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Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 13:23
par jeanbaptiste
Bien, donc si je comprends bien, les femmes souffrent dans l'Église d'une double injustice : non seulement elles sont moins "reconnues", mais en plus elles sont beaucoup plus saintes.
Supposons un instant que vous ayez raison. Supposons que l'Église tarde à reconnaître les saintes, et que les femme sont sensiblement plus "disposées" à la sainteté.
N'est-il alors pas juste de valoriser ces pauvres hommes quand il leur arrive de plaire à Dieu ?
Vous savez c'est un peu comme la parabole du fils prodigue. Le fils qui est bon et qui a toujours obéit reproche à son père d'avoir tué le veau gras pour son frère pécheur.
Si les femmes sont plus saintes que les hommes, alors "tuer le veau gras" pour les hommes me semble parfaitement évangélique.
Vous êtes les "sentinelles de l'invisibile" ? Très bien, alors de grâce laissez-nous nos places bien visibles à nous qui sommes myopes.
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 13:37
par Jean-Mic
Be(i)n ..., euh ..., comment dire ?, c'est pas évident

...
Le fait est que les piliers de l'Eglise, ce sont les femmes ; il suffit d'aller à la messe pour faire les comptes, idem dans les mouvements et services.
Le fait est que sans les femmes n'existerait sans doute plus, car le constat ci-dessus est celui de toutes les époques de l'histoire.
Bon, tant pis, je prends le risque de continuer

...
Le fait est que sans les femmes l'Eglise n'aurait sans doute jamais existé ! Y'avait qui au pied de la croix ? un gosse, la mère du supplicié (ben ouais, où voulez-vous qu'elle soit, elle) et des femmes ... Qui c'est qu'est venue au matin du troisième jour pour finir ce que des hommes (des gens très biens, d'ailleurs) avaient commencé et que le shabbat avait interrompu ? Y-z-étaient où, les mecs ? en fuite vers Emmaüs ? enfermés dans la chambre haute ? encore en train de dire : "je l'connais pas ! j'vois pas de quoi vous voulez parler !" ...?
Et nous, chers forumeurs, c'est qui qui nous a parlé du Bon Dieu ? Pour quelques-uns (rares, très rares), c'est peut-être un papa, un oncle ou un grand-père, mais pour la plupart (et de très loin), c'est d'abord une maman ou une grand-mère, je me trompe ?
Merci, Mesdames

et Mesdemoiselles

,
Fraternellement
Jean-Mic
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 13:39
par Suliko
Bon, généralement je n'interviens jamais sur ces sujets hommes/femmes qui m'intéressent somme toute très peu et me laissent perplexe.
Je voulais juste suggérer que s'il semble dans le passé y avoir eu plus de femmes ayant mené une sainte vie, c'est peut-être parce que la société était beaucoup moins indulgente avec les erreurs/péchés des femmes, du coup, il leur était plus facile de rester sur la "voie droite".
Sinon, je ne pense pas que les femmes soient plus disposées à la sainteté que les hommes (ni moins d'ailleurs).
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 13:49
par Teano
Jean-Mic a écrit :Be(i)n ..., euh ..., comment dire ?, c'est pas évident

...
Le fait est que les piliers de l'Eglise, ce sont les femmes ; il suffit d'aller à la messe pour faire les comptes, idem dans les mouvements et services.
Le fait est que sans les femmes n'existerait sans doute plus, car le constat ci-dessus est celui de toutes les époques de l'histoire.
Bon, tant pis, je prends le risque de continuer

...
Le fait est que sans les femmes l'Eglise n'aurait sans doute jamais existé ! Y'avait qui au pied de la croix ? un gosse, la mère du supplicié (ben ouais, où voulez-vous qu'elle soit, elle) et des femmes ... Qui c'est qu'est venue au matin du troisième jour pour finir ce que des hommes (des gens très biens, d'ailleurs) avaient commencé et que le shabbat avait interrompu ? Y-z-étaient où, les mecs ? en fuite vers Emmaüs ? enfermés dans la chambre haute ? encore en train de dire : "je l'connais pas ! j'vois pas de quoi vous voulez parler !" ...?
Et nous, chers forumeurs, c'est qui qui nous a parlé du Bon Dieu ? Pour quelques-uns (rares, très rares), c'est peut-être un papa, un oncle ou un grand-père, mais pour la plupart (et de très loin), c'est d'abord une maman ou une grand-mère, je me trompe ?
Merci, Mesdames

et Mesdemoiselles

,
Fraternellement
Jean-Mic
Et pour ajouter une touche humoristique et culturelle à votre message, cher Jean-Mic, je ne résiste pas au plaisir de citer ma réplique préférée du film "Les Dents de la Mer", Quint qui s'exclame au moment de l'embarquement :
"Tisane de tisane, parlez-moi des grand-mères, ça c'étaient des bonnes femmes !"

