Crise des vocations

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Johnny
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Re: La crise des vocations

Message non lu par Johnny »

J'ai entendu qu'en France, après la Révolution jusqu'en 1830 à peu près, il n'y avait presque plus eu de vocations, et qu'ensuite une explosion de celles-ci a donné notamment tous les missionnaires du 19è siècle.
50 ans après mai 68, un rebond est-il possible ? en fait cela correspondrait à l'arrivée d'une nouvelle génération qui n'a pas été polluée par le nihilisme de la précédente, et qui, en en découvrant tous les fruits pourris, trouvent un motif d'engagement.

Le problème à notre époque est que le terreau de base s'est quand même réduit (rares sont les vocations issues de familles peu engagées ou non pratiquantes). Mais peut-être que l'Esprit Saint a décidé de donner leur chance aux prêtres africains ou polonais pour nous ré-évangéliser, en particulier dans les milieux plus "populaires".
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
jean_droit
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Re: La crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Bien sûr les prêtres africains ou d'autres continents peuvent nous aider.
Ce n'est pas moi qui en connait tant en France qui ne va pas le reconnaitre.
Ils apportent, au moins, leur jeunesse et leur enthousiasme.
Le problème est qu'ils restent peu de temps dans les paroisses où ils sont vicaires.
Pas le temps de laisser une vraie empreinte.
Ici, en Dordogne, ils sont 5, je crois.
Ma femme et moi les connaissons tous.
Ils sont bien acceptés par une bonne partie des paroissiens. Même desfois loués.
Mais au bout de 2 ans, desfois, trois ils partent pour poursuivre leurs études.
jean_droit
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Re: La crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Le problème à notre époque est que le terreau de base s'est quand même réduit (rares sont les vocations issues de familles peu engagées ou non pratiquantes)
Je suis étonné du peu de publicité qui a été faite autour de cette journée des vocations.
Au moins près de chez moi.
Et d'une certaine façon j'ai l'impression que certains diocèses ne sont pas arc boutés dans la recherche des moyens pour faire éclore des vocations.
Ils ont fait, quelque peu, leur deuil des vocations.
Oh ! Chaque année depuis plus de 10 ans le CEF discute du sujet.
Pour quel résultat.
Comme vous l'avez dit, Johnny, tout se concentre autour de la religiosité des familles.
En général la pluspart des vocations provient de familles vraiment religieuses.
Mais il y a de moins en moins.
On peut espérer que les manifestations contre le mariage homosexuel aient réveillés certains sur leurs devoirs d'éducation religieuse de leurs familles.
Le relais pourrait être l'éducation chrétienne mais il me semble que l'Eglise de France ne se soit pas vraiment consacré à ce sujet.
La suppression des petits séminaires, la débandade à une certaine époque du scoutisme catholique, la laïcisation de l'enseignement catholique etc ... etc ... sont de gros handicaps.
Heureusement que les JMJ et autres manifestations ont été à l'origine d'un nombre appréciable de vocations.
Je compte bien que les manifestations contre le mariage homosexuel aient provoqué des prises de conscience de certains jeunes catholiques pour s'engager dans et pour l'Eglise.
C'est pour cela qu'il est heureux qu'il y ait eu autant de jeunes à défiler.
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Re: La crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Voici quelques paroles bienvenues et bien venues de notre Pape François sur les vocations :

Ce sont des paroles fortes mais, ce n'était peut être pas le jour, le Saint Père a peu abordé les freins à la naissance des vocations Sauf quand il dit :
Derrière toute vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée et avant elle, il y a toujours la prière forte et intense de quelqu’un : d’une grand-mère, d’un grand-père, d’une mère, d’un père, d’une communauté… Voilà pourquoi Jésus a dit : « Priez le maître de la moisson – c’est-à-dire Dieu le Père – d’envoyer des ouvriers à sa moisson ! » (Mt 9,38).
Combien d'entre nous prions pour que dans nos familles naissent des vocations ?
Le Pape François nous parle de la vocation : "La jeunesse, il faut la mettre en jeu pour de grands idéaux"

Dans ces paroles prononcées hier avant le Regina Coeli :

"Parfois, Jésus nous appelle, nous invite à le suivre, mais il peut arriver que nous ne nous rendions pas compte que c’est lui, comme c’est arrivé au jeune Samuel.

