Merci pour votre franchise, à Sylvain, à Invité et aux autres.
Peut-être qu'une aide dans la lutte, c'est , après une chute, de ne pas s'engloutir dans la culpabilité

et d'avancer en se jetant dans la Miséricorde.
Ce qui est fait est fait.
C'est d'abord un chemin d'humilité.
Mais ce n'est pas à la force des poignets en pensant que l'on mène soi-même seul le combat que l'on avance.
C'est bien par la grâce.
Une des prises redoutables du démon, aujourd'hui, pour tout chrétien, c'est de faire croire que la sainteté est inaccessible, et que chaque chute le prouve.

Surtout dans le domaine de la sexualité. On est "embué" par le monde contemporain, qui refuse fondamentalement toute forme de chasteté, qu'elle soit individuelle, dans le célibat ordinaire, dans le mariage, ou encore dans toute forme de célibat consacré, en nous faisant croire que c'est une amputation, que c'est antinaturel. Et en refusant de reconnaître que l'homme a en lui la concupiscence, que notre nature n'est pas déviée par un attrait au plaisir immédiat, au mal (qui est une absence de bien , rappelons-le au passage)
Et bien non.
Non.
Nous sommes faits pour Dieu.
Nous avons même été créé à son image.
Nous sommes ses enfants, par adoption; filiation que Jésus a proclamée sur la Croix.
Et nous sommes même par la grâce sanctifiante, les temples de l'Esprit Saint.
Wouahou.... rien que ça!
Et nous avons cette capacité de lui dire oui, à chaque instant.
Et bien cela fait du bien parfois de se l'entendre dire.
Nous vivons dans un monde hédoniste, qui nous pousse à croire, en particulier dans le domaine de la sexualité, que c'est un combat quasiment voué à l'échec. Parce qu'il serait, toujours aux yeux de ce monde contemporain, contre nature. Tout juste si nous ne sommes pas des singes "bonobos" à peine améliorés. Bonjour le portrait!
Et bien non, encore une fois.
Le début de la sainteté n'est pas l'impeccabilité, mais de se reconnaître pécheur.
Et de tout placer alors dans la mesure de la Miséricorde et de l'Amour de Dieu pour nous.
Cela me rappelle une anecdote, de saint Jérôme, je crois, dans laquelle le Seigneur lui demande de tout lui donner. Jérôme lui répond: mais Seigneur, je Vous déjà ai tout donné.
Et Jésus lui dit que non. Il faut dire que ce jour-là, saint Jérôme n'allait pas très bien et se morfondait... Comme il essayait de comprendre, Jésus finit par lui demander:" Jérôme, donne moi tes péchés".
Tout a déjà été pris par Jésus.
C'est à nous de lui donner nos péchés.
Et je crois que c'est vraiment l'une des voies qui peuvent aider. De toute façon, c'est celle que le Seigneur veut pour nous: que nous nous tournions vers Lui, en considérant jusqu'où Il est allé pour nous, la Croix, et aussi à quel prix Il nous a gagné nos âmes.
et puis comme le dit si bien Saint Paul, c'est dans nos faiblesses que l'action de Dieu se déploie en nous.
Et donc, vivre de Jésus, par ses sacrements.
Je ne crois pas que le combat si difficile dans le domaine de la chasteté soit toujours à "psychologiser". Il faut grimper une marche supplémentaire dans le regard en le plaçant au niveau de la grâce. "Ma grâce te suffit".
Ouaip... on est tenté alors de dire: "ben , pas terrible",

au moment des chutes. Mais, avant de tomber dans le syndrome de Calimero, qu'avons nous pris comme moyen ce jour-là pour ne pas plonger?
Si l'on fait le point, ben... c'était peut-être VRAIMENT pas terrible: imprudence, manque de prière, oubli que l'Eucharistie est une nécessité QUOTIDIENNE (cf le Notre Père), et surtout présomption dans le combat. <:
C'est quand on a le nez dans le limon que le Seigneur est là pour nous relever.
Encore faut-il que l'on accepte de le laisser prendre les rennes....
Une chasteté / continence non orientée vers le don de soi aux autres, est névrotique. Certes.
Mais le monde contemporain qui nous entraîne vers une sexualité hédoniste, égoïste est .... bien plus névrosé...
Une bataille perdue, c'est vrai, ce n'est pas la guerre.
Et les combats, il y en aura jusqu'à la fin.
En plus, nous sommes tous à lamême enseigne.
Relire certains passages de Sainte Catherine de Sienne, qui se plaint au Seigneur de l'avoir abandonnée dans ces combats. Ou Saint Jean de La Croix. C'est consolant.
Mais la réponse du Seigneur à Catherine l'est plus encore: Il lui révèle et lui rappelle qu'Il était encore plus près d'elle pendant ces combats. C'est notre manque d'amour, notre égoïsme qui nous aveugle, et nous font douter, oublier la puissance de Dieu en nous.
Alors, pour se tourner vers l'autre, commencer par les offrir, pour les autres, pour l'Église, pour les prêtres, pour les chrétiens persécutés, enfin, les intentions ne manquent pas (pour les autres liseurs du forum qui "rament"
Alors, haut les coeurs: "Sans Moi, vous ne pouvez rien faire"....
ps:
en ce mois de novembre, un bon plan: demander aux âmes du purgatoire qui attendent d'être délivrées, à cause de tels péchés de vous aider. Et prier pour elles.
Et surtout, essayer de ne pas penser à soi: le Moi est une idôle assez obsessionnelle
dont il faut se détourner si l'on ne veut pas finir complètement hypnotisé