Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Vendredi 3 Mai 2013

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Vendredi 3 Mai 2013
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Comment le pape a-t-il reçu la foi ?
Une touche de couleur, par ailleurs familière, a caractérisé l’assemblée des fidèles qui ont participé à la Messe célébrée par le Pape François ce matin, vendredi 3 mai, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae. En effet, on voyait ressortir les couleurs des uniformes créés par Michel-Ange portés par environ soixante-dix gardes Suisses, accompagnés à la Messe par leur commandant, Daniel Rudolf Anrig, et par leur aumônier, Mgr Alain de Raemy, qui a concélébré avec le Saint-Père.

A la fin de la Messe, le Pape François a saisi l’occasion pour remercier les Gardes Suisses «pour l’amour et la proximité à l’Eglise, également pour la proximité au Pape et pour l’amour pour le Pape. C’est un beau témoignage de fidélité à l’Eglise. Que le Seigneur vous bénisse pour ce service. L’Eglise vous aime beaucoup. Moi aussi».

Au cours de l’homélie, en revanche, le Souverain Pontife a invité à réfléchir sur la nécessité de prier avec courage pour obtenir la grâce de la diffusion de la foi dans le monde; comme toujours, le Pape à utilisé une expression capable d’entrer dans le cœur et dans la mémoire de celui qui l’écoute et de laisser un signe: il a parlé d’une prière courageuse, presque comme un défi pour Jésus, qui a dit: «Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils». Prier signifie donc «avoir le courage d’aller auprès de Jésus et de lui demander ainsi: : “Mais tu as dit cela, fais-le! Fais que la foi aille de l’avant”»

Le Pape s’est référé aux lectures du jour, tirées de la première Lettre aux Corinthiens (15, 1-8) et de l’Evangile de Jean (14, 6-14).
«Quand les apôtres ont décidé de créer les diacres – a-t-il commencé – c’était parce qu’ils avaient beaucoup de travail pour assister les veuves, les orphelins» et ils se sentaient comme détournés de ce qui était leur devoir «d’annoncer la Parole et de prier».
Une tâche, a-t-il expliqué, qui appartient précisément au «ministère épiscopal», mais qui concerne aussi «nous tous chrétiens qui avons reçu la foi: nous devons la transmettre; nous devons la donner; nous devons la proclamer avec notre vie, avec notre parole. C’est la transmission de la foi qui va de maison en maison, de famille en famille, de personne en personne».

Comme c’est souvent le cas, le Pape François est allé chercher dans ses souvenirs pour rendre encore plus clair son message et l’ancrer à la réalité d’une vie vécue : « Je me souviens – pardonnez moi c’est une anecdote personnelle – quand enfant ma grand-mère chaque Vendredi saint nous amenait à la procession des cierges et à la fin de la procession arrivait le Christ gisant et la grand-mère nous faisait agenouiller et disait à nous les enfants : “Regardez, il est mort, mais demain il sera ressuscité !”. La foi est entrée ainsi : la foi dans le Christ mort et ressuscité ». Le Pape a aussi rappelé que beaucoup ont essayé d’amoindrir « cette certitude forte » et ont parlé d’une « résurrection spirituelle ». Mais il n’en est pas ainsi : « Le Christ est vivant ! » ; il est mort mais il est ressuscité ; il est apparu aux apôtres et à Thomas il a fait mettre les doigts dans ses plaies ; il a mangé avec eux.
« Le Christ – a-t-il répété – est vivant et vivant aussi parmi nous » ; c’est précisément à nous que revient la tâche de l’annoncer, d’annoncer la foi avec courage.
Mais il y a un autre courage, a averti le Saint-Père, en expliquant : « Jésus – pour le dire de manière un peu forcée – nous défie à la prière et dit ainsi : “Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai pour que le Père soit glorifié dans le Fils”. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je la ferai”. Mais il est fort celui-là ! Nous avons le courage d’aller à Jésus et de lui demander ainsi : “Mais maintenant que tu l’as dit, fais-le ! Fais que la foi avance, fais que l’évangélisation aille de l’avant, fais que ce problème que j’ai soit résolu…”.
Avons-nous ce courage dans la prière ?
Ou bien prions-nous un peu comme ça, comme on peut, pour passer un peu de temps dans la prière?».
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Matin du Samedi 4 Mai 2013

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Matin du Samedi 4 Mai 2013
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Les pièges sont l'œuvre du « diable », « prince du monde », « esprit du monde »
Les chrétiens sont davantage persécutés aujourd'hui qu'aux origines de l'histoire du christianisme.
La cause originaire de toute persécution est la haine du prince du monde envers tous ceux qui ont été sauvés et rachetés par Jésus à travers sa mort et sa résurrection.
Les seules armes pour se défendre sont la parole de Dieu, l'humilité et la douceur.

Ce matin aussi, samedi 4 mars, le Pape François a indiqué une route à suivre pour apprendre à éviter les pièges du monde. Des pièges qui, a-t-il expliqué dans l'homélie de la Messe célébrée dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, sont l'œuvre du « diable », « prince du monde », « esprit du monde ».

Le Pape, en commentant les lectures du jour tirées des Actes des Apôtres (16, 1-10) et de l'évangile de Jean (15, 18-21), a centré sa réflexion sur la haine « une parole forte – a-t-il souligné – utilisée par Jésus. Précisément la haine. Lui qui est maître d'amour, qui aimait tant parler d'amour, il parle de haine ». Mais « il aimait appeler les choses par leur nom. Et il nous dit:
"N'ayez pas peur! Le monde vous haïra. Sachez qu'avant vous, c'est moi qu'il a haï".
Et il nous rappelle également ce qu'il avait sans doute dit à une autre occasion aux disciples: "Rappelez-vous de la parole que je vous ai dite: un serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'il m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi". La voie des chrétiens est la voie de Jésus ». Pour le suivre, il n'y en a pas d'autre. L'une de celles indiquées par Jésus, a précisé le Saint-Père, « est une conséquence de la haine du monde et également du prince de cette haine dans le monde ».

Jésus – a expliqué le pape – qui nous a choisis et « nous a rachetés. Il nous a choisis par pure grâce. A travers sa mort et sa résurrection, il nous a rachetés du pouvoir du monde, du pouvoir du diable, du pouvoir du prince de ce monde. Telle est l'origine de la haine: nous sommes sauvés et ce prince du monde, qui ne veut pas que nous soyons sauvés, nous hait et fait naître la persécution, qui depuis l'époque de Jésus, continue jusqu'à aujourd'hui. De nombreuses communautés chrétiennes sont persécutées dans le monde. En ce moment plus qu'aux origines. Aujourd'hui, à présent, en ce jour, en cette heure. Pourquoi? Parce que l'esprit du monde hait ».
« Avec le prince de ce monde, on ne peut pas dialoguer. Que cela soit clair ».
Le dialogue est autre chose, « il est nécessaire entre nous – a expliqué le pape – il est nécessaire pour la paix. Le dialogue est une habitude, c'est précisément une attitude que nous devons avoir parmi nous pour nous entendre, nous comprendre. Et il doit toujours être maintenu. Le dialogue naît de la charité, de l'amour. Avec ce prince on ne peut dialoguer, on ne peut que répondre avec la parole de Dieu qui nous défend ».

Vous pourriez demander:
« Père quelle est l'arme pour se défendre de ces séductions, de ces feux d'artifice que fait le prince de ce monde, de ses flatteries? »
L'arme est la même que celle de Jésus: la parole de Dieu, et l'humilité et la douceur: ce sont les armes que le prince du monde, l'esprit du monde ne tolère pas, parce que ses propositions sont le pouvoir de ce monde, des propositions de vanité, de richesse. Il ne tolère pas l'humilité et la douceur ». Jésus et doux et humble de cœur et « aujourd'hui, il nous fait penser à cette haine du prince du monde contre nous, contre les disciples de Jésus ». Et pensons aux armes dont nous disposons pour nous défendre:
« restons toujours comme des brebis, ainsi nous aurons un pasteur qui nous défend ».
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Samedi 4 mai à 18h