Il y a beaucoup de jeunes aujourd’hui ici, sur la place. Je voudrais vous demander : vous avez parfois entendu la voix du Seigneur qui, grâce à un désir, une inquiétude, vous invitait à le suivre de plus près ? Vous avez eu envie d’être les apôtres de Jésus ? La jeunesse, il faut la mettre en jeu pour de grands idéaux. Demande à Jésus ce qu’il veut faire de toi et sois courageux !

Derrière toute vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée et avant elle, il y a toujours la prière forte et intense de quelqu’un : d’une grand-mère, d’un grand-père, d’une mère, d’un père, d’une communauté… Voilà pourquoi Jésus a dit : « Priez le maître de la moisson – c’est-à-dire Dieu le Père – d’envoyer des ouvriers à sa moisson ! » (Mt 9,38).

Les vocations naissent dans la prière et de la prière; et elle ne peut persévérer et porter du fruit que dans la prière.

J’aime à le souligner aujourd’hui, en la « Journée mondiale de prière pour les vocations ».

Prions en particulier pour les nouveaux prêtres du diocèse de Rome que j’ai eu la joie d’ordonner ce matin. Et invoquons l’intercession de Marie qui est la Femme du « Oui ». Elle a appris à connaître Jésus à partir du moment où elle l’a porté en son sein. Que Marie nous aide à connaître toujours mieux la voix de Jésus et à la suivre, pour marcher sur le chemin de la vie !".
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Re: La crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Voici une entrée de Zenit.org sur le sujet des vocations :

http://www.zenit.org/fr/articles/jmj-de ... e-inscrits
Zenit - La 50e Journée mondiale de prière pour les vocations a eu lieu dimanche 21 avril: pour ôter un doute compréhensible... pour quelles vocations? et pourquoi d'abord prier?

Cette journée mondiale de prière pour les vocations est en fait une prière pour les vocations sacerdotales et religieuses. Elle a été instaurée par Paul VI en 1963. Pourquoi prier pour les vocations? pour répondre à l'appel du Christ dans l'évangile " Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson" . Et aujourd'hui encore le pape François a redit dans son homélie lors de la messe de ce matin à Saint-Pierre avec l'ordination de 10 jeunes prêtres combien toute vocation s'enracine dans la prière et vient de la prière.

Pas de vocation ou sans rencontre personnelle du Christ sans écoute de sa parole, sans se laisser saisir par le Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis et qui appelle à le suivre dans sa mission au service des autres. Ce sont les communautés chrétiennes priantes, vivantes et appelantes qui peuvent susciter des vocations.

La conférence des évêques de France innove cette année avec un nouvel instrument! de quoi s'agit-il?

Cette année pour sa campagne 2013 pour les vocations le service national pour l'évangélisation des jeunes et pour les vocations de la conférence des évêques de France a décidé d'ouvrir un portail Internet à destination des 15 - 25 ans intitulé quelleestmavocation.com

En effet on sait combien les jeunes aujourd'hui quand ils se posent des questions ont d'abord ce premier réflexe d'aller voir sur Internet et d'interroger Google. Il est donc très important d'être présents sur internet et les reseaux sociaux. Et nous avons conçu que ce mini-site vraiment en partant des questions des jeunes qui s'interrogent :

quelle est ma vocation ? comment choisir le bon cap ? comment découvrir à quoi le Christ m'appelle ? comment discerner ? Nous leur donnons des pistes avec des articles courts et petites vidéos et surtout des témoignages des différents vocations comme différents chemins pour suivre le Christ.

L'ouverture de ce site Internet est aussi accompagnée d'une campagne d'affiches pour interpeller les jeunes intitulée "Acteurs d'espérance".

Vous êtes directrice du "SNEJV": pourquoi jeunes et vocations ensemble?

L'enjeu est que la pastorale des vocations soit intégrée à la pastorale des jeunes, qu'elle en soit un élément fondamental car dans le contexte aujourd'hui c'est toute la pastorale qui doit devenir vocationnelle.

Il devient un enjeu de faire découvrir aux jeunes que toute vie est vocation et qu'il y a plusieurs chemins pour suivre le Christ dont le ministère presbytéral et la vie consacrée car cela ne va plus de soi. nous avons ainsi à contribuer au développement de ce qu'on appelle une culture vocationnelle et promouvoir le mariage sacramentel chrétien, la vie consacrée et la vocation de prêtre.
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Crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

De perépiscopus :

Remarque personnelle :

Alors on fait quoi en dehors de la création d'une commission.

