’appartement. Dès l’enfance elle eut une dévotion spéciale pour la Passion du Christ, le culte eucharistique des 40 heures, le rosaire et la messe quotidienne. Son père lui apprit à lire et écrire, il priait avec elle la liturgie des heures, habitude qu’il avait prise quand il était au séminaire. Elle apprit aussi à coudre et à broder. Son frère José, qui avait deux ans de plus qu’elle, était très éveillé et remuant, sa principale distraction était de se suspendre aux cordes des cloches quand elles sonnaient, bien que son père lui interdise ce jeu dangereux. Si bien qu’un 6 juin, il avait 13 ans, José fut précipité dans le vide et se tua. Cette tragédie marqua beaucoup la famille.
Dès l’enfance Barbara voulait être religieuse, mais comme la famille n’avait pas les moyens de payer la dot, elle décida d’apprendre à jouer de l’orgue, pour exercer cette fonction dans le monastère où elle entrerait. Elle entra à 17 ans au monastère dominicain Mère de Dieu, où la reine Isabel la Catholique avait logé au cours d’une visite à Séville. Elle vécut aussi quelques années au couvent Saint-Clément, où les sœurs durent aller après la révolution de 1868. Son directeur spirituel, le serviteur de Dieu José Torres Padilla, était aussi celui de sainte Angela de la Croix, mais Barbara est très différente d’Angela; sa sainteté n’est pas d’action mais de contemplation, de mystique, de simple piété. Ses compagnes la voient comme un être très spécial, une mystique comme sainte Catherine de Sienne. Barbara mourut en réputation de sainteté à l’âge de 30 ans.
Béatification en cours, nihil obstat 23 mai 2000.
Un pasodoble inspiré de sa vie : http://il.youtube.com/watch?v=6CJHFyFD2 ... re=related

18 novembre Bx Vidal Luis Gómara, né 3 novembre 1892 à Monsagro (Salamanque), +18 novembre 1936 à Paracuellos del Jarama (Madrid).
À l’école de son village natal, il montre du goût pour la calligraphie, les maths et le dessin; il entre à l’école apostolique de Corias (Asturies), prend l’habit le 8 août 1907, fait profession un an après; il fait sa philo à Corias, sa théologie à Salamanque, est ordonné le 18 décembre 1915; il célèbre sa première messe devant le Saint Sacrement exposé et s’offre comme victime expiatoire pour les blasphèmes et sacrilèges contre l’eucharistie. Nommé au collège de Villava (Navarre), il commence à écrire une œuvre intitulée Les dominicains et l’art; il intervint avec succès dans la fusion des Dominicaines de Villava avec la congrégation de la Sainte Famille, fondée aux Canaries par le serviteur de Dieu José Cueto, O.P. En 1928 il est nommé au collège de Vergara (Guipúzcoa), où il publie d’autres écrits, en 1929 au couvent Saint Dominique le Royal à Madrid ; là il se consacre à l’apostolat social et parmi la jeunesse. En 1935 il vient à Salamanque avec la mission de restaurer le sanctuaire de la Peña de France.
Le 17 juillet 1936 il fait un voyage à Madrid et le 18, quand il se trouve dans un car pour revenir à Salamanque, se présente un inconnu sans billet qui a besoin de prendre d’urgence ce car ; il lui donne le sien, espérant prendre le car du lendemain, mais il ne peut sortir de Madrid. Il passe au moins 15 jours sans domicile, dormant sur les bancs publics et autres lieux, à la fin il est accueilli dans une maison, où il célèbre la messe chaque jour ; dans la clandestinité, il brille par son zèle en portant l’eucharistie à d’autres victimes de la persécution; il refuse de se réfugier dans une ambassade parce que, dit-il, «pour un soldat du Christ, c’est un honneur de mourir en acte de service sacerdotal», aidant l’Église persécutée; une prémonition lui donne la certitude de son martyre proche, et il veut profiter du temps en portant la communion au maximum de gens; dans ce ministère il est arrêté le 4 octobre, il reconnaît qu’il est frère dominicain, on l’emmène au commissariat du Congrès, le 9 octobre on le met à la disposition de la direction générale de sécurité, le 10 il est enfermé à la prison Modèle, où il se consacre à la méditation et au rosaire; il est souvent torturé. Le 15 novembre il est transféré à la prison de Porlier et exécuté le 18.
Béatifié en 2007.
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19 novembre Pierre Cerca, +1241 à Dinan, OP.
Religieux exemplaire, extrêmement mortifié et surtout appliqué aux saintes veilles. Après les matines, au lieu de retourner dormir, il passait le reste de la nuit devant le Saint Sacrement.