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Samedi 4 mai à 18h
"Marie nous aide à grandir, à affronter la vie et à être libre"
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Samedi 4 mai à 18h, le pape François a présidé la prière du chapelet en la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome pour ce premier samedi du mois de mai, le mois de Marie. Il a récité les mystères joyeux du rosaire, suivis des litanies de Lorette.
A son arrivée à la basilique, le souverain pontife a d’abord été accueilli par le cardinal-archiprêtre de la basilique Santo Abril y Castello. Il a ensuite embrassé le Crucifix, comme un acte de prise de possession de la basilique.
L'icône de la Vierge abritée dans la basilique, dite du "Salus Populi Romani", a été placée pour l'occasion placée près de l'autel. Cette icône byzantine est protectrice du peuple romain.
La Vierge nous aide à grandir, affronter la vie et être libre :
Lors de sa méditation, le pape François a insisté sur 3 aspects inspirés par la Vierge Marie : elle nous aide à grandir, à affronter la vie et à être libre.
"Une mère nous aide à grandir car elle nous éduque pour ne pas céder à la paresse, à ne pas se contenter d'une vie confortable où l'on pense seulement à posséder des biens." a-t-il déclaré. La Vierge nous aide "à grandir humainement et dans la foi, à ne pas être superficiels et à vivre des responsabilités."
Selon le souverain pontife, une mère éduque en apprenant à ses enfants les problèmes de la vie, pas comme si la vie était une autoroute sans obstacle. Elle aide ses enfants à les affronter avec courage.
"Une vie sans défi n'existe pas, a insisté le pape, et un garçon ou une fille qui affronte la vie sans en être conscient, n'a pas de colonne vertébrale."
L'existence de Marie est un hymne d'amour à la vie :
Le pape a reconnu qu'il est aujourd'hui difficile de prendre des décisions définitives car nous sommes victimes de la tendance du provisoire, comme si nous voulions restés des adolescents toute notre vie.
"N'ayons pas peur des engagements définitifs, a-t-il exhorté, ceux qui impliquent et qui intéressent toute la vie.
Avoir le courage de prendre ces décisions rend la vie féconde."
En se tournant vers l'icône de la Vierge, le pape François a conclu en s'adressant à Marie au nom de tous les fidèles du peuple romain : "Donne-nous le salut pour être toujours des signes et des instruments de vie."
Sainte-Marie-Majeure, un lieu connu du pape François :
C'est la 2ème fois que le Pape François se rend à la basilique Sainte-Marie-Majeure depuis le début de son pontificat. La première était le lendemain de son élection, le 14 mars 2013.
Sainte-Marie-Majeure est la première basilique chrétienne dédiée à la Vierge. C’est également dans cette basilique que saint Ignace-de-Loyola, le Fondateur de la compagnie de Jésus, a célébré sa première messe, à Noël 1538. C’est donc une église qui compte à double titre pour le nouveau pape, en tant que jésuite et en tant qu’évêque de Rome.
D'ailleurs, le cardinal Bergoglio avait l'habitude de venir se recueillir devant l'icône de la Vierge à chacun de ses passages à Rome.
Le mois de mai, le mois de Marie :
La Vierge Marie est au cœur des discours du pape depuis le premier jour du mois de mai, le mois marial. Mercredi 1er mai, à l’audience générale place Saint-Pierre, le pape avait conseillé qu’il serait beau, en ce mois de mai, de réciter le chapelet en famille car la prière raffermit la vie familiale. Samedi, dans un tweet posté depuis son compte @Pontifex,
François a invité les fidèles à demander à la Vierge Marie de nous enseigner à vivre notre foi dans nos actions quotidiennes, et à donner une place majeure au Seigneur.
Source
Le Texte Intégral :
Méditation du pape François

Chers frères et sœurs,
Ce soir nous sommes ici devant Marie. Nous avons prié sous sa conduite maternelle, afin qu’elle nous aide à être toujours plus unis à son Fils Jésus; nous lui avons apporté nos joies et nos souffrances, nos espérances et nos difficultés; nous l’avons invoquée avec le beau titre de “Salus Populi Romani” en demandant pour nous tous, pour Rome, pour le monde, qu’elle nous donne la santé. Oui, car Marie nous donne la santé, elle est notre santé.

Jésus Christ, par sa passion, mort et résurrection, nous apporte le salut, nous donne la grâce et la joie d’être enfants de Dieu, de l’appeler en vérité par le nom de Père. Marie est mère, et une mère se préoccupe surtout de la santé de ses enfants, elle sait toujours prendre soin d’eux, avec un grand et tendre amour. La Vierge protège notre santé. Qu’est-ce que cela signifie ? Je pense en particulier à trois aspects : elle nous aide à grandir, à affronter la vie, à être libres. Elle nous aide à grandir, elle nous aide à affronter la vie, et elle nous aide à être libres.

Una maman aide ses enfants à grandir et veut qu’ils grandissent bien ; pour cela, elle les éduque à ne pas céder à la paresse – qui dérive aussi d’un certain bien-être -, à ne pas s’installer dans une vie facile, où l’on se contente de posséder des choses. La maman prend soin des enfants afin qu’ils grandissent toujours plus, qu’ils se fortifient, qu’ils soient capables de prendre des responsabilités, de s’engager dans la vie, de tendre vers de grands idéaux. L’Evangile de saint Luc dit que, dans la famille de Nazareth, Jésus « grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.» (Lc 2,40). La Vierge fait justement ceci avec nous, elle nous aide à grandir humainement et dans la foi, à être solides et à ne pas céder à la tentation d’être hommes et chrétiens de façon superficielle, mais à vivre de façon responsable, à tendre toujours plus vers le haut.

Une maman pense aussi à la santé des enfants en les éduquant à affronter les difficultés de la vie. On n’éduque pas, on ne prend pas soin de la santé en évitant les problèmes, comme si la vie était une autoroute sans obstacles. La maman aide les enfants à regarder avec réalisme les problèmes de la vie et à ne pas se perdre en eux, mais à les affronter avec courage, à ne pas être faibles, et à savoir les dépasser. Une mère « sent » l’équilibre sain entre la sécurité et les zones de risque. Une maman sait faire cela. On ne peut pas toujours être sur la route de la sécurité, sinon on ne peut pas grandir. Mais on ne peut pas non plus être toujours sur la route du risque... une maman sait orienter. Une vie sans défis n’existe pas et un jeune homme ou une jeune fille qui ne sait pas y faire face en risquant le jeu, n’a pas de colonne vertébrale ! Rappelons-nous la parabole du bon samaritain: Jésus ne propose pas l’attitude du prêtre et du lévite, qui évitent de secourir celui qui était tombé sur des brigands, mais l’attitude du samaritain, qui voit la situation de cet homme et y fait face de façon concrète.

Dans sa vie, Marie a vécu de nombreux moments pas faciles, de la naissance de Jésus, quand «il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune» (Lc 2,7), jusqu’au Calvaire : (cf. Jn 19,25). Et comme une bonne mère elle nous est proche, afin que nous ne perdions jamais le courage face aux adversités de la vie, face à notre faiblesse, face à nos péchés: elle nous donne la force, nous indique le chemin de son Fils. Jésus, de la croix, dit à Marie, en montrant Jean : «Femme, voici ton fils !» et à Jean: «Voici ta mère!» (cf. Jn 19,26-27). En ce disciple nous sommes tous représentés: le Seigneur nous confie dans les mains pleines d’amour et de tendresse de sa Mère, pour que nous sentions son soutien pour affronter et vaincre les difficultés de notre chemin humain et chrétien. N’ayez pas peur des difficultés ! Affrontez-les avec l’aide de la « Maman ».

Un dernier aspect : une bonne maman ne se contente pas d’accompagner ses enfants dans leur croissance, sans éviter les problèmes, les défis de la vie; une bonne maman aide aussi à prendre des décisions définitives, dans la liberté. Ce n’est pas facile ; mais une maman sait le faire. Mais que signifie liberté ? Ce n’est certainement pas faire tout ce que l’on veut, en se laissant dominer par les passions, ni passer d’une expérience à l’autre sans discernement, ni suivre les modes actuelles; la liberté ne signifie pas « jeter tout ce qui ne nous plaît pas par la fenêtre ». La liberté nous est donnée afin que nous sachions faire les bons choix dans la vie ! Marie, en bonne mère, nous éduque à être comme Elle, capables de faire des choix définitifs, avec cette pleine liberté, par laquelle elle a répondu “oui” au plan de Dieu dans sa vie (cf. Lc 1,38).

Chers frères et soeurs, il est difficile, aujourd’hui, de prendre des décisions définitives ! Le provisoire nous séduit. Nous sommes victimes d’une tendance qui nous pousse au provisoire… comme si nous désirions rester adolescents toute la vie ! N’ayons pas peur des engagements définitifs, des engagements qui impliquent et concernent toute la vie ! De cette façon notre vie sera féconde !

Toute l’existence de Marie est un hymne à la vie, un hymne d’amour à la vie: elle a enfanté Jésus dans la chair et a accompagné la naissance de l’Eglise sur le Calvaire et au Cénacle. La « Salus Populi Romani » est la maman qui nous donne la santé pour grandir, pour affronter et dépasser les problèmes, pour nous rendre libres en vue des choix définitifs; la maman qui nous enseigne à être féconds, à être ouvert à la vie et à être toujours féconds de bien, féconds de joie, féconds d’espérance, à ne jamais perdre l’espérance, à partager la vie avec les autres, la vie physique et spirituelle.

Nous te le demandons ce soir, O Marie, Salus Populi Romani, pour le peuple de Rome, pour nous tous: donne-nous la santé que toi seule peut donner, pour que nous soyons toujours signes et instruments de vie.