Il suffit de lire : Les solutions y sont présentes ... au moins à court terme.
La crise des vocations sur le terrain

La baisse du nombre de prêtres commence à se faire cruellement sentir, surtout dans les diocèses qui refusent de faire appel aux communautés dynamiques, qu’elles soient traditionalistes ou non.

Précisons au passage que le diocèse de Fréjus-Toulon ne connaît pas la crise des vocations et que, par conséquent, Mgr Dominique Rey ne connait pas les mêmes problèmes que ceux évoqués par certains de ses confrères.
Par exemple, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc, explique :

« Nous sommes vraiment à un tournant et nous prenons davantage la mesure de ce que le trop petit nombre de prêtres va entraîner pour le service des communautés chrétiennes et les nominations à venir. »

Le diocèse de Saint-Brieuc a toujours un vicaire général, mais n’a plus de vicaire épiscopal.

« J’ai nommé un diacre permanent délégué épiscopal pour l’ensemble des propositions de la foi et membre de l’équipe épiscopale ».

« Cette raréfaction des prêtres doit nous amener à les affecter davantage au service de la foi et à ne pas les accaparer dans des tâches administratives ou organisationnelles »
Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, indiquait peu après la nomination à Lourdes de son ancien évêque auxiliaire, Mgr ­Nicolas Brouwet, qu’il ne souhaitait pas un nouvel auxiliaire, « pour ne pas appauvrir le diocèse ou un diocèse extérieur d’un de ses prêtres ». Mgr Daucourt n’a pas non plus nommé de second vicaire général, depuis la nomination de Mgr Laurent Dognin à Bordeaux, comme évêque auxiliaire en janvier 2011.
Dans le diocèse de Mende, Mgr François Jacolin ne compte plus que 35 prêtres en activité, dont 5 de moins de 60 ans :

« J’ai un vicaire général de 59 ans à plein-temps, et un seul vicaire épiscopal de 39 ans, qui est chargé aussi de la formation des laïcs et de la coordination des services pastoraux, tout en étant à mi-temps en paroisse ».

La plupart font « au moins 1 000 km par mois ». Et cela va aller en empirant
.
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Re: Crise des vocations

Message non lu par seba15 »

Après il faut jongler avec les emplois du temps.
Pourquoi célébrer des messes uniquement le dimanche ?
Qu'est-ce qu'ils font les prêtres le reste de la semaines ?
Mon père me disait que quand il était jeune il allait à la messe tous les jours !
Je pense que si il y avait des messes le soir après diné, des gens irait, plutôt que de regarder un film ou un match de foot.
Enfin je pense que c'est une histoire d'organisation, les voactions baisse mais la pratique baisse aussi donc ça doit pas surcharger tant que ça les prêtres. L'inconvénient pour les prêtres de campagne, c'est qu'ils doivent faire des kilomètres pour donner des messes un peu partout.
Alors qu'avant il y avait presque un prêtre par église.
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Re: Crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Heureusement au niveau de notre paroisse de campagne notre curé essaye de célèbrer un maximum de messes.
A la paroisse :
dimanche matin, mardi matin, mercredi matin, vendredi matin
Dans des églises dépendant de la paroisse ( 16 ) : jeudi après midi et samedi après midi.
Ajoutons à cela une messe et une Adoration une fois par mois.
On ne peut se plaindre.
Mais il manque, bien trop souvent, les fidèles .....

Par contre le curé de la paroisse qui est tout près célèbre beaucoup moins la messe.
Il a 50 églises à s'occuper.
C'est presque surhumain !
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Re: Crise des vocations

Message non lu par seba15 »

jean_droit a écrit : Il a 50 églises à s'occuper.
50 églises dans une paroisse ? :s
Est-ce que la solution c'est pas de faire des messes avec des laïc comme pour les enterrements ?
J'ose dire tanpis si il n' y a pas la communion.
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Toto
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Re: Crise des vocations

Message non lu par Toto »

S'il n'y a que des laïcs, ce n'est pas une messe. En effet, pour qu'il y ait messe, il faut qu'il y ait consécration. Et les laïcs ne peuvent évidemment pas consacrer.
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Re: Crise des vocations

Message non lu par jean_droit »

Voilà une petite réflexion sur les ADAP rencontrée dans Croire :

http://www.croire.com/Definitions/Mots- ... ans-pretre
Les célébrations dominicales sans prêtre

Le nombre de prêtre décline le nombre des messes aussi. Mais de nombreux laïcs des équipes liturgiques assurent la conduite de célébrations dominicales sans prêtres. Quelles sont-elles ? Quels en sont les enjeux ?