19 novembre Bx Jacques Benfatti (=bienfaits), né à Mantoue (Lombardie), + 19 novembre 1332.
De famille noble, il entra au couvent dominicain de sa ville natale. Pieux et savant maître en théologie à l’université de Paris, connu pour ses sages capacités d’administrateur, ses qualités amenèrent Niccolò Boccasini, Maître Général de l’Ordre, à l’appeler à son côté comme conseiller, puis quand il fut devenu pape (Benoît XI) à le nommer évêque de Mantoue en 1303. Avec sa haute stature morale, sa sagesse, sa connaissance des hommes, l’évêque Benfatti aurait pu faire une carrière diplomatique ou politique mais il n’en profita pas. Il se tint délibérément en dehors des épineux problèmes de l’époque, et surtout des rivalités acharnées entre cités italiennes, qu’on peut ramener à un conflit noblesse-bourgeoisie. Parmi les divers partis, Jacques préférait celui des pauvres. Les chroniques du temps parlent aussi de ses activités officielles, comme la présence au couronnement d’Henri VII à Milan et la participation au concile de Vienne. Il montra les vertus du vrai pasteur : il veilla sur la foi, travailla efficacement à la paix entre les familles de la ville, aida généreusement les pauvres et le peuple frappé de peste et de famine. La substance de son épiscopat, pendant 28 ans, fut surtout la charité, qui lui valut l’affection du peuple (il était surnommé le père des pauvres) et le culte après sa mort. Ses restes sont conservés dans la cathédrale.
Son culte fut confirmé en 1859 ab immemorabili.

19 novembre Serviteur de Dieu Ramón Zubieta Les, né 31 août 1864 à Arguedas, Navarra (Espagne), + 19 novembre 1921 à Huacho, Lima (Pérou).
Ramon, fils de Braulio Zubieta et de Ramona Les, dernier de 4 enfants d'une famille profondément chrétienne, a 9 mois quand son père meurt. C’est un enfant vif, docile, avec un cœur d’or. Il va à l’école du curé, qui plus tard lui apprendra le latin. Il aime prier la Vierge, il a toujours voulu être prêtre mais sa mère hésite. Il veut être missionnaire et décide d’être dominicain : il entre au couvent d’Ocaña à Tolède en décembre 1881, profession décembre 1882, puis va continuer ses études au couvent Saint Thomas à Avila, vœux solennels, puis en 1888 il part aux Philippines.
Ordonné prêtre à Manille en 1889. Il rêve du Tonkin (c’est l’époque des martyrs) mais doit rester aux Philippines, où il apprend une langue locale. Beaucoup de problèmes, qu’il affronte avec créativité, énergie, ténacité et foi. La guerre d’indépendance met les Espagnols en danger : en 1898 avec d’autres missionnaires il est emprisonné et torturé. Certains en meurent, pas lui mais il aura toujours des séquelles. Libérés au bout de 18 mois, il arrive à Manille le 1/1/1900.
Il rêve toujours du Tonkin mais on l’envoie au Pérou. Il arrive à Callao en février 1902, part en expédition avec trois autres à travers le sud-est de l’Amazonie. Forêts vierges, mauvais chemins, rivières torrentielles, à cheval, en canoé. Moustiques, climat… Ils rencontrent les Indiens, qui travaillent dans le caoutchouc. Ils fondent deux centres missionnaires. C’est un esprit pratique, entreprenant, travailleur, un caractère égal et simple. Tout le monde l’aime et le respecte. Il est explorateur, architecte, ouvrier, il dessine des cartes, refait les chemins, installe des téléphones etc. Il veut éduquer les Indiens et dénonce aux autorités les abus de ceux qui les exploitent, ce qui lui attire des ennuis. Il fonde des écoles mais s’aperçoit que pour aider les familles il faut d’abord éduquer les filles, et pour cela il lui faut des sœurs. Justement en 1913 il est nommé évêque de Puerto Maldonado, il doit donc aller se faire sacrer en Europe et en profite pour parler de son projet au pape. Il revient avec cinq sœurs, dont Mère Ascension (voir 24 février) qui sera sa grande collaboratrice. Les sœurs se préparent à Lima, on les trouve téméraires de vouloir s’attaquer à l’Amazonie mais ça ne les effraie pas. Un problème quand même : communiquer avec le couvent espagnol d’où elles viennent. C’est ainsi que Ramon et Ascension fondent en 1918 une nouvelle congrégation, les Soeurs Dominicaines Missionnaires du Rosaire. Ensuite crise du caoutchouc, beaucoup d’Indiens doivent partir, les missions sont à moitié vides. Malgré la fatigue, Ramon continue à travailler sans se ménager, et meurt à 57 ans, en 1921. « Il est mort comme un saint », dit un témoin.
Béatification en cours, nihil obstat 27 mars 2003.

