ChristChrist a écrit : Mais dès que je posais une question trop pointue, on me disait que je divaguais...
Comme cela ne me suffisait pas, j'ai commencé à aller à des retraites sur des thèmes précis.
Ma chère ChristChrist,
Comme il n'y a pas assez de prêtre pour remplir toutes les taches réclamées par le soin des âmes, ce sont des laïcs de bonne volonté qui s'en occupent. Ils n'ont naturellement pas la même formation théologique et biblique que des prêtres qui ont fait de la philosophie et de la théologie à un haut niveau.
Ceci-dit, je comprends que le témoignage de couples heureux et sans histoire ait pu être douloureux.
Effectivement, Jésus n'est pas venu pour les riches et les biens portants, mais pour les pauvres et les malades.
Votre place est tout à fait dans l'Eglise, surtout et d'autant que votre vie a été pleine d'épreuves et de souffrance.
ChristChrist a écrit :Le curé m'a dit que je posais des questions intelligentes et qu'il me fallait une accompagnatrice personnelle pour me guider durant une année. Car oui ils ont accepté de raccourcir la durée du catéchuménat. Cela fait un an déjà que je suis catéchumène mais le parcours n'est pas aisé. Que je ne connais pas encore assez de choses. Je suis assez d'accord sur la notion de baptême = diplôme.
Ma chère ChristChrist,
Je vais vous parler sincèrement,
vous êtes comme une petite fille qui voudrait manger des gâteaux toute la journée, et qui se plaindrait ensuite d'avoir mal au ventre.
Pourquoi voulez-vous ingurgiter un programme de formation prévu pour deux ans en une seule année ?
Vous vous plaignez que le programme condensé est trop dur ??? Mais c'est vous qui l'avez réclamé !!!!
Réfléchissez mon amie.... vous avez hâte de recevoir le sacrement de baptême, c'est fort bien..... mais pourquoi douter que la grâce de Dieu ne vous soit déjà acquise ? Allez prier à genoux devant le Tabernacle, si vous avez besoin de protection et en particulier contre le mal, Jésus-Christ présent dans son Eucharistie saura pour en protéger, en attendant la grâce puissante du Baptême.
ChristChrist a écrit :On ne pouvait pas parler du Mal. Il existe, mais il n'est rien. On devait faire comme s'il n'existait pas .
Combien de fois ai-je du me pincer en douce pour ne pas pleurer car l'accompagnatrice était revêche et serinait : "Dieu est amour. Tu comprends pas cela ?"
On peut parler du mal, mais il n'y a pas que le mal.
En vous lisant, il m'a semblé que vos étiez fascinée par les forces du mal, au point d'être incapable de vous centrer sur Jésus !
Il est possible que vous ayez fait l'expérience du mal d'une façon que les catholiques ordinaires ignorent.
Ceci dit, se convertir signifie se retourner.
Vous devez accepter l'effort, l’ascèse, le discipline de vous détourner du mal,
pas seulement en action,
mais aussi intellectuellement et spirituellement.
Vous devez convertir votre esprit,
c'est à dire le détourner du mal, de la fascination pour ses œuvres,
de la remémoration de ses actions,
du souvenir de sa puissance,
et même de la peur qu'il vous inspire.
En effet, il n'y a qu'un seul vainqueur, le Seigneur Jésus-Christ.
Car tout genou fléchira, tout homme se prosternera devant l'agneau immolé.
Il est le seul vainqueur.
Vous avez donc encore besoin de vous convertir,
c'est à dire de vous centrer sur le Christ.
Jésus-Christ doit devenir le centre de votre vie,
Lui seul saura refouler dans les périphérie de votre âme,
les souvenirs pécheurs qui ont souillé votre esprit,
et les expériences (probablement troublantes), qui vous ont fait si bien connaitre, éprouver et craindre le mal .
Détournez-vous du mal, par l'action, la prière, le jeûne, et la décision ferme.
Le baptême vous arrachera au mal, dans la réalité eschatologique du salut,
mais vous resterez une femme avec un corps, une vie, un passé et des souvenirs....
Tant que vous vivrez sur cette terre, la grâce salvatrice du baptême ne vous apparaîtra pas clairement,
si vous n'employez pas votre libre arbitre à vous décentrer du mal,
pour choisir le Christ.
C'est cela le mystère de notre création d'homme libre, à qui Dieu a donné un corps sur notre terre.
Dieu a choisi de nous donner la liberté, pour que nous collaborions à la grâce divine.
Votre accompagnatrice en catéchuménat peine sans doute à vous faire comprendre cela quand elle vous répète que
Dieu est amour.
Dieu est amour, le mal n'a rien à voir avec Lui.
Dieu est puissant, le mal n'a aucun pouvoir contre Lui,
Dieu est liberté, et Il vous a créé libre.
Qu'allez-vous faire de votre liberté ? Voilà la question qu'Il vous pose,
et qu'Il vous posera jusqu'à votre mort !
Et non jusqu'à votre baptême, qui n'est qu'une étape dans votre reconstruction.
ChristChrist a écrit :J'ai continué à aller à la messe mais les gens ont commencé à me juger avec mon enfant qui faisait un peut de bruit (il avait à peine un an). Il y a eu des rumeurs.
J'ai eu quelques remarques sur le fait que je ne venais pas assez souvent à la messe et que je n'avais pas de communauté. Mais c'était sans me culpabiliser. J'ai été très déçue d'être non autorisée à communier car je n'étais pas baptisée. C'est le clergé qui m'a coupé du corps du Christ. Pas moi.
Le jour où vous comprendrez pourquoi on ne peut pas communier sans être baptisé, vous serez prête à recevoir le baptême.
Le Saint Sacrement est tellement saint,
que seule la présence de l'Esprit Saint en nos âmes,
Esprit-Saint déposé par la grâce du Baptême,
nous rend aptes à Le recevoir sans pécher.
Vous sommes bien trop pécheurs pour être en condition d'accueillir le Seigneur, présent dans son Eucharistie.
Seule la grâce du baptême nous rend apte à Le recevoir.
Bonne continuation à vous.
Que le Seigneur nous bénisse et vous garde,
qu'Il fasse pour vous resplendir son visage,
et vous garde dans sa paix.
Pierre-Elie.