Il est révolu le temps où chaque clocher avait son prêtre. Il est loin le temps ou presque toutes les églises proposaient au moins une messe le dimanche. Aujourd’hui, des paroisses comptent dans certains diocèses 80 voir 90 clochers – voire plus encore ! Les territoires des secteurs, des doyennés, des paroisses s’étendent et s’étendent encore, à la faveur de restructurations successives des espaces géographiques aux dimensions de plus en plus importantes, rendant difficile les déplacements des fidèles et… des curés.

Il faut donc penser autrement le dimanche, tout en tenant que la célébration eucharistique dominicale demeure et demeurera toujours l’idéal pour rassembler la communauté. Elle est "la source et le sommet" de la vie chrétienne. C’est la célébration du Mystère Pascal – la mort et la Résurrection du Seigneur –, le cœur de notre foi. Elle donne accès à la vraie nourriture donnée par le Christ et qui ouvre à la vie éternelle. Enfin elle permet le rassemblement, dans l'obéissance au Christ, des fidèles pour le célébrer et former eux-mêmes ce corps du Christ qui est l'Église.

La prise en compte sérieuse de la réalité de la situation présente permet – grâce au souci des chrétiens de célébrer le jour du Seigneur malgré la pénurie de prêtre – la mise en place de propositions. Ces rassemblements dominicaux sont essentiels pour préserver la vie ecclésiale locale, ils répondent au principe premier de l’Eglise : rassembler les baptisés et célébrer le jour du Seigneur.

Différentes propositions ont été faites depuis une trentaine d’années pour proposer des célébrations sans ministre ordonné. Des évaluations "à l’usage" ont permis de réorienter les pratiques, de corriger ou d’encourager les expériences pour que soit sauf un bénéfice pastoral, spirituel et théologique, pour tous.

Hier, les Adap

La première expérience fut celle des ADAP :les Assemblées dominicales en l’absence de prêtres. Ces ADAP, lancées dans les années 80, ont très vite modifié leur nom dans les années 90, ainsi le second "A" du sigle a évolué, désignant non plus l’absence mais l'attente (de prêtre).

Ce petit changement, qui pourrait sembler anodin, répondait à un vrai problème que soulevaient les ADAP : celui des ministères. Qui convoque ? Qui préside ? Au nom de quoi ? Selon quelle délégation ? Quelle légitimité ? Quelle formation ? Pour un mandat de combien de temps ? Qui évalue ? Qui corrige ? Qui conduit ?

Nous étions au cœur de la question du ministère ordonné qui ne peut être remplacé comme cela. Il s’agit d’une question ecclésiologique profonde qui interroge le sens même de l’eucharistie.

Un autre problème de ces ADAP s’inscrivait dans la structure même de ces célébrations qui ressemblaient, bien souvent, à "des messes sans prêtres". Toute la structure de la messe était conservée en tout point, excepté bien sûr la prière eucharistique, mais en conservant la distribution de la communion prise dans la Réserve. Dans l’esprit de beaucoup de fidèles la messe sous sa forme habituelle devenait… accessoire.

Or une bonne théologie de la liturgie exige une consommation par l’assemblée, présente à la messe célébrée, des hosties consacrées pour elle. En effet ces dons (le pain et le vin) sont associés à la vie des fidèles présents. Ces dons sont les fruits de leur vie, de leur travail… et ce sont ces mêmes dons qui, après l’appel de l’Esprit et la Consécration leur sont rendus, devenus Corps et Sang du Christ pour être consommés.

Un troisième problème est celui de l’essoufflement. Les équipes liturgiques prennent de l’âge et peinent à se renouveler dans beaucoup d’endroits. Les célébrations sont parfois trop typées et marquées par la manière de faire de quelques-uns, qui à terme risque de renfermer l’assemblée sur elle-même.

Une évolution fut/est nécessaire.

Aujourd'hui, les Assemblées du dimanche

Pour tenir les enjeux essentiels de l’assemblée le dimanche dans des lieux privés d’eucharistie, de nouvelles pistes sont aujourd’hui explorées en tenant compte des enseignements, positifs ou non, que l’expérience des ADAP a apportés. Ces rassemblement dominicaux sont accompagnés par une équipe de laïcs formés et légitime en communion avec toute l’Eglise et sous la responsabilité du curé.

Il n’est plus question de proposer des structures de "messes allégées".

Ces rassemblements en Eglise organisent leur prière à partir de la Parole de Dieu. Elle est proclamée et méditée, en communion avec toute l’Eglise et toutes les communautés.

Les mises en œuvres sont variées.

La célébration de la Parole à partir de la liturgie des heures

Il s’agit, pour être en communion avec l’Eglise, de reprendre tout simplement la prière du Peuple chrétien (concile Vatican II, Constitution sur la liturgie au numéro 100). Ce sont les Vêpres, les Laudes ou encore l’Office des Lectures.

Les célébrations de la Parole

Dans ces célébrations, la mise en œuvre autour de la Parole est très soignée : procession de l’Evangéliaire, mise en valeur de l’ambon,… Les lectures proclamées étant les textes du dimanche suivis d’un temps de réception de la parole : silence, partage, méditation, témoignage, etc.

Des temps de Lectio Divina

Ces temps de Lectio Divina se calquent sur la pratique très ancienne de l’Eglise d’une lecture lente et méditative d’un texte biblique.

Ces célébrations des assemblées dominicales permettent une vie ecclésiale locale. Elles ne sont pas compliquées à exécuter. Elles sont animées le plus souvent par des laïcs (ou des diacres permanents), elles sont aussi la marque d'une implication concrète d'une mise en œuvre de la "coresponsabilité partagée entre les clercs et les laïcs dans l’Eglise" rappelée par Benoît XVI lors de la 4e assemblée générale du Forum international de l’action catholique en août 2012.

Du travail s'annonce

Une grande tâche s’annonce aujourd’hui dans l’Eglise de France et dans toutes les régions concernées, pour tenir la vie des communautés paroissiales. Ce chantier comprend essentiellement la question de la formation des laïcs (biblique, chants, animations, liturgie,…) ; l’appel de nouvelles personnes dans les jeunes générations pour un renouvellement, et enfin l’acceptation du nécessaire changement et de ses conséquences directes sur les habitudes, les souvenirs et pour certains les... regrets. Il est nécessaire aussi d'aider les communautés ayant le moins de ressources à une mise en œuvre concrète.
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Suliko
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Re: Crise des vocations

Message non lu par Suliko »

La baisse du nombre de prêtres commence à se faire cruellement sentir, surtout dans les diocèses qui refusent de faire appel aux communautés dynamiques, qu’elles soient traditionalistes ou non.
Sans vouloir manquer de charité, ces évêques qui refusent les communautés traditionalistes ou plus généralement dynamiques devraient avoir honte!! C'est un forme de suicide spirituel qu'ils préconisent et c'est très grave, étant donné la situation religieuse de nos pays.
En tout cas, c'est typiquement le genre de choses qui me font perdre toute estime pour notre clergé...

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C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Crise des vocations

Message non lu par Peccator »

Suliko a écrit :Sans vouloir manquer de charité, ces évêques qui refusent les communautés traditionalistes ou plus généralement dynamiques devraient avoir honte!! C'est un forme de suicide spirituel qu'ils préconisent et c'est très grave, étant donné la situation religieuse de nos pays.
Entièrement d'accord avec vous. Comment peut-on estimer que les chrétiens sont mieux sans prêtre qu'avec ?
En tout cas, c'est typiquement le genre de choses qui me font perdre toute estime pour notre clergé...
Ne mettons pas tout le monde dans le même lot. Ce n'est là que la décision d'une poignée d'évêques, et non la politique générale des évêques de France. Heureusement.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: Crise des vocations

Message non lu par Belin »

je constate qu'il y a effectivement une sérieuse crise de vocation en France. Dans ma paroisse au Cameroun, chaque jour de la semaine il y a trois messes ( le matin, à midi et le soir) , et le dimanche il y en a 4. Et à toutes les messes, l'église est pleine. Et pendant les grandes solennités ( Noel, Pâques etc ) si tu viens en retard, tu restes debout et souvent hors de l'église.
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Re: Crise des vocations

Message non lu par Jeremy43 »

Bonsoir,
Dans ma paroisse au Cameroun, chaque jour de la semaine il y a trois messes ( le matin, à midi et le soir) , et le dimanche il y en a 4. Et à toutes les messes, l'église est pleine.
Vous avez de la chance, en France rurale, il y a la messe tous les dimanches quand on a de la chance. Ici, sur un ensemble paroissial couvrant plus d'une vingtaine de communes, aucune messe en semaine dans des Eglises.
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