20 novembre Bx Bonvisius de Plaisance, +1221.
Docteur célèbre, il reçut l’habit dominicain des mains de st Dominique, qui le prenait souvent comme compagnon à cause de sa conversation aussi vertueuse que savante. Encore novice à Bologne, il fonda un couvent dans sa ville natale. Quelque temps après, à Bologne, le pain vint à manquer pour le dîner. Bonvisius, qui était procureur, avertit st Dominique, qui lui dit : « Faites néanmoins rassembler les frères. Il est bon que les enfants d’un Dieu pauvre sentent la misère ». Quand ils furent tous assis, on vit deux anges entrer au réfectoire, portant une corbeille de beaux pains blancs qu’ils distribuèrent. Bonvisius fut promptement mûr pour le ciel : il mourut presque en même temps que st Dominique.

20 novembre Serviteur de Dieu Juan Maria (Carlos Antonio) Riera Moscoso, né 28 janvier 1866 à Ambato, Tungurahua (Équateur), + 20 novembre 1915 à Guayaquil, Guayas.
http://www.diccionariobiograficoecuador ... mo4/r1.htm
Fils de don Carlos Riera et de doña Dolores Moscoso, avec beaucoup de sacrifices il réussit à faire ses premières études à Ambato et Latacunga. À 15 ans il entre comme novice au couvent Saint Dominique à Quito, deux ans plus tard il prononce ses vœux et prend le nom de Juan María. Il étudie latin, arithmétique, géographie, logique, mathématiques, physique, métaphysique, théologie dogmatique et morale, droit canonique, histoire de l’Église, et Écriture Sainte, matières où il se distingue par son application et son savoir.
En 1889, à cause d’une grave maladie de faiblesse produite par ses excès d’austérités (jeûnes, cilices), il alla à Cuenca chercher un meilleur climat pour se remettre. Il est ordonné prêtre le 3 août 1890. L’année suivante, au lieu d’avoir récupéré, il se lance dans un travail religieux et éducatif en divers lieux du pays. Durant les premières années de la Révolution libérale, il continua à déployer son importante mission évangélique dans les différents coins du pays. Il est nommé évêque de Guayaquil en 1912.
Peu après commencèrent à se faire sentir à Guayaquil les conséquences de la peste et de la fièvre jaune, et consacré à son labeur pastoral avec abnégation, secourant les malades et assistant les mourants, il en fut aussi victime. Le 8 décembre, tandis qu’il célébrait la messe de la Vierge, il se sentit soudain mal, fut porté chez lui et sauvé par les soins du médecin; mais il resta si fragile du cœur et des reins, qu’il dut utiliser des béquilles. Malgré sa santé ébranlée, il continua à remplir sa mission sacrée, à visiter toutes les paroisses, jusqu’à ce que finalement son corps ne puisse plus résister, et il mourut.
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21 novembre Bx Romeu de Llivia, né dernier tiers du XIIe s. à Llivia près de Puigcerdà (Catalogne), + 21 novembre 1261 à Carcassonne.
Il entre chez les dominicains en 1217 et reçoit l’habit des mains de saint Dominique. En 1218 avec Arnaud de Toulouse il fonde le couvent de Lyon, dont il sera prieur 1223-1228, avec de remarquables dons pour gouverner. Il fut aussi prieur à Bordeaux. En 1232-1236 il est provincial de la province de Toulouse. C’est un remarquable prédicateur. Il est accompli en toutes sortes de vertus. « On ne pouvait voir un religieux plus observant, plus mortifié, plus modeste, plus doux et plus humble », dit son biographe. Le secret de cette haute sainteté était sa dévotion à la Vierge Marie. C’est à cause d’elle qu’il entra dans l’Ordre dominicain, où elle est grandement honorée. Il disait l’Ave Maria au moins 1000 fois par jour, en utilisant une corde à nœuds comme rosaire. Il fut un grand propagateur du rosaire comme dévotion populaire. Le mystère de l’Incarnation était l’objet de sa contemplation assidue. Il ne pouvait se passer de parler du fils de Dieu fait homme, et de sa mère, dans ses sermons ou ses entretiens.
Il se retire au couvent de Carcassonne, où il meurt très âgé, le jour de la Présentation de Marie au Temple. En 1285, 24 ans après sa mort, à cause des nombreux miracles sur son tombeau, son corps fut exhumé, trouvé incorrompu et transféré dans l’église, devant l'autel de la Vierge, avec cette inscription : Hac sunt in fossa / fratris venerabilis ossa / dicti Romei, / qui fuit arca Dei. / Hic Iesum, atque piam / dilexit valde Mariam. (Dans cette fosse sont les os du vénérable frère nommé Roméo, qui fut l'arche de Dieu. Il aima beaucoup Jésus et sa sainte mère)
On le représente tenant une couronne de roses au milieu de laquelle brille le chiffre de l’Ave Maria. Bernard Gui, qui rédigea sa biographie, dit qu’on lui attribue des miracles, qui le rendirent populaire et admiré. Il fut vénéré comme bienheureux dès le moment de sa mort et surtout après la translation.
On le fête le 21 novembre, date de sa mort; mais avant 1969, la fête était le 4 mars.
Un goig (poème populaire catalan) dit:
En la plana de Cerdanya
hi ha de Llívia el poble antic,
partint-se França i Espanya
lo seu camp, hermós i ric;
Sant Romeu allí naixia,
bella flor del Pirineu:
Feu-nos amics de Maria,
feu-nos amics del Fill seu,
oh Sant Romeu.
(Dans la plaine de Cerdagne il y a l'antique village de Llivia. France et Espagne se partagent sa campagne belle et riche. Roméo y est né, belle fleur des Pyrénées. Fais-nous amis de Marie, fais-nous amis de son Fils, ô saint Roméo).
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22 novembre Bx Benoît du Pont (XIIIe s.)
Confesseur de la foi en Pologne, missionnaire dominicain chez les Tatares de Crimée, il prêchait avec tant d'enthousiasme, qu'il mourut durant une prédication. Cette mission, où Humbert de Romans l’avait envoyé avec quelques compagnons, est restée célèbre dans les annales de l’Ordre. Ayant appris l’heure de sa mort par une révélation divine, il mourut pour ainsi dire les armes à la main, après un sermon, aussitôt qu’il eut reçu les derniers sacrements.
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23 novembre Bx Diéthèse de Nassau, XIIIe siècle, OP.
Religieux d’une grande piété et d’une charité extrême, évêque de Trèves.

24 novembre Bx Conrad de Frisach (+ 1239).
Docteur de l'Université de Bologne, il fut reçu dans l'Ordre des Prêcheurs par saint Dominique lui-même, qui l’avait attiré dans l’Ordre par une seule prière adressée humblement au Seigneur, et qui l’envoya en Allemagne. Ayant appris par révélation l’heure de sa mort, il mourut à Magdebourg, en chantant le psaume Cantate Domino canticum novum, tandis que Jésus, Marie et les anges le visitaient au moment suprême.

24 novembre Jacques Lefèvre, Tourcoing v1549 – 24 novembre 1591, martyr.
Il entre au couvent dominicain de Lille en 1565, étudie la théologie à Louvain, puis revient au couvent de Lille où il est élu prieur en 1586. En 1588 il est nommé définiteur de la Province et premier régent de l’étude des dominicains à l’université de Louvain. Il enseigne la théologie pendant trois ans puis est reçu docteur à l’université. Il commence à prêcher au peuple, qui l’apprécie. Avec un zèle ardent pour le salut des âmes, il s’oppose de toutes ses forces aux hérétiques, ce qui fut sans doute cause de sa mort : comme il se dirigeait vers la petite ville de Huy près de Louvain, pour prêcher, il fut arrêté par des gueux des bois qui l’entraînèrent vers une cabane isolée, le torturèrent pendant trois jours et pour finir le tuèrent. Il avait environ 42 ans. Il a laissé des écrits théologiques et des sermons.

24 novembre Martyrs du Vietnam (morts de 1745 à 1862)
A la fin de 1838, l'empereur publia un dernier édit où il donnait un délai d'un an aux chrétiens pour apostasier. La persécution déclenchée par le roi Tu-Duc dans le Tonkin central fut particulièrement cruelle. Ce sont des milliers de martyrs qui témoignèrent de leur foi et parmi eux de très nombreux dominicains: évêques, prêtres, frères et laïcs.
Ils ont été béatifiés pour les uns en 1906, pour d'autres en 1951. Ils furent canonisés en 1988.
http://www.dominicains.ca/francais/Hist ... ietnam.htm

D'ailleurs les persécutions continuent au Vietnam (pardon si je suis un peu hors sujet, puisque là il ne s'agit pas de dominicains):
http://www.lavie.fr/chroniques/matinale ... 87_167.php

24 novembre Bx Félix Alonso Muñiz (2 mai 1896 à Oseja de Sajambre, León - 24 novembre 1936 à Paracuellos del Jarama, Madrid).
Il entre à l’école apostolique de Corias (Asturies) où il fait profession le 9 septembre 1913; va en 1916 faire sa théologie à Salamanque; ordonné le 16 mai 1920. Il fut au collège de Vergara (Guipúzcoa), à celui d’Oviedo et finalement au couvent d’Atocha, Madrid. Apprécié pour sa droiture avec les élèves; il avait une inclination spéciale pour les études sociales; à Madrid il se spécialise en philosophie pour mieux pouvoir donner des bases solides à son apostolat social; ami et admirateur du P. José Gafo. Expansif, ouvert, très bon compagnon, tranquille, optimiste et joyeux; depuis l’enfance il est remarquablement studieux, intelligent, pieux ; à Salamanque il étudie la musique, pour laquelle il a une inclination marquée, et remplit la fonction d’organiste; il avait de l’humour, aimait la randonnée. Au couvent d’Atocha il fut conseiller d’Action catholique, grand orateur, plein de bonté et se consacrant à attirer la classe ouvrière.
Le 18 août 1936 il alla à la direction générale de sécurité, craignant une agression, mais ils l’arrêtèrent et le mirent à la prison Porlier, où il put discrètement donner la communion à quelques compagnons de prison, priait avec eux et leur lisait quelque livre pieux qu’il pouvait avoir avec lui. Il semble qu’il fut mis dans la liste des «mis en liberté» pour avoir assisté et donné l’absolution à un prisonnier blessé mortellement, ce qui montra clairement qu’il était prêtre. Il avait 40 ans. Béatifié en 2007.
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25 novembre Jean Scalarius, +25 novembre 1292 à Castres (Tarn), dominicain à Albi.
Modèle de conscience délicate. S’il lui échappait une pensée, action ou parole où il apercevait le moindre mal, il courait se confesser. Quand il fit sa confession générale avant de mourir, le confesseur ne trouva aucun péché mortel et à peine de péchés véniels. On le représente un miroir à la main.

25 novembre Bx Jacinto Serrano López (10 juillet 1901 à Urrea de Gaén -25 novembre 1936 à Puebla de Hijar, près de Téruel), martyr, béatifié en 2001.
Il perdit sa mère à quelques mois et son père à 6 ans, entra à l’école apostolique de Solsona en 1913. Ordonné prêtre en 1925. Quand il était étudiant à la fac de physique-chimie de Valence, il était professeur au séminaire dominicain de Calanda. Chimiste, il était doué d'une grande intelligence et d'une grande ténacité. Il composa des oeuvres musicales, écrivit de nombreux articles et ouvrages. Il fut directeur de la revue « Rosas y espinas », collaborateur de la revue «Contemporánea». En 1936 il devint vicaire provincial de l’Ordre prêcheur. Lors du soulèvement de 1936, il resta dans la zone républicaine et s'occupa de ses frères dominicains clandestins. Il en aida à s'enfuir et fut à son tour identifié et fusillé, en criant « Vive le Christ Roi ».
Avec lui, on commémore le bx Santiago Felipe Meseguer Burillo (1885-1936), autre prêtre dominicain martyr, qui tomba à Barcelone dans la même persécution, un jour inconnu.

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Re: Saints dominicains

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26 novembre Béatrice de Ferrare, +1505, une des premières religieuses du monastère dominicain Sainte Catherine de Sienne à Ferrare.
Ayant une grande dévotion à ste Catherine d’Alexandrie, elle reçut des faveurs de cette sainte. Bien qu’elle soit la plus jeune du monastère, à peine 20 ans, elle prédit qu’elle mourrait la première, et en effet elle mourut quelques jours avant la fin de son noviciat. Après sa mort elle apparut à une sœur et lui dit : « O ma sœur, aimez bien Dieu. En cela consiste la vie éternelle ». Elle a fait des miracles.
Ne pas la confondre avec une autre Béatrice de Ferrare, bénédictine.
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