Traduction de Zenit, Anne Kurian
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Dimanche 5 Mai 2013 : Messe Place Saint-Pierre

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Dimanche 5 Mai 2013 : Messe Place Saint-Pierre
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"Ne vous contentez pas d'une vie chrétienne médiocre"
Le pape a présidé une messe avec quelques 50.000 membres de confraternités – réunis malgré la pluie – sur la place Saint-Pierre, ce dimanche matin, 5 mai 2013.
Homélie du pape François
Chers frères et sœurs,

Vous avez été courageux de venir avec cette pluie… Le Seigneur vous bénit d’autant !
Sur le chemin de l’Année de la Foi, je suis heureux de célébrer cette Eucharistie dédiée de façon spéciale aux Confraternités : une réalité traditionnelle dans l’Église, qui a connu à une époque récente un renouvellement et une redécouverte. Je vous salue tous avec affection, en particulier les Confraternités venues des différentes parties du monde ! Merci pour votre présence et votre témoignage !

Dans l’Évangile, nous avons entendu un passage des discours d’adieu de Jésus, rapportés par l’évangéliste Jean dans le contexte de la dernière Cène. Jésus confie aux Apôtres ses dernières pensées comme un testament spirituel, avant de les laisser.
Le texte d’aujourd’hui insiste sur le fait que la foi chrétienne est toute centrée sur le rapport avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint.
Celui qui aime le Seigneur Jésus l’accueille en soi-même, ainsi que le Père, et, grâce à l’Esprit Saint, accueille l’Évangile dans son cœur et dans sa vie. Là nous est indiqué le centre d’où tout doit partir et où tout doit conduire : aimer Dieu, être disciples du Christ en vivant l’Évangile. En s’adressant à vous, Benoît XVI a utilisé cette expression : être conforme à l’Évangile. Chères Confraternités, la piété populaire, dont vous êtes une importante manifestation, est un trésor de l’Église que les Évêques latino-américains ont défini, de façon significative, comme une spiritualité, une mystique, un « espace de rencontre avec Jésus Christ ».
Puisez toujours au Christ, source inépuisable, renforcez votre foi, en ayant souci de la formation spirituelle, de la prière personnelle et communautaire, de la liturgie.
Au fil des siècles, les Confraternités ont été des foyers de sainteté pour beaucoup de personnes qui ont vécu avec simplicité une relation intense avec le Seigneur. Marchez avec résolution vers la sainteté ; ne vous contentez pas d’une vie chrétienne médiocre, mais que votre appartenance soit un stimulant, surtout pour vous, à aimer davantage Jésus Christ.

Le passage des Actes des apôtres que nous avons entendu nous parle aussi de ce qui est essentiel. Dans l’Église naissante, il y eut tout de suite besoin de discerner ce qui était essentiel pour être chrétien, pour suivre le Christ, de ce qui ne l’était pas. Les Apôtres et les autres anciens firent une réunion importante à Jérusalem, un premier "concile", sur ce thème, pour les problèmes qui étaient nés après que l’Évangile ait été annoncé aux païens, à ceux qui n’étaient pas juifs. Ce fut une occasion providentielle pour mieux comprendre ce qui est essentiel, c’est-à-dire croire en Jésus Christ mort et ressuscité pour nos péchés, et nous aimer comme Lui nous a aimés. Mais remarquez comment les difficultés furent surmontées, non au dehors, mais dans l’Église. Et là il y a un second élément que je voudrai vous rappeler, comme fit Benoît XVI, et c’est l’ecclésialité. La piété populaire est une voie qui conduit à l’essentiel si elle est vécue dans l’Église en profonde communion avec vos pasteurs.
Chers frères et sœurs, l’Église vous aime ! Soyez une présence active dans la communauté comme cellules vivantes, pierres vivantes.
Les évêques latino-américains ont écrit que la piété populaire dont vous êtes une expression est « une manière légitime de vivre la foi, une façon de se sentir partie prenante de l’Église » (Document d’Aparecida, 264). C’est beau cela ! Une manière légitime de vivre la foi, une façon de se sentir partie prenante de l’Église. Aimez l’Église ! Laissez-vous guider par elle ! Dans les paroisses, dans les diocèses, soyez un vrai poumon de foi et de vie chrétienne, un air frais ! Sur cette Place, je vois une grande diversité de parapluies d’abord et à présent de couleurs et de signes.
Telle est l’Église : une grande richesse et variété d’expressions où tout est reconduit à l’unité ; la diversité reconduit à l’unité et l’unité est la rencontre avec le Christ.
Je voudrai ajouter une troisième expression qui doit vous caractériser : être missionnaire. Vous avez une mission spécifique et importante, celle de garder vivant le rapport entre la foi et les cultures des peuples auxquels vous appartenez, et vous le faites à travers la piété populaire. Quand, par exemple, vous portez en procession le Crucifix avec tant de vénération et tant d’amour du Seigneur, vous ne faites pas un simple acte extérieur ; vous indiquez la centralité du Mystère pascal du Seigneur, de sa Passion, Mort et Résurrection, qui nous a rachetés, et vous indiquez d’abord à vous-mêmes et à la communauté qu’il faut suivre le Christ sur le chemin concret de la vie pour qu’il nous transforme. De la même façon, quand vous manifestez une profonde dévotion à la Vierge Marie, vous indiquez la plus haute réalisation de l’existence chrétienne, Celle qui par sa foi et son obéissance à la volonté de Dieu, comme aussi par sa méditation de la Parole et des actions de Jésus, est la disciple parfaite du Seigneur (cf. Lumen gentium, 53). Cette foi, qui naît de l’écoute de la Parole de Dieu, vous la manifestez dans des formes qui engagent les sens, les sentiments, les symboles des différentes cultures… Et en faisant ainsi, vous aidez à la transmettre au monde, et spécialement aux personnes simples, à celles que, dans l’Évangile, Jésus appelle « les petits ». En effet, « le fait de marcher ensemble vers les sanctuaires et de participer à d’autres manifestations de piété populaire, en amenant aussi les enfants ou en invitant d’autres personnes est en soi-même un geste évangélisateur » (Document d’Aparecida, 264). Quand vous allez dans les sanctuaires, quand vous emmenez votre famille, vos enfants, vous faites vraiment un acte d’évangélisation. Il faut continuer ainsi !
Soyez, vous aussi, de vrais évangélisateurs ! Vos initiatives sont des "ponts", des chemins pour mener au Christ, pour marcher avec Lui. Et dans cet esprit soyez toujours attentifs à la charité.
Chaque chrétien et chaque communauté est missionnaire dans la mesure où il porte et vit l’Évangile et témoigne de l’amour de Dieu envers tous, spécialement envers celui qui se trouve en difficulté. Soyez missionnaires de l’amour et de la tendresse de Dieu ! Soyez missionnaires de la miséricorde de Dieu, qui toujours nous pardonne, toujours nous attend, nous aime beaucoup !

Être conforme à l’Évangile, l’ecclésialité, être missionnaire. Trois expressions ! Ne les oubliez pas ! Être conforme à l’Évangile, l’ecclésialité, être missionnaire.
Demandons au Seigneur qu’il oriente toujours notre esprit et notre cœur vers Lui, comme pierres vivantes de l’Église, pour que chacune de nos activités, toute notre vie chrétienne soit un témoignage lumineux de sa miséricorde et de son amour.
Et ainsi, nous marcherons vers le but de notre pèlerinage terrestre, vers ce sanctuaire tellement beau, la Jérusalem du Ciel. Là il n’y a plus aucun temple : Dieu lui-même et l’Agneau sont le temple ; et la lumière du soleil et de la lune cèdent la place à la gloire du Très-Haut. Ainsi-soit-il.

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Lundi 6 mai 2013

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Lundi 6 mai 2013
L’Esprit Saint pour ami
Un «ami» qui se fait chaque jour pour nous « compagnon de route ». C’est l’Esprit Saint selon le Pape François
qui ce matin, lundi 6 mai, a célébré comme d’habitude la Messe dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae. Pour connaître l’Esprit, surtout pour reconnaitre son action dans notre vie, « il est important – c’est le conseil du Pape – de pratiquer l’examen de conscience » chaque soir avant de s’endormir.

Le Saint-Père, en se référant à l’ Évangile de Jean (15, 26 - 16, 4), a rappelé le moment où Jésus prit congé des disciples en leur assurant qu’il « ne les laissera pas seuls : “Je vous enverrai l’Esprit Saint”». Avec cette promesse «le Seigneur continue en expliquant qui est l’Esprit Saint, ce que fera en nous l’Esprit Saint. Et aujourd’hui – a précisé le Pape – il dit une chose qui nous fera réfléchir : “il me rendra témoignage”. L’Esprit Saint est Dieu , la Personne Dieu, qui rend témoignage de Jésus Christ en nous. Il est celui qui nous dit :“Celui-ci est Jésus le Seigneur. Le Seigneur fait ainsi. Cela est la route de Jésus”. Et il l’appelle le Paraclet, c’est-à-dire celui qui nous défend, qui est toujours à nos côtés pour nous soutenir ».

