Re: Le Filioque (la Trinité)
Publié : jeu. 13 mars 2014, 0:20
Bonsoir Blaise,
le concile de Latran IV (1215) a précisé la formule suivante :
" C’est le Père qui engendre, le Fils qui est engendré, le Saint-Esprit qui procède "
Dans cette formule, je ne vois pas comment le Père procède de qui que ce soit.
La difficulté, c'est que la procession fait une référence à l'origine. Hors les trois personnes divines co-existant de toute éternité, il ne saurait y en avoir une qui existe avant les autres.
Quand on dit que le Fils et l'Esprit procèdent du Père, cela ne veut pas dire que d'abord il y a eu le Père, puis un jour il y a eu aussi le Fils et l'Esprit.
Cela veut dire que la relation entre le Père et le Fils est une relation de génération (engendrement ? J'ai un doute sur le substantif correspondant à engendrer), et que dans cette génération, c'est le Père qui engendre, et le Fils qui est engendré. Mais il n'y a ni ordre de succession, ni subordination.
Il en est de même pour l'Esprit, dans ses relations avec le Père et le Fils.
Selon la formule du concile de Florence (1442) :
" tout est un [en eux] là où l’on ne rencontre pas l’opposition de relation "
Et même (toujours par le même concile) :
" A cause de cette unité, le Père est tout entier dans le Fils, tout entier dans le Saint-Esprit ; le Fils est tout entier dans le Père, tout entier dans le Saint-Esprit ; le Saint-Esprit tout entier dans le Père, tout entier dans le Fils "
Tout ceci est expliqué au CEC, dans les sections 249 et suivantes.
Et je vais même enfoncer le clou, car je viens de retrouver la ligne que je cherchais : juste au-dessus, à la section 248 :
le concile de Latran IV (1215) a précisé la formule suivante :
" C’est le Père qui engendre, le Fils qui est engendré, le Saint-Esprit qui procède "
Dans cette formule, je ne vois pas comment le Père procède de qui que ce soit.
La difficulté, c'est que la procession fait une référence à l'origine. Hors les trois personnes divines co-existant de toute éternité, il ne saurait y en avoir une qui existe avant les autres.
Quand on dit que le Fils et l'Esprit procèdent du Père, cela ne veut pas dire que d'abord il y a eu le Père, puis un jour il y a eu aussi le Fils et l'Esprit.
Cela veut dire que la relation entre le Père et le Fils est une relation de génération (engendrement ? J'ai un doute sur le substantif correspondant à engendrer), et que dans cette génération, c'est le Père qui engendre, et le Fils qui est engendré. Mais il n'y a ni ordre de succession, ni subordination.
Il en est de même pour l'Esprit, dans ses relations avec le Père et le Fils.
Selon la formule du concile de Florence (1442) :
" tout est un [en eux] là où l’on ne rencontre pas l’opposition de relation "
Et même (toujours par le même concile) :
" A cause de cette unité, le Père est tout entier dans le Fils, tout entier dans le Saint-Esprit ; le Fils est tout entier dans le Père, tout entier dans le Saint-Esprit ; le Saint-Esprit tout entier dans le Père, tout entier dans le Fils "
Tout ceci est expliqué au CEC, dans les sections 249 et suivantes.
Et je vais même enfoncer le clou, car je viens de retrouver la ligne que je cherchais : juste au-dessus, à la section 248 :
Ce n'est pas moi qui soutient que le Père est principe sans principe (et donc qu'Il ne procède de personne), mais bien le Catéchisme de l'Eglise Catholique, qui ne fait que citer le Concile de Florence.248 La tradition orientale exprime d’abord le caractère d’origine première du Père par rapport à l’Esprit. En confessant l’Esprit comme " issu du Père " (Jn 15, 26), elle affirme que celui-ci est issu du Père par le Fils (cf. AG 2). La tradition occidentale exprime d’abord la communion consubstantielle entre le Père et le Fils en disant que l’Esprit procède du Père et du Fils (filioque). Elle le dit " de manière légitime et raisonnable " (Cc. Florence en 1439 : DS 1302), car l’ordre éternel des personnes divines dans leur communion consubstantielle implique que le Père soit l’origine première de l’Esprit en tant que " principe sans principe " (DS 1331), mais aussi qu’en tant que Père du Fils unique, Il soit avec Lui " l’unique principe d’où procède l’Esprit Saint " (Cc. Lyon II en 1274 : DS 850). Cette légitime complémentarité, si elle n’est pas durcie, n’affecte pas l’identité de la foi dans la réalité du même mystère confessé.