exit moi-même
P.S. : Merci mamie !!!!
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 13:54
par jeanbaptiste
Jean-Mic, le pilier de l'Église c'est le Christ et uniquement Lui.
Si l'Église est et continuera d'être c'est uniquement grâce au Christ qui nous a promis que l'Esprit Saint serait toujours avec elle.
Au pied de la Croix il y avait des femmes, et il y avait Jean aussi, il ne faut quand même pas l'oublier.
Cette discussion m'attriste. Faut-il, pour marquer notre amitié envers les femmes, réduire les hommes à n'être que des moins que rien ?
C'est tellement habituel aujourd'hui... tellement facile.
Bien, d'accord, les hommes sont bêtes, sont des machos, sont éloignés de Dieu, sont inutiles à l'Église qui semble ne s'être faite que grâce aux femmes. Bien.
Alors de grâce, laissez-leur la prêtrise et une place dans le calendrier des saints, c'est à peu près tout ce qui leur reste pour comprendre qu'ils sont aimés de Dieu, qu'ils ont une place sur les bancs de l'Église.
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:13
par Jean-Mic
Cher jeanbaptiste,
Quel drôle de ton vous prenez là : j'y suis aussi sur les bancs de l'Eglise, et je vous défie de mettre en doute ma virilité

!
jeanbaptiste a écrit :Jean-Mic, le pilier de l'Église c'est le Christ et uniquement Lui.
Si l'Église est et continuera d'être c'est uniquement grâce au Christ qui nous a promis que l'Esprit Saint serait toujours avec elle.
D'accord pour jouer sur les mots :
un pilier, ça n'a jamais pu faire une église ;
des pilier
s, ça vous bâtit une Eglise à l'échelle du Monde entier ...! Evidemment que LE fondement même de l'Eglise, sa pierre d'angle (quoique, là aussi, il en faudrait ... trois, pour bâtir quoi que ce soit), c'est le Christ, mais si la Bonne Nouvelle n'est pas annoncée par les hommes et les femmes, qu'en reste-t-il ?
jeanbaptiste a écrit :Cette discussion m'attriste. Faut-il, pour marquer notre amitié envers les femmes, réduire les hommes à n'être que des moins que rien ?
...
Bien, d'accord, les hommes sont bêtes, sont des machos, sont éloignés de Dieu, sont inutiles à l'Église qui semble ne s'être faite que grâce aux femmes. Bien.
Alors de grâce, laissez-leur la prêtrise et une place dans le calendrier des saints, c'est à peu près tout ce qui leur reste pour comprendre qu'ils sont aimés de Dieu, qu'ils ont une place sur les bancs de l'Église.
Là, c'est vraiment qui vous accrochez à une bouée de sauvetage et qui êtes réducteur à l'extrême. Ai-je dit ou laissé entendre le quart de la moitié de cela dans ma déclaration d'amour aux femmes qui font notre Eglise depuis deux mille ans et plus particulièrement à celle qui font l'Eglise depuis trois ou quatre générations ?
En toute fraternité
Jean-Mic
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:30
par Véronique Belen
Depuis des millénaires, de génération en génération, les femmes portent en elles un certain discours religieux qui les accuse de péché congénital, quand ce n'est pas à elles de porter seules tout le poids du péché originel. C'est très récent que les femmes osent s'ériger contre ces discours destructeurs, et dans bien des cultures ce n'est pas encore possible. C'est caractéristique aussi que les traditionalistes soient nostalgiques de ce discours et le remettent au goût du jour.
Jean-Baptiste, vous ne parviendrez pas à me faire m'apitoyer sur le sort des hommes dans l'Eglise d'aujourd'hui.
Je connais trop bien le poids de la culpabilisation des femmes depuis la nuit des temps. Il a déchiré ma vie. Il est peut-être temps que les hommes aient un peu de compassion pour nous, un peu d'honnêteté intellectuelle aussi.
Et si l'on se remet à privilégier le discours culpabilisateur sur elles, les femmes, je pense, déserteront définitivement l'Eglise. Beaucoup d'entre elles ont déjà été perdues faute qu'elle soit restée fidèle à l'attitude du Christ à leur égard.
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:38
par Relief
jeanbaptiste a écrit :
Cette discussion m'attriste. Faut-il, pour marquer notre amitié envers les femmes, réduire les hommes à n'être que des moins que rien ?
Absolument ! C'est dans l'air du temps (comme le mariage homo, l’euthanasie, etc) et vous n'y couperez pas !...faute de quoi, elles vous les couperont

Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:57
par Relief
Véronique Belen a écrit :
Et si l'on se remet à privilégier le discours culpabilisateur sur elles, les femmes, je pense, déserteront définitivement l'Eglise.
C'est une menace qui ne prend plus aujourd'hui. Elle a été ressassée pendant des décennies par tous ceux qui cherchaient un prétexte pour quitter l’Église. Or de nos jours les femmes qui "croient", n'ont rien à voir avec celles qui n’attendaient qu'un prétexte pour se convertir à l’hédonisme il y a de cela quelques décennies et qui n'ont pas voulu transmettre la foi à leurs enfants.
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:59
par Jean-Mic
Ah bon ! Parce que, si les enfants se sont détournés de l'Eglise, les pères et les maris n'y sont pour rien

?
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 15:04
par Relief
Jean-Mic a écrit :Ah bon ! Parce que, si les enfants se sont détournés de l'Eglise, les pères et les maris n'y sont pour rien

?
Ce sont à n'en point douter les propos d'un homme qui a eu le bonheur d'avoir transmis la foi à ses enfants.

Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 15:35
par Isabelle47
jeanbaptiste a écrit :Jean-Mic, le pilier de l'Église c'est le Christ et uniquement Lui.
Si l'Église est et continuera d'être c'est uniquement grâce au Christ qui nous a promis que l'Esprit Saint serait toujours avec elle.
Au pied de la Croix il y avait des femmes, et il y avait Jean aussi, il ne faut quand même pas l'oublier.
Cette discussion m'attriste. Faut-il, pour marquer notre amitié envers les femmes, réduire les hommes à n'être que des moins que rien ?
C'est tellement habituel aujourd'hui... tellement facile.
Bien, d'accord, les hommes sont bêtes, sont des machos, sont éloignés de Dieu, sont inutiles à l'Église qui semble ne s'être faite que grâce aux femmes. Bien.
Alors de grâce, laissez-leur la prêtrise et une place dans le calendrier des saints, c'est à peu près tout ce qui leur reste pour comprendre qu'ils sont aimés de Dieu, qu'ils ont une place sur les bancs de l'Église.
Vous m'avez habituée à plus de subtilité

Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 15:37
par Véronique Belen
Vous êtes d'une mauvaise foi extraordinaire, Relief.
Quant à moi, je ne suis pas une femme qui croit, peut-être ?
Et c'est pour cela que je devrais cautionner un discours qui les rend encore et toujours coupables de tous les maux, de la société comme de l'Eglise ?
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 15:52
par Relief
Véronique Belen a écrit :Vous êtes d'une mauvaise foi extraordinaire, Relief.
Je vous retourne votre si joli compliment, chère Véronique.
Véronique Belen a écrit :
Quant à moi, je ne suis pas une femme qui croit, peut-être ?
Qui a dit le contraire ?
Véronique Belen a écrit :
Et c'est pour cela que je devrais cautionner un discours qui les rend encore et toujours coupables de tous les maux, de la société comme de l'Eglise ?
Pardonnez-moi, mais c'est une vision du passé. Ou bien confondez-vous avec le discours athée.
Re: La place des femmes dans l'Eglise.
Publié : sam. 09 juin 2012, 16:49
par Isabelle47
spk a écrit :Cette discussion provoque en moi trois regrets.
Le premier est de ne pas avoir de sons pour écouter les vidéos sur mon vieil ordinateur pourrave. Bon, pas sans remède, donc pas très grave.
Le second est de ne pouvoir discuter des questions qui fâchent. Faudrait-il réserver la discussion aux sujets qui nous laissent froid?
Le troisième est que ce soit une question qui fâche.
A ces regrets que je partage (le premier excepté

) j'ajouterais le manque de distance et de bonne volonté manifeste, pourtant nécessaires à une discussion honnête...