Plus encore, « la vie chrétienne — a-t-il précisé — ne peut se comprendre sans la présence de l’Esprit Saint : elle ne serait pas chrétienne. Ce serait une vie religieuse, païenne, compatissante», comme celle de celui qui « croit en Dieu, mais sans la vitalité que Jésus veut pour ses disciples ». Du reste, a-t-il poursuivi,
c’est l’Esprit qui rend témoignage de Jésus « afin que nous puissions en témoigner aux autres ».
En commentant la première lecture, tirée des Actes des apôtres (16, 11-15), le Pape a proposé l’exemple de Lydie, la femme qui écoutait Paul : « On dit d’elle que le Seigneur lui ouvrit le cœur pour adhérer aux paroles de Paul. C’est cela que fait
l’Esprit Saint : il nous ouvre le cœur pour connaître Jésus ». Il agit en nous « pendant toute la journée, pendant toute notre vie, comme témoin qui nous dit où est Jésus ».
Et le meilleur moment pour le découvrir est, selon le Pape, la fin de la journée, lorsque, suivant une habitude propre aux chrétiens, on fait son examen de conscience. Avant d’aller au lit, le chrétien « pense à ce qu’il lui est arrivé », à ce qu’« a dit le Seigneur, ce qu’a fait l’Esprit Saint en moi. Ai-je entendu l’Esprit Saint, ai-je regardé de l’autre côté ?
Cet exercice de l’examen de conscience nous fait du bien parce que c’est prendre conscience de ce qu’a fait le Seigneur dans notre cœur ce jour-là, ce qu’a fait justement l’Esprit Saint ».
Et « cela aide à rendre plus féconde, à rendre présente à chaque instant la fécondité de la Pâque, comme nous l’avons demandé aujourd'hui dans la prière. Demandons la grâce de nous habituer à la présence de ce compagnon de route : l’Esprit Saint ; de ce témoin de Jésus qui nous dit où est Jésus, comment trouver Jésus, ce que nous dit Jésus ».

Ce fut Jésus lui-même qui nous l’a laissé comme ami. Donc – a répété le Pape François –
il est bon de conserver l’habitude « de nous demander, avant que finisse la journée : “Qu’a fait aujourd'hui l’Esprit Saint en moi ? Quel témoignage a-t-il donné ? Comment m’a-t-il parlé ? Que m’a-t-il suggéré ?”.
C’est une présence divine qui nous aide à aller de l’avant dans notre vie de chrétiens ». L’évêque de Rome a enfin adressé à tous l’invitation à demander cette grâce afin que « à tout moment nous ayons présente la fécondité de la Pâque ».
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Mardi 7 mai 2013

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Mardi 7 mai 2013
La joie de supporter patiemment
La joie et la force de supporter patiemment, propres au chrétien, rendent l’homme plus jeune et aident à accepter et à vivre avec patience les tribulations et les difficultés de la vie.
C’est ce qu’a rappelé le Pape François dans l’homélie de la Messe célébrée ce matin, mardi 7 mai, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae,

Les lectures du jour – tirées des Actes des apôtres (16, 22-24) et de l’Evangile de Jean (16, 5-11) – ont offert au Pape l’occasion de reproposer l’esprit de patience témoigné par les premiers martyrs chrétiens. Et il a rappelé à cet égard le témoignage de Paul et Silas qui, jetés en prison, restaient en prière et chantaient des hymnes à Dieu. Les autres prisonniers les écoutaient émerveillés : « Roués de coup et couverts de plaies “ils chantent, ils prient... Des gens un peu bizarre!” Mais eux – a expliqué le Pape – étaient en paix. Eux aussi étaient joyeux d’avoir souffert quelque chose au nom de Jésus. Ils étaient tranquilles. Ils chantaient, priaient et souffraient. Eux, à ce moment-là, étaient dans cet état d’âme si chrétien, l’état de la patience. Lorsque Jésus commence le chemin de sa Passion, après la Cène, “il entre en patience”».
Entrer en patience : telle est « la route que Jésus enseigne à nous chrétiens. Entrer en patience ». Mais cela « ne veut pas dire être tristes. Non, non, c’est autre chose ! Cela veut dire supporter patiemment, porter sur ses épaules le poids des difficultés, le poids des contradictions, le poids des tribulations ».
La vertu chrétienne de supporter témoignée par Paul et Silas est « un processus de maturité chrétienne – a expliqué le Pape – à travers le chemin de la patience » ; pour qu’il s’accomplisse il faut toutefois du temps. Et comme il arrive souvent, le Pape, pour faire en sorte que le message reste bien gravé en mémoire, a eu recours à une expression frappante: « C’est comme le bon vin » a-t-il dit, qui repose patiemment « en attendant le moment où il est vraiment mûr ».
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Les cinq derniers tweets du pape François :

Pape François ‏@Pontifex_fr 10 mai
L’Esprit Saint nous donne un regard nouveau envers les autres, vus toujours comme frères et sœurs en Jésus à respecter et à aimer.


Pape François ‏@Pontifex_fr 9 mai
Le don précieux que l’Esprit Saint apporte dans nos cœurs est la confiance profonde en l’amour et en la miséricorde de Dieu.

Pape François ‏@Pontifex_fr 8 mai
Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance, dit Jésus. Là est la vraie richesse, non la richesse matérielle !

Pape François ‏@Pontifex_fr 7 mai
Ne vous contentez pas d’une vie chrétienne médiocre ! Marchez avec résolution vers la sainteté !

Pape François ‏@Pontifex_fr 6 Mai
Demandons au Seigneur que toute notre vie chrétienne soit un témoignage lumineux de sa miséricorde et de son amour.

A méditer.
Dernière modification par levergero78 le sam. 11 mai 2013, 11:15, modifié 2 fois.
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Mercredi 8 Mai 2013

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Mercredi 8 Mai 2013
Homélie à la Maison Sainte-Marthe
Quand la vérité est une rencontre
« La vérité n’entre pas dans une encyclopédie », elle est « une rencontre avec Jésus », et elle « se reçoit dans la rencontre », déclare le pape dans son homélie de ce 8 mai 2013.

Le pape François a célébré la messe, ce matin, à la Maison Sainte-Marthe, en présence d’employés des services généraux du Gouvernorat, de la Chancellerie du Tribunal de l’Etat du Vatican et de fleuristes du Vatican. Radio Vatican en publie des extraits.

Bâtir des murs, non des ponts

Le pape a décrit l’attitude de l’évangélisateur : comme saint Paul face aux Athéniens, il doit « construire des ponts » et non pas « élever des murs ». Saint Paul, a fait observer le pape, « s’approche le plus possible du cœur » de son auditoire, et « recherche le dialogue ».

Pour cette raison, a ajouté le pape, l’apôtre fut vraiment un « pontife, un bâtisseur de ponts » et non pas un « bâtisseur de murs ». A cet exemple, « le chrétien qui veut porter l’Evangile doit passer par cette route ».

Le pape a estimé que cette attitude était plus facile à vivre aujourd’hui. « C’est une bonne période dans la vie de l’Eglise », a-t-il estimé, contrairement à la première moitié du XXe siècle, où l’on entendait dans les familles catholiques : « Non, nous ne pouvons pas aller chez eux, car ils ne sont pas mariés à l’Eglise … ou socialistes… ou athées ».

« C’était comme une exclusion, comme une défense de la foi, mais avec des murs », s’est souvenu le pape : « aujourd’hui – grâce à Dieu – on ne dit plus cela… ».
Le temps est donc propice pour « parler avec tous », comme Jésus l’a fait, avec « les pécheurs, les publicains, les docteurs de la loi ».
La vérité n’est pas une encyclopédie
« Bâtir des ponts » c’est aussi veiller au message proposé, a poursuivi le pape : « un chrétien doit annoncer Jésus-Christ de façon à ce que Jésus-Christ soit accepté, reçu, et non pas refusé ».
En d’autres termes, « évangéliser », n’est pas « être prosélyte », car l’Eglise « ne grandit pas par le prosélytisme », mais « grandit par attraction, par le témoignage, par la prédication », a-t-il expliqué en citant Benoît XVI.

Saint Paul, a constaté le pape, « ne fait pas de prosélytisme »: « il ne dit pas aux Athéniens : "Voici l’encyclopédie de la vérité. Etudiez ceci et vous aurez la vérité". Non ! La vérité n’entre pas dans une encyclopédie ».

« La vérité est une rencontre; c’est une rencontre avec la plus haute vérité, Jésus, la grande vérité. Personne n’est maître de la vérité. La vérité se reçoit dans la rencontre », a-t-il souligné.

Être sûr de Jésus Christ

Pour éviter les deux écueils – être prosélyte et construire des murs – il faut « ne pas douter du Seigneur ». En effet, a expliqué le pape,
« les chrétiens qui ont peur de faire des ponts et préfèrent construire des murs sont des chrétiens qui ne sont pas sûrs de leur foi, pas certains de Jésus Christ ».
Au contraire, le chrétien qui a confiance dans le Christ « sait que l’annonce de Jésus Christ n’est pas facile, mais qu’elle ne dépend pas de lui » : il doit « faire tout son possible », mais « l’annonce de Jésus Christ, l’annonce de la vérité, dépend de l’Esprit-Saint », annoncé par Jésus « Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière ».

Paul encore une fois est un modèle d’attitude juste, a ajouté le pape : s’il est « bien conscient que l’évangélisation n’est pas faire du prosélytisme », c’est parce qu’il est « sûr de Jésus Christ et n’a pas besoin de se justifier et de chercher des raisons pour se justifier ».

Le pape a donc invité à demander à saint Paul « ce courage apostolique, cette ferveur spirituelle, cette certitude [en Dieu] », car
« quand l’Eglise perd ce courage apostolique, elle devient une Eglise immobile, une Eglise rangée, belle,… mais sans fécondité, car elle a perdu le courage d’aller aux périphéries, où tant de personnes sont victimes de l’idolâtrie, de la mondanité, d’une pensée faible… de tant de choses ».
Et même si l’on fait des erreurs en avançant sur ce chemin, a-t-il conclu, « on se relève… Ceux qui ne marchent pas de peur de se tromper, commettent une faute plus grave ».
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Dernière modification par katolik le mer. 08 mai 2013, 19:29, modifié 2 fois.
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Mercredi 8 Mai 2013

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Mercredi 8 Mai 2013
Matin : Audience en la salle Paul VI au Vatican
"Que serait l'Eglise sans les religieuses !"
"Centralité du Christ", "autorité comme service d'amour", "union avec la mère Eglise", voilà les trois axes indiqués par le Pape François aux supérieures générales, déléguées de 1900 ordres religieux de par le monde, reçues mercredi matin en audience en la salle Paul VI au Vatican.

Le pape a ainsi offert son premier enseignement depuis son élection, sur la "vie consacrée": il emploie cette expression englobante de toutes les formes juridiques. Il le fait en tant que successeur de Pierre, mais on perçoit qu'il le fait aussi en tant que religieux, qui sait concrètement de quoi il parle parce qu'il le vit. C'est un pape qui a choisi dans sa jeunesse la vie religieuse, avec ses trois voeux - et même le quatrième voeu des Jésuites -, qui correspondent aux trois "conseils évangéliques" qui caractérisent toute vie consacrée au Christ: chasteté, pauvreté et obéissance.

Plusieurs expressions sont particulièrement frappantes:
la consécration suppose un "exode" une sortie de soi, de se "dépouiller" de ses projets;
la vie consacrée est "un chemin d'adoration et de service"; l'autorité c'est servir, antidote à "l'arrivisme": "Pensons au tort que font au Peuple de Dieu les hommes et les femmes d'Eglise qui sont carriéristes, arrivistes, qui "utilisent" le peuple, l'Eglise, leurs frères et soeurs - ceux qu'ils devraient servir -, comme un tremplin pour leurs propres intérêts et leurs ambitions personnelles. Mais ceux-là font grand mal à l'Eglise"; "une chasteté "féconde", une chasteté qui enfante des enfants spirituels dans l'Eglise" ; aller aux "périphéries existentielles du coeur humain"; on n'évangélise pas tout seul mais dans et avec l'Eglise, avec l'amour de "notre Sainte Mère l'Eglise hiérarchique", une expression typique de saint Ignace de Loyola.

Surtout, le pape appelle les consacrés à la "joie de la fécondité spirituelle", à la joie "parce que c'est beau de suivre Jésus".

Discours du pape François :


Monsieur le Cardinal,

vénéré et cher frère dans l'épiscopat, chères sœurs!

Je suis content de vous rencontrer aujourd'hui et je désire saluer chacune de vous, en vous remerciant de ce que vous faites pour que la vie consacrée soit toujours une lumière sur le chemin de l'Eglise. Chères soeurs, avant tout, je remercie mon cher frère le cardinal João Braz de Aviz, pour les paroles qu'il m'a adressées, et je suis content aussi de la présence du secrétaire de la congrégation. Le thème de votre congrès m'apparaît particulièrement important pour la tâche qui vous est confiée: "Le service de l'autorité selon l'Evangile". A la lumière de cette expression, je voudrais vous proposer trois pensées simples, que je laisse à votre approfondissement personnel et communautaire.

1. Jésus, lors de la Dernière Cène, s'adresse aux apôtres par ces paroles: "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis" (Jn 15, 16), qui rappellent à tous, pas seulement aux prêtres, que la vocation est toujours une initiative de Dieu. C'est le Christ qui nous a appelées à le suivre dans la vie consacrée et
cela signifie accomplir continuellement un "exode" de vous-mêmes pour centrer votre existence sur le Christ et sur l'Evangile, sur la volonté de Dieu en vous dépouillant de vos projets,
pour pouvoir dire avec saint Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Ga 2, 20).

Cet "exode" de soi-même, c'est se mettre sur un chemin d'adoration et de service. Un exode qui nous conduit à un chemin d'adoration du Seigneur et de service de Lui dans nos frères et soeurs. Adorer et servir: deux attitudes que l'on ne peut pas séparer, mais qui doivent aller toujours ensemble.
Adorer le Seigneur et servir les autres, en ne gardant rien pour soi: voilà le "dépouillement" de qui exerce l'autorité.
Vivez et rappelez toujours le caractère central du Christ, l'identité évangélique de la vie consacrée. Aidez vos communauté à vivre "l'exode" de soi sur un chemin d'adoration et de service, avant tout à travers les trois pivots de votre existence.

L'obéissance, en tant qu'écoute de la volonté de Dieu, dans la motion intérieure de l'Esprit Saint, authentifiée par l'Eglise, en acceptant que l'obéissance passe aussi par les médiations humaines. Souvenez-vous que le rapport autorité-obéissance se situe dans le contexte plus ample du mystère de l'Eglise et qu'elle en constitue une mise en oeuvre particulière dans sa fonction médiatrice (cf. Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, Le service de l'autorité et l'obéissance, 12)

La pauvreté en tant que dépassement de tout égoïsme dans la logique de l'Evangile, qui enseigne à avoir confiance dans la Providence de Dieu. Pauvreté comme indication à toute l'Eglise que ce n'est pas nous qui construisons le Royaume de Dieu, que ce ne sont pas les moyens humains qui le font grandir, mais c'est avant tout la puissance, la grâce du Seigneur, qui agit à travers notre faiblesse. "Ma grâce te suffit, ma puissance se déploie en effet dans la faiblesse", affirme l'Apôtre des nations (2 Co 12, 9).

Pauvreté qui enseigne la solidarité, le partage et la charité, et qui s'exprime aussi dans la sobriété et la joie de l'essentiel, pour mettre en garde contre les idoles matérielles qui obscurcissent le sens authentique de la vie. Pauvreté que l'on apprend avec les humbles, les pauvres, les malades, et tous ceux qui sont dans les périphéries existentielles de la vie. La pauvreté théorique ne sert à rien. La pauvreté s'apprend en touchant la chair du Christ pauvre, dans les humbles, dans les malades, dans les enfants.

Et puis la chasteté comme un charisme précieux, qui élargit la liberté du don à Dieu et aux autres, avec la tendresse, la miséricorde, la proximité du Christ.
La chasteté pour le Royaume des Cieux montre comment l'affectivité se situe dans une liberté mûre et devient un signe du monde à venir pour toujours faire resplendir le primat de Dieu.
Mais s'il vous plaît, une chasteté "féconde",
une chasteté qui enfante des enfants spirituels dans l'Eglise.
La consacrée est mère, elle doit être mère et non une "vieille fille"! Excusez-moi si je parle ainsi, mais cette maternité de la vie consacrée est importante, cette fécondité! Que cette joie de la fécondité spirituelle anime votre existence; soyez des mères, comme des figures de Marie Mère et de l'Eglise Mère. On ne peut pas comprendre Marie sans sa maternité, on ne peut comprendre l'Eglise sans sa maternité et vous êtes une icône de Marie, de l'Eglise.

2. Le deuxième élément que je voudrais souligner dans l'exercice de l'autorité, c'est le service: nous ne devons
jamais oublier que le vrai pouvoir, à quelque niveau que ce soit, est le service, qui a son sommet lumineux sur la Croix.
Benoît XVI, avec une grande sagesse, a rappelé plusieurs fois à l'Eglise que si, souvent, pour l'homme, l'autorité est synonyme de possession, de domination, de succès, pour Dieu, l'autorité est toujours synonyme de service, d'humilité, d'amour; cela veut dire entrer dans la logique de Jésus qui se penche pour laver les pieds des apôtres (cf. Angélus, 29 janvier 2012) et qui dit à ses disciples: "Vous savez que les gouvernants des nations exercent sur elles leur domination… Il n'en sera pas ainsi parmi vous - c'est justement le thème de votre congrès, non? "Parmi vous, il n'en sera pas ainsi" - mais qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur, et qui veut être le premier sera votre esclave" (Mt 20,25-27). Pensons au tort que font au Peuple de Dieu les hommes et les femmes d'Eglise qui sont carriéristes, arrivistes, qui "utilisent" le peuple, l'Eglise, leurs frères et soeurs - ceux qu'ils devraient servir -, comme un tremplin pour leurs propres intérêts et leurs ambitions personnelles. Mais ceux-là font un grand tort à l'Eglise.

Sachez toujours exercer l'autorité en accompagnant, en comprenant, en aidant, en aimant; en embrassant tous et toutes, spécialement les personnes qui se sentent seules, exclues, arides, les périphéries existentielles du coeur humain.
Gardons le regard fixé sur la Croix: c'est là que se situe toute autorité dans l'Eglise, là où Celui qui est le Seigneur se fait serviteur jusqu'au don total de lui-même.
3. Enfin, l'ecclésialité comme l'une des dimensions constitutives de la vie consacrée, dimension qui doit être constamment reprise et approfondie au cours de la vie. Votre vocation est un charisme fondamental pour le chemin de l'Eglise, et il n'est pas possible qu'une consacrée ou un consacré ne "sente" pas avec l'Eglise. Un "sentir" avec l'Eglise qui nous a enfantés dans le baptême; un "sentir" avec l'Eglise qui trouve son expression filiale dans la fidélité au Magistère, dans la communion avec les Pasteurs et avec le Successeur de Pierre, évêque de Rome, signe visible de l'unité. L'annonce et le témoignage de l'Evangile ne sont jamais - et pour tout chrétien - un acte isolé.
C'est important: pour tout chrétien, l'annonce et le témoignage de l'Evangile n'est jamais un acte isolé, ou celui d'un groupe, ni, comme le rappelait bien Paul VI, d'aucun évangélisateur,
"en vertu d'une inspiration personnelle, mais en union avec la mission de l'Eglise et en son nom" (Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, 80). Et Paul VI continuait: "C'est une dichotomie absurde que de penser vivre avec Jésus sans l'Eglise, de suivre Jésus en dehors de l'Eglise, d'aimer Jésus sans aimer l'Eglise" (cf. ibid., 16).

Sentez la responsabilité que vous avez de vous occuper de la formation de vos Instituts dans la saine doctrine de l'Eglise, dans l'amour de l'Eglise, dans l'esprit ecclésial.

En somme, le caractère central du Christ et de son Evangile, l'autorité comme service d'amour, "sentir" dans et avec l'Eglise Mère: trois indications que je désire vous laisser en y ajoutant une fois encore ma gratitude pour votre travail qui n'est pas toujours facile. Qu'est-ce que l'Eglise serait sans vous? Il lui manquerait la maternité, l'affection, la tendresse! Intuition de mère.

Chères soeurs, soyez certaines que je vous suis avec affection. Je prie pour vous, mais vous aussi priez pour moi. Saluez vos communautés de ma part, surtout les soeurs malades et les jeunes. A toutes va mon encouragement à suivre avec parresia (audace, notamment dans saint Paul, ndlr) et avec joie l'Evangile du Christ.
Soyez joyeuses, parce que c'est beau de suivre Jésus, c'est beau de devenir une icône vivante de la Madone, et de notre Sainte Mère l'Eglise hiérarchique.
Merci.
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Mercredi 8 Mai 2013

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Mercredi 8 Mai 2013
Mercredi matin : Audience générale Place Saint-Pierre
Le Pape à l'audience générale :"Dieu t'aime comme un père"
Plus de 70 000 personnes mercredi matin pour l'audience générale Place Saint-Pierre, et un beau soleil revenu après plusieurs jours de pluie. Comme toujours, le Pape a fait le tour de la Place Saint-Pierre, serrant des mains, embrassant des enfants et saluant à tour de bras, avant d'entamer sa catéchèse.
Une catéchèse qui s'inscrit dans l'Année de la Foi, avec une analyse du "Credo".
Et aujourd'hui nous en étions à "l'Esprit Saint, qui nous porte à l'amitié et à la communion avec Dieu".

Traduction de l'italien de la catéchèse du pape

Chers frères et sœurs, bonjour !

Le temps pascal que nous sommes en train de vivre dans la joie, guidés par la liturgie de l’Église, est par excellence le temps de l’Esprit Saint donné « sans mesure » (cf. Jn 3, 34) par Jésus crucifié et ressuscité. Ce temps de grâce se conclut par la fête de la Pentecôte, où l’Église revit l’effusion de l’Esprit sur Marie et sur les apôtres réunis en prière au cénacle.
Mais qui est l’Esprit-Saint ?
Dans le Credo, nous confessons avec foi : « Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ». La première vérité à laquelle nous adhérons dans le Credo est que l’Esprit-Saint est Kyrios, Seigneur. Cela signifie qu’il est vraiment Dieu comme le sont le Père et le Fils, objet, de notre part, du même acte d’adoration et de glorification que celui que nous adressons au Père et au Fils. L’Esprit Saint, en effet, est la troisième personne de la sainte Trinité ;
il est le grand don du Christ ressuscité qui ouvre notre esprit et notre cœur à la foi en Jésus, le Fils envoyé par le Père, et qui nous guide à l’amitié, à la communion avec Dieu.
Mais je voudrais m’arrêter surtout sur le fait que l’Esprit Saint est la source inépuisable de la vie de Dieu en nous. L’homme de tous les temps et de tous les lieux désire une vie pleine et belle, juste et bonne, une vie qui ne soit pas menacée par la mort, mais qui puisse mûrir et grandir jusqu’à atteindre sa plénitude. L’homme est comme un marcheur qui, à travers les déserts de la vie, a soif d’une eau vive, jaillissante et fraîche, capable de désaltérer en profondeur son désir intime de lumière, d’amour, de beauté et de paix. Nous ressentons tous ce désir ! Et Jésus nous donne cette eau vive : c’est l’Esprit-Saint, qui procède du Père et que Jésus répand dans nos cœurs. « Je suis venu pour qu’on ait la vie, et qu’on l’ait surabondante », nous dit Jésus (Jn 10, 10).

Jésus promet à la Samaritaine de donner une « eau vive », en surabondance et pour toujours, à tous ceux qui le reconnaissent comme le Fils envoyé par le Père pour nous sauver (cf. Jn 4, 5-26 ; 3-17). Jésus est venu nous donner cette « eau vive » qu’est l’Esprit-Saint pour que notre vie soit guidée par Dieu, animée par Dieu, nourrie par Dieu. C’est ce que nous voulons dire, lorsque nous disons que le chrétien est un homme spirituel : le chrétien est une personne qui pense et agit selon Dieu, selon l’Esprit Saint. Mais je me pose une question : et nous, est-ce que nous pensons selon Dieu ?
Est-ce que nous agissons selon Dieu ? Ou nous laissons-nous guider par beaucoup d’autres choses qui ne sont pas vraiment Dieu ? Chacun de nous doit répondre à cette question au fond de son cœur.
Nous pouvons maintenant nous demander : pourquoi cette eau peut-elle désaltérer en profondeur ? Nous savons que l’eau est essentielle à la vie ; sans eau, on meurt ; l’eau désaltère, lave, féconde la terre. Dans la Lettre aux Romains, nous trouvons cette expression : « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné.» (5, 5). L’« eau vive », l’Esprit Saint, Don du Ressuscité qui fait sa demeure en nous, nous purifie, nous éclaire, nous renouvelle, nous transforme parce qu’elle nous rend participants de la vie même de Dieu qui est amour.

C’est pourquoi l’apôtre Paul affirme que la vie du chrétien est animée par l’Esprit et par les fruits de l’Esprit, qui sont « amour, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23). L’Esprit-Saint nous introduit dans la vie divine comme « fils du Fils unique ». Dans un autre passage de la Lettre aux Romains, que nous avons rappelé plusieurs fois, saint Paul le synthétise par ces mots : « En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. » (8, 14-17).
Voilà le don précieux que l’Esprit-Saint met dans nos cœurs : la vie même de Dieu, une vie de véritables enfants, une relation de familiarité, de liberté et de confiance dans l’amour et dans la miséricorde de Dieu,
qui a aussi pour effet de nous donner un regard nouveau sur les autres, qu’ils soient proches ou lointains, que nous voyons toujours comme des frères et sœurs en Jésus, à respecter et à aimer. L’Esprit Saint nous apprend à regarder avec les yeux du Christ, à vivre notre vie comme le Christ a vécue la sienne, à comprendre la vie comme le Christ l’a comprise.

Voilà pourquoi l’eau vive qu’est l’Esprit Saint désaltère notre vie, parce qu’il nous dit que nous sommes aimés de Dieu comme des enfants, que nous pouvons aimer Dieu comme ses enfants et que, avec sa grâce, nous pouvons vivre en enfants de Dieu, comme Jésus. Et nous, écoutons-nous l’Esprit Saint ? Que nous dit l’Esprit Saint ? Il dit : Dieu t’aime. Il nous dit ceci. Dieu t’aime. Dieu t’aime vraiment. Et nous, est-ce que nous aimons Dieu et les autres, comme Jésus ? Laissons-nous guider par l’Esprit Saint, laissons-le parler à notre cœur et nous dire ceci : que Dieu est amour, que Dieu nous attend, que Dieu est le Père, il nous aime comme un véritable Père, il nous aime vraiment et ceci, seul l’Esprit Saint le dit à notre cœur.
Entendons l’Esprit-Saint, écoutons-le et avançons sur ce chemin d’amour, de miséricorde et de pardon.
Merci.
Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
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vendredi 10 mai 2013

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Vendredi 10 mai 2013
LE PAPE FRANÇOIS REÇOIT LE PAPE TAWADROS II
Cité du Vatican, 10 mai 2013 (VIS).

Ce matin, le Saint-Père a reçu le Patriarche d'Alexandrie SS Tawadros II, Pape des coptes orthodoxes, dont
la visite romaine "renforce les liens d'amitié et de fraternité unissant le Siège de Pierre et celui de Marc, héritier d'un inestimable patrimoine de saints et de martyrs, de théologiens et de grands disciples du Christ qui de génération en génération ont témoigné de l'Evangile, souvent dans un contexte difficile".
Puis il a rappelé la rencontre en 1973 de Shenouda III et Paul VI, qui par leur baiser de paix mirent un terme à des siècles de rejet réciproque. La déclaration christologique qu'ils avaient signée a constitué "une pierre milliaire du cheminement oecuménique" et la base de "la commission pour le dialogue entre les deux Eglises, qui a donné de bons résultats et préparé le terrain " à un dialogue plus large de l'Eglise catholique avec les Eglises orthodoxes d'Orient.

Dans la déclaration commune de 1973, "nos Eglises ont reconnu, dans la ligne de leurs respectives traditions apostoliques, confesser une foi unique dans un Dieu Un et Trine, dans la divinité du Fils unique incarné de Dieu..., reconnaître un Dieu parfait en vertu de sa divinité et un homme parfait en vertu de son humanité. Nous avons ainsi reconnu que la vie divine est donnée et alimentée par le biais des sept sacrements, ainsi que notre commune vénération de la Mère de Dieu... Et nous sommes heureux de nous reconnaître unis dans un même et unique baptême qu'exprime notre prière pour que s'accomplisse un jour le vœu du Seigneur et notre communion au même calice...
Sous la conduite de l'Esprit, notre prière persévérante, notre dialogue et notre volonté de bâtir peu à peu notre communion dans l'amour, nous permettrons d'avancer à grands pas vers la pleine unité".
Puis le Pape François à remercié son hôte de l'attention qu'il porte à l'Eglise copte catholique, notamment manifestée par la création d'un Conseil national des Eglises chrétiennes d'Egypte comme "signe éloquent de la volonté de tous les fidèles du Christ de développer quotidiennement des relations plus fraternelles et de se mettre au service de la société toute entière...
Vos efforts en faveur de la communion entre les chrétiens comme votre grande attention au sort de l'Egypte et à la place des communautés chrétiennes dans la société vont droit au cœur du Successeur de Pierre et de toute l’Église catholique.
Si un membre, tous les autres s'en ressentent, et un membre est honoré, tous les autres se réjouissent avec lui. C'est une loi de la vie chrétienne, d'autant qu'il existe un oecuménisme de la souffrance. Comme le sang des martyrs a été la semence et la force fertilisante de l'Eglise, le partage des difficultés peut devenir un instrument efficace d'unité. Ceci est d'une certaine façon également vrai dans le cadre plus large de la société et des rapports entre chrétiens et non chrétiens.
Avec l'aide de Dieu, d'une souffrance partagée peuvent fleurir le pardon, la réconciliation et la paix".
En conclusion, il a invoqué la commune protection des saints Pierre et Marc.
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Vendredi 10 mai 2013
La mélancolie n'est pas chrétienne
Le Pape François parlait de la joie ce matin, vendredi 10 mai, au cours de la Messe dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae et il a voulu décrire d'une certaine façon son état d'âme pour la présence, dans sa résidence, de Sa Sainteté Tawadros II, Pape d'Alexandrie, et partager sa joie avec les fidèles présents à la célébration.
« Aujourd'hui, il y a un beau motif de joie, dans cette maison » où est accueilli « le Pape d'Alexandrie, le patriarche de l'Eglise de Marc ».
Il a également expliqué la raison de sa joie; « C'est un frère qui vient rendre visite à l'Eglise de Rome pour parler, pour faire un bout de chemin ensemble. C'est un frère évêque, évêque comme Balthazar, comme moi: un évêque, et il conduit une Eglise. Demandons au Seigneur de le bénir et de l'aider dans son ministère de conduire l'Eglise copte; et pour nous également, afin que nous sachions parcourir ensemble ce bout de chemin. C'est une vraie joie, une petite joie d'aujourd'hui. Rendons grâce au Seigneur pour cette joie ». Il l'avait accueilli lui-même hier matin jeudi 9 mai, lorsque le chef de l'Eglise copte d'Egypte était arrivé précisément à Sainte-Marthe, où il restera jusqu'à la fin de son séjour à Rome, le 13 mai, avec sa suite. Ce matin a eu lieu l'audience officielle.

La réflexion sur la joie a été inspirée par le passage de l'évangile de Luc (24, 50-53) dans lequel on parle de l'Ascension du Seigneur et où il est question des disciples qui « sont revenus à Jérusalem emplis de joie. Le don que Jésus leur avait donné n'était pas une certaine nostalgie » mais « une joie ». Cette joie que doivent cultiver et témoigner aujourd'hui encore les chrétiens pour ne pas être tristes.
La joie dont il a parlé est celle que Jésus avait promise aux disciples: la joie chrétienne. Et il les avait rassurés que « personne ne pourra l'enlever ».
Mais « quelle est cette joie? Est-ce l'allégresse? Non ce n'est pas la même chose. L'allégresse est une bonne chose, se réjouir est bon. Mais la joie est quelque chose de plus, c'est une autre chose ». Elle ne vient pas des raisons du moment, « c'est quelque chose de plus profond. C'est un don. L'allégresse, si nous voulons la vivre à tous les moments, à la fin se transforme en légèreté, en superficialité, et nous conduit également à cet état de manque de sagesse chrétienne, elle nous rend un peu sots, ingénus. Tout ne peut pas être allégresse. La joie est autre chose.
La joie est un don du Seigneur. Elle nous remplit de l'intérieur. C'est comme une onction de l'Esprit ».
Et cette joie « est dans la certitude que Jésus est avec nous et avec le Père. L’autre jour, j’ai dit que Paul allait prêcher, ils établissaient des ponts parce qu’il était sûr de Jésus ». C’est cette même certitude qui nous donne la joie. « Le joyeux, la joyeuse est un homme, une femme, certain, certaine » que Jésus est avec nous. Mais est-ce une certitude que nous pouvons toujours avoir ? Une certitude « que nous pouvons mettre sous cloche – a dit le Pape avec une expression colorée – pour l’avoir toujours avec nous ? Non, car si nous voulons avoir cette joie seulement pour nous, à la fin elle tombe malade et notre cœur devient un peu froissé et notre visage ne transmet pas cette grande joie, mais une nostalgie, une mélancolie qui n’est pas saine. Parfois, ces chrétiens mélancoliques ont davantage le visage de piments au vinaigre » que de personnes qui sont joyeuses et ont une belle vie.
Mais la joie, a ajouté le Saint-Père, ne peut pas être arrêtée : elle doit aller de l’avant car « elles est une vertu en pèlerinage.
C’est un don qui marche, qui marche sur la route de la vie, qui marche avec Jésus : prêcher, annoncer Jésus, la joie, allonge la route et élargit la route ». Et c’est une vertu des grands, « de ces grands qui sont au-dessus de la petitesse, qui sont au dessus de ces petitesses humaines, qui ne se laissent pas entraîner dans ces petites choses à l’intérieur de la communauté, de l’Eglise ; ils regardent toujours vers l’horizon ».
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Samedi 11 Mai 2013
Sortir de nous-mêmes pour le Chrétien
Les plaies de Jésus sont encore présentes sur la terre. Pour les reconnaître il est nécessaire de sortir de nous-mêmes et d’aller à la rencontre de nos frères indigents, des malades, des personnes ignorantes, pauvres, exploitées.
C’est l’«exode» que le Pape François a indiqué aux chrétiens dans l’homélie de la Messe célébrée samedi matin, 11 mai, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Il s’agit – a dit le Pape – de «sortir de nous-mêmes», ce qui est rendu possible par la prière «vers le Père au nom de Jésus». La prière qui «nous ennuie», est, revanche, «toujours en nous mêmes, comme une pensée qui va et qui vient. Mais
la véritable prière est sortir de nous-mêmes et aller vers le Père au nom de Jésus, c’est un exode de nous-mêmes» qui s’accomplit «précisément avec l’intercession de Jésus, qui devant le Père lui fait voir ses plaies».
Mais comment reconnaître ces plaies de Jésus? Comment est-il possible d’avoir confiance dans ces plaies si on ne les connaît pas? Et quelle est «l’école où l’on apprend à connaître les plaies de Jésus, ces plaies sacerdotales, d’intercession?». La réponse du Pape a été explicite:
«Si nous ne réussissons pas à effectuer cette sortie de nous-mêmes vers ces plaies, nous n’apprendrons jamais la liberté qui nous conduit vers l’autre sortie de nous-mêmes, vers les plaies de Jésus».
D’où l’image des deux «sorties de nous-mêmes» indiquées par le Saint-Père: la première est «vers les plaies de Jésus, l’autre vers les plaies de nos frères et sœurs. Et telle est la route que Jésus veut dans notre prière». Des paroles qui trouvent confirmation dans l’Evagile de Jean (16, 23-28) de la liturgie du jour. Un passage dans lequel Jésus est d’une clarté désarmante: «En vérité, en vérité je vous le dis: si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, Il vous la donnera». Dans ces mots – a dit le Pape — il y a une nouveauté dans la prière: «En mon nom». Donc, le Père «nous donnera tout, mais toujours au nom de Jésus».

Que signifie demander au nom de Jésus? C’est une nouveauté que Jésus révèle précisément «au moment où il quitte la terre et retourne au Père». En la solennité de l’Ascension célébrée jeudi dernier un passage de la Lettre aux Hébreux a été lue, où il est dit entre autres: «Parce que nous avons la liberté d’aller au Père». Il s’agit d’une nouvelle liberté. Les portes sont ouvertes: Jésus, en allant au Père, a laissé la porte ouverte».Non parce «qu’il a oublié de la fermer», mais parce que «il est lui-même la porte».C’est lui «notre intercesseur, et c’est pourquoi il dit: “En mon nom”». Dans notre prière, caractérisée par «ce courage que nous donne Jésus lui-même», demandons alors au Père au nom de Jésus: «Regarde ton Fils et fais cela pour moi!».

En conclusion le Saint-Père a rappelé un autre passage de l’Evangile de Jean:
«Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom: demandez et vous obtiendrez, pour que votre joie soit pleine».
La référence est faite à la «joie de Jésus», à la «joie qui vient». Telle est «la nouvelle manière de prier: avec la confiance», avec ce «courage qui nous fait savoir que Jésus est devant le Père» et lui montre ses plaies; mais aussi avec l’humilité nécessaire pour reconnaître et trouver les plaies de Jésus chez nos frères dans le besoin. Et telle est notre prière dans la charité.
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Dimanche 12 mai 2013

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Dimanche 12 mai 2013
Le pape François veut «une protection juridique de l'embryon»
Pour la première fois depuis le début de son pontificat,
le pape François a affiché ses convictions ce dimanche sur un thème bioéthique majeur : l'embryon. Un sujet qui, par extension, concerne aussi l'avortement, la procréation artificielle et la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
C'est à Rome, en marge d'une grande marche populaire organisée par des membres de différentes paroisses italiennes et des militants «pro-life» (anti-avortement), qu'il a appelé à «garantir une protection juridique à l'embryon, protégeant ainsi tout être humain dès le premier instant de son existence».

Une phrase qui résonne comme une condamnation explicite de l'IVG en France, où l'embryon peut être supprimé jusqu'à ses trois mois d'existence.

Manifestations anti-avortement à Rome

Alors que quelque 30 000 personnes, selon les organisateurs de la marche, défilaient du Colisée jusqu'au château Saint-Ange, à quelques mètres du Saint-Siège, le pape invité à maintenir «vive l'attention de tous sur le thème si important du respect de la vie dès la conception». Il a également annoncé que «la défense de la sacralité de la vie humaine» sera le thème central de la cérémonie organisée au Vatican les 15 et 16 juin.

C'est à ce moment-là que sera prononcé le fameux «Evangile de la vie», synthèse de la position du pape sur toutes les questions éthiques et bioéthiques, de l'avortement à l'euthanasie en passant par la contraception et la procréation artificielle. Celui de Jean-Paul II, prononcé en mars 1995, était sans équivoque. Définissant l'avortement comme un «crime» et sa légalisation «entièrement dépourvue d'une authentique validité juridique», il avait appelé les fidèles à s'y opposer en tant que citoyen «par l'objection de conscience», estimant qu'il n'était «jamais licite de s'y conformer».
Les paroles prononcées par le pape François ce dimanche ne sont pas une surprise. Elles sont dans la directe lignée de Benoît XVI et ses autres prédécesseurs et conformes avec les positions qu'il défendait lorsqu'il était évêque de Buenos Aires, en Argentine.
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Dimanche 12 mai 2013
Sans la charité, pas de "saveur chrétienne"
"Fidélité au Christ et à son Évangile, pour l'annoncer par la parole et par la vie"
Ces expressions reviennent deux fois dans l'homélie du pape François qui a canonisé ce matin les premiers saints de son pontificat: une foule de plus de 800 baptisés qui ont vécue entre le 15e et le 20e siècle, d'Italie et d'Amérique latine. Il a aussi souligné que sans la charité, même le martyre et la mission "perdent leur saveur chrétienne".

Commencée vers 9 h30, place Saint-Pierre, la célébration ne s'est achevée pour le pape François qu'à 12 h 30 après un long tour de la place Saint-Pierre sur la Mercedes tout terrain découverte blanche, jusque dans la rue de la Conciliation, pour permettre à la foule de saluer le pape de plus près: sur son parcours, il a embrassé les enfants et les malades (cf. les albums photo de la célébration et du tour de la place sur la page Facebook de Zenit, agence d'information, site officiel).

Ces nouveaux saints viennent d'Italie, de Colombie et du Mexique: Antonio Primaldo et ses 800 compagnons, martyrs à Otrante, sur la côte adriatique († 1480), après la prise de la vielle par les Ottomans; Laura Montoya y Upegui (1874-1949), vierge, fondatrice de la Congrégation des Missionnaires de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée et de sainte Catherine de Sienne, "mère spirituelle des populations indigènes", première sainte native de Colombie; et Maria Guadalupe García Zavala (1878-1963), "Madre Lupita", vierge, co-fondatrice de la Congrégation des Servantes de Sainte Marguerite-Marie et des pauvres, ange des malades.

Le pape a souligné que sans le "témoignage de la charité", particulièrement incarné par les deux fondatrices, "même le martyre et la mission perdent leur saveur chrétienne".
"Chers amis, a exhorté le pape, dans le sillage des martyrs d'Orante, conservons la foi que nous avons reçue et qui est notre vrai trésor, renouvelons notre fidélité au Seigneur, même au milieu des obstacles et des incompréhensions. Dieu ne nous laissera jamais sans la force et la sérénité. "
Il a invité à intercéder pour les chrétiens persécutés aujourd'hui: "Demandons à Dieu de soutenir tant de chrétiens qui, justement à notre époque et dans tant de parties du monde, souffrent encore des violences, et qu'il leur donne le courage de la fidélité et de répondre au mal par le bien".

Evoquant le charisme de la première sainte de Colombie, le pape a fait souligné que "sainte Laura Montoya a été un instrument d'évangélisation tout d'abord comme institutrice puis comme mère spirituelle des indigènes en qui elle a infusé l'espérance en les accueillant avec cet amour appris de Dieu, et en les conduisant à Lui avec une pédagogie efficace qui respectait sa culture et ne s'opposait pas à elle".

Un témoignage de la vie qui se poursuit aujourd'hui. "Ses filles spirituelles", a expliqué le pape, forment "comme une avant-garde de l'Eglise" parce qu'elles "vivent aujourd'hui l'Evangile et l'apportent dans les lieux les plus reculés et qui en ont le plus besoin".

Le pape a tiré de la vie de la fondatrice cet enseignement à la communion : "Cette première sainte née sur la belle terre colombienne nous enseigne à être généreux avec Dieu, à ne pas vivre la foi de façon solitaire - comme si c'était possible de vivre la foi de façon isolée - mais à la communiquer, à rayonner de la joie de l'Evangile par la parole et par le témoignage de la vie là où nous nous trouvons."

Plus encore, le pape a souligné que son exemple est un remède pour les tentations d'aujourd'hui:
"Elle nous enseigne à voir le visage de Jésus reflété sur l'autre, à vaincre l'indifférence et l'individualisme, en accueillant chacun sans préjugés ni réticences, avec un amour authentique, en leur donnant le meilleur de nous-mêmes et, surtout, en partageant avec eux ce qui est notre bien le plus précieux: le Christ et son Évangile."
Quant à la sainte Mexicaine, "Madre Lupita", le pape a souligné son engagement pour les malades et le pauvres en des termes très frappants: "En renonçant à une vie confortable, pour suivre l'appel de Jésus, elle enseignait à aimer la pauvreté, pour pouvoir aimer les pauvres et les malades.
Mère Lupita s'agenouillait sur le sol de l'hôpital, devant les malades et les abandonnés pour les servir avec tendresse et compassion. Mère Lupita avait compris ce que signifie "toucher la chair du Christ". "
Le président colombien Juan Manuel Santos Calderon a participé à la célébration et il a salué le pape au terme de la messe, ainsi que Mme Anna Maria Cancellieri, ministre de la Justice, pour représenter l'Italie [le gouvernement s'est retiré pour travailler, dans la campagne siennoise, à l'abbaye de Spineto], et M. Roberto Herrera Mena, représentant le Mexique. De nombreuses personnalités locales ont aussi participé à la messe ainsi que des membres des familles spirituelles des nouvelles saintes.

Avant le Regina Coeli, le pape a aussi longuement salué les cardinaux, les évêques et le prêtres venus pour ces canonisations.
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