Re: Le célibat ecclésiastique
Publié : jeu. 16 mars 2017, 19:51
C'est quand même plutôt spécial ; le Pape et Arturo Sosa, le boss des Jésuites, nous expliquent que la conscience est très importante, qu'on peut la suivre, etc., pour ce qui est du divorce et de la communion par des divorcés remariés ; mais par contre cette conscience ne serait pas valable pour rejeter une innovation allant à l'encontre du Magistère de toujours, de la Tradition, et des Ecritures! Curieux, non? En fait la conscience ne serait que valable dans le sens progressiste et moderniste!
Hé bien je suis désolé mais en conscience, en me basant sur Saint Sirice, le concile d'Elvire, Grégoire XVI, Saint Paul VI, Saint Paul, Jésus cité dans les Evangiles, Saint Grégoire le Grand, Saint Léon le Grand, le codex du concile de Carthage, et d'autres textes du même acabit : non possumus.
Il ne s'agit évidemment pas de désobéir (même avec la plus mauvaise volonté, techniquement, je ne vois pas comment je peux désobéir à une autorisation, qui plus est s'appliquant aux prêtres dont je ne fais pas partie), ni de manquer de respect (je me borne à citer Grégoire XVI et Saint Paul VI), mais en mon âme et conscience, c'est non, non, non, et re-non.
Un complément extrêmement intéressant pour ceux qui considèrent que Saint Paul défendrait l'existence d'évêques mariés :
-d'abord, aucune église, qu'elle soit catholique ou orthodoxe, n'autorise cela
-et puis, je suis tombé au cours de mes recherches sur une intéressante interprétation du texte :
Hé bien je suis désolé mais en conscience, en me basant sur Saint Sirice, le concile d'Elvire, Grégoire XVI, Saint Paul VI, Saint Paul, Jésus cité dans les Evangiles, Saint Grégoire le Grand, Saint Léon le Grand, le codex du concile de Carthage, et d'autres textes du même acabit : non possumus.
Il ne s'agit évidemment pas de désobéir (même avec la plus mauvaise volonté, techniquement, je ne vois pas comment je peux désobéir à une autorisation, qui plus est s'appliquant aux prêtres dont je ne fais pas partie), ni de manquer de respect (je me borne à citer Grégoire XVI et Saint Paul VI), mais en mon âme et conscience, c'est non, non, non, et re-non.
Un complément extrêmement intéressant pour ceux qui considèrent que Saint Paul défendrait l'existence d'évêques mariés :
-d'abord, aucune église, qu'elle soit catholique ou orthodoxe, n'autorise cela
-et puis, je suis tombé au cours de mes recherches sur une intéressante interprétation du texte :
Et la note précise :Il faut dire enfin un dernier mot des objections qui sont parfois tirées de l'Ecriture. Comment peut-on affirmer que les apôtres ont enseigné le devoir de la continence, puisque saint Paul, dans son épître à Timothee, dit qu'il faut choisir les évêques parmi « les maris d'une seule femme » (unius uxoris vir) ? On a beaucoup discuté cette formule. Il n'est pas possible d'entrer dans le détail des diverses hypothèses émises par les exégètes. Mais je voudrais attirer l'attention sur l'interprétation donnée aux premiers siècles de l'Eglise par les Pères et les Souverains Pontifes, autrement dit par des voix autorisées du Magistère. Un seul exemple : Dans la décrétale Cum in unum, envoyée en 386 à divers épiscopats, le pape Sirice commente ainsi le texte paulinien : « Peut-être croit-on, dit-il, que cela (c'est-à-dire les relations conjugales) est permis, parce qu'il est écrit : Le mari d'une seule femme (1 Tm 3, 2) ? Mais Paul n'a pas parlé d'un homme qui persisterait dans le désir d'engendrer ; il a parlé en vue de la continence qu'il lui faudrait pratiquer (propter continentiam futuram) ». Dans la pensée de Sirice, saint Paul demandait que le candidat à l'épiscopat soit monogame, c'est-à-dire ne se soit jamais remarié au cas où il aurait été veuf, afin de donner la preuve qu'il serait capable de garder la continence qu'il lui serait demandée à partir de son ordination. Cette exégèse, oubliée de certains exégètes modernes, fait la lumière sur un texte scripturaire qui a tenu une place importante dans la tradition des premiers siècles relative au célibat des clercs. Elle est restée l'interprétation officielle des Pontifes romains et a été amplement diffusée dans les grandes collections canoniques occidentales. J'ajouterai pour ma part qu'on peut lui trouver un appui dans la même épître à Timothée, puisque, au chapitre 5ème, saint Paul demande que les veuves soient choisies parmi celles qui sont « femmes d'un seul mari » (unius viri mulier). En utilisant une formule similaire à propos des évêques, il n'est peut-être pas impensable que saint Paul ait eu en vue le choix de veufs comme candidats à l'épiscopat.16
Allez, un peu de lecture : http://www.clerus.org/clerus/dati/2002- ... CEDDHE.HTM16 Dans I'Adversus Jovinianum, saint Jérôme argumente à partir d'un texte scripturaire comportant un verbe au passé : « (l'Apôtre) n'a pas dit : Qu'on choisisse pour évêque un homme qui épouse une femme unique et engendre des enfants, mais : un homme qui a eu une épouse unique (qui unam habuerit uxorem) et tient ses enfants dans une parfaite soumission. » (PL 23, 257a-c)