Bonjour PP,
J’avoue que j’aurais été très étonné que vous défendiez un autre point de vue, et je vous remercie par conséquent de m’avoir apporté votre contradiction.
Voici quelques points de clarification :
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 06 juil. 2025, 12:09
Ce qui me poserait problème serait de vous voir étendre le bénéfice de cette possibilité à tout moribond.
Comme le laissait entendre mon post précédent, non, je ne fais pas cette extension.
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 06 juil. 2025, 12:09
S’en suit qu’exciper de révélations privées, nécessairement douteuses dans leur expression, pour conclure en présumant abusivement savoir les libres-choix de Dieu : une impudence manifeste autant que dangereuse.
Pourquoi les dites-vous douteuses dans leur expression ? Toutes celles qui sont devenues publiques et approuvées par l’Eglise ont commencé par être des révélations privées, non ? Et parfois même par ne pas être reconnues ! Certaines ont même grandement contribué à la proclamation de dogmes (IC) ou des vérités de foi (les chœurs angéliques, etc.)…
Je vous concède toutefois qu’il est imprudent et dangereux de s’y investir de trop… A moins qu’elles ne correspondent à une intuition profonde et préalable qui nous était ou nous serait devenue personnelle !
Pensez à Sainte Jehanne d’Arc : avant d’être une sainte, un certain temps s’est écoulé durant lequel un catholique devait la tenir pour une très mauvaise personne.
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 06 juil. 2025, 12:09
Vous n’êtes pas obligé d’assentir aux propos de Valtora
Concernant cette mystique en particulier, elle s’avère défendre la co-rédemption de Marie.
Isolons ce point des autres…
Il y a eu d’autres manifestations surnaturelles pour le faire, comme à Amsterdam. Y croire n’est pas forcément s’opposer à la doctrine, mais vouloir y ajouter. Qu’en pensez-vous de cet éventuel dogme ?
Je vous accorde que parfois, certaines révélations s’opposent ou semblent s’opposer plus franchement. Mais la limite n’est pas toujours si claire : prenez le cas des limbes, qui longtemps fut admis comme une vérité de foi, et maintenant se retrouve déclassée par Benoit XVI.
Est-il ou non possible, d’après vous et compte tenu du for interne, connaissant la doctrine officielle, d’en diverger en connaissance de cause comme par une extension à confirmer ? A quels critères différencieriez-vous cela d’une hérésie ou n’en admettez-vous aucun par discipline ?
Ces généralités étant posées, revenons au cas particulier de départ qui correspond à votre premier point.
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 06 juil. 2025, 12:09
1. Il n’y a rien à revoir dans l’affirmation que quiconque meurt en état de péché mortel est damné du fait-même : c’est une vérité de foi.
Je voudrais distinguer déjà le péché grave qui relève de l’esprit, de celui qui relève de la faiblesse de la concupiscence (avec à l’origine par exemple : paresse, luxure et gourmandise, colère… qui peuvent entrainer des addictions/passions ponctuelles (car sinon, le plein consentement disparaîtrait), et non orgueil, jalousie, avarice (dont les passions subséquentes pourraient être tenues pour « surfaites »).
Par cet exemple, un vol ou un mensonge, un meurtre, quels qu’en soient les motifs d’excuse, relèvent pour moi de l’esprit (je ne parle pas de celui qui vole par nécessité ou ment pour essayer de sauver un innocent, etc. mais de ce qui en constitue la gravité)
Selon cette distinction, il est bien possible de commettre un péché mortel, mais parce que juste avant on a capitulé face à la force de la concupiscence. Est-ce pour autant que l’on a renié Jésus et sa foi ? Momentanément on peut dire que oui, surement, car répondre « non », à cette question, signifierait qu’il n’est pas possible de considérer qu’ils puisent y avoir des péchés mortels de cette « catégorie », ce qui vous en conviendrez n’est pas correct.
Or il me semble que dans la réalité, ce « non » existe. Et c’est dans ce cas-là que j’adhère à ce qu’a écrit Maria Valtorta et que j’ai cité.
Si dans les évangiles Jésus distingue un jugement en ce monde et un jugement dans l’autre, n’est-ce pas une ouverture pour que déjà, sa « délégation » à son Eglise ne soit pas sans possibilité de faire appel, et s’il nous jugera n’est-ce pas admettre qu’il pratiquera des « corrections » (voir ses réprimandes envers Pierre, où quand les fils de Zébédée voulurent faire descendre le feu du ciel) alors pourquoi exclure qu’il puisse « sauver » (la question du purgatoire est une autre question) des âmes qui, si on considérait votre point 1 dans toute sa rigueur, auraient été sinon damnées ?
Comme face à la Phénicienne, je le crois en mesure d’un revirement pour une simple répartie qui jaillisse de l’âme nue au moment de son jugement et qui en exprime la quintessence.
D’autant plus si on considère (le considérez-vous ?) qu’être hérétique suffirait pour être damné !
Cette fois, j’étends ma considération à ce qui ne relève plus de la concupiscence, mais pas non plus de l’ignorance invincible, à moins de la mettre à toutes les sauces…
Voyez-vous l’approche ?