Re: Adam et Eve ont-ils été créés immortels ?
Publié : mer. 12 janv. 2022, 15:26
Bonjour Xavi,
je me réjouis que nous soyons d ‘accord et vous prie de m’excuser car en me relisant je me suis aperçu que je provoquais malgré tout ce que je voulais éviter, mais que vous n’avez gentiment pas relevé.
Vous avez raison, le litige éventuel que je craignais venait du « en Dieu », et je vais m’en expliquer.
Dieu étant éternel, il est difficile d’imaginer qu’il y eut en lui un avant la création, et en même il y en eut un : c’est un mystère.
Or concernant cette création, j’imagine qu’il la pensa avant de la faire, et c’est dès ce moment-là qu’il y eut la possibilité du mal donc dans sa pensée. Dieu l’a donc d’une certaine façon créée, cette possibilité : autre mystère. Et comme il est Dieu, il est impossible de considérer que cela fut mal.
C’est d’ailleurs la seule preuve véritable comme quoi la possibilité du mal n’est pas le mal.
Beaucoup voudraient prouver le contraire, car évidemment cela les disculperait d’en commettre. Et cela rejoint aussi ceux qui « ne voient pas où est le mal » dans bien des situations où le dogme voit un péché. Ce qui en résulte, c’est que la liberté est fort précieuse, puisque Dieu a décidé de créer – et des êtres libres. Car le mal ce n’est pas que désobéir à Dieu, ce serait trop simple et facile.
L’arbre qui formalisait la possibilité du mal, dans l’Eden, permettait ainsi que « l’image et ressemblance » soit poussée jusqu’à l’extrême.
Voilà pourquoi quand vous écrivez ici : « Dans l’éternité, vous conviendrez qu’en Dieu, le mal n’est pas et le mal n’existe pas. La possibilité même du mal n’a pas de sens en Dieu qui est le bien. » je ne peux pas dire que je ne sois pas d’accord, mais j’ai une réserve qui tient au mystère dit d’iniquité.
Et à la capacité qu'a Dieu de détruire, d'annihiler le mal - ce qu'il ne peut faire qu'en Lui et suppose comme quelque chose quand même dont je ne sais comment l'appeler : miséricorde est insuffisant.
C'est ce qui le fait tout-Puissant (et je ne tiens pas sa colère par exemple pour un mal).
J'avancerai qu'en Dieu il y a comme le reflet du mal...
En fait, j’avais « pris les devants » car je voulais éviter de trop approfondir ce sujet, n’étant momentanément pas comme je l’évoquais au début dans cette énergie, mais depuis que j’interviens sur ce fil je m’y suis quand même un peu "mis"…
Il m’est aussi arrivé d’être ainsi interpellé sur des points secondaires et de façon polémique, alors je me méfie…
Quand vous écrivez que je « rappelle des principes de la réflexion en théologie et en philosophie sur lesquels il vous semble que nous sommes tous d’accord », je crains de ne pas faire le même constat que vous.
L’encyclique elle-même que je mentionnais a tenté d’expliquer l’erreur modernisme comme venant de ce que le point choisi pour départ de la pensée était philosophique et non théologique.
Or il n’y aurait pas la possibilité de trouver Dieu par la raison s’il n’y avait celle de pouvoir partir de la philosophie !
Et je pense que le fameux débat entre dogmatique et pastorale, lancé par les traditionnalistes pour refuser une partie du dernier concile, cache en réalité un désaccord philosophique sur ce qui porte la pensée théologique nouvelle. Ce pourquoi ils ont fait un absolu d’une théologie mais qui reposait sur une pensée philosophique qui tenait compte seulement d’une époque. Comme ils sont bien incapables de démonter « l’erreur philosophique » de leurs adversaires, et pour cause !, ils estiment comme cette encyclique que c’est parce qu’elle part de la philosophie au lieu de partir de la théologie qu’ils connaissent et qui n’a pas à être changée et qu'ils continuent de marteler : pratique !
Je n’écris évidemment pas cela pour vous, je pense au vu de votre réponse que vous comprendrez ce que j’ai appelé ma « réserve ».
Et pour n’accabler personne d’un hors sujet, j’arrête ici mon exemple qui fait déjà assez figure de « mon dada » sur ce forum.
je me réjouis que nous soyons d ‘accord et vous prie de m’excuser car en me relisant je me suis aperçu que je provoquais malgré tout ce que je voulais éviter, mais que vous n’avez gentiment pas relevé.
Vous avez raison, le litige éventuel que je craignais venait du « en Dieu », et je vais m’en expliquer.
Dieu étant éternel, il est difficile d’imaginer qu’il y eut en lui un avant la création, et en même il y en eut un : c’est un mystère.
Or concernant cette création, j’imagine qu’il la pensa avant de la faire, et c’est dès ce moment-là qu’il y eut la possibilité du mal donc dans sa pensée. Dieu l’a donc d’une certaine façon créée, cette possibilité : autre mystère. Et comme il est Dieu, il est impossible de considérer que cela fut mal.
C’est d’ailleurs la seule preuve véritable comme quoi la possibilité du mal n’est pas le mal.
Beaucoup voudraient prouver le contraire, car évidemment cela les disculperait d’en commettre. Et cela rejoint aussi ceux qui « ne voient pas où est le mal » dans bien des situations où le dogme voit un péché. Ce qui en résulte, c’est que la liberté est fort précieuse, puisque Dieu a décidé de créer – et des êtres libres. Car le mal ce n’est pas que désobéir à Dieu, ce serait trop simple et facile.
L’arbre qui formalisait la possibilité du mal, dans l’Eden, permettait ainsi que « l’image et ressemblance » soit poussée jusqu’à l’extrême.
Voilà pourquoi quand vous écrivez ici : « Dans l’éternité, vous conviendrez qu’en Dieu, le mal n’est pas et le mal n’existe pas. La possibilité même du mal n’a pas de sens en Dieu qui est le bien. » je ne peux pas dire que je ne sois pas d’accord, mais j’ai une réserve qui tient au mystère dit d’iniquité.
Et à la capacité qu'a Dieu de détruire, d'annihiler le mal - ce qu'il ne peut faire qu'en Lui et suppose comme quelque chose quand même dont je ne sais comment l'appeler : miséricorde est insuffisant.
C'est ce qui le fait tout-Puissant (et je ne tiens pas sa colère par exemple pour un mal).
J'avancerai qu'en Dieu il y a comme le reflet du mal...
En fait, j’avais « pris les devants » car je voulais éviter de trop approfondir ce sujet, n’étant momentanément pas comme je l’évoquais au début dans cette énergie, mais depuis que j’interviens sur ce fil je m’y suis quand même un peu "mis"…
Il m’est aussi arrivé d’être ainsi interpellé sur des points secondaires et de façon polémique, alors je me méfie…
Quand vous écrivez que je « rappelle des principes de la réflexion en théologie et en philosophie sur lesquels il vous semble que nous sommes tous d’accord », je crains de ne pas faire le même constat que vous.
L’encyclique elle-même que je mentionnais a tenté d’expliquer l’erreur modernisme comme venant de ce que le point choisi pour départ de la pensée était philosophique et non théologique.
Or il n’y aurait pas la possibilité de trouver Dieu par la raison s’il n’y avait celle de pouvoir partir de la philosophie !
Et je pense que le fameux débat entre dogmatique et pastorale, lancé par les traditionnalistes pour refuser une partie du dernier concile, cache en réalité un désaccord philosophique sur ce qui porte la pensée théologique nouvelle. Ce pourquoi ils ont fait un absolu d’une théologie mais qui reposait sur une pensée philosophique qui tenait compte seulement d’une époque. Comme ils sont bien incapables de démonter « l’erreur philosophique » de leurs adversaires, et pour cause !, ils estiment comme cette encyclique que c’est parce qu’elle part de la philosophie au lieu de partir de la théologie qu’ils connaissent et qui n’a pas à être changée et qu'ils continuent de marteler : pratique !
Je n’écris évidemment pas cela pour vous, je pense au vu de votre réponse que vous comprendrez ce que j’ai appelé ma « réserve ».
Et pour n’accabler personne d’un hors sujet, j’arrête ici mon exemple qui fait déjà assez figure de « mon dada » sur ce forum.