Re: L'intronisation à l'Académie Française de ce jour
Publié : mer. 24 mars 2010, 22:47
@ Nosiared
. Vous affirmez que, l'enfant en gestation dépendant, pour sa survie, uniquement de la mère, alors elle aurait (ou pourrait avoir) légitime droit de vie et de mort sur lui.
. Vous faites remarquez qu'il n'en va pas du tout de même pour le nouveau-né, qui peut être confié à d'autres personnes.
. ..cependant, vous serez d'accord pour reconnaître que cet enfant demeure totalement dépendant des autres pour sa survie.
. Auquel cas, vous remarquerez qu'il s'agit donc d'un transfert de responsabilité, d'un élargissement de la responsabilité :
l'enfant en gestation dépend entièrement de sa mère, qui pourrait avoir donc droit de vie et de mort sur lui,
la question est donc, de qui dépend entièrement l'enfant nouveau-né ?
De la société dans laquelle il naît.
Si donc on reconnait à la mère un possible droit de vie et de mort légitime sur l'enfant qui dépend totalement d'elle pour sa survie,
on doit également reconnaître à la société dans son ensemble un droit de vie et de mort légitime sur ceux qui dépendent totalement d'elle pour sa survie.
. Quant à votre dilemme, qui là par contre peut se comprendre, ne vient-il pas du fait que vous vous restreignez d'emblée le choix ? Soit accepter et justifier, soit refuser de fréquenter ceux qui ont mal agi.
Mais l'Église, justement, ne propose ni l'une ni l'autre ; après tout, son modèle le plus parfait est un homme qui, justement, très bon exemple, dîne à la table de pécheurs... en les considérant comme des pécheurs, et en ne se privant pas pour le leur dire.
("va et ne pèche plus", "tu as raison de dire "ce n'est pas mon mari"",...)
C'est toute la difficulté d'une position qui consiste à rappeler le vrai et le juste à temps et à contre-temps...tout en aimant ceux à qui on le rappelle. Position, effectivement, source d'inconforts et de dilemmes.
Les deux autres positions (accepter et justifier tout en se disant "contre en théorie", ou bien s'enfermer et condamner) étant, chacune à leur manière, beaucoup plus confortables.
Sur ce sujet, choisir la voie juste c'est, justement, opter pour un inconfort permanent.
. Vous affirmez que, l'enfant en gestation dépendant, pour sa survie, uniquement de la mère, alors elle aurait (ou pourrait avoir) légitime droit de vie et de mort sur lui.
. Vous faites remarquez qu'il n'en va pas du tout de même pour le nouveau-né, qui peut être confié à d'autres personnes.
. ..cependant, vous serez d'accord pour reconnaître que cet enfant demeure totalement dépendant des autres pour sa survie.
. Auquel cas, vous remarquerez qu'il s'agit donc d'un transfert de responsabilité, d'un élargissement de la responsabilité :
l'enfant en gestation dépend entièrement de sa mère, qui pourrait avoir donc droit de vie et de mort sur lui,
la question est donc, de qui dépend entièrement l'enfant nouveau-né ?
De la société dans laquelle il naît.
Si donc on reconnait à la mère un possible droit de vie et de mort légitime sur l'enfant qui dépend totalement d'elle pour sa survie,
on doit également reconnaître à la société dans son ensemble un droit de vie et de mort légitime sur ceux qui dépendent totalement d'elle pour sa survie.
. Quant à votre dilemme, qui là par contre peut se comprendre, ne vient-il pas du fait que vous vous restreignez d'emblée le choix ? Soit accepter et justifier, soit refuser de fréquenter ceux qui ont mal agi.
Mais l'Église, justement, ne propose ni l'une ni l'autre ; après tout, son modèle le plus parfait est un homme qui, justement, très bon exemple, dîne à la table de pécheurs... en les considérant comme des pécheurs, et en ne se privant pas pour le leur dire.
("va et ne pèche plus", "tu as raison de dire "ce n'est pas mon mari"",...)
C'est toute la difficulté d'une position qui consiste à rappeler le vrai et le juste à temps et à contre-temps...tout en aimant ceux à qui on le rappelle. Position, effectivement, source d'inconforts et de dilemmes.
Les deux autres positions (accepter et justifier tout en se disant "contre en théorie", ou bien s'enfermer et condamner) étant, chacune à leur manière, beaucoup plus confortables.
Sur ce sujet, choisir la voie juste c'est, justement, opter pour un inconfort